‹ Esquisses moralesChapitre 7 sur 40 · Pensées de Marc-Aurèle · texte numérisé non relu

Pensées de Marc-Aurèle

4. lbi'l.. Il, 17. Parmi les pensées soulignées au crayon dans son exemplaire, je note celles-ci : «Nous devons être droits et non redressés; — Ne désire jamais rien qui ait besoin d'être caché par des murs ou par des voiles; — Le inonde c'csL transformation, la vie c'est opinion. »

dedans; une petite lampe en eût été éteinte, mais le feu resplendissant s'approprie les matières entassées, les consume et par elles s'élève plus haut l ».

Nous appelons la comparaison entre ces pensées de l'empereur stoïcien et les pensées du même ordre, nées sous la même étoile, qu'on trouvera dans le bréviaire de Daniel Stern. Celleci, par exemple, la première du chapitre premier, semble inspirée du même génie qui présidait aux méditations et à la conduite de Marc-Aurèle. « C'est une folie sans seconde, une erreur funeste qui incline l'esprit humain à se considérer toujours comme à part et en quelque sorte en dehors de la nature. En prenant la place qu'elle lui assigne au sein de la création, l'homme ne se rabaisserait pas ainsi qu'il semble le croire, mais il puiserait, dans la connaissance des lois qui le rattachent à tout, en le portant, pour ainsi dire, au-dessus de tout, une conscience plus juste et plus paisible de sa destinée. 11 ne serait plus à ses propres yeux ce monstre incompréhensible, suspendu entre deux abîmes, dont parle Pascal, gloire et rebut de Vunit:ers, qui doit se mépriser et se haïr soi-même, mais il accepterait, sans en être humilié ni épouvanté, les conditions d'une existence assujettie à un ordre sage et doux dont la violation seule cause le mal qu'il plaît à son orgueil d'uttri-

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