‹ Essai d'analyse psycho-sensorielle et de psychogénie scolaireChapitre 107 sur 139 · AU COURS (OU 4 LA SECTION) PRÉPARATOIRE (6 A 7 ANS · texte numérisé non relu

AU COURS (OU 4 LA SECTION) PRÉPARATOIRE (6 A 7 ANS

Le comportement masculin devient irrégulier selon les tests. En négligeant les résultats négatifs du second pour les raisons déjà données, la seule constante positive est fournie par le percept numérique. Celui-ci, faiblement amélioré par la vision dans le troisième test, avait gagné, par elle, 8o % environ au premier.

Le comportement féminin gagne, par contre, en régularité. L'appoint visuel est franchement positif dans les trois tests, pour la forme, le nombre et le relief. Une contradiction subsiste pour les dimensions et rapports qui sont aussi bien palpés que vus dans le premier test, alors qu'ils sont mieux perçus par l'œil dans le troisième. Bien que moins compliqué, le troisième objet a provoqué, semble-t-il, plus de synergies

1. Nous considérons, en effet, que la première notion des dimensions et rapports, est perceptive et non conceptuelle. L'enfant voit directement, non seulement ce qui est grand ou petit, long ou court, mails aussi Ce qui l'est plus ou moins, par rapprochement et confrontation d'images, ainsi que Rasmussen l’a constaté.

Aussi, tout en admettant, avec Wundt, que la notion d'espace est due à une synergie où le tout joue un grand rôle, croyons-nous inutile son explication, d’essence métaphysique, de la « synthèse psychique ». (II, 30.)

psychiques que le premier, faute d'intervention possible d'images acquises (clichés ou gabarits).

À cet âge se manifeste une égalité de comportement avec ou sans vision pour les deux sexes quant aux nombres de particularités perçues. Cette unique constante intersexueile mérite d’être retenue par la pédagogie psychogénique pour l’enseignement éducatif du calcul. Il s’agit, encore une fois, unique-. ment de nombres faibles, aisément visibles ou concrets.

3° AU COURS ÉLÉMENTAIRE (7 A q ANS)

Nous ne pouvons plus désormais nous appuyer que sur deux tests : le premier et le troisième, — puisque le second a été réservé aux enfants de moins de 7 ans, — afin de fournir un recoupement partiel pour le début de l’âge scolaire. Mais ces deux tests principaux semblent suffire à légitimer de prudentes hypothèses, toujours provisoires, comme toute science d’ailleurs.

Négative en général pour le comportement masculin, dans

le premier test, la même influence synergique visuelle est ce-

pendant nettement favorable (6o % environ) toujours pour la reproduction des dimensions et rapports. C’est d'autant plus remarquable que, dans la même modalité d’activité perceptive, au troisième test, un maximum d'influence visuelle se révèle à cet âge. Il convient de ne retenir que ceci et d’avouer humblement notre impuissance actuelle à expliquer les variations de la même synergie, trois fois négative dans le premier test pour : la forme, la quantité, la stéréognomie; trois fois positive, au contraire, dans le troisième test, pour les mêmes modalités perceptives. Encore voit-on ici un maximum d'influence visuelle sur le percept quantitatif. On constate, une fois de plus, l’importance capitale du choix de l’objet à observer et reproduire.

Le rapprochement du comportement féminin du même âge aidera-t-il à élucider cette énigme? Ici les constantes sont nombreuses. Qu'il s’agisse de la forme, des dimensions et rapports ou du nombre de particularités, c’est positivement qu’agit

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