‹ Essai Critique sur le Droit d'affirmerChapitre 13 sur 32 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

I. — Que l’on considère l’idée de la conscience, que l'on s'efforce de considérer la conscience sans l'intermédiaire de cette idée, ou que l’on analyse l’idée d’idée en général, ce que l’on tâche de saisir fuit à l’infini la prise de l'esprit, ou, ce qui revient au même, donne lieu à des contradictions qui rendent impensable ce que l’on veut penser. La conscience est donc irréelle, et son irréalité entraîne celle de tout phénomène. Mais elle nous invite elle-même à poser la réalité, en dehors d’elle, d’un être n'ayant rien de phénoménal.

II. — Le phénomène est la négation même de l'être, bien que pourtant il suppose l'être de plusieurs manières. Il ne saurait ni manifester un objet à un sujet, ni naître de la collaboration d’un objet et d’un sujet, ni même être en lui-même une ombre de réalité se suflisant à elle-même ; bref, il se nie même comme réalité phénoménale, Examen des contradictions inhérentes aux conceptions du phénomène de Berkeley, Kant et Mill.

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