INDE. SECOND AGE. I I
et tout ce qui satisfait les sens. Les sept Souargas sont disposés en hiérarchie de récompenses dont le dernier terme est l'admission à rassemblée d'Indra, Là viennent les guerriers morts en combattant^ ceux qui n'ont jamais menti, les femmes qui se sont brûlées sur le corps de leur mari.
Les âmes qui ont commis assez de mauvaises actions , pour que les bonnes ne puissent pas l'emporter, sont plongées dans leNaraka oùKachmalales entraide la tète en bas. Là , elles sont livrées aux Asoura» qui inventent mille tourments affreux pour lins faire soufifr. On les tenaille avec des pinces de fer rougiesau feu ; des serpents et des insectes venimeux les poursuivent et les mordent ; cl'autres barbotent éternellement 4ans un étang d'urine de chien et d'humeur corrompi;^. Les sept Pattalas sont disposés en une»hiérarchie de peines toujours croissantes.
Lorsque }e temps fixé pour les peines (Ki les récompenses est accompli , les âmes reviennent sur la terre , et rentrent dans de nouveaux corps audessus ou au-dessous de la race qu'elles ont occupée auparavant , suivant leur degté de purification.
II y a trois classes de transmigration. Les âmes douées de la qualité d'obscurité passent par la première, c'est-à-dire la condition animale, dans les degrés de laquelle sont compris et confondus avec les diverses espèces d'animaux , les Soudras , les Mlechas ( barbares , étrangers ) , les Rakchasas
if8 UY^E il, qHABITRE It.
( gjé^Bts ) y et les Pisatphas ( vampires ). -^ Le^ k^^p^ ^ouée^ die la qualité 4e passion, passept p^r la se? ppnde plasse pu cpaditiou humaine , dans laquelli^ fp ti^QiiyemL ]es Radjahs , les ^^ch^tryas , etc. -^ Les ^oies do^ées de la qualité da bonté passent pa? la troisième classe ou condition divine, où se trour vent les Brahmapahs, les Hichisyles Devas, ^tc. -T- Chacune des trpis clasi^es «i eUe-n|ê]|ie troif
]l<Qrsqi^ç après ayo^* }*epueilli les iSiptes né^^ ^ J'ab^adpQ diîfJg^^s, l'âuip a été purifiée de |x>ute souillure, elle retpurup vfsrs 1/es depx principi^s dp^^^ ^'m^ immeuse énergie , Parama^hm^ (l'Amf ^Hprémp), et Mahât (J'i^telligence ).
I^e culte pvescvît ^^y les livres saints est 4$ dewx sortes : Vup^ e])r.appor|t avec cemoodiaet p^Çr i^mrant des jpuissance^; Tau^rç détaché et cOQ4uis9A|; à la félicité suprême.
La lol|&st un mystàw ponQé ^ I4 garde 4^s Sr^hpif^iiahs, apxquels \\ est défendu 4e sortir 4u (^rfir tpjire sacré de ^pd^.
Parpii )es quatre castes, les deux supérieures ' sont les plus pUr^s,» etparnii elles les Brahmanahs plus purs encore. — - Le Brahnianah est de 4'oit seigneur 4e toute création; parce qu'il ti^e son prigine de la tête, naembre le plus noble 4e Br^hoiajlji le préatepr, et de la bouche partie la plus pure -^ j^rc» qp'j} est pfpïif^pr pé; parce qu'iJ possède h j^ipt^ éefiWe. — Tojjt p|8 que le n^opde r^ferfiiip
est la pvoipnété du Bi«iliiriftiiah,«et ^est pàp sa. gëfiévofiité^ue les autres hemmes jouisteât â^bîéng Àe cemondei -^LeBralinlimaH a seul le dréit d'ë^ tvdiep et d'enseigner les Pei/â5, d^^ctsemplir les- sa-» erifîces M de diriger eeux des autres. '
Le ICchatrya , hn ?a seconde caâtë , est né des bras de B#alimî|h, c'est pourquoi il est plus pul que les deux dernièves. ^^ Il pMtêge^le fieuplf, «teree la èj^rité, flaerifte«tlit \e» Uvp^ saeMf (Pouranas).
Le Yeîssiali est né d^s cuisses de Brahmah ; il soigne les bestiaux , donne Faumône^ étudie les livres saints (les Oupavedas relatif aux seienees et •tix arts mécaniques ) y fait le coâingteree, prête à intérêt et laboure la terre. *
Mais le Soydra est impur , parce qu'A est serti des pieds d« Brahmah ; aussi n'a-t-il qu'un seul effiee , c'est celui de servir les classes préèédentes, sans déprécier leuf mérite. ,
Pour qu'un bomme soit complet et parMt , il fiiut quMl se compose de lui-même , d'une femme %t d'un fils, car c'est le fils qui peut seul après sa mort lui* faire le sacrifice des ancêtrte, et le délivrer du séjour infernal appelé Pout. r-*. Et copime au montent de la naissance de Falaé , un bomme ek devenant père acquitte sa dette à l'égard de ses às-^ eêtres , c'est yatné qui dmt seul béritar de tout.
Le mari ne feit qu'nne seule personne avec sa femme; aiisM #oît-en toujours prendre sa première
jaO X4YB£ II y GHAPXTUiS II.
femme dans gai^laâse; «t tout Douidjaha qui 9 4M feiAmes 4^ plusieurs classes, doit régler eatr« eUei la préàéaDce , les égardu et le logeaient. — tJné femme ne doit jamais agir à sa fantaisie, car eUe est toujours sous la protection de son pèrt, de son mari ou de son fib« -^ Les femfnes stérilet, dont ies enfants sont morts , qui n'ont que des filk^s, on qui parlent aiKec «eigreur , doivent être remplacées, à des temps marqués par la loi.(Polier/Ward. As, Res. Man. Dhar. Sastra, etc. )
Et cette énorme puissance matérielle des Dai- ^yas que la paaole révélée venait de transformer à Tobéissance ; ce conquérant de la terre > ce grand Bail, appelé aus^ Maha Bali Yaroun^, et encore le grand Eat; ce Radjah des Kchatryas Daityas si longtemps indomptés, fit à Tinslant tourner toute la force de sa ^gigantesque race k créer le signe matériel du dogme qu'il adoptait. 11 prit une mon« tagne, la tailla , la creusa ^ et fit sortir du relief de ses flancs rocheux, cette ville sacrée des sept Pago** dee, avec ses temples d'un seul bloc , see murail* les p ses rues , sgs placei et ses dieux , de granic ; et tes animaux fantastiques et ses statues colossales; monuments fossiles de Fart humain , aus;quels On monte initié par une longue avenue de vochers , à parois sculptées d'animaux sacrés ; piss par une place circulaire^ et par deux rues , qui semblent la
iNDC ~* 8SGON1> AGB* 131
triple force àe la Vierge , soutien des trois inondes , •t qui mènent aux sept temples des dieux secon* daires, pour arriver entin tusommet où se présente le lit du dieu^ immense pla te -forme , avec 4es lames de rochers pour estrade , et un lion de roc poftr chevet.
Mm tandSs qne ce nouveau pouvoir sanctifiait sa forée , en consacrant la terre à la représentation du oîel , f ancienne puissance des Radjahs , de la raoe du soleil , élevait au*-dessus de la terre » et pour ainsi dire entre elle et le ciel , des monuments tout entiers construits de la main des hommes, et qui se voient encore dans le nord et dans le centre de l'Inde, dans le Behar , TOrixa et le Bengale.
Or , c'est ce que fit Sagara , fils de Yahou , trente* deuxième Radjah de Sourya Yansa, qui commence le Treta Youga , et passe pour avoir fait &ire beaucoup d'œuvres d^art et 4e monuments.
Mais une plus grande tâche était encore réservée k ce Radjah. — La caste des Kchatryas purs ou DevaSy n avait pas vu sans envie et sans haine Télévation , la puissance et la centralisation, des Radjahs d'Ayoudiak; et beaucoup d'entre eux, en haine de Forthodoxie de SouryaVansa, adoptèrent des doctrines hérétiques**^** Et le mal devint tel dans l'empire de Sagara , déchiré par la pluralité guerrière et l'impiété des Kchatryas, que Sagara fut obligé de détruire par la guerre beaucoup de ces chefs
lâd LITRE II 5 CHAPITRfi II.
Mais le Radjah allait avoir encore affaire à d-au* très ennemis, à une de ces races bitapdes qui s«
créent dans les rangs inférieurs de la société Or ,
Sagara avait eu d'une de ses femmes 60,000 fils, qui , ^B cherchant un cl^Bival sacré, destiné par leur père à un Ashoua Medha , troublèrent dans ses méditar tions ,' le sage Kapila qui habitait près du «nont 6anga ; et le sage les réduisit tous en oeBd«esd'ua seul de ^^ regards. £t alors Sagara wint eontre Kapila avec une armée pour «enger ses fils; mais le saint détacha ses longs cheveux, en frappa I4 terre par trois fois, et il en sortit une nombreuse armée dliommes 4 cheveux frisés , ce qui les fit ap? peler Cutila-Gesas ; et ils attaquèrent Sagara Et le défirent; et après leur victoire , ayant demandé à Kapila ce qu'ils devaient faire , il leur conseilla d^émigrer dans Sanc^a-Douipa , où ils vivraient longtemps entourés d'ennemis, ji|squ!it ce que Krichna vint établir leur empire : et, en efiOit^ ils émigrèrent, et une partie s'arrêta dans Coucha? Douipa , où ils eupent plus tard à lutter contire Farasoo Rama , qui les détruisît. Et les 60,000 fils de Sagara furent ressuscites ftlus tard parla déesse Ganga qui , ateenée du ciel par«Bhegiratha , desr eendant de Sagara , mêla ses eaux sacrées avec leuP9 eendses.(Ward, Pollier, Wilford. As, Re$, ) E| le^fils de Sagara, aimi que les Cutila-Ceiiaa , sont eea nouveaux éU'es singuliers qui nai^ent tOMJPUmi dans cette période de théorisation politique, et fui
^eprésentefit Vaffranchiss^w^çnt individuel , Téiplté pm $puinis, commpriediqup la doctrjnp dq )Çaptla| JjB dje^tructeqr des ancienne^ pratique^ raligiieuse» , ^t le précpniçiatppr de la vie intérieure et po^tem^ plaiiyp , ^jfi oppositiop ayecle dpgmp ^rt^qd^xe «t unitaire dp Gang^ et de i^^ga^-a.
Depuis S^gara, prepxipr Radjah du Treta Youg^^^ jusqu'à Rikscha, dernier Radjah du Dou^p^r^ YôiJig^ , la tradition hisfprjqu^ compte trentpThuit Jladjahs, qui forment ces deux YoygjiiS. (W^rd-)
Et dans les grapd^ ppëme;? se trouve }a Aar^T tion des luttes qifi font suite à celle que upwa yer jW?os de déoviif^ ^t qui occupepit toute cette péT riodp; ce$ poôn^es soAt ceux du Ramsy^pfi et 4îJ Qhagavatta^
Pt ypici ce qui se passa ^u temps du P^ra^QHr ïian^^ Avataraf — : Les Kchatryas Devas , toujourff plus portés k Vorguei}, ayaiept adopté 1? doctrine 4'y^ nouveau »Pgfi, appelé Gautaipa, q»i disait qnf U téfnoigHpge des sçns devait seul être cru , et que tous les êtr^s sentants obtenaient Tabsorptîpn daîiff Brahmab. l^t les Haïbayas ^ puissante Qatiop ^ ai^éi» dps rois de Coucb^rDopip^, qui cppup^ndaieiît 1?b Hompcasy les Sacas, les ParasicaSi les Sarbar^s^ ^e^ Yavapas, et autres encore, ainsi que les Nidoias, tribus de Kchatrya§, qui vivaient sur le^ bor4$ du Çhacbsas (O^us) , et aussi deu2^ tribus de P^ïis, lç# Çjr^td» e); le^ Héritas, tpua çeu^rl^ §giitpfisâ^t
134 LfrU Uy CHAPITRX II.
Mais Djamadagni » dont la doctrine était liée h celle de Vishouamitra , disait au contraire qu'il était impossible d'admettre que toute existence distincte se perdît dans Dieu , comme une goutte d*eau dans l'Océan, et il était soutenu par les Ra* djahs d'Âyoudiab (Sotirya Vansa), dont il avait épousé une fille appelée Remmka; et c'était le parti des Brahmanahs.
Mais ce dernier parti fut Iiattu ^ar les confédérés, partisans de Gautama, qui mirent sur le trône d'Ayoudiah, dont ils s'emparèrent, Cravyadadbipeti , roi de Coucha-Douipa (l'Asie), chef des Gravyadas qui habitaient des cavernes et mangçaient encore la chair de leurs prisonniers. Et ce roi irïlpie poursuivit les Brabmani'hâ et tyrannisa tous les saints du pays , et finit par tuer Djamadagni luiinéme. — Mais Djamadagni avait eu de Renouka un fils nommé Pararou Rama, qui, ^ien que Brahmanab, avait des inclinations de Kcbatrya; et I^ obtint de-Siva, qui lui donna l'arme Paraç(Ri , et de Yicbuou, la puissance nécessaire pour venger son père sur les Kchatryas. Alors protégé par Karéda, il défit Cravyadadhipeti , le poursuivit jusque dans Coucha-Douipa , le tua, offrit aux mânes tle ses parents le sang de ses ennemis dont il remplit un grand réservoir, et rétablit les Brah- . manabs dans toute leur autorité. — Cependant bientôt les Kchatryas , aidés de nouveaux alliéi^ les Gutila-Gesas, en&nts de.Kapila, et les Syama^
ISDK. f — SKGOJHTD AOS. 1^
Mu<^8, qui habitaieot l'AnrastMi (Atabie),»-' vinrent encore contre Parasou -Rama; et Pi|rasou« Rama les poursuivit avec une telle furie et en fit uir tel carnage, que les BrahniaDahs , émus de pitié, recueillirent chez eux les Kchatrjas, leui^ anciens ennemis , et c'est depuis ce temps qu'il est permis aux Kchatryas de manger avec les Brahmanahs.
{ Polier Wilford. - Ward.)
Et voilà que de cette lutte sort encore une grande modification sociale : g est la concession faite par les Brahmanahs aux Kchatryas , en les admettant sur le pied ^e Végalité^à leur table. Les distanaes hiérarchiques commencent donc à s'effacer, en même temps que les ennenais anciens et nouveaux/ de l'ttnité indieni}^ son^ écrasés.
Or, Paraçou Rsjpas^, la première des incarnations divines en Rama réunit déjà en lui la double attri<* buti0n^ de Brahmanah et, de Kchatrja, prêtre et gu^rier; et voici que maintenant on voit dans le Ramajana, que Rama Tchandra, seconde ipparnar tion en Rania« va porter la guerre dans le DekiMi et file de Ceykn, p%r subalterniser les Daityas^ et Rakchasas y^ués au culte femelle et sanguinaire de Bhavanhy. — Il tente donc de réunir en lui les deux puissances du monde supérieur et du monde ipfiérieur^ ou tout au moins de soumettre absolument Fun à l'autre. Et d'un autre coté oa ?Qit i^nis , dans la famille de Rama , les doctrines da Pjamadagni et Yishouaiaithi » lea partisans dUt
Fifiditidùâlîté éWiâervée mkis i»oiltnisë , et celle (îë Gàutëtriû, pàrtisati de Tiiidltidii alité absorbée; ftiàk tdûtês dëu:f s»ht dômiiiêeè {jâr fe floctritlè dé Yafehisttl, ^Ui t^ptésénte riioité ^pî^itualiste et ortbodëi^e* Et ënfki dadd cettëfâttiillë s'unissent ausâl la Hcé du éoleil et ceMë de là lutië.
Et tdid cottlniçiit cela fe«t raconté. î^ Ramà- Tchandra, fils de Dâéhàl^âtha, Radjah d'Ayoudial (Sëiiryâ Vâilsa, race du âoleil),'étài4 êlevê dans lëS dëfcttinfti de Djamàdagtii et Vîshdtiaritittà , et Il af «tt tft)ià frères ; Latchôùmrfna , Satrôûghïla et BkËrdtà; et Rémd défait faéritei^ dii irôhe de soti J^fere^ ftiàis J'aStucë de là itièt^e dfe Bhfifràta fit pré» ferer té dërâiét* par son père,* èlâloi-fe, ïlartia se retira dans lesforête du Dekhaii ,poùr tiVre de pri^ tâliôïis et de périilencëà , aVëc sa femme Slta et Son firèté Latfebouhlanà. — Et sa feiïlme SitsT était liêè CbÉrtïhë il suit; ^ ftarafia ftakchasa tle haisfetiëé (^éani) et Radjah de lllè dé Lancd (Cëylâri) , était •^Uél et ifaéChatit, et Vexait leà saiiits et les p6flii lèiBité^'en eiigëaHt d'eui dë& tributs cterbîtàlfls; et crttx-çî ne pouvant plus léè payët*, dffrireiit lëui^ )^âg f et Rataua fit dbuler le sàfig deiï saints ÉtaXt^ tilaMbs, et renferma datis une urne «Ju'il fit cacbè* âans la tët*ré ; m^is, des1matiithorrible6 s'ëtant ré^ |liNidiis ^r Lança , Ratâna fit porier l'urne dam léâ Ierrë9*de Janaka, Radjah de Milittlia(Tehândrà Vansai race de la lune), Où les nlémës'mauti^uiTi^ nnt~r«rM] «ft JarïakHj surles eônseilé dësBrah-^
IHPB. ^'^ •HGOUD âM^ mi
tnanâhs^ laboura la terre^ suivi de sa femme i^ui semait; et le premier tdup de soe ouvrit le vase où était le saog des Br^hmâûahs| 6t une enfaot d>'une grande beauté, qui était Si ta , eu sortit ^ el raitiéjua la pluie et là fécondité sur ces tét*rés désolées*
£t Sita f étant danâ les forêts du DeUbab avef Banm /fut enlevée parRavana; et Bému, pour fie venger, s'allia à Sougriva, le* Radjah des Singes^ ^ui lui «donna pour l'aider Hanoumaba^ incarnation de Siva, le singe le plus xnerveilleuki le pluf adroit, le plus fin et le plus rUsé qui ait jamais existé, et qui ^ dans les sciences, les arts et la patolé » était fort expérimenté; et Ramn s'allia aussi avec Jambavanti^ Radjah dès ours et incarnation, de iBrahmah , e^ il attaqua les Rakchàsas* j— Mais R%« vana^ pi^otégé par Ehavany, résista longtemps ^ Rama et lui fit mêmf beauqoup de ïncd; mailles rasesd'HanoumâUa finirent toujours par triompher de la. force de Ravana ^ et Vashiéta lui-même étao^t descendu du ciel ai(/ec les devas, pour ressusciter avec 4^ l'Amiita Rama et son arâiée^ m^.à môit jpar.les serpents de Ravana ^ R^mà eou{)a les mi)bliers de tétds^ Ae jambes et de briis de Rayada Itt le tua; et les femmes qui suivaient^le dégnie dff Shavany ^ s'enfuirent et allèr^iitis'établii*, une partie dans le Goiijarat^ et l'autre dans Sanchadouipa, et^ dans ces deux pays^ elles furent gouvernées par une Radjahny, et tous les emplois civils et milir taires furent otâ^upés par des femmm^
1J|6 LIVRB II» CHAPITAS II.
Et Rama ayant retrouvé Sîta , la poursuivit si sauvent de ses soupçons jaloux sur ses relations avec Ravana» qu'il la réduisit au désespoir, et qu'elle demanda à la terre dont eUe était la fille , de l'engloutir si elle avait été pure , et la terre s^entrouvrit et Sita disparut; etRamaremonta au ciel. (PoKer, Dubois. "W. Joms, Ward. Wilford- As.
Res.)
g^ Et voilà le sacrifice , qui , du sang des Dieux mêlé à la terrf , erée une nouvelle race ; et voilà les races et tes doctrines hétérodoxes qui n'ont pas été absolument séparées du eentre, la race db la lune, VisfaoïiamiCra , Oauiamai qui sont ramenées sous la dmnination de l'unité spiritualiste , tandis que le dogme de la mauvaise femme et la pluralité matérielle sont absolument séparés ou eiternsinés. ' Or, le troisième Ranm pm Balarama^ est une incarnation divine dans un Kcbatrya-Daitya, mais qui n'a pas le pouvoir absolu et i/est qu'un agent matériel , qu^un instrument dévoué du véritable pouvoir iLrithna-Avataray incarnation de Yichnou , lequel est le terme de passage de la* période d'élaboration politique à celle de i^partition ou de théorie économique.
Et en efiet, le jBhagavatta va noua montrer Krichna sortant de la race de la lune , qui vient îTêtre ralliée à l'orthodoxie, comme un nouvel être qui aura la forme des Gutila^esas, fils de Kapila ^ et la fonction de Yeissyah (troisième Caste) ou
berger. Et il sem un graUcf conquérant, qui sera vainqueur d'une foule die monstres et de nations sauvages et féroces, et finira paF fonder une ville ntiagnifique« *^ Mais Tuni de ces plus puissants, ennemis sera Nareda , le représentant de la doc* trine orthodoxe de la première période , qui, après avoir longtemps lutté coiltre lui , finira cependaBt par le reconnaître; Ce dernier rôle de conservateur moral est accompli dans Fhistoire par la race du sgleil, qui continue par obm Radjahs, de Rama k YiraseQia, et arrive jusque vers la fin du Douapara- Youga y qui est aussHa fin de la seconde période de cet âge, pour cesser et faire place à la raee de la lune.-— Et voici 6e que raconte de Krichna le Bhagavattjai.
Jayati , quatrième descendant de Pouro»-Rava , fondateur de Tchandra^Vansa (là race delakine) et fils alla, ayant épousé la fille de' Soukra, le Gourou des Dana vas , en eut cinq fils, dont Yadou était Tainé et Pourou le plus jeune* L'aîné , Yadou , fut déshéiîté pour désobéissance à son père^ et Pourou obtint le trône. — Mais Yadou devint le chef d'une tribu gueri:ière, et Qugrasena, Tun dii ses descendants , régnait à Mathourak à la fia du Tréta-Yovga. — fi avait une fille nommée Dai^ky, qu'il maria à Yassoudeya, fils de Sourasena, et ri(^ marçhanjide la tribu des Yadous« Et Gonchu, frèr# de Devalty, poussé par Nareda , qui lui avait prédit ^u'il périrait par le huitième enfant de sa sœur,
l3o LITBE II y «RAFITAl Mé
fit enfetnner les nouveaux époox. Mais ^ apf èd affoir Yu périr de la msÀn de leur fr^e loUd leurs prè^ nticrs enfantt^ Tassouderfl et Devaky pdrvitirem k sânTer leurs deux dernîars Balarama (troisième Raiba ) et Kriohtia ^ et ces deux enfants étaient dés-^ tîiiés à de grandes dbt>si^ «^^ La dégrsldatiôtt iBorale était tdOé au ootaii»eiiceiiieiitdu Dduapàrat-» Youga ^ que la tttre, soasibmfe de vaêhe, se pH-* aenta suœessÎTeHient pcfur demandef des Secdur^ Am Brahinaliy ëhéz Svra et clie99*yichnof]} et ce dernier leâ mena teus dans nn temple életé mt le riya^ de la mer de lait /pour adorer et implorer lllnf^isibUs -^ Alors Yichnou entendit lui seul une Tôix qui lui ordomiait de ^încarùer dans la famillèf de Vassoudeva et De\aky, et de s'entourer des in-» qanulti«B»de totis les Dtrvas secondaires, qui devaient Tëôdef k combattra définitîvefment le vidé, et àl'extîrper de Funiversrpour en délivrer les ï)évas etJeakommes*
ËtKrichna 6l]l^larantia,*aH8SitÔt nés, sontpolreé» par miracle chez le berger Natida^ Soudra de Gokoûla ^ où ils doivent être élevés. Et alors <!ïômaienoe la vie deHriekna, qÈiï àê divise eii ^ùâtrèr pabtîeiÉ : la pl^mièn^e àe paâtMf k Gokoula ^ pëtiêam L'enSaneè du àiem , ùèt Kficiaisi eM poursuivi pat là^ ftrtear de son oncle Ooncha , et se dAivré elbaqae Im» jpar des ixriraeles^ de fo^ce des monstres hideux envoyés par Conchav— Et la seconde partie de kl vie die Kriefaxta se paase à Btindavana, et ton^
tient lett ëvéûènieiits de «a jmin^Ms jttiqu'k yv^ âtis.
-■^L&Jejéuùe berger est enccMre ea butte ausper^
Ëéeutioûs de Cioncha. et dei Dâ&avas ^ ifu'il excita
côûtre son neveu ; maiè le jeub&iiôitime en sort
toujours vietorieuxf et puift 'Vient le temps des
amours de Krichna avec les Gopias^ bei^ères de
Brindatanây i^u'il a le talent de satisfaire toutes II
la fois en se multipliant. Enfin vient la manifesu^*
tion divine de Krichna aux bevgeie de Bttndavana ,
en leur prouvant qu'il remplace Indra dans la 6i^
eùndafioL de la terre , et en iranaportant dans le
Yéikonta (pat^dis de Yiehnou) » tout les habiunts,
ai]iiq[ûeh U se montre dans toute sa gloiM el en^
touré de Tadôtation de tous les Devaa» |
Et la troisième partie de la vie de Ktichna s'é*âoule k Matbou^h , où l'attire son oncle Gotieba ^ toujours sur les conseils de Nareda, pour ttcher de le Mte périr; mais Krii^hna, qui parak à la eiiur de son ônele dans l'équipage , d'un puissant Radjah ^ et qui est aidé de Bakrania , sott vî<^torieiMt 4e toutes les épreuves y et après avcnr tué eiin onicle > are de prison son père et sa mère^ et repUeeten grand-père sur le trône. ^^ Alors Krickn^^ élevé diefeles Soudras yse Élit initier par le oordoa 9Êt»i 4ni dOAne la double u^issanM; fvàsftâmtmx Daai'^ éJ93Êk, il se feitimtr^ire daâs la lectura des Vedaa» ^riifisairaftt<iouf«u,et enfi^ il âeaeeod k Yaaeipour Ja ville infernale, p^^^^y chercher kfilsdeeon Gourou 9 après avoir taé le Danava SMoha Somtèi
l3% LIVRE II, CHAPITRE U.
. Enfin , là quatrième période de la vie de Krichna se passe à Douarîka , ville qu'il crée au bord de la mer, d'une seule de ses paroles , après avoir été forcé de quitter «Mathourah, par suite de la vengeanoe des femjnes^de Concha , qui çxcitèrent leur père, Djarasandha , à poursuivre Krichn'a; ce que fit le père , aidé de Galayavana , sectateur de Siva , et aussi des rois Mlechas, desSackas, des TouchaVas, desDarad|is,desKtasa9,desTanganas , des Paradas, des Pahlavas, et de cent autres nation%qui descendirent des monts iglacés^ — 'Et la ville de Douarika, bâtie paryi^ouakarma( Farcbitecte des dieux ^^ sur un motde Kricbna, était une magnifique et grandecité^ toute r^plendissante d'or et d'argent, et de pierreries et dji cristal, et 'toute pleine de jardins, de temples , de marchés et d'édifices. Et alors Krichna et Balarama détriûsent leurs ennemis, et puis Krichna se marie successivement huit fois, par enlèvement; par offre du père vaincu; par offre volontaire d'une autre; par consentement ncmtuel ; par prix d'un concours de force; par choix de la jeune fille; par victoire sur un rival; ef^ar victoire morale sur une jeune fille qui s'était cansacrée à la virginité. Enfin, sur laprière d'une de ses femmes, il la mène auy Souargas , et en route il défait un puissant Dana va , qui tenait prisonnières seize mille princesses , dopt Krichna fait ses épouses» Et en ai^'rivant aux Souai^as , Indra lui cède son trône et donne à sa femme l'arbre Paridjata, dont l'ombre
INDE. — SECOND AGE. l33
rend heureux , et qu elle rapporte à Douarika, en y revenaHt avec Krichna. Et là Xridina règle le temps de sa journée, dé manière h Ia<passer enpurifîcationS) eo aumônes , efl dévotions , en enseignements de la part des Brahmanalis ^ puis en oc-cupations publiques^ et enfin en plaisirs de musique et d'art , et de réunion avec ses femmes ; ce qui termine sa journée. Et un jour, pour s'assurer de la puissance de Kridma , Nareda vient le voir , et le trouve y dans le même instatit , occupé à différentes choses , chez les huitNagayas ,* ses premières femmes, et chez les seize mille autres. A cette épreuve Nareda ne peut résister, et se prosterne aux pieds du * dieu pour recdnnaitre sa puissance. ( Polier, etc. )
Et de cette sorte on voit que Krichna réuoit en lui et égalise les trois premières castes , puisque Yeissiah , il reçoit le cordpn de la double naissance ; qu'il est Radjah (Kchatrya) puissant, et que, comme les Brahmanahs , il étudie les Yedas ; enfin, il est investi de la double puissance sur les mondes matériels, puisqu'il s'assied sur le* trône d'Indra, et qu'il descend aux enfers chez Yama.
Or, c'est là le passage de la seconde à la troisième période de l'âge du Brahmanisme , où on voit aussi toutes les races se réunir sous une seule domination , celle de la race de la lune ; et nous devons noter ici la dernière trace de la race des Daityas , que nous avons vue constamment figurer à côté
de celle d^s Devas pends^nt ces deux périodes* , Or, noua 9¥on« dit que cette race fivait été rer cQimye comme une de$ -puissances temporelles ( Kgliatryei Paitya ) sfumî&es au Brahmanismç , dans la persp^pe de Balii créé Radjah du moi^de inférieur, par Vabmana. Et Bali evit dans sessuccesi« ^wrjà Baqatobaria et Malatcharia. Jje preniier ^ pourvu de mille mains et adorateur dç Siva, ayan^ fait prisonnier le fils de Krichn^ , qui s'était introduit dans sa CQur poiir séduire sa fille , fut vaincu» Iftalgré la protection de Siva , par Kricbna, qui lui ooupa toutes )0s main^ > pe lui en laissant (}ue deuy pour Tadorer. Malatcharia , qui lui succéda , rendit à TaQcien royaume de Bali toutg S9 splendeur , et ayant eu une liaison avec une nymphe célest(?, il flit , par son entremise , transporté dans TAmara- Vflti > U ville céleste d'Indra ; et il en revint tellq^ ment cbarmé de s% magnificence» , qu'il en appliqua l'ordonnance et le» détails à la décoration de Mar iMbalipouram,-^ Mais le bruit de la beauté de cettq ville étant yanu jusqu'auii^diem^, ils en furent j>lou^, pt obtinrent de Varouna , le Deva de la mer ^ qu'il ensevelît soug pps flots cette orgueilleuse pité. (M Km.)
Or 9 si k la race orthodoxe du soleil ou des Pe-r va^i qiîi avait conservé le culte spécial de Brahmah; k lar^içe des Qanavas pu Yi^îsaiabs, qui yavait joint Iq dogme de la fipmm^ vierge et médiatrice (Vacb}} à h imiïk du Ulmm i qui « #mit p^rti^uUèrçmçot
INDE. — SECOND AQE. l35
consacrée au culte de Yichnou , et qui, après avoir régné à Militta, avait abouti à Douarika avec Krichna ; nous joignons la race de Bali , qui est «ectatrice de Siva et la constitutrice des Daityas dans la société Brahmanique; ainsi que les deui: puissances d'Indra et de Yama : noua verrons que chacun des éléments du dogme et char x:un des pouvoirs ou des fonctions de la société, était venu de gré ou de force se soumettre à la puissance de Krichna, le représentant de Tchandra- Yansa (la race de la lune), dont la domination commence la troisième période de cet âge, ou période de répartition.
Or y ce fut pendant le temps de cette période politique que furent taillés ces admirables monu«mients qui sillonnent l'intérieur même de la près* qu'ile du Dekhan, ainsi que les tles de Salcetteet d'Ëlephanta ;* là , des temples qui occupent cent cinquante lieues d'étendue en travers du Dekban, sont creusés en longues salles dans des couches de granit , et se superposent en étages que soutiennent up^ multitude de colonnes, d'une richesse de dé tails , d'une variété de formes , et d'une splicËté à la fois imposante et gracieuse, que rien ne saurait dé^ cidra; le, se déroulent en tableaux sculptés en relief dans ces murs de roc, l'histoire dés Avataras de Vichwou, celle des Ramas, de Krichna, d'Indra , figurées avec les poses les plus naïves , les mouve*ments les plus souples et les plus hardis , les nuan-
l36 LIVRE II, CHAPITRE II.
ces d'expression les plus fines et les plus délicates. Plus loin se détache, dans la masse granitique même de la montagne d'EUora, cette merveille du Kailassa, ce temple dédié à Sivà, dont la prodigieuse profusioii d'ornements et Tharmonie dks. lignes, miêlées au caractère grandiose et colossal de la miontagne sculptée , semblent être nneréunion des deux styles monumentaux des radjahs d'Ayoudiah et des Radjahs de Mavalipouram , ces deux puissances rivales du Brahmanisme , qu'où dirait unies là dans une pieuse fraternité, pour ouvrir, ae leurs bras puissants, le sein de la terre à la fécondation de la parole divine- Mais de cette nobl« union, mais de toutes ces races , ces castes , ces puissances fondues en une seule, c'ellç de Krichna , allaient bientôt sortir de nouvelles divisions. Le Kali-Youga, qui commence avec cette troisième période du secoiid âge, amène la dégradation de là religion, de la morale, de tout ce qui est bien; ^ la race de la lune, dont nous allons dire la succession , commence à peine à dominer , que d^à elle va se dévorer elle-mém^
Or, Yayatî, eomme on Ta dit , troisième descenr dant de Pûurourava > le fondateur de Tchandra- Vansa, avait idonilé naissance, parmi ses enfants, à deux races principales : celle de Yadou le déshérité^ d'où était sorti Krichna, et celle de Pourou, successeur deYayati.Cest cette dernière qui passe du Douapara^Youga auKaly-Youga, en remplaçant la
INDE. S'JCOND AGE. I î'^
race du soleil. On y trouvé de Pourou à Shouhatra, celui qui remplace Virasena, le dernier roi de la race d'Ikchbuakou et de la race du soleil , quarante Radjahs, et huit, de Shouhatra àShantinou^ dernier Ri4jâh de la seconde période de cet âge (Ward), dont Toici l'histoire :
Shantinou avait eu de la dresse Ganga un fils appelé Bichma, qui, voulant se livrer à la vie ascétique, força son père à se remarier avec une jeune fille appelas Gandha, qui fut trouvée dans le ventre d'un poisson et, quatre heures après une^ conversation avec le Rischi Paraschara, accoucha de Vyasa , incarnation de Brailkmah , qui marchait ati inoment de sa naissance. Shatitinou eut d'elle Vichitra-Vyria, qm lui succéda, sur* le refus de Bichma d'occuper le trône; et quand Shantinou fut mort, sa veuve, Gandha, se livra à des pratiques pieuses avec BichnMi ; et Vichitra'-Vyria les ayant injustement soupçonnés d'un commerce criminel, il en eut un tel remords, qu'il se fit brûler dans un tronc d'arbre. Bichma , au désespoir, sefit eunuque.
Véchitra - Vyria était mort sans enfant; mais Vyasa , son frère par sa mère Gandha , bénit les trois veuves, et peu après elles eurent trois fils: Dritarachtra , Pandou et Vidoura, dont Bichma fut le tuteur. Dritarachtra eut cent fils , désignés sous le nom de Gourous ou Couravas ; l'aîné était Douryodhana. — Pandou , le second fils , étant stérile, obtint des dËeux : Yama, Vayou, Indr^i
t38 LIVRE II, CHAPITRE II.
et Aahouini-Gouinara , qu'ils fécondassent ses deux femmes Konty et Madri; et elles eurent cinq fils ; Joudishthira y Bhima, Ardjouna, Nakoulg et Sabadeva , qui furent appelés Pandous ou Pandavas , du nom de leur père, Konty, la mère ^es trois premiers, était sœur de Vassoudeya et tante 4^ Krichna, (Polier^Ward.)
Ces deux branches de la race de la lune figurent dans la troisième période de Tàge Bra}imanique , par la grande guerre décrite d|ns Je poëpae du Mahabarata; et cette guerre est déterminée par U division du dogme de Kriçhna en deux sectes; l'une, qui adopte Vunité mâle dans Bala-Rama, frère de Kricbna et troisième Rama , et ce sopt les Gourous ou Gouravas ; l'autre qui , guidée par la doctrine de Kricbna modifiée, reconnaît l'unité femelle , et ce sont les Pandous ou Panda vas.
Mais les divisigns dogmatiques de la race de la lune ne se bornaient pas là ; au-dessus d'elles se trouvait la doctrine de Vyasa , le créateur spirituel des trois fils de Yichitra-Vyria; l'auteur d'une nouvelle division des Vedas, ce qui lui fit dopner le nom de Veda Vyasa; l'écrivain du Shri-Bhaga-» vata (Yie de Kricbna), des dix-buit Oupa Pouranas, du Kalki Pourana, du Maba Bagayata, du Devi Bagavata, de l'Ekamra Pourana, du Vedanta Barsbana; lui qui distribua les quatre Vedas et les Pourapas à ses élèves pour les enseigner; lui qui avait vu les ttns^ effrout^a matérialistes, athées
audaeieuK, sopteair l'éternité du moade viaible, et Texistence des seules causes physiques, se livrer k une vie déréglée; les autres » interprétant mal les Vedas, nç pratiquer que de simples cérémonies « QM bien se retirer dans les déserts et se martyri-* ser; et il avait vu de ces Tapasspuis qui n'étaient que 4ps bypopritç^;-^En conséquence, enso^nant que c'était tuer la société , ouvrage de Pieu luimême , que de renoncer 901% actions civiles, il fonda la doctrine du Yoga, dans laquelle l'homme 9git , et renonce seulement au fruit de ses actions, ne travaillant que dans la vue de ct^nconrir au grand œuvre de la création, et de compléter l'ensemble du plan conçu par Brahmah (Bhagavat Gbita)* — EJt il disait aussi : On obtient la délivrance de la matière et le retour k" Diau en lisant les Yedas, en ne mêlant ai|cun désir personnel k 8^ devoirs religieux; en ce rendant pur soi-même, par l'accomplissement de deyoirs journaliers , de (lavoirs pour le bien des autres, d'es^piation et d'àdpr^tion mentales; il faut renoncer h tout espoir de récompense dans le présent et dans l'avenir, gouverner tpus ses membres, et méditer sur Pieu, dans la forme où il se manifeste. Par la puissance de la méditation , l'âme quitte le corps par la suture basilaire, et monte vei's le ciel d'Agni (le feu), çt dç 1^ , successivement dans divers cif ux , jusqu'à ce que, dans le ciel de Ygroupa (eau)» elle prenne
»a mmf^m mm» ^^ w'^U» mm» m m^ de
Brahmah, où, après cent années deBrahmah, ellç est abgerbée, avec ce dieu, dans la divine nature. -^Dieu, séparé de la matière , est le seul possesseur de la vie; son esprit trâverse-toute la création aniniée. Quand leiiésir de produire toutes les créatui^s vient dans le divin esprit, Dieu unit à lui-méngie Shakty ou énergie, dans quoi résident trois qualités, tendant à la divine sagesse, à Factivité et à la sensualité. (Ward.)
Les deux doctrines de Krichna et de Balarama ont, avee celle de Vyasa , une difiérence que nous signalerons tout ë l'heure, mais elles ne différent entre elles qu'en ce que le premier représente politiquement l'unité femelle, dont les cinq Pandavas, mariés à une seule femme (Draupadi), sont le signe; tandis que le second, protecteur de Douryodhana -, l'ainé et le chef des Couravas , représente l'unité mâle. — L'appUcation de la doctrine de Krichna à la répartition égalitairedes avantages célestes, signe de cette période de théorisation économique, n'est pas non plus douteuse dans ces paroles de Krichna, du Bhagavat Ghita : — Je suisleméme envers tous Je n'aime ni ne hais aucun des hommes; ceux qui m'adressent leur culte seront dansmoi,moi dans eux ; tous ceux qui ont recours à moi , fussent-ils sortis d'une matrice de péché, les femmes, les Veissyas, les Soudras, peuvent tou§^ parvenir à la voie suprême, à plus forte raison les saints Brahmanahs et les saints Radjahs.
Maia ces deux unités mâle et femelle de Bala-
INDE. — * SSCOND AG£« l^l
rama ou de Krichna, ne sopt^^e de» unités cosonques du monde matériel » et présentent t(^ujouçs ces dieux comm« indifférais au su^^èa de leur p^rti; s'ils donnent quelques conseils À leurs prot^és , c'est enr leur disant que j^urs ennen^ seront aussi heureux qu euj[ dans l'autre xBi^nde, ce que prouve Krichna en avalant, squs forme de flammç, l'àme de Souspala, ^on ennemi le plus acharné. Enfin ces deux protecteurs divins n'aident jamais qu'à moitié les Pandavas et les Couravas, remettant ipufent au hasard à protéger l'un ou l'autre parti. -^ Et wAci un résumé bref de )a guerre du Mahabarata.
Les cinq Bandavas et feur femme sœt presque toujours opprimés par Douryodbana , qui , tantôC leur accorde asile , |puis Içs chasse et les force à la vie errante et vag^onde, puis cède à la força qiiajad ils reviennent aidés de nouveaux alliés, et enfin leur fait ly ne dernière et violente guerre^ 4|ui dure dix-huit jours, et où une femme armée, qui se trouve dans les rangs des Pandavas, tue Biehpia l'ennuque, tandis que Bhîina, le plut fort des Pandavas « casse les jambes à Douryodbana.*— ËA Krichna emmènaks cinq Pandavas au temjd^ de Bhavany, pour lui rendre grâce de leur viptpire; mais, pendant ce temps , Douryodbana, expirant , fidt g^nétrer ce ^ qui lui reste de troupes .dans le ciimp des Pandavas^ et les deux races expirent l'une sur l'autre.
Les Yadou et toute la famille de Krichtta^ aiim
14^^ Z'tfAfi ti, êftAPttR« IL
x6ûrt pil* le glaive ; les cinq Pati(kv%iâ, ^pvèà Wb\t régné quelque temps ^ remetteût le pouij^oîr entté les mains de Parikchita, petit-fils d*At*djôuna , et se retirent sur lemontMandaroù^où, en paôsâhtles ehemins de glates, Draupadi et quatre Pàndavad tombent dans les précipitées, et Joûdîshthira le juste arrive seul avec soii corps au Véikônta , où il re^ trouve ses quatre frères et leur femme sans leurs eorps.(î?olier.)
On voit là revenir par Tadmissioii du cofps de Jéudishthiradans le Veikotità , Taiideïiiié doctrine essayée pàt I«s l^adjahs de la race du Soleil, et t^'eit ce (|^i montre la différence de la doctriiie de Kriuhna avec celle de Vyasa. D n'y avait en effbt t|u'eii admettant le corps dans le paradis , et comme «gàl^ !*esprit ,(ju'6n pouvait arriver à la répartition Cgalitait^ des aVànta^ges du ciel inférieur énirt toutes les âbsteset toutes 1^ races. Mais cm fit plus encoi* , à côté de ces doctrines s'él^rvàit \iûe tèikû-^ Vatiott d'iïtte ancien dogme > qui allait prochniet U répartittott égalitaire des àVîàntâgeS niatêrieb et «ôciauiç entiiè les castes. C'était la doctrine de Bôu4dh«i. — Bouddha, lôonsid^ré par qtidques Brahmanalis comme le même que l'ancien Boudha (planète de Mercure ) de Tàge noacliique ; p«fe pat d'âiatres, tà^me une contitiuationde Fiîficari^iûli éè Krichnà ; puis iitissi cûma^e le neuvième âVSi'' tara de Vichnou ; est, en effet , chacune tle tes tn^ i^iCNies , ^ éé sens ^'il est la réunion tle tes trois
doctrines fet leur â{)t)lication matérielle. — Et Voîd la tradition qui répond à ce dont nous |)arious.
Indra-Mena, Radjah d*Outkala-Dessa (Orixâ), désirant ttaVâillei*f)6Ut son bonheUi* futur, chercha, sut le conseil de Èrâhmah, uU tenit)le d^oi*, àncîennêrtieUt consacré k Vichnou etenfoUÎ dans le sable* et il le trouva à l'aide d'une tortue fet d'Une cortifeille, et il éleva Uti temple, afin dé recevoir le tronc d*arbrê, qui était le corps de Krichna , OU de Vichnou lui-même. En effet , Ërichna , abandonné aux fldts de là rner aprèé sa iiiôrt, aborda soUs fôt*mé dé troue d*arbfe , et fui reciUéilli J)ar le Radjah , qui lé porta dans là Pagbdë , tiômtîiéé à ôàù^e dé téà ïljaggaiiattà. Et VièhôUâ Kairnia désdeudit du ciel pànt Sculpter lé tronc d*arbrë, iiiàis;, déraUgé dans SbU travail, il, y reiiiôiltà sans avoir terminé, et laissa imparfaites léS trois statues dSÔbrnies qu'on f bit dans Ce temple ^ et qUi représentent Bouddha (bu Krichrià), Balàràma sDn frère fel Soubadrà sa ébsÀf; \éâ deux premiers n^àyàht châcua qu'uil pîèd et Une main, et la dernière n^âyànt pas àé inàiU^.. — ^Ét suivant f ordre de Bràhm'ah, oh fit dans le temple dès sacrifices le jour et la nuit; maïs surtout ' lé màtîn, à nîîdi et le soir; etconinié Ife ©leU be pouvait consbmmët tous les vivres qui lui Seraient présentes, il fut ordonné qUe touS lès Hindous de qudqiie caste qu'ils jîissêhi et shns au^ curie distinction , mangeraient ensemble dans îè tétnpie lés restés dii repas du dieu, consistant
l44 LIVRE II, CHAPITRE II,
priDcipalemeDtenrizapprétéparladéesseLakchmy, et servi par la déesse Anna-Pouma. (Polier, Dubois ^ ext. des Lég. du temple.}
Et voici en outre la croyance morale desJBouddhistes de l'Inde. — Le principe qui donne la vie à tout n'a par lui-même ni vie , ni intelligence, ni volonté , ni forme , car l'âme n'est pas susceptible de changement , mais c'est son union avec la matière qui donne tout cela. — Le ^orps est différent dans tous les animaux; mais l'àme est la même dans tous comnae dans l'homme , car l'homme B^a que la parole de plus que les animaux. Tous les corps viennent d'eux-mêmes , et sont déterminés par les actes des corps antérieurs; car la condition et les transmigrations de toutes les créatures sont réglées par leurs oeuvres , boi^nies ou mauvaises. Ainsi , les méchants sont précipités dans le Naraka^ sans que Bouddha les interroge , ni les juge ; et let bons sont transportés dans la demeure de Bouddha, par la force même de leurs bonnes actions. Ceux qui ont fait de bonnes et de mauvaises actions su* bissent une succession de naissances et de morts. — Les œuvres de mérite élèvent non-seulement celui qui les fait, mais tout le moi^de avec lui; et de même le vice abaisse le monde avec celui qui s'y livre. — Les Bouddhas, dont il est déjà venu quatre, et dont il doit venir encore un, élèvent chacun avec eux une multitude de saints. Le dernier temae du bonheur est Fabsorption. — La loi
XNDB. ^-* SECaKa AGE. l45
consiste enxkiq coaimaudemeots , le premier défend 4e détruiî^e toute vie anintiale; le second défend le vol; le troisième l'adultère; le quatrième le meiisonge; le cinqûièiÉie Tusage des liqueurs spiritueuses. (Ward, Hogdson, Dubois, etc.)
La doctrine ^e. Eo^ichna une fois fondue avec celle de Bouddha, il ne resta plus en présence que les deux doctrines 4e Vyasa et dé Bbuddha, qui se dévelQppèreirt Tune % côté de l'autre pen<laut cette périodq , en luttant incessamment entre elles , et «p, ayant chacuQe des chancçs. alternatives. — £t d'abord Paril^hita , petit-fils d' Ardjouna le Pandava, et qui avait assis la race de la lune su^ le trône de Dehly , est maudit par Brahmah et rexft^ placé par son fils Janamejaya^ qui poursuit avec acharnement la race des serpents ; puis il est suivi de vingt-six noms de Radjah de sa race , qui s'arrêtent à Kshemaka, tué par les ofiiciers de son palais, et en qui finit 1^ race de la lune. -^ Et alors se feit une immense teansformation. — Visharada , conseiller de Kshemaka, et l'un des conjuré^ qui lui donnèrent la mort, lui succède, bien que de caste mêlée , c'est-à-dire né d^un père Kchatrya et d'une mère Soudra; aus^ poursuit-il d'une haine implacable la race des Kchatryas purs , qui lui disputa son titfîs; et à la tête d'une armée de io,OQO,ooOyOOO de soldats, il en extermine jus<p'«u dernier , et crée ensuite la race des fiadjah Poutras,. qui donne les treize Radjahs suivants.
l46 UTRB n, GHAPinB n.
Et le dernier de cette race^était Bodkamalla, qui fut tué par Yiravakcm , Ihin de s^.Qiinistres , de la race deGautama etée la secte de Bouddha. Et cette religipn, restëf jusque-là *faible et impuissante ^ s'étendit rapidement daii9 l'Inde sous la protection de Viravahou, qili fut suivi de quatorze Radjahs de sa race jusqu'à Adytia,"qui fut tué par Dhou-* raddhara , son ministre^ et de la race de M ayoura. .~ Et alors commença une effroyable persécution que les Brahmanahs, après «voii^ été Icmgtempi opprimés, par ce quHls appélitent Fathéftmt dei^ Boufddhas, leur firent subir à leu» tour;> et les Bovdd.has s'eéfuiretit et se retirèrent 'dansie'Népal.- Etil y eut tant* de sang ver^ , qu'il est dit, dans le PrayacshittiioyiYakay qu*un Brahmanah, appelé Oudayanacharia , un des plus ardents persécuteurs des Bouddhas , se bràla dans un feu de paille plour expier les meurtres qu'il avait exrité les Radjahs à eolximettre. ( Ward. ) ,
' Et en mémç temps que régnait la doctrine de Bouddha , reparut celle des Djaina», qui venait de . Rishabha, du premier âge.; et ceux-là disaient que les Brahmanah» avaient perverti les dogmes, et ils TCJetftient les Yedas , les Pouranas , les A'tataras de Vichnou et de SitNi, et les eérémbtfies du culte; et ils disaient que la- matière était éternelle et iiidépensante de la Divinité , et que ce qui existait maintenant existerait toujours ; et qu'il y avait un être suprême , appelé Djeinessonara y Paramatma , eto« ,
auquel les sdiatss'uiiiflaaient iEitimemenI wtOmuÊ^ poraient ; qui é|;ait entièrement absorl^ dans la aam templation de aes perfections infimaa^ et isBê là jouissance non interrompue du bonheur qa*i) b^eiH vait en dedans de ion easencc} qui n'avait rieij.de C(9mmun a¥Qe lia ebaaea de ee mondai la wrin/^ )(9 vice, le h^^ et le mal » lui étant égalemfnt; w» dlffi^mit». --^ Et ik dlisainnt etv^ora* qna la vwin étant juate dea^natum et lé vice iquatn, leabonumai vnrtueua: noraÎMt inw ircnaîiianea Iwateuae 91 ifaie&td«nileft Sooargas; etqua letboUKoai nriené anrftîfirt nna reitaîwanfff* malhauieifs(ff ««nimiedit daM la ISaxaLa; mais quar, dma ancna oaa, la Dèfî^ Mté nlntarvenait dans la distribution dea peinea •( d^aréso]SipcofieB«(Du}iokiyWard, Wil&pd.)
£1 cea I)}ai]!ias^ qni avaient conservé la ^ivkidà dea eaplea ^ forent toiçonra en {parre avae kn Brabpa#nafa6^ et eurei^, «mime les Bouddbaa,^ dm mf^è» si^r aoK, car W tradition^ rapportent quH y a quatre on finq siècles ik avaient annexe daè |pf>M66siona souverainaa dans le Dekhan; mait ao^ î«Miftrd'bui ils ont été dispersés^ se n:esîHent> fdtts ifn'en groupas isolés , ei^atç»ni » pour la pli^Tt^ 1$ pwleaBÎaBde YcÎ8si|iiha. , ..
£t noua veDo^ d^ voir qaa l>au aM i dbaan ^ da lavaca de Ma^ouvav^^it masiié'SttrJia tvdna di DMj ^ et avait eikasaé loa Bouddliia^; ià fiir ««M die huit Radjahs. y daM le dernier, ftad)alh9ahr| 4sfifl|iiflé pas les plaistrades sans^ tA% détp^ié pA^
|48 LIVRE n, CHAPITBE lï,
Shaksdîtya , Radjah des monts Kamaou , qui luimémé, quatorze ans après, fut dépossédé par le Êimeux Vikratnaditya) qui avait résolu de venger Radjapala , et qui monta sur le trône de Déhly . '. Et voici ce qu'on raconte de Vikramaditya : — yikramadila^a était fils de Gandhafvasena , fils d'In« ârà ;tqai avait été condamné à pi*en4re lé jour là forme d'un âne, et avait épousé malgré cela la fille^du Radjah Dhara. Mais le royaume de Phara »yaiit>été donné à^BardiriHari, autre fils dç Gandkafvasena.etid'une esclave, yikramadi4;yai^e retira lie la. cour ^ tomba dans la misère, et finit ps(r se ¥Mdre comme esclaié iifun marchaad du Goudjai^tdi Cependant Barthri Hari , pour une infixiélité de sa femme , se retira dans une forêt; où il se fit.Yogui, et Vikramaditya revint alors occuper le ^ône, et étendit sa souveraineté, par des conquêtes^ fsm beaucoup de pays^ tels que Outkala , Yanga , Ro^sh-Vehara, Soudjarata ; Somanatha , etc. Enfin, ayant appris la défaite de Radjapala , il marcha sur Dehly, et renversa Shakaditya, et il régna eomme ub second Joudishthira , et périt dans une gberrecoMne Shalivahana^ Radjah de Pratisthana. — Et Vikramaditya était u» grand.protecteur des (Msîçiftces.dftn8ili^Kali-Youga; il y eut surtout neuf (lavants qui, brillèrent à sa cour. Ce furent : Dha- ):iéy4tntâràt,;auteur d'un livre sur la médecine et leStineantatioj^âv^-^Kehapa&akha, qui fit un ou- ^V^^ sur. lés premiers éléments. — Amarasingfaa ^
IWDB. *— SECOND AGE. l^M^f
auteur d'un dictionnaire sanskrit , d'un livre sarhi philosophie Mimansa y etc. — Shomkoabetala-^atta, commentateur de la. philosophie "S^isheshie». — Ghata •- Kacpara , poëte. — Kalidasa , auteur de Sankyatatoua<-Koumoudi , de Koumara-Sambhava/ de Raghou , d'Ahignai^a-Sakountalae, d'un poëme sur les saisons, d'un ouvrage sur l'astronomie, d'une histoire poétique des dieux , etc. — Varaha , astrologue et arithméticien. — Bararouchi , grammai* rien , commentateur des Tantras , etc. — Et l'on dit que ces neuf personnages écrivirent leurs ouvrages en dix-huit langues différentes.
Et Vikramaditya n'était pas le seul qui protégeât alors les arts et les sciences. Les Radjahs de Kahsmira, de Kauchi-Poura , rassemblèrent et soutinrent des savants , et le Radjah Bhodja fit lui-même un ouvrage surla philosophie de Patandjali. (Ward.)
Et tout cela se passait vers le temps delà naissance de N. S. J.-C.
Et ce fut vers ce temps que fut achevée la philosophie Vedanta, dont Vyasa était le premier créateur. Et voici sa morale, qu'on trouve dans les Oupanichadas, dernière partie de l'AtharvanVeda, dernier des quatre Vedas : morale qui paraît avoir été l'orthodoxie de ce dernier temps de l'âge Brahmanique.
— La loi est de feire pénitence, de retenir ses sens , de faire de bonnes œuvres avec un cœur pur. ^— Les œuvres pures sont les œuvres de miséricorde,
l50 UTRB 11^ CHAPITRB H.
lès sacrifices et la lecture des Yedas; le plus grand WinÛcB est le Sarva^Medha , qui consiste à jeter | en imagination y tous les mondes , et ce c^^ils con^^ tiennent ^ dans le feu de la puissance du Gi^ateur, Jioraqu'on est complètement purifié , on arrive, par une série de Jieux , jusqu'au trône de lumière , où eat assis le Créateur, et où le contemplateur s'assied aussi, et répond au Créateur qui l'interroge: .^ Je fiuis le temps , le passé , le présent et l'avenir ; je suis émané de celui qui est la lumière par lui-*même ) tout œ qui fut, qui est, qui sera, émane de moi; vous êtes Tàmë de toutes choses, et tout ce que vous êtes , je le suis. < — £t cette philosophie dit aussi i -^ Rien n'existe que le moi, triple dans son unité, absolu par son existence , sa lumière infinit et sa joie suprême. *^La vraie sagesse consiste dans Uhe application constante au moi, qui existe seul dans le. monde ^ et la suprême félicité ne peut être obtenue qu'en se répétant sans cesse : Ahftm'^Eva *^ Paranl'»-«Brahmah.'-«-^ Je suis moi-^mâme Paràm Brahmah. ( Oupnekat passim^. )
Et là se termine la troisième période de ce second âge ^ où la morale et le dogme ont été répartis à chaque individualité rec(mnue pour homme; là, chacun est créateur dans la direction de la révéla-* tion Brahmanique, et peut accomplir volontaire» ment une partie de la loi ; là , une unité , àme , intelligence et force; esclave, conquérant et roi ^ régit la société indienne , où régnent deux grande»
IMDS* SECOND AQ|E. l5l
croyaneesy Tune» de la répartition égalitàire, rému«nératrice dans le ciel ^ avec la hiérarchie absolue àêâ castes sur la terre, divisées en Douidjahas^ ou deux fois nés f qui comprend les trois prômières castes : Brahmanahs , Kchatryas et Veissiahs ; les Soudrâs n'étant nés qu'une fois , c'eât-à*dire matériellement et non spirituellementi et par conséquent non librest Vautre , de la répartition égalitaire » rémunératrice dans le ciel et sur la terre, sans distinction de caste, mais aussi sans autre distinction entre l'homme et les animaux, que celle de la parole , la même àme animant les uns et les autres. — La première ; st le Brahmaniame, la seconde est le Bouddiame , qui vont continuer à diviser jusqu'à nos jouta les popii* lalionS de L'Asie orientale.
Et depuis la mort de Y ilramaditya , tué , comme on vient de le dire » par Shali-Vahanà ^ auquel Com» ntkence une nouvelle ère chez lea Hindous, et l'a* vénement au trône de Yikramasena , fils de Yikra*» maditya , et tué à aon tour par un Yogui, appdé Samoudra Pala, lequel engendra une dynastie de Palas{ il règne dans l'Inde cinquante-uq Radjahs i de cinq races différentes : les Paies , lea Chandraai les Premas , les Senas et les Singhas , qui occupent l'espace de temps entre la naissance de Jésus^Christ el l'an ii6a de notte ère» éjjpque à laquelle le
iSa LIVRE II, CHAPITBE II.
fiacha de Perse, Shahab-Ouddia, s'empare du trône de Dehly. — Et là finit la monarchie indienne. (Ward.)
Et c^est là le temps qui succède à l'âge où s'est développé le dogme d'une révélation; et lorsqu'une nouvelle révélation ne sîest pas servi de la nouvelle société créée pour en faire la base conservatrice du nouveau dogme qui va se développer, alors recommence un travail d'un ordre inférieur, comme impulsion morale , comme périodicité logique , et comme transformation sociale , qui tend à appliquer jusqu'à son dernier terme la morale et le dogme de l'âge précédent. Et il paraît que celui qui servit de premier temae impulseur à cette nouvelleépoque duBrahmanisme futKalydasa,rundes savants de la cour de Vikramaditya , qui est donné comme la quatrième et dernière incarnation de Brahmaïi (Vyasa étant la troisième), qui fut persécuté et exilé par les Brahmanahs , pour avoir recueilli et expliqué les anciens livres , et avoir retrouvé la situation d'Ayoudiah ( ville de la race du soleil ). Et ce mouvement d'élaboration intellectuelle continue encore, puisque, vers la fin du neuvième siècle , le Radjah BoUalasena , l'un des hommes les plus instruits de son temps , institua un ordre religieux des Brahmanahs Koulina , dans lequel on n'était admis d'abord qu'en vertu de ses mérites personnels, mais dont le titre se transmettait par droit de naissance; enfin, malgré la con-
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quête étrangère', ce mouvement se manifesta encore dans Tapparition de la secte des Sicks , qui rassembla toutes les traditions sur les incarnations et toutes les anciennes divinités indiennes^ , pour les réuniv dans un seul dogme dominé par un dieu invisible, actif et passif, avec et sans passion, etc. Les Sicks ont conservé la division des castes , mais en la modifiant par le repas en commun; et ils ont eu des chefs politiques , et sont devenus une nation puissante ; et enfin aujourd'hui ils sont divisés en deux sectes : celle de Nanaka , qui adore particulièrement Narajana (culte mâle , Vichnou ) , et celle de Grovindha Singha, quiTévère surtout Dourgà ( culte femelle , la Vierge ). ( Ward, )
Et l'on compte beaucoup d'autres sectes aujourd'hui dans l'Inde , dont les plus nombreuses sont : les Saïvas, les Veichnavas et les Shaktas; et les moins nombreuses sont : les Souras , les Ganapatyas, les Djainas et les Bouddhas.
Et les castes, bien que conservées, ont changé de hiérarchie. Les Brahmanahs et les Radjah Foutras, successeurs des Kchatryas, sont encore les premières ; mais toutes les castes, et même les Brahmanahs, peuvent porter les armes ; et ces dernieps, comme prêtées, sont soumis aux Radjahs. La diyi^ sion de Douidjahas ( deux fois nés) , qui comprend les trois premières castes, et une fois nés, qui comprend la dernière, subsiste aussi ; mais les Soudras se sont aussi séparés en main droite et en main
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gftUcbey et enfin chaque caste s'est sous^-divisée à Tinfini en myriades de tribus et de sous^divisions héréditaires^
Les t^ois grands dogmes de Brahmah, de Siva et deVichnoui présentent la fin du monde, chacun sui* vaut leur génie.Tantôt c est le sommeil de^rahmah qui doit produire le Mahapralaya^ où toutes les créatures doivent rentrer dans le sein du Créateur; tantôt c'est Gali ( Siva , le temps ) , qui sonnera de sa trompe, et ébranlera les fondements de l'univers qui se perdra dans un déluge de teng. -^ Enfin , c'est Yichnou qui apparaîtra dans la sixième in** carnation , en Kaliki Avatara« »-^ L'immoralité et la dépravation viendront à leur comble y les Devas implmeront FinvisiUe qui accordera une nouvelle incarnation de Yichnou» laquelle arrivera au nxù* ment où un Brahmanah, fidèle au vrai dieu » refii^ sera de reconnaître la fausse divinité d'un Radjah » qui voudra se faire adorer, et où il sera cobduit au supplice ; «^ Alors Yiclmou , incamé en guerrier, appelé Kalika, armé de l'anneau Tchakàra, et d'un cimeterre brillant comme une comète, et monté sur un cheval blanc ailé , et richement harnaché , sortira de terre , et d'un seul coup dé* truira tous les impies , puis prendra le gouverne-» ment , et sera suivi de nombreux Radjahs qui l'imi* teront, et Kalika datera une nouvelle ère , d'où ft^ commenceront les Ages. ( Polier. )
Or , aujourd'hui, tous lea dûgmea de la révéla*
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tion Brahmanique ont été appliqués jusqu'à leur dernier terme. — Il avait été dit : Il y a l'esprit dans tout ce qui a vie , et il ne faut pas ôter inutilement la vie. — Et aujourd'hui les Brahmanistes balaient leur sol pour ne pas écraser des insectes immondes. — Et ceux qui tuent, travaillent ou mangent des animaux, sont impurs,
Savait été dit: L'esprit ntjemange pa8« -^Or, aujourd'hui , les Brahmanistes ne vivent que de riz y parce que tout ce qui a vie a l'esprit , et qu'il est défendu de le manger.
n avait été dit : L'esprit est un et la matière multiple. — Et les Brahmanistes ont dit: L'esprit est le tout unitaire et circulaire, et sans divisions, et la matière &X toutes les formes , qui ne peuvent se chaoger Yun dans l'autre* — Et ils ont divisé les castes à l'infini.
n avait été dit :I1 faut tenir Tesprit supérieur à le ntiatière. «*- Et les Brahmanistes se sont abstraits de toutes les choses extérieures pour isoler leur esprit.
n avait été dit : Il faut séparer l'esprit de la ma« tière. -^£t les Brahmanistes se jettent sous les roues du char de Djaganatta pour le séparer plus vite.
Or, tout ce qui avait été dit était vrai; mais il n'aVait pas été dit que dans l'esprit il y avait uûe partie circulaire et liée , et une partie libre et spontanée : Or , il n'y avait qu'une nouvelle rêvélation qui poovait dire ce que c'était que l'Ame.
l56 UYAE II, CHAPITRE 10.