‹ Essai critique sur lesthétique de KantChapitre 133 sur 137 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

L Le Jugement en général : le Jugement déterminant et le Jugement réfléchissant; le Jugement réfléchissant pathologi(jue, esthéti(|uc et théorique. — Le Jugement réfléchissant théorique est essentiellement la faculté de subsumer : son principe est le concept de la finalité de la nature. — Confusion entre la subsumptiou qui suppose un concept donné, sous lequel on pût subsumer, et la réflexion qui cherche un concept. — Théorie des raisonnements immédiats et médiats de laLogigue, et des Verstandes-und Vernunftschlûsse de la Critique de la Raison pure. — Pas de Vrtheilsschliisse. — Le Jugement n'est-il ([ue la faculté de subsumer ? — Objections 1» Confusion de la ([ualité et du genre. — 2" Théorie inapplicable aux concepts abstraits. — 3° Benennungs und Brzàhlungsiirtheile. Transformation du jugement narratif en jugement de subsomption par la séparation de la copule du verbe. — 4» Jugement de dé- ])cndauce, de motivation, de modalité, de finalité, de moyen. — La réflexion apl»artient au raisonnement et non au Jugement •*. . . 108

II. Dans la Critique de la Raison pure, la fonction de remonter du particulier au général est attribuée à la raison. — Tableau de l'organisation de notre esprit de rintroductioii de la Criticiue du Jugement : le Jugement déterminant devrait ne faire (lu'uii avec rentcndcmcnt, et le Jugement réfléchissant ne faire qu'un avec la raison. — C'est la raison et non le Jugement qui suppose la possibilité de la réalisation de la liberté dans le monde sensible • 110

m. « Accouplement » indu de la Critique du Jugement théoriijue et de la Critique du Jugement esthétique. — Profondeur et solidité de la théorie de « l'usage régulateur des Idées de la Raison pure », où Kant se préoccupe non plus des lois nécessaires et universelles de la nature et de l'esprit humain, mais bien des phénomènes particuliers et de l'individu. Le problème de la possibilité de Vapplication de la logiqxie à la nature, (jui est le postulat capital de la science. — La contemplation, Betrachtung, théorique 125

IV. La finalité objective. — Les êtres organisés causes et eflets d'eux-mêmes. — Différences entre le newtis effectiviis et le nexus jinalis. — La finalité appliquée à l'étude des races et des espèces : hypothèse de l'affinité des espèces 131

V. Examen de la théorie du Jugement téléologiçue. — L'emploi des principes téléologiqucs en biologie est absolument légitime. D'après Wundt il faut les applicpicr et aux qualités des êtres organisés et à leur processus vital, La loi d'évolution de Darwin est un principe d'explication téléologique. — Les principes téléologiqucs n'auraient pas dû être réservés par Kant à l'étude des seuls organismes : car pour Kant il n'y a qu'un seul monde sensible. — Emploi de principes téléologiqucs eu astronomie et en mécanique. 136

TABLE DES MATIÈRES go^

VI. Rapports entre la finalité, principe euristique, et la finalité, principe (1 explication des organismes : 1- Les deux conceptions ont en commun le principe de la subsumption ; 2« Dans toutes les deux la finalité est un Half.princip - La conception de la finalité, principe d'explication des organismes s'accordet-elle avec la philosophie générale de Kant ? - La Critique du Jugement montre la possibilité de la réalisation des fins posées par la raison pure pratique dans

■ le monde de la nature : les êtres organisés et les objets beau s sont comme une

■ révélation, dans le monde des phénomènes, de la liberté. — D'après la philosophie générale de Kant, la finalité devrait valoir pour l'univers tout entier. — Ce qui s'y oppose est l'impossibilité d'une intelligence inconsciente. — Mécanisme des penchants et imagination productive. — La chose en soi, déclarée indéterminable dans la Critique de la Raison pure, est déterminée dans la Critique du Jugement 1^.

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