Karl Groos, Zinleitung in die Acsthetik, p
représentations partielles de l'intuition totale, les premières $'6teindraient à mesuré que l'appréhension continue, si bien que la compréhension est réduite à un maximum qu'il lui est impossible de dépasser. Qu'arrive-til alors ? D'une part, notre imagination tente son œuvre d'appréhension sans pouvoir la mener à bonne fin. Elle s'arrèterait tout naturellement, si l'esprit n’entendait pas en lui-même «la voix de la raison qui, pour toutes les grandeurs données, même pour celles que l'appréhension ne peut jamais entièrement saisir, mais qu'on doit pourtant juger (dans la représentation sensible) comme données entièrement, exige la totalité, par conséquent la compréhension dans une intuition une, et pour tous ces membres d'une série croissante de nombres, la représentation, et qui même n'exclut pas l'infini (espace et le temps écoulés) de cette exigence, mais nous oblige au contraire à le concevoir (dans le jugement de la raison commune) comme donné en entier (dans sa totalité). » Voilà l'Idée de l'infini introduite dans le sublime. C'est lorsque nous nous trouvons-devant des phénomènes de la nature, dont la compréhension dépasse le pouvoir de l’imaginätion, que germe en nous l’Idée de Finfinité de la nature, que jaillit en nous l’Idée de notre faculté supra-sensible, l'Idée du noumène qui sert de substratum à l'intuition du monde considéré comme phénomène, et c'est l'état de notre esprit dans la conception d’un substratum supra-sensible, grand au-delà de toute mesure des sens, et servant de fondement à la nature et à notre faculté de penser, qui est proprement sublime.
Nous voilà enfin en face de la partie maîtresse de la théorie kantieone du sublime mathématique. Que faut-il en penser? Le premier reproche que nous voudrions lui adresser c’est que tout le laborieux raisonnement, par lequel Kant introduit dans le sublime l'Idée de l'infini, est foncièrement inutile. Admettons, en effet, pour un instant, la théorie de l’appréhension et de la compréhension : nous commençons par appréhender les différentes parties d’un objet, puis, à un moment donné, nous ne pouvons plus réunir, dans une intuition une, les parties appréhendées, et il faut que nous nous arrêtions. Si vraiment les choses se passaient ainsi, on se demande pourquoi Kant a cru devoir mobiliser tout le lourd appareil des facultés supra-sensibles, du noumène et des Idées. Ne serait-il pas beaucoup plus naturel d'appeler sublimes précisément les objets de la nature trop considérables pour pouvoir être embrassés dans une intuition, sans faire intervenir le moins du monde l'infini? Un objet d'une extension telle, qu'il oppose aux efforts d'estimation esthétique de notre imagination des bornes infranchissables, serait jugé par nous grand absolument, c'est-à-
dire sublime. Ou bien tous les objets de la nature peuvent être réduits à l'intuition sensible, et alors on comprendrait qu'il fallût chercher le sublime en dehors de cette nature, ou bien, comme le suppose Kant, il y a dans la nature des objets qui ne peuvent pas être réduits à l'intuition, et alors il est incompréhensible qu'on ne fasse pas résider le sublime précisément dans ces objets-là, et qu'on éprouvât le besoin de les localiser en dehors de l'univers, dans le monde des Idées. Par conséquent, il nous paraît bien établi que l'introduetion de l'Idée de l'Infini dans la théorie du sublime mathématique est absolument inutile.
Aussi bien y a-til sur ce point chez Kant de visibles hésitations. A première vue, il semblerait que c'est bien l'incommensurabilité de certains objets, dont la nature nous offre le spectacle, comme la mer, les grandes plaines. le ciel étoilé, etc., qui éveille en nous l'Idée de l'Infini, et subsidiairement l'Idée du sublime, et si l'on ne juge pas, comme nous, qu'une extension supérieure à celles que nous avons l'habitude de mesurer, supérieure surtout à la taille moyenne de l’homme qui nous paraît être la mesure commune d'estimation esthétique, suffit parfaitement à provoquer cet éveil, sans l'intervention d'aucun autre élément, cette explication nous semblerait très satisfaisante. Seulement, on l’a vu, Kant ne s’y arrèle pas. Ce n’est ni immédiatement ni directement que nous nous élevons des grandeurs, que nous trouvons dans la nature, à l'Idée du sublime. Kant imagine un travail intermédiaire très compliqué, qui consiste en ceci. Devant des grandeurs, qui dépassent notre pouvoir de compréhension, nous entendons la voix de la raison qui exige poui toute grandeur la compréhension dans une intuition, l'Idée de l'infini n'est pas exclue de celte exigence, el nous sommes au contraire obligés de le concevoir comme donné en entier, comme un tout, comme une totalité. Il semblerait tout d'abord que cette observation sur l'Idée de l'infini n'est que tout à fait accessoire et n'a été présentée par Kant que pour bien faire voir que le propre de la raison est de viser à la totalité mème pour les concepts qui semblent absolument irréductibles, mais que, pour le sublime, la raison ne s'occupe de chercher cette totalité que pour les grandeurs de la nature qui dépassent le pouvoir de compréhension de l'imagination. Or, il n’en est rien. Une fois que Kant en est arrivé à introduire dans son analyse l’Idée de l'Infini, il abandonne complètement les grandeurs de la nature, qui ont été le point de départ de toute la déduction, pour ne plus s'occuper que de cette Idée de l’Infini. C'est grâce à cette Idée, continue-t-il, que nous sommes capables de comprendre tout entier sous un concept l'infini du monde sensible
dans une estimation pure et intellectuelle de la grandeur, et la nature n'est sublimé que dans ceux de ses phénomènes dont l'intuition entraîne l'Idée de son infinité.
A y regarder de près, voici comment s'opère l'acte total auquel nous devons le sublime. Nous commençons par nous lrouver devant des objets de la nature qui dépassent notre faculté de compréhension. Puis, au moment où l'imagination découragée aurait tendance à s'arrêter dans son effort pour réduire la grandeur donnée à une intuition, elle entend la voix de la raison qui exige pour toute grandeur, quelque incommensurable qu'elle puisse paraître aux facultés sensibles, la compréhension dans une intuition une. Nous nous rappelons alors que FIdée de l’Infini elle-même n'est pas exclue de cette exigence. À ce moment, nous abandonnons totalement la grandeur donnée, qui à provoqué tout le mouvement, pour ne plus nous préoccuper que de l'Idée de l'Infini. Cette Idée, puisqu'il est possible de la penser, denken, tout au moins sans contradiction, nous révèle l'existence en nous d’une faculté supra-sensible. Gette faculté elle-même nous fournit Idée d’un noumène qui sert de substratum à l'intuition du monde, et qui nous permet de concevoir l'infini du monde sensible fout entier sous un concept. Cette faculté, elle, dépasse toute mesure de la sensibilité; elle est mème plus grande, sans aucune comparaison possible, que la faculté d'estimation mathématique, elle est grande absolument et partant c’est elle, et elle seule, qui est sublime. Par conséquent, il nous semble que la conclusion logique de tout le raisonnement n’est pas celle que nous donne Kant, à savoir que la nature est sublime dans ceux de ses phénomènes dont l'intuition entraine l’'Idée de son infinité à elle, mais devrait être celle-ci: La nature n'est jamais sublime dans aucun de ses phénomènes ; elle nous sert simplement de cause occasionnelle pour nous rappeler l'infinité de notre faculté supra-sensible , ‘et c'est cette faculté supra-sensible qui, seule, peut prétendre à l’absolue grandeur, au sublime.
Kant lui-même avoue, nous l'avons vu, qu'on pourrait trouver son explication du sublime tirée de bien loin, bien subtile, zu weit hergeholt und vernünftelt, et dépassant la portée du jugement esthétique ordinaire. Il est vrai qu'il ajoute que l'observation de l’homme prouve le contraire, et montre que c’est bien le principe qu'il vient de révéler qui sert de fondement aux jugements les plus vulgaires, quoiqu'on n'en ait pas toujours conscience. Or, il nous paraît bien que si nous en appellions, comme le veut Kant, à l'observalion, celle-ci arriverait à de tout autres résultats qu'il ne suppose. S'il fallait, pour avoir le frisson du sublime devant un
spectacle de la nature, passer consciemment où inconsciemment par toute la série d'opérations que Kant énumère, bien peu d'entre nous seraient capables de l'éprouver. Sans doute, nous croyons avec Kant qu'un sentiment esthétique pur, dénué de toute préoccupation autre que celle de la contemplation désintéressée du Beau ou du sublime, est une chose très rare. Nous croyons que nombre de personnes, qui prononcent à chaque instant les mots de Beau et de sublime et d'esthétique, n’ont jamais ressenti les sentiments que ces mots désignent, et sont absolument incapables de les ressentir Jamais. Nous croyons que, pour s'élever au degré d’abstraction spéciale qu'exige l’état esthétique proprement dit, il est besoin de facultés aussi spéciales que pour la création artistique, et qui peuvent être refusées à des personnes de la plus large culture intellectuelle, de la plus haute élévation morale. Néanmoins il ne nous paraît pas que pour le sublime les choses se passent comme le dit Kant, il ne nous paraît pas qu'il faille, pour éprouver ce sentiment, évoquer et l’'Idée de l'Infini, et le noumène, et la conception du monde considéré comme le phénomène de ce noumène. Il nous semble que quand nous nous trouvons devant des grandeurs qui, à simple vue d'œil, nous donnent l'impression de l'illimité, l'impression de quelque chose qui est très supérieur à ce que nous avons vu jusque-là, à ce que surtout nous avons l'habitude de voir, nous n’en demandons pas davantage pour éprouver l'émotion caractéristique du sublime. Il nous semble surtout que nous nous altachons beaucoup plus que ne le dit Kant aux grandeurs dont la nature nous offre le spectacle, que, loin d'abandonner leur contemplation, pour nous éjancer dans le monde supra-sensible, dans la région des Idées, c'est au contraire à cette contemplation que nous nous attachons passionnément, et que plus elle est attentive et intense, plus nous sommes aptes à nous élever jusqu'au sentiment du sublime. Dans sa théorie du sublime comme dans sa théorie du Beau, Kant a été victime de l'esprit de système et surtout de l'esprit de son propre système. Dans un passage typique de la Dialectique, Kant se réjouit à la constatation que l’antinomie du jugement esthétique se résolve de la même façon que les antinomies de la raison théorique et qu'elle ait, elle aussi, pour résultat de nous contraindre à regarder au-delà du sensible et à chercher dans le supra-sensible le point de réunion de toutes nos facultés & priori, puisqu'il ne nous reste pas d'autre moyen de mettre la raison d'accord avec elle-même. Seulement, Kant n’a pas l’air de s'apercevoir que cet accord harmonieux des trois Cri-
1. Critique du Jugement, Hartenstein, t. V, p. 352, 353; Barni, t. I, p. 315.
tiques c'est lui-même qui l'a laborieusement préparé, et que la solution lumineuse de toutes les difficultés, qu'il a accumulées comme à plaisir, ne résulte pas des choses mêmes, mais bien seulement des données très hypothétiques de sa doctrine. I a fallu pour qu'il y eût parallélisme entre les trois Critiques, que le jugement esthétique aboulit à des antinomies, et que l'anlinomie esthétique se résolût, comme les antinomies théorique et pratique, par la vision du supra-sensible. Il a fallu de même pour qu'il y eùl parallélisme entre les concepts coordonnés du Beau et du sublime que, d’une part, le Beau, après avoir été un simple sentiment, devint un jugement de l’entendement, bien plus un ordre de la raison, et que, de l’autre, le sublime, après avoir paru s'expliquer parfaitement par la contemplation sensible, résidàt Jui aussi dans les Idées de la raison, dans l'Idée de l'Infini. Nous avons conclu que, pour Kant, le Beau était en dernière analyse un impératif de la raison. Il en est de même du sublime. Lui aussi est dû à ce que, en face de l'impuissance de l'imagination d'embrasser certaines grandeurs, la voix de la raison se fait entendre pour réclamer l’absolue totalité, lui aussi est dû par conséquent à un impératif. Cependant cette grande voix de la raison a-t-elle le droit de se faire entendre ? Jusqu'ici il semblerait qu'une fois que l'imagination eût atteint, dans l'estimation esthétique de la grandeur, la limite extrème de sa faculté de compréhension, il fût nécessaire de faire appel à une autre faculté de l'âme, plus extensive et plus compréhensive à la fois que nos facultés sensibles, et que, par conséquent, l'intervention des Idées de Ia raison, sinon le mode de cette intervention, fût légitime. Seulement, pour cela, il faudrait que la théorie psychologique de l’estimation esthétique de la grandeur fût à l'abri de toute objection. Nous l'avons admis jusqu'ici pour simplifier la marche de notre discussion. Mais il faut maintenant que nous revenions en arrière, et que nous nous demandions si réellement la validité de la théorie de l’appréhension et de la compréhension a été établie par Kant, ou bien si, au contraire, ce n’est pas seulement le mode de l'intervention des Idées de la raison, mais encore le fait même de cette intervention qui est extrèmement contestable. Nous avons exposé à différentes reprises en quoi réside, d'après Kant, l'estimation esthétique de la grandeur. Nous avons montré qu'elle consiste en deux opérations de l'imagination, l'appréhension qui peut se continuer à l'infini, et la compréhension qui, à un moment donné, si l'objet est trop grand, se trouve arrètée, quelque effort que fasse l'imagination pour la pousser plus loin. Kant cite comme exemple les pyramides, dont il ne faut ni trop s'approcher ni trop s'éloigner pour éprouver toute l'émotion
que cause leur grandeur, vu que, quand on s’en éloigne trop, les parties perçues sont représentées obscurément, et la représentation ne produit aucun effet sur le Jugement esthétique, et que, quand au contraire on s'en approche trop, l'œil a besoin de quelque temps pour continuer son appréhension, de la base au sommet, opération durant laquelle les premières représentations s'éteignent toujours en partie avant que l'imagination ait reçu les dernières, en sorte que la compréhension n'est jamais complète. Il en est de même de la sensation de trouble que l'on éprouve quand on entre pour la première fois dans certaines églises, par exemple, dans Saint-Pierre de Rome : là, l'imagination se sent comme accablée par le spectacle qu'elle trouve en face d'elle, elle se sent incapable de l'insérer dans le champ de ses intuitions, elle sent qu'elle a atteint le maximum de sa faculté de mensuration, et, en s’efforçant de l'étendre, elle retombe sur elle-même, ce qui produit une certaine satisfaction qui nous émeut. Il en serait de même pour la contemplation de la mer, du ciel, etc. Si nous examinons d'un peu près les deux exemples proposés par Kant, l'exemple des pyramides et de Saint- Pierre, il nous semble que, tout en admettant la légitimité des faits sur lesquels s'appuie Kant, nous ne sommes en aucune façon obligés d'en tirer les mêmes conclusions que lui. Il est tout à fait cerain que pour avoir toute la sensation de la grandeur d’un objet de la nature ou de l’art, des pyramides ou d’une montagne, il ne faut ni s’en approcher ni s’en éloigner trop. Mais cela s'explique tout simplement, sans aucune intervention de l'appréhension ou de la compréhension. En effet, si nous nous en éloignons trop, la pyramide ou la montagne nous apparaît trop petite pour que nous puissions juger de son immensité. Si, au contraire, nous nous en approchons trop, nous ne pouvons plus en saisir le caractère d'unité, nous sommes incapables de l'embrasser dans une seule intuition ‘. Ge sont là des faits qui s'expliquent bien plutôt par des raisons optiques, des räisons de perspective que par des raisons mathématiques ou esthétiques. Quant à l'exemple de Saint-Pierre, c'est bien plutôt la masse des impressions qui s'offrent tout à coup à notre imagination que leur grandeur proprement dite qui nous cause l'impression de trouble dont parle notre philosophe. Les travaux des psycho-physiciens ont démontré que notre conscience est incapable de sentir à la fois plus qu’un nombre déterminé d'impressions. Une fois que ce nombre est dépassé, ou plutôt tant que nous ne sommes pas arrivés à coordonner dans une impression une toutes les impressions partielles qui assaillent, sans ordre
4. Kirchmann, Philosophische Bibliothek, cahier 37, Erläuterungen zu Kants Kritik der Urtheilshkraft, p. 37, 38.
et sans lien, notre conscience, nous éprouvons, en effet, une sensation particulière. Seulement il n’est pas du tout évident que cette sensation de trouble et de confusion réponde au sentiment du sublime. Kant lui-même a remarqué que la simplicité, Einfalt, est comme le style du sublime, et Fechner a eu parfaitement raison de revendiquer, avant tout, pour le sublime comme pour le Beau, l'unité dans la liaison du multiple, dans la variété, die Æinheitlichkeit *. Sans doute, ce caractère d'unité de liaison du mulliple ne suffit pas à caractériser le sublime, puisque c'est aussi un des caractères essentiels du Beau. Il faut qu'à ce caractère de l'unité s'ajoute le caractère de la puissance, et c’est la réunion de ces deux caractères qui constitue précisément le sublime : ni la puissance sans l'unité, ni l'unité sans puissance n’est capable de provoquer en nous le sentiment du sublime. Loin donc d'être un élément intégrant du sentiment du sublime, le sentiment de confusion et de trouble, dont parle Kant, lui semble au contraire tout à fait étranger. Si maintenant nous en venons aux exemples de la mer, du désert, du ciel étoilé, l'analyse de Kant ne nous paraît pas plus exacte. Et tout d’abord la mer, le désert, le ciel, nous paraissentils vraiment infinis? Sommes-nous véritablement incapables de les embrasser dans une intuition une ? Sentons-nous en réalité qu'à un moment donné notre imagination est obligée de s'arrêter dans son appréhension, parce qu'elle a conscience que la limite maxima de sa faculté de compréhension est atteinte ? C’est là une question non pas de théorie mais bien d'expérience personnelle. Pour nous, tout en croyant avoir éprouvé quelquefois le sentiment du sublime, nous n'avons jamais éprouvé la sensation que Kant a décrite. [Il nous semble que lorsqu'on se trouve devant la mer — qu'on remarque qu'il ne s’agit ici que du sublime mathématique, et qu'on se rappelle que nous n’accordons pas que la simple extension sans association de l’idée de puissance puisse être sublime — l'on à bien la sensation de se trouver devant une grande étendue, seulement pour notre estimation esthétique, la seule dont il soit question ici, cette étendue est limitée précisément par la ligne de l'horizon. Il en est de même du ciel qui apparaît à nos yeux comme une voûte, c'est-à-dire encore comme quelque chose de limité. Peut-être que dans le désert, où la ligne de l'horizon est beaucoup moins arrêtée et semble fuir devant nos yeux, l'on peut éprouver la sensation d'illimitation dont parle Kant. Il nous est impossible d'en décider, n'ayant jamais vu que de grandes landes qui, d’ailleurs, nous paraissaient loujours très exactement limitées. Nous