ONZE ANS
La supériorité des filles est à peu près générale dans le premier cycle qui révèle un progrès réel sur l’année précédente pour tous les écoliers. C’est donc une année importante pour la scolarité. Autrefois, les meilleurs élèves de nos écoles primaires pouvaient subir l'examen du certificat d’études alors; et leurs études s’en trouvaient accélérées. On a eu peut-être tort de renoncer à cela. Nous le verrons mieux encore tout à l'heure. Le deuxième cycle est marqué par un progrès très important de P, surtout chez les filles qui compensent le recul précédent. L’imagination représentative gagne 100 % dans les deux sexes, avec maintien de la supériorité féminine. Cette supériorité, nous la voyons encore dans le dernier cycle, en C, comme en Vo qui en procède.
Si nous avons pu dire précédemment que là période prépubertaire est marquée par un rapprochement curieux, en gros, des courbes de chaque sexe, il faut ajouter maintenant que, à 11 ans, les filles sont sensiblement plus avancées que les garçons au point de vue de l’évolution psychogénique.
7° Douze ans
Ici, le rapprochement dont nous venons de parler se retrouve. Sauf pour O et G, dont l’importance quantitative reste médiocre, les moyennes sont voisines dans les deux sexes. et le premier cycle. La progression lente, mais régulière de T est digne de remarque. Il en est de même, dans le cycle suivant, pour M. et P. L'association conceptuelle (ou des idées, pour employer l'expression courante) a progressé bien régulièrement aussi, surtout depuis deux ans. En revanche, par un phénomène mystérieux de régression momentanée qui ne doit plus nous surprendre s’il nous intrigue toujours, les deux modalités d'imagination ne gagnent que chez les garçons; les filles perdent du terrain à cet égard, comme dans le dernier cycle, pour C et Vo. La crise pubertaire commence. Elle semble plus hâtive pour elles que pour les garçons.
Voilà qui les conditionne fâcheusement pour subir des examens à 12 ans. Ceci confirme et renforce ce que nous disions tout à l’heure, à propos de l’âge du certificat d’études primaires.
La formule psycho-sensorielle de 14 douzième année, que nous avons établie antérieurement, doit-elle être conservée ou modifiée ?
Nous sommes d'avis de compléter la première partie par l’indication de toutes ses modalités, puisqu'elles se révèlent toutes dans une proportion variable, quantitativement très différente, mais qualitativement égale peut-être. En d’autres termes, eu égard à l’importance psychique spéciale de chacune, la moyenne de O ou de À peut se comparer à celle de V ou de K.
‘ Nous modifierons également la formule du deuxième cycle. En somme, ce sont P et M qui se révèlent principalement. Ici encore, toutes les modalités sont écloses et agissent. La conscience psychologique est née de leur synergie complète, principalement de l’activité associative (As) dont la progression est éloquente, et qui fonctionne en liaison étroite avec la mémoire évocative et consciente (M).
En revanche, le troisième cycle, celui de la conscience totale ou morale, reste presque lacunaire en sentimentalité comme en volonté. Nous marquerons donc, chez lui, la cénesthésie qui joue un rôle dans toute conscience et qui pointait dès la septième année, ce qui confirme par ailleurs nos hypothèses sur la genèse du moi. Nous noterons enfin cette aube du sens esthétique qui fait entrevoir celle de la conscience complète.
Voici cette nouvelle formule :
VAOGTK+MP jasirsy +esc.
laquelle suppose toujours, pour les raisons déjà données, l’existence indispensable de l’attention évoluée, polyvalente; à la fois organique, sensorielle et conceptuelle; devenue cons-
ciente et volontaire par la synergie cénesthésique; donc globale et scolaire; non plus subconsciente, ludique et fugace.
LA CRISE PUBERTAIRE
Pour notre race et dans nos climats, la crise pubertaire correspond à la période de 11 à 13 ans, done aux cours moyen et supérieur de nos écoles.
PARTICULARITÉS SEXUELLES
Après un temps d’éclipse temporaire par l'audition, la pré-
dominance sensorielle redevient visuelle chez les garçons. Leur
cénesthésie se renforce et s’affine, bien qu’elle reste inférieure à celle des filles, en général. Elle évolue, par contre, vers l’affectivité qui est une modalité cénesthésique supérieure, devenue telle sous la double influence du sexe et du milieu social. La volonté commence de se manifester. Ceci confirme la théo-
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