PEINTRE ET ARCHITECTE LYONNAIS
Jehan Perréal, dil Jehan de Paris, peintre e( archilecle français, appartient aux artistes en renom qui ont illustré le XVP siècle.
Né à Lyon vers 1463, il a devancé, dans la carrière des beaux-arts, Philibert Delorme, François et Jacques Stella et tant d'autres célébrités lyonnaises qui, plus heureuses que lui, ont attaché leurs noms impérissables aux grands travaux de leur époque, aux œuvres monumentales qui survivent encore aujourd'hui dans nos palais, nos musées, malgré les tempêtes politiques et les orages révolutionnaires de plusieurs siècles.
Contemporain des peintres Jehan Prévost, François Rochefort, Jacques Delaforest, Bernard Salomon, Nicolas Leclerc, notre artiste fut le doyen, ou mieux, le premier d'entre eux (primus inter pares), sur cette liste nombreuse de maistres réunis en confrérie , dont le roi Charles VIII approuva les statuts par lettres-patentes datées de Lyon, du 21 décembre 1496.
Jehan Perréal doit être né vers 1463, parce que son nom se trouvant cité, pour la première fois, en 1483, dans les documents historiques déposés aux archives municipales de Lyon,
el que nous avons consultés en 18G0, il paraît diUicile, sinon impossible, d*admcUre qu'il ait joué un certain rôle, comme artiste, avant l'ûgc de vingt ans.
Son père, Claude Perrôal était lui-môme varlcl de chambre du roi Louis XI. Il a d'té aussi peintre et puèlc. Le p^^re Colonia en fait mention dans son Histoire littéraire de Lyon.
L'ofiice de Claude Pcrréal ù la cour de France explique comment son fils Jehan y fui appelé, jeune encore, dans un temps où les arts prenaient un essor favorable cl avantageux pour ceux qui les cultivaient av^c succès.
A partir du règne de Louis XI, les rois de France tenaient à honneur d'encourager la littérature, la poésie cl les beaux arts. Ils se faisaient suivre par des artistes les plus distingués, auxquels ils accordaient des titres honorifiques, mais subalternes, en les attachant, de fait ou nominativement, au nombreux personnel de leur maison royale. C'est ainsi que Claude et Jehan Perréal ont été admis auprès de Louis XI et de Charles VIII comme varlets de chambre.
M. Péricaud aîné (1) a déjà rappelé que Clément Marot fut l'ami des Perréal, En cflfol, Marot déplora la mort de Claude dans le 34® rondeau du livre V^ de ses œuvres.
Le poète, s'adressant aux amis el aux !>œurs du défunt, invite ceux qui saventfaire les vers, à l immortaliser par leurs écrits. Il engage les sœurs Perréal qui possédaient des talents en peinture, a se peindre lileurantcs près de la tombe de leur frère. Cette citation prouverait que la famille Perréal était une famille d*artistes.
Jehan Perréal fut surnommé de Paris, peut-être à cause de ses études faites dans celte ville ; cependant, celte opinion n'est pas émise sans réserve, attendu que Jehan Perréal avait
(1) Auteur d'une notice sur Jehan Perréal, dit Jehan de Paris, lue à la Sociclc iittcrairc de Lyon, le 10 février 1858.
des parents h Lyon qni portaient, comme lui, le nom de Jehan cl le môme surnom de Paris.
Il serait donc plus exact de conclure que la famille Perrôal HM originaire de Paris ; qu'elle se fixa à Lyon dans le XV« siècle, el que les enfants de Claude furent surnommés de Paris ^ pour les distinguer des Perréal d'une autre branche de la môme maison.
On lit dans les pièces de dépenses d'Alardin Varînier, trésorier, receveur de Lyon, ce qui suit (l) :
« Item II Jehan de Pars, pour avoir adressé le chariot et y « deviser ce qui estoit nécessaire, XX sols tournois, dépense « faite en la semaync commençant le 21* jour du mois « d'avril de Tan Î483.
Ce mot adressé pour adressié [adrcssiare^ d'après Roquefort), signifiant rerfressc, rt^parJ, il n'est pas douteux qu'il s'agit ici d'un chariot réparé, el non d'un carrosse neuf dont le dessin aurait été donné par Jehan de Paris.
D'ailleurs, le prix payé de 20 sols tournois^ (environ 6 fr. de noire monnaie actuelle) ne semble justifier qu'une dépense peu importante. Quoi qu'il en soit du rôle joué par Jehan Perréal, dans celle circonstance, il n'en demeure pas moins établi que, soit comme artiste, soit comme familier de la Cour, déjà on s'adressait a lui en 1483.
EflTeclivemenl, l'hisloire de Louis XI rapporte que sur la fin de sa vie, ce prince qui se Icnail, depuis longicmps, renfermé dans sa résidence du Plessis-!es-Tours, livré, dans l'appréhension de la morl, h des pratiques de dcvolion exagérée, fit venir de Calabre, le célèbre François de Paule,afin d'entendre ses pieuses exhortations. Ce religieux avail la repu-
(1) Archives de V art français (1861), noie de M. Rollc, archivislc-adjoinl à Lyon, à l*occasion d'un chariot mis à la disposition de François de Paulc, pour so rendre de Lyon au Plcssis-les-Tours.
talion de faire des guërisons miraculeuses ; cependant il ne pul sauver le roi, qui mourut de consomption le 30 août
Il résulte de ce qui précède que Jehan Perréal, se trouvant à Lyon pendant le passage de François de Paule en celte ville, fit réparer, par les ordres du Consulat, un carrosse de la cour, sans doule envoyé au-devant de ce personnage, pour le mellre ù môme de continuer commodément sa roule. Rubys dit qu'au passage de l'ermile par Lyon, on ne rappelait pas autrement que le saint hommc^ « et s'eslimoienl « bienheureux, hommes, femmes et petits enfants qui pouce voient toucher ses habits en quelque chose du sien. » (Hist. de Lyon y p. 344).
C'est à la présence de Jehan de Paris à la cour, au momenl de Tavènement au trône de Charles VIII, que cel artiste dut la faveur toute spéciale dont il jouit, dans la suite, de devenir le peintre et rarchitecle de Tarchiduchesse^ Marguerite d'Autriche.
On sait que celte princesse, fille de Maximilien P"", empereur d'Allemagne, âgée seulement de trois ans, fut fiancée au fils unique de Louis XI, bien que le dauphin n'eût encore que 13 ans. Conduite à Paris, en juin 1483, elle passa dix ans de sa première jeunesse en France, dans Télude des lellres et des beaux-arls qu'elle aimait passionnément, et qui en ont fait Tune des femmes les plus savantes de son siècle.
On ne peut douter que Jehan de Paris n'ait été le premier maître de dessin et de peinture de la jeune Marguerite, surnommée la pelile Reine. En eiïet, à qui pouvait-on mieux s'adresser qu'au peintre du roi pour lui donner les meilleures nolions de l'art dans lequel elle excella plus tard?
Les talents en peinture de la princesse sont attestés par son historiographe, qui s'exprime ainsi :
« Oullre la notice de tous les ouvrages féminins en es-
ce guille et en brodure, elle estoit exercée louablement en « musique vocale el instrumenlaîre, en peinture el en rhé- « torique, tant en langue Françoise comme castillane et « latine (1). »
Lorsque veuve, h vingt-quatre ans, de Philibert-le-Beau, duc de Savoie, cette infortunée princesse voulut, dans sa douleur, mettre à exécution le projet de la fondation de Brou, en 1505, elle s'adressa à Jehan Perréal qui avait alors atteint l'apogée de son art. Il avait 42 ans. Admettant qu'elle ail fourni elle-même, comme on le dil, les premiers croquis ou dessins de l'édifice qu'elle résolut de faire construire en Bresse, il lui fallut un conseiller expert en architecture, un conslructeur habile pour coordonner ses propres inspirations et pour surveiller les travaux. Elle choisit le savant maître qu*elle connaissait depuis longtemps et qu'elle savait digne de sa confiance.
Nous ferons connaître, plus loin, en quoi consiste la participation principale de cet artiste dans l'œuvre monumentaie de Brou.
Jehan Perréal avait des connaissances en littérature ; il écrivait bien en latin et en français; mais son style original se ressentait d'une certaine âprelé de langage qui lui était propre, défaut qui l'a fait accuser d'orgueil avec ses égaux, d'inconvenance avec ses supérieurs, lorsqu'il croyait avoir à s'en plaindre. On Ta accusé aussi d'avoir été trop soigneux
(1) Couronne Murgarélique, par Jehan Lcmaire,
D'après Foraison funèbre de Marguerite, par Antoine du Saix, cette princesse maniait aussi habilement le pinceau que la plume.
Enfin Paradin prétend qu'elle se récréait entr'autres vertueuses occupations, le plus souvent, à la peinture.
Ces affirmations ont fait supposer qu'elle avait pu dessiner des plans ou croquis de sa main, pour les architectes des églisçs de Bruges et de Brou, qu'elle fonda.
de ses inlérfils pécuniaires, pour un artislc. Il aimait, dit-on, l'argent. Cet amour du lucre ne nous paraît pas démontré. Nous accordons qu'il était très-épris de son propre mérite ; mais p3rdonnons-Iui celle faiblesse, puisqu'elle Ta conduit à s'élever au-dessus des autres artistes de son temps, cl que l'excuse se trouve dans le talent même.
Il savait aussi faire les vers, ce qui explique son inlimilô avec les écrivains contemporains, tels que Jehan Lcmaire (I), Corneille Agrippa, les poêles Crélin (2) et Marot, ainsi que nous aurons bientôt l'occasion de le remarquer, lorsque nous raconterons les entrées de nos rois a Lyon.
Enfin, le savant médecin Corneille Agrippa (3) écrivait de
(1) Ce nom est écrit en un seul mot : LemairCf au lieu de Le Maire en deux mois, parce que celui qtii le portait signait ainsi lui-mcmc.
M. Siraiid (Voir la 1 P Course archéologique dans le département de TAin), a donc été induit en erreur par une Icltre de Jehan de Paris, en date du 15 novembre (1509?) dans laquelle Torlhographc du nom de Le Maire n'est pas exacte.
Jehan Lcmaire, indiciaire (liîstoriographc) du comté de Bourgogne, est ne à Bavai (Belgique), en 1473 ; il était pohlCy historien, théologien, il cachait qMehjuofois son nom, dans ses écrits, sous l'anagramme de EriameL
Il devint solliciteur (intendant des bâtiments) de Marguerite d'Autriche, et son nom se rencontre fréquemment à l'occasion de l'édifice de Brou.
On trouve un article sur Jehan Lemairo dans Paquot, édil. in-12, et un autre dans les Mémoires de l'Académie des inscriptions, XIII, p. 593.
(2) Le pocto Crélin a été cité avec dédain pjrUabcIais, et loué par Jehan Lcmaire et par Gcoffroy-Thory, à l'occasion de sa chronique de France.
On prétend que son vrai nom était Dubois, *
(3) Corneille Agrippa fut conseiller et devint historiographe de Marguerite d'Autriche.
Ce fut lui qui prononça, à Matines, l'oraison funèbre de cette princesse. (Guichenon, Savoie, II, p. 189, cdit. de Turin. — Voir aussi l'église de Brou, par M. Philibert Le Duc, p. 32 )
En 1534, ce savant prenait les qualités de docteur es-deux droits, chevalier, conseiller, indiciaire et historiographe de Tempereur Charles-Quint.
A cette époque, il recevait 250 livres par an, comme conseiller et historiogroplic.
Dûle en 1509, 5 l'un de ses amis qu'il ne nomme pas, cette phrase élogieuse pour notre artiste : « Autant qu'il m'est « permis d'en juger, soit par la correspondance de cet émi- « neiil personnage, soil par le témoignage que vous lui ren- « dez, cnlre nous , c'est un homme de qui nous avons plus a à apprendre que nous aurions à lui enseigner (I). »
Jehan de Paris aimail à rendre service. Obh'geant envers ses concitoyens, ils ne s'adressèrent jamais à lui sans éprouver les elFets de cetle excollcnle qualité. Nous en trouvons dilTérentes preuves dans les registres municipaux de Lyon.
Ainsi, en 1501, on le voit solliciter auprès du Consulat un oITice de corralaige (courtier) dans les foires, en faveur de Humbert Colombin; cet emploi était très-recherché et trèslucratif h cause de la fréquentation des riches marchands étrangers qui venaient alors commercer h Lyon. — L'emploi fut accordé.
Le mardi, 10 janvier 1505, le Consulat fait écrire à Jehan de Paris, alors en cour, pour qu'il obtienne « des Icstres royales a approuvant l'élection du capitaine de la ville, dans le but « de la garde et de la défense de la cité, tenir icelle ville a toujours en seurelé et confirmacion par Monseigneur le « consorvafeur qui, nagiières, a été retenu capitaine. » La délibération consulaire n'a pas indiqué le nom de ce capitaine. I! s*agit ici, probablement, de Gilbert du Gué, seigneur de Terves, conseiller et chambellan du roi, bailli, sénéchal ei capitaine de Lyon, de 1495 à 1508 (2).
La sanction royale ne se fît pas attendre.
En 1516, Jehan de Paris prévint les conseillers de Lyon
(1) Notice 8ur Jehan Perréal, par M. Pcricaud Taînc. Lyon, 1858, p. 3.
(2) Notice iur André d'Eipinay, cardinal archevêque de Lyon, par M. Pcricaud Faine. Lyon. 1854, p. 13.
qu'une maison et un jardin silués près du pont du Rhdne, ayant élé confisqués par le roi, au profil de l'un de ses serviteurs, le nouveau propriétaire les céderait volonlîers à i'Iiôpilal de la ville contre un pclil office ; noire peintre offrait sa médiation auprès de Louis XII. Le Consulat vota, le 31 juillet, qu'on devait prier ledict Jehan de Paris de pour^ suivre que la chose vienne à effet.
Le 22 janvier 1511, il écrivit secrètement de Blois aux mômes magistrats, pour les prévenir du mécontentement du roi au sujet de la mauvaise police de Lyon.
La délibération consulaire dans laquelle l'afTaire fat examinée, est datée du 5 février 1511 ; en voici le texte officiel : « Vues les lestres missives envoyées par Jehan de Paris, datées du jour saint Vincent, ont élé lues et publiées à plain au Consulat, et chascun des assistants ont fait serment de non révéler le contenu ôs dicles Icslres. El pour ce que les dicles lettres font mencion que le roi est anciennement couroucé contre la ville, à cause de la maulvaise polisse et maulvaise justice qui y est ; à cesle cause a élé mise la malière en termes pour adviser ce qu'il est besoing y faire. El, après les opinions d'ung chascun, a élé ordonné escrire à M. le trésorier Roberlel (1), et lui envoyer ung personnaige pour s'enquérir dudictRobertel, s'il est vrai que le roi ait dit les dictes paroles, et s'il est anciennement irrité contre la ville, et pourquoi, afin d'y remédier le mieux qu'il sera possible. El pour ce que le dict seigneur se plaint de la maulvaise justice, a esté ordonné aller summer MM. du grand Conseil de Monseigneur de Lyon (l'archevêque de Lyon, haut justicier de la ville), c( qu'ils veullent pourvoir h la politique de ladite ville, tant
(1) Florimond Robcrtct, trésorier de France, seigneur de Bury en Blcsois, devint ministre sous François I^'.
« louchant les vivres que aullrement , et semblablemenl « summer Messeigneurs les officiers du roi, afin qu'ils veul- « lent faire leur debvoir en leur endroit, et d'icelles somraa- « tions en prendre actes pour s*cn aider en temps et lieu. » (registre consulaire B, p. 576).
Que penser de cette correspondance compromettante pour Jehan de Paris? sinon qu'elle est l'œuvre d'un généreux citoyen prêt à sacrifier sa position personnelle pour se rendre utile à son pays. C'est tout simplement un acte d'indépendance de caractère, aussi noble que rare!
Jehan de Paris était marié à Lyon, dès Tannée 1491. Il eut un fils qui, protégé par Marguerite d'Autriche, fut d'abord admis à l'Université de Dôle, pour l'étude des lois, et ensuite, inscrit sur le rôle des bénéfices du comté de Bourgogne. Il devait avoir atteint sa vingt-unième année pour profiler de ce dernier bienfait.
« Madame, écrivait Jehan Lemaire, secrétaire de celte « princesse, j'ai amené le fils dudict de Paris en cette univer- « site de Dôle, aux estudes des ioix et des décrets, afin que a son père soit toujours plus enclin ù vostre service; ce qu'il « est déjà assez, espérant que son dicl fils vous sera pourre- « commandé.» (Lettre du 9 octobre 1511,- publiée en 1853, dans notre brochure intitulée : Observations sur la correspondance de Perrèal dit de Paris, page 7. Bourg, in-8).
Il exisle une seconde preuve du mariage de notre artiste, dans une lettre du môme secrétaire, sous la daledu 15 juin (1509) ? A maistre Loys Barangier, conseiller de Madame (1).
« Monseigneur, j'ay reçu voz lestres escriptes h la Haye, « le l*"^ jour de juillet. Et vous remercie, de tout mon mieux,
(1) Loys Barangier était maistre des requestes, et premier sccrctairc de madame Varchidutesse et comtesse de Bourgoigne^ en Fjandic.
Voir la lettre entière de Barangier dans le volume des Mémoires de la Société des sciences, de ragricullurc et des arts de Lille ; 1850. — p. 326.
« dn double des leslres de TEmpereur que vous m'avez en- « voyô. Inconlinenl j'en oyfaicl loiil plein de doubles, les- « quels j'ay envoyés à Genève, en Savoie el en Piômonl, etc.. a El d'autre part, en ai envoyé deux doubles à Lyon , Tung a à M. le conservaleurThomassîn, el Taulre à la femme de a Jehan de Paris, afin que la roync les voye, elc... »
On adressait donc celte copie à la femme de Jehan de Paris, parce que son mari se trouvait. en ce moment en Italie, avec le Roi Louis XII, lequel devait faire très-procbainemcnl son entrée h Lyon où rallcnilait la Reine; il paraissait urgenl de faire la communication de ce document h celte princesse, avant le retour du monarque.
Enfin, Jehan de Paris, décédé en i529, ù l'dge d'environ 66 ans, a laissé sa veuve propriétaire d'une maison située rue neuve Thomassin, h Lyon. Ceci résulte d'une inscription trouvée sur un carnet des contributions de celle même annôe, portant ce qui suit :
« Du par la vcfce du conlrerôleurJvhan de Paris, pour la a rançon du roi François P% FUI livres FI sols FUI dc^ a niei's, » (Archives du Rhône).
Celle qualité de co?iO'erô/eur s'applique effeclivemenl 6 notre artiste, ainsi que nous le verrons bientôt.
Jehan de Paris doit être considéré sous plusieurs aspects : premièrement, commcpeintre elpoète ; secondement, comme architecte et ingénieur.
Nous examinerons, dans les deux articles spéciaux qui vont suivre, les ssrviccs qu'il a rendus, sous ces différents litres, en indiquant, dans un ordre chronologique, les faits qui doivent servir à apprécier son mérite el l'honorabilité de sa vie publique cl privée.