‹ Essai d'anthropologie chinoiseChapitre 7 sur 9 · L'égalité d'âme · texte numérisé non relu

L'égalité d'âme

4 La sagesse qui se conforme aux faits, aux changements.

5. La pureté de l'élément humain, spécialement de l'esprit Shen, qui rend la pensée calme, égale, la volonté portée au bien.

.6. La rectitude.

7. Le calme, le repos intérieur, qui arrête tout trouble du cœur et réprime les agitations causées par les objets extérieurs.

8. L'esprit de soumission aux lois de la nature, c'est-à-dire du ciel qui produit et règle tout.

9. L'esprit de faiblesse S^ , c'est-à-dire ce sentiment qui porte à ne point vouloir dominer ni user de force.

10. La simplicité qui rend la nature conforme à la loi rationnelle par l'absence d'élément étranger dans le cœur et l'esprit, qui détache le cœur des biens terrestres alors même qu'on en. possède abondamment, qui détruit l'agitalion tendant à l'action pour elle-même, restant toujours le même au milieu des mouvements, des changements perpétuels de l'extérieur.

' Qui les fait respecter.

Il n'y a point là^sans doute, une classification bien régulière, et plusieurs vertus se ressemblent trop pour former des catégories séparées. Mais la stricte logique n'est point le fort des Chinois. Il suffit pour eux d'une différence quelconque, fût-elle même accessoire, pour qu'ils croient devoir former une catégorie spéciale. Aussi, dans leurs dissertations philosophiques, il règne toujours plus ou mpins de confusion, et systématiser leurs élucubrations serait souvent une chose fort difficile.

Des philosophes confucéens eux-mêmes, du genre de Tchouhi, se bornent aux quatre vertus, laissant de côté la droiture parce qu'il leur faut le nombre quatre pour rapprocher les vertus de ce qu'ils appellent les quatre principes fondamentaux des êtres : le commencement, le développement, l'affermissement et l'achèvement parfait, comme aussi des quatre saisons, modèles de toute action au ciel et sur la terre. (Voir la SiaO'hWf de Tchou-hi, iiv. I, init., et le Tsieh-yao-tchuen , résumé des principes de Tchou-hi, chap. I.)

Le printemps n'a que l'élément d'une chaleur douce et agréable, dit ce philosophe; c'est là l'aspect et le modèle de (( la bonté ».

La justice a la force, la chaleur de l'été; les rites ont la bonne ordonnance de l'automne et la sagesse, le froid, la gravité de l'hiver. Le rite est la manifestation de la bonté comme l'automne manifeste les fruits du printemps, de la semaine, etc. La sagesse est le fond caché de la justice, comme l'hiver fait renfermer les trésors recueillis et les fait dérober aux regards envieux, au vol ^.

Ml y a encore d'autres systèmes moins importants qui ne connaissent que quatre vertus fondamentales, mais en partie différentes de celles que nous avons énumérées ci-dessus. Citons seulement celui des quatre Wei ou points cardinaux, extrêmes, à savoir li, t, lien et tchi. Les deux

premiers noms sont connus (voir pp. 81, 83 ; le troisième iRiv lien, correspond, quant au sens et à Télymologie, à notre « intégrité », et le quatrième fl** désigne proprement le sentiment qui fait rougir, qui rend honteux de ses fautes, de ses erreurs et détermine à s'en corriger. Cest

Nous avons cité ce trait à titre de curiosité. Nous croyons avoir épuisé le sujet en ce qui concerne les principes anthropologiques ; il nous reste à dire un mot des fins dernières de l'homme.

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