‹ Essai d'analyse psycho-sensorielle et de psychogénie scolaireChapitre 129 sur 139 · NEUF ANS · texte numérisé non relu

NEUF ANS

L'activité visuelle s’intensifie, principalement pour les garçons. Le progrès sensoriel reste encore limitié surtout à VK, bien que À se perfectionne sensiblement. Au deuxième cycle, le progrès de P devient frappant. Pour les raisons analytiques fournies antérieurement, il pourrait être la conséquence logi-

JÉRSÉÉ

Sat CR

que du renforcement symbolique de l’année précédente. Le troisième cycle révèle deux gains de 100 % : en Es comme en GC. Les proportions, en pareille matière, importent autant que les chiffres, sinon plus.

La comparaison des sexes montre la supériorité masculine pour VA, dont le renversement de valeur, à ce point de vue, est curieux; K, où la même constatation s'impose; P, qui pourrait être un produit ayant VAK pour facteurs; par contre, les filles marquent un progrès en O, et dominent sur ce point, comme pour Es.

Nous compléterions donc volontiers notre formule précédente d'âge et pour 7 à g ans, sans la modifier, car elle est exacte encore si nous ia jugeons maintenant incomplète. Ajoutons l'indication de la genèse du troisième cycle que nous expliquions d’ailleurs ci-dessus et cette formule devient :

VKDAog...+siq...+esc.

Encore une fois, nous croyons trop au devenir pour donner quoi que ce soit de définitif, Il convient ici de chercher, contrôler, corriger et compléter inlassablement.

° Drx ans

Le perfectionnement de VK continue, mais chez les filles exclusivement. Elles gagnent beaucoup, alors que les garçons perdent notablement Le progrès psychogénique n’est point une droite continue, mais comme la résultante d’une courbe sinueuse d’anticlinaux et de synclinaux qui monterait peu à peu, sans être absolument régulière. Ceci ne rappelle-t-il pas l’aliure de toutes les courbes de croissance somatique? A, O, G et T sont stationnaires, en moyenne; mais les filles marquent cependant un gain pour l'audition qui, de nouveau, les place en tête. :

. Pour le deuxième cycle, on remarque une amélioration générale quant à M, J, As et Sy surtout; les filles gagnant pour la première modalité, les garçons pour la seconde. Notons aussi qu’elles doublent leurs camarades pour l'imagination représentative, tout en étant inférieures pour l’autre. Cette dif-

LÉDÉÈEE

férence, au point de vue sexuel, coïncide presque exactement avec celle du symbolisme. N'est-ce qu’une coïncidence? Simple coïncidence aussi la supériorité féminine en V, K, M, P et Ir Que de problèmes délicats, mais passionnants, nous posons ainsi pour demain.

Enfin, pour le dernier cycle, le progrès semble très faible, sinon nul parfois. Un fléchissement masculin en C contraste avec un progrès féminin sur ce point. Cet accroissement de la cénesthésie féminine n’est probablement pas sans influence sur ce que nous venons de constater.

Mais la remarque capitale, pour cette année, réside dans le fléchissement de P chez les filles, si sérieux qu’il ramène la courbe générale au-dessous de la précédente sur ce point. Rappelons la déficience féminine à 9 ans, pour V, A et K, dont P est formé probablement. Ainsi, chaque année résulte de la précédente : telle une moisson qui vient d’une semence et sert de semence à son tour.

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