‹ Esquisses poétiquesChapitre 43 sur 55 · L'ENFANT ABANDONNÉ · texte numérisé non relu

L'ENFANT ABANDONNÉ

« L'oiseau s'endort sous la feuillée, « Le berger retourne au hameau ; « Moi j'erre encor par la vallée, « La terre nue est mon berceau. »

Et faible, il cherchait pour sa tête, Un refuge aux horreurs du soir ; Quant au milieu de la tempête.

Il entendit ces mots d'espoir :

« Sèche tes yeux, ô toi qui pleure, « Ne crains plus la fureur des vents ; « Au foyer de notre demeure, (( Viens oublier tes longs tourments. »

Un jeune homme brillant de splendeur et de grâce, L'enmenait avec lui dans son riche palais : Désormais pour l'enfant plus de pleurs, de disgrâce, Car d'un généreux Prince il goiite les bienfaits.

31 Octobre 1868.

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