Helmholtz, VOptiquc et la Peinture, p. 211 à
chitecture, à la tapisserie, à l'impression de matières colorées sur les étoffes ei le papier, à l'enluminure, etc., etc. *.
Helmholtz, dans ses Conférences sur l'optique et la peinture, a repris le sujet et a ajouté quelques observations intéressantes à celles que nous venons de citer. Il a montré qu'on peut impunément rapprocher deux couleurs tellement semblables entre elles, qu'elles paraissent des variétés d'une seule, produites par une lumière ou une ombre différente. Ainsi on peut rendre les parties ombrées du rouge écarlate par du rouge carmin, ou celles du jaune paille par du jaune doré. Si l'on dépasse ces limites, on arrive à des groupements repoussants comme du rouge carmin et de l'orange, ou de l'orange et du jaune paille. Les couleurs complémentaires rapprochées l'une de l'autre, par exemple du jaune doré et du bleu d'outremer, du vert-de-gris et du pourpre, ont quelque chose de dur et de criard; peut-être parce qu'il faut nous attendre à voir la deuxième couleur surgir partout comme image postérieure de la première, et que, pour cette raison, la deuxième couleur ne se manifeste pas suffisamment comme un nouvel élément de combinaison indépendante. Nous trouvons plus de plaisir dans la combinaison des groupes, dans lesquels la deuxième couleur de la couleur complémentaire se rapproche de la première, tout en s'en écartant cependant avec une certaine netteté. Ainsi le rouge écarlate et le bleu verdâtre sont complémentaires, mais un groupement plus agréable encore que celui de ces deux couleurs, est celui dans lequel on fait passer le bleu verdâtre, soit au bleu d'outremer, soit au vert jaunâtre. Mais la plus grande somme de jouissance sera due, non pas au groupement binaire, mais bien à la réunion de trois couleurs qui rétablissent l'équilibre de l'impression, et par là évitent, malgré l'intensité du coloris, de fatiguer l'œil par un aspect uniforme, sans cependant retomber dans la fadeur des groupements complémentaires. C'est à cette combinaison que se rattache le groupement si souvent employé des maîtres vénitiens, c'est-à-dire du rouge, du vert et du violet, correspondant à peu près aux trois couleurs physiques fondamentales combinées deux à deux, et celui de Paul Véronèse, du rouge pourpre, du bleu verdâtre et du jaune *.
Toutes ces lois des degrés de clarté, du contraste simultané, successif et mixte, et de l'harmonie des couleurs, semblent des lois absolument rigoureuses auxquelles l'artiste ne peut pas se soustraire, sous peine d'altérer l'imago de la nature réelle qu'il s'efforce de représenter. Cependant Helmholtz fait iemar(iu<4' avec