‹ Essai Bactériologique et Chimique des Préparations Pharmaceutiques Dites « Ferments Lactiques »Chapitre 10 sur 34 · Technique · texte numérisé non relu

Technique

Comme les comprimés, les poudres ou les bouillons examinés peuvent contenir des espèces très différentes ; nous avons été amené à employer une technique générale pouvant s'appliquer à toutes les marques commerciales.

1° Revivification des germes. Ferments secs et liquides. <

Afin de revivifier les agents de la fermentation lactique, nous ensemençons nos comprimés ou { em de la préparation liquide dans du lait pasteurisé au préalable. On maintient pendant 4 ou 5 heures le lait à l’étuve à 37°, puis, avant qu'il n’ait caillé, on l’ajoute au milieu artificiel suivant, qui fermente convenablement et rapidement (1).

LatoSe TS MER 100 gr.

LÉDIORE S SENS 1 Phosphate bipotassique.… 0,2 Chlorure ammoniaque. . ... . Re Craie préparée.......... se 50 Kau..... IS A de .. 600

‘Ces souches sont alors ensemencées dans le bouillon de touraillon suivant, où les espèces lactiques prennent leur plus grand développement.

(1) KUFFERATH. — Sur le mode d'ensemencement des ferments laëtiques dans les milieux sucrés artificiels employés par l’industrie. . Bull, Soc. biologie, N° LXXXII, 21 février 1920, p. 199.

rh se

20 Préparation du milieu de culture.

Faire bouillir un quart d'heure, passer avec expression, ajouter : ; PépiDRe rt Nr 7 RS MDO 10#pr.

POCIOSO EEE 2 encre HE 20

Faire dissoudre, filtrer, répartir dans des ballons de 100 cm’. Ajouter dans*chaque ballon 3 gr. de carbonate de chaux précipitée, stériliser à l’autoclave à 110.

30 Ensemencements.

Chaque ballon a été ensemencé avec un comprimé flambé pour enlever les espèces superficielles. Il est ensuite pulvérisé aseptiquement, maintenu 48 heures à l'étuve à 37°. Pour les milieux liquides, ensemencer aseptiquement 1 cm? de la préparation.

4° Elimination des saprophytes.

Pour isoler à l’état de pureté les espèces lactiques (Bacillus bulgaricus, B. lacticus, Streptocoques lactiques, etc...), nous avons pratiqué des cultures des comprimés et des bouillons dans des milieux identiques, mais phéniqués.. À chaque ballon de 100 cm, on ajoute 40 gouttes d'eau phéniquée au 1/20°. Les espèces lactiques | se développent bien dans ces conditions. /

5° Séparations des espèces développées.

Toutes les espèces développées dans les deux milieux de cultures, phéniqué ou non, sont séparées par ensemencements, en gélatine, sur boîtes de Pétri,

6° Recherche des anaérobiés.

Cultures en tubes de Veillon, pour les préparations liquides. Pour les comprimés et les tubes, il est bon de les émulsionner dans un peu d’eau distillée stérilisée.

7° Evaluation de la richesse bactérienne.

Cet examen permet de se rendre compte de la conservation des bactéries. °

Pour les liquides, on pourra ajouter du bleu de méthylène à un: portion de bouillon chauflé quelques instants à 80° pour tuer les bactéries, ce qui augmente leur affinité pour les colorants, puis en examiner une goutte après homogénisation. | :

Pour les comprimés, on dissout dans un volume d’eau cinq centimètres cubes: s’il y a lieu, on ajoute une ou deux gouttes d'acide acétique pour dissoudre les carbonates et les phosphates terreux qui font parfois partie de l'excipient du comprimé; on ajoute un peu d’éosine et on examine entre lames et lamelles.

Ce procédé, très simple, permet déjà de se rendre compte de l'énorme différence des titres bactériens relatifs aux diverses marques commerciales.

8° Numération bactérienne.

Cette dernière peut être pratiquée facilement sur les formes de préparations liquides. On procède comme pour les eaux, en faisant des dilutions successives de façon à établir les plaques de Pétri avec gélatine, ensemencées par des dilutions très élevées de la préparation.

On a pu calculer ainsi que nombre de préparations ont une teneur énorme en bactéries,

RTS

Marque C : Mélange de plusieurs espèces. Plus de ‘50 millions de bactéries par centimètre cube.

Marque B (Bacillus Bulgaricus): Plus de 35 millions de bactéries par centimètre cube.

Il. — Résultats bactériologiques (1).

: 4° Comprimés ou Poudres.

Dans quelques cas très rares, les cultures sont demeurées tout à fait stériles (n° 16).

Un grand nombre de comprimés examinés ne renferment que deux saprophytes (15 échantillons).

LHatnlus-subitiis (ne-14; 7, 8,9, AOTAET AZ AS, IS D OS 6: 4,

2° Bacillus mesentericus (n° 28).

Il est à noter que les deux espèces citées sont absolument inaetives sur le lactose (2). ee

Dans les comprimés cités, nous n'avons isolé que l’une de ces deux espèces, vraisemblablement parce que les ferments lactiques vrais étaient morts, ou parce que ceux encore vivants,en trop pêtite proportion, ne purent résister à l’action antagoniste des espèces saprophytes.

Dans d’autres échantillons, on observe des espèces du groupe des bactéries lactiques.

Tantôt ce sont des espèces bien définies répondant au Bacillus Bulgaricus (ferments n° 3, 20, 27, 34, 32, 35, 37, 44) ou bien ce sont des espèces représentant les ferments lactiques normaux du lait indigène et constituées par les variétés de Bacilles lactiques, de Streptocoques lactiques ou même de levures (ferments n°18, 31, 25,

(+) Les numéros correspondent à l'enregistrement de-chacune de nos

analyses.

(2) Macé. — Traité pratique de Bactériologie, 1913, lome II,

Hire

39” 3330-40) 4440) Parfois nous avons isolé de cer tains comprimés les espèces constituantes du képhir : Bacillus Caucassicus Kern (Dispora caucassica) Levures, ete..- (n°2, 13, 23).

2° Préparations liquides.

Ce n’est qu’exceptionnellement que les préparations liquides ne nous ont pas donné de cultures. Quelques marques renferment du Bacillus Bulgaricus, d'autres une symbiose de Bacillus lacticus de Pasteur et deStreptococcus acidi lactici : toutes ont donné des cultures pures, jamais de saprophytes.

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