Ibid., Martenstein, t. V, p. 183; Barni, t. I, p
. Logik, herausgeg, von G.-B. Jäsche, Hartenstein, t. VIT, p. 129.
Bien, puisque, sans crier gare, il a converti de simples rapports d'analogie en des rapports d'identité.
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Nous en arrivons enfin, après la méthode d'exposition et la méthode de découverte, à ce que nous avons appelé la méthode proprement dite de Kant, à savoir, à la façon particulière dont Kant a posé et résolu le problème général des trois Critiques. C’est à la formule : comment les jugements synthétiques a priori sont-ils possibles, qu'il a, nous l’avons dit, réduit lui-même le problème général de la Raison pure, et Kant dit, en propres termes, que c'est non tant par la solution donnée à cette question, que par sa position même, qu'il se distingue de tous ses prédécesseurs, et que c'est en elle que réside sa véritable originalité !. Cette formule est, au fond, très peu claire et peut recevoir et a reçu, en effet, les interprétations les plus diverses ?. Nous n’avons pas ici à énumérer et à discuter ces interprétations. Pour nous, cette formule se réduit à cette autre que Kant propose dans la première Préface de la Critique de la Raison pure : comment l’entendement et la raison peuvent-ils connaître, et combien peuvent-ils connaître, indépendamment de toute expérience 8.
Nous avons déjà fait observer que cette question en présuppose, en réalité, une autre plus importante encore qu'elle n’est ellemême, à savoir, y a-t-il, peut-il y avoir des connaissances quelconques & priori, des connaissances quelconques qui ne dépendent absolument d'aucune expérience. Ce problème, avons-nous dit, Kant, au fond, le suppose résolu : avec tous les rationalistes, il ne peut pas ne pas admettre qu'il n'y ait pas de connaissance & priori. Cependant, nous l'avons vu esquisser un semblant de démonstration se réduisant aux propositions que voici. L'expérience ne peut jamais donner à ses jugements une nécessité absolue et une universalité rigoureuse, mais seulement une nécessité et une universalité supposées et comparatives, fondées sur l’induction. Or, il y a dans la connaissance humaine des jugements purs & priori absolument universels et rigoureusement nécessaires,
1. Ucber die-Fortschritte der Metaphysik, seit Leibnitz und Wolff, Hartenstein, t. VIN, p. 526.