ENVOI
Poëte, votre Muse, au grave et doux sourire, Met un divin parfum dans l'air que je respire ; Plein d'ingénuité, de grâce et d'enjoûment, Son langage m'attire irrésistiblement.
M'initiant aux sens confus de la nature, Vous me faites rêver aux fleurs, à la verdure, Aux bois pleins de mystère, aux champs silencieux, Aux merveilles sans nom de la terre et des cieux. Vous m'emplissez le cœur de joie et d'espérance. Car savez-vous, Lautrec, que malgré la distance, Comme un rempart d'airain élevée entre nous, Votre magique vers me rapproche de vous ?
Montpellier, Août, 1872.