Girard dit ‘4 ce qui doit uer le but auquel aboutit
marq l’attribution et celui duquel elle part, présente naturellement un terme, Cette fonction le fait nommer terminatif. Ce membre de la phrase n’est jus vents le supposition de notre auteur : c’est e
l'expression fidèle de ce qui se passe dans Îa nature : voici eomment je le prouve. Le mouvement perpétuel de toutes les parties de l'univers, nous fait remarquer à chaque instant que tout mobile
ou corps en mouvement a deux termes, celui d’où part le mobile, et celui où iltend. Les générations du règne animal, et du règne végétal, les motifs de nos actions, les conséquences que nous tirons de faits observés, produisent en nous les idées de causes et d’effets, en remontant même jusqu’à Dieu, la cause de toutes les causes. Toutes ces idées se rattachent à un des grands types de l’expression de la pensée, qui est celui du terme, soit que les mobiles soient matériels, comme les corps, ou intellectuels, comme les motifs. Plusieurs grammaires désignent ce membre de la phrase sous la dénomination de régime indirect, de complément, de déterminatif, en faisant la remarque : qu’ils sont précédés d’une préposition
14. Passons maintenant au circonstanciel, cette troisième et dernière partie eonstructive de la phrase, qui assiste le verbe à former l’attribut de la proposition. Voici comment Girard en expose la nature : “ Tout ce qu’on emploie à exposer la manière, le temps, le lieu, et les diverses circonstances dont on assaisonne Pattribution, gardera le nom de circonstanciel ; puisque toutes ces choses y paraissent d’un air de circonstance.” Il n’est pas besoin de dire que c’est l’adverbe et les expressions adverbiales qui sont le plus souvent chargés de rendre ce service au verbe. On trouve facilement la source naturelle de cette partie distincte de Pattribut. En effet, tout le monde sait bien que les évènements qui parviennent à notre connaissance, arrivent en un temps et en un lieu quelconque : nous savons aussi que pendant qu’un évènement se passe, il peut en ar river un autre qui y ait quelque rapport plus où moins éloigné : ces notions forment un autre grand type de l’expression de la pensée, que Pesprit conçoit comme des circonstances qui accompagnent le verbe chargé de peindre l’érènement. Il serait d’autant plus inutile de s’étendre d’avantage sur cette matière, qu’en général nos anciennes méthodes ont des notions à peu près suffisantes sur FAUNE et sur les ressions nee "
. On peut considérer ces grands types du langage comme des moules bien distincts où sont jetés nos idées, en quelque langue que nous nous exprimions. Cette opération de l’esprit se passe le plus souvent à notreinsu: et quand bien même nous vou hous soustraire à l’observation des lois secrètes de la logique naturelle qui conduisent toutes nos opérations mentales, nous ne le pourrions pas ; tant ilest vrai de dire que la faculté de penser et celle de parler sont les résultats de la suprême intelligence du Créateur.