CHAPITRE IV
TESTAMENT ET CODICILLE DK M. DE LA MENNAIS. — DISPO- SITIONS RELATIVES A SES OUVRAGES PUBLIÉS AVANT SA MORT ET A SES ŒUVRES POSTHUMES. — DROITS ET DEVOIRS DES HÉRITIERS ET DU LÉGATAIRE PARTICULIER.
Le testament et le codicille de M. de La Mennais sont olographes et conçus dans les- termes suivants :
« Ceci est mon testament. Je nomme et institue madame veuve Elie de Kertan^uv, née Au^ustine Blaize, ma nièce, ma légataire universelle.
w Tous mes papiers, autres que ceux d'affaires renfermés dans une caisse fermée, ou déposés dans
— isn —
les armoires de la bibliothèque vitrée de mon cabinet, seront remis à la personne que je désignerai dans un codicille, laquelle en disposera en toute propriété ; aucun de mes ouvrages publiés avant ma mort, lesquels appartiendront à ma légataire universelle, ne pourront être réimprimés que sous la direction de la même personne qui indiquerais corrections, additions ou retranchements à y faire ; de ces ouvrages j'excepte toutefois celui qui a pour titre : Discussions critiques et pensées diverses sur la religion et la philosophie, lequel, ainsi que les articles insérés par moi dans divers journaux, deviendra, comme les papiers ci-dessus mentionnés, la propriété de ladite personne désignée dans mon codicille.
» Je nomme et institue M. Auguste Barbet, demeurant actuellement rue Saint-Antoine, n° 163, et M. Adrien Benoît-Champy, demeurant actuellement rue Saint-Honoré, n° 350, mes exécuteurs testamentaires. J'espère qu'ils voudront bien accepter cette charge et je les prie d'accepter aussi, comme souvenir d'amitié, le premier ma pendule surmontée d'une statuette de femme, avec la garniture qui l'accompagne sur la cheminée de mon cabinet et qui se compose de deux flambeaux, de deux flacons de cristal et de deux coupes sur socles
de bronze; le second l'urne deporcelaine, les deux flamleaux et les deux grands candélabres à trois branches en bronze doré qui se trouvent dans mon salon sur un des meubles de Boule.
« Les domestiques qui seront à mon service au moment de ma mort recevront, outre le mois courant, une année entière de leurs gages, et mon valet de chambre aura de plus tous mes vètemenfs quelconques, habits, paletots, manteaux, pantalons, gilets, ainsi que mon linge de corps, gilets et caleçons de coton et flanelle, chemises, bas, foulards, mouchoirs, bonnets et cravates.
» Fait, écrit, daté et signé par moi. Paris, ce vingt-huit décembre mil huit cent cinquantetrois.
« Signé: F. -Robert de La Mennais. »