POURCENTAGE
IFAUTES FAUTES FAUTES des fautes
COURS D RER EE ER initiales corrigées ajoutées | à | | corrigées | ajoutées
D en A ra re
\ Garçons (17). 44 ) Filles (16)... 30
{ Garçons (18). | 42 Filles (7)... 24
Garçons (16). 24 Filles, (15)... 45
Garçons (47). | 15 Fillesi(8)- 2 80
TorAUx. Garçons (98). 26 ‘ Filles (46). til
Ensemble (144)
D'une manière à peu près constante, les filles se sont montrées moins sûres d’elles-mêmes, par conséquent plus suggestibles, âge pour âge, une fois de plus. La différence sexuelle de comportement a été surtout apparente au C. M. où elle est décuple pour les filles. Ceci coïncide, pour elles, avec la crise pubertaire de la douzième année environ sous notre climat. À peine sensible, un an plus tard, cette différence réapparaît dans la suite, au C. C. Il existerait alors des modifications physiologiques nouvelles, sans doute?
Si l’on examine maintenant l'attention suggérée normale, les comportements par sexe se montrent encore différents. Les filles sont très supérieures aux garçons (80 % contre 15 %) de 7 à 9 ans et encore (45 % contre 24 %) jusqu’à 12 ans. Mais après la période pubertaire, un renversement complet de valeurs se produit. Les garçons prennent nettement l’avantage. Ils accusent 42 % contre 24 au C. S. (12 à 13 ans) et 44 % au lieu de 30 au-dessus de cet âge.
Ces premiers résultats furent discutés dans la séance du 29 février 1924. Ils permirent de vérifier l'affirmation de Binet
qui, d’après de nombreuses expériences, à établi que la suggestibilité varie d’après le sexe, l’âge et la culture intellectuelle. Il fut décidé, conformément à la méthode établie déjà, de reprendre cette étude. M. François Sarrieu proposa très justement d’uniformiser le plus possible les tests, comme la technique même de l'épreuve. M*° et M. Abadie, directeurs des écoles de Luchon, voulurent bien se charger de ce travail pour lequel ils étaient tout à fait qualifiés.
Les résultats de cette nouvelle enquête sont indiqués dans le tableau suivant :
POURCENTAGE FAUTES|FAUTES|FAUTES des fautes COURS initiales |corrigées| ajoutées Ne red Tr
corrigées| ajoutées
arrare:
LE | Garçons (18). 87 4 EU Filles (18)... 74 5 PT Garçons (18). 88 0 FA Filles/(10):: 38 0
C. M. Garçons (19).| 107 4 (2° année) | Filles (22)...| 135 13 C. M. | Garçons (17).| 104 d (1r° année) ( Filles (19)...| 124 9 C. E. Garçons (23).| 113 1 (2 année) Filles (11)...| 104 4 GE. Garçons (22).| 193 7 (1r+ année) | Filles (9) .... 78 10
On a profité de l'existence de six classes dans chaque école de Luchon pour établir six degrés d’âge dont deux pour le C.E. et pour le C. M. qui comportent chacun réglementairement
deux années ou divisions. Le problème se trouve donc étroitement délimité. è
Pour les fautes ajoutées, les filles conservent leur supériorité, si l’on peut dire. Toutefois, ce caractère éminemment suggestible du comportement féminin ne paraît plus aussi constant et offre des oscillations. Il croît jusqu’à la période prépubertaire, puis diminue brusquement pendant cette crise pour devenir nul, dans les deux sexes, entre 12 et 13 ans; après quoi le comportement féminin reprend son caractère antérieur.
Cette spécificité des sexes, eu égard à la suggestibilité, peut compléter utilement, croyons-nous, les travaux de Binet sur la matière. De plus, la courbe masculine et la courbe féminine atténuent leur divergence, au point de se confondre, dans la période pubertaire’', alors que les graphiques précédents montraient plutôt des recoupements pendant cette période. La suggestibilité, condition favorable à l’attention scolaire, suit néanmoins une courbe différente. Est-ce parce qu’elle est un seul élément de ce complexus hétérogène et de caractère toujours subconscient? Il serait intéressant de rechercher, plus tard, par des tests analogues, les caractères précis d’interaction de ces éléments psychiques.
Pour le nombre de fautes corrigées après avis, les variations des courbes, par sexe et par âge, ne sont plus les mêmes. Au C. E., les fillettes sont supérieures aux garçons : donc plus suggestibles. Le fléchissement du C. M. (1° année) s’explique physiologiquement pour les filles puisqu'il reparaît, pour elles, et s’accentue au C. $S., en pleine période pubertaire. Il disparaît ensuite, car la plus grande suggestibilité féminine se retrouve au C. C., chez les adolescentes.
D'une manière générale, on peut donc affirmer que les filles sont plus suggestibles que les garçons à peu près à tous les âges scolaires et que la crise pubertaire a pour effet de rapprocher momentanément le comportement de chaque sexe. Ceci suffit à montrer que l’évoluiion endocrinienne n’est pas étrangère au perfectionnement du processus attentionnel et que la transformation de la suggestibilité enfantine en autosuggestion caractérisant l'émancipation de l’adolescence, dépend