‹ Essai d'analyse psycho-sensorielle et de psychogénie scolaireChapitre 71 sur 139 · V. graphiques 9 et · texte numérisé non relu

V. graphiques 9 et

étroitement des éléments physiologiques nouveaux acquis à la puberté. Cette transformation est beaucoup plus rapide et complète chez les garçons.

Une autre enquête donna des résultats différents reproduits dans le tableau 16.

POURCENTAGE | FAUTES|FAUTES|FAUTES des fautes

COURS £ .initiales |corrigées| ajoutées corrigées |’ajoutées ce { Garçons (19). 34 12 1 35 3 PT Bite (A7 0120 4 4 15 15 | ( Garçons (17). 74 23 2 31 3

ln a

st

| Filles (9)....| 31 3 4 10 13

C. M. ! Garçons (19).| 44 10 x 23 2 (2° année) Filles (23)...| 65 18 3 27 4 C. M. Garçons (19). 94 16 5 17 5 (1r° année) { Filles (16)...| 85 19 16 22 19

CE; \ Garçons (24).| 354 47 6 13 2 (2° année) { Filles (8)....| 123 50 » 40 »

(DEN D j Garçons (22).| 147 18 6 12 4

(1e année) ! Filles (9)....| 49 29 » 59 , Garçons (12 2 153 1 3

HER çons (12) 1 1 7 0

| Filles (11) :..

On voit cependant que la suggestibilité féminine reste supérieure à tout âge. En revanche, pour les fautes corrigées après avis, cette suggestibilité se maintient jusqu’à la période puber-

OS

taire pour disparaître définitivement aussitôt après. Or, ceci confirme singulièrement notre hypothèse récente sur l’influence du système neuro-glandulaire à l’égard de la suggestibilité. L'évolution féminine, quoique plus lente, ressemble ici à celle des garçons.

Les graphiques 9 et ro permettent de se rendre aisément compte des variations de toutes ces courbes. Le groupement prépubertaire que nous connaissons bien s’y retrouve encore d'une manière frappante. Il semble donc légitime d’induire de ces faits constants, malgré les variations légères de temps ou d’âge, fort explicables en pareille matière, que la courbe de suggestibilité, par cours et par sexe, est, somme toute, assez voisine de celles obtenues jusqu’à présent pour l'attention. N’est-il donc pas permis de déclarer maintenant que la suggestibilité constitue un facteur primordial et essentiel de l’attention scolaire? L'étude physiologique du substrat de cette suggestibilité serait donc capitale pour l’analyse de l'attention? En tout cas, cetie suggestion toujours sous-jacente, soit sous sa forme première, soit sous sa forme évoluée de l’autosuggestion dont nous parlions tout à l’heure, quelle que soit son origine et sa cause, — problème qui nous dépasse, — n'est-elle pas d’abord visiblé dans ce mimétisme que l’on remarque chez le tout jeune bébé? C’est bien l'influence de l’éducation qui la fait évoluer d’une manière plus ou moins rapide et complète vers l’autosuggestion indispensable à l’être complet. Encore un point du problème éducatif qui s’éclaire d’une lueur nouvelle. Ceux qui ont lu le beau livre d’Edouard Estaunié : L’Empreinte, savent comment une certaine éducation négative excelle à empêcher précisément cette évolution pourtant naturelle. Notre rôle, à nous, au contraire, consiste à la favoriser sans trop la hâter cependant, puisqu'il est des facteurs physiologiques, on le voit bien maintenant, dont il faut attendre l’apparition. Le rôle du médecin comme conseiller de l’éducateur, s’affirme de nouveau.

* LE

L'intérêt provoqué par ce rôle insoupçonné de la suggestibilité incitait à tenter une enquête complémentaire en intro-

duisant une nouvelle variante temporelle. Le nouveau test comprenait deux actes distincts et à vingt-quatre heures d’intervalle. La dictée n’était revue, — après avoir été ramassée par les maîtres, bien entendu, — toujours sur l'invitation de ceux-ci, que le lendemain matin, à la même heure.

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