CHAPITRE IV
Histoire delà Chine. — Premier âge. — Second âge, — Migration de Yikoucbi de Flnde en Chine. — San-Hoang. — Kongfu-Tsé. — Lao-Tseu. — Chi-Hoang-Ti. —Troisième âge. — Bouddhisme, Tatars. — G^ngis-Kan.
Man-Tcbous. — Culte .— âbdété. -- Pratique.
Ob, de même que les Tatars, fils de Turk, dont notis venons de parler, semblent être la pastie nomade , guerrière et turbulente de Cette colonie; les Chinois , fils de Tchin , paraissent en être la partie stationnaire , conservatrice et savante ; et ces deux groupes représentent la grande division ordinaire du premier âge en nations errantes et :en nations stables. — Et voici ce qui arriva aux Chinois.
Pouankou succéda au ciel et sortit pour gouver** ner, il est le premier qui régit le siècle, il était très^intelligent. Et après lui vinrent les Tien-
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Hoang ou empereurs du ciel ; et le premier, ou Tien-Ling,' était le souverain roi au milieu du ciel , et ce Fut lui qui inventa les caractères. — Et la dynastie des Tien-Hoang eut ensuite treize rois du nom de Vang. — Et ils exerçaient un empire ab-. solu; tout le monde leur obéissait aveuglément; ils réglèrent l'année.
Et puis vinrent les Ti-Hoang , ou empereurs de la terre , qui commencèrent par Ti-Hoang ou Tiling, qui régnait souverainement au milieu de la terre, qui partagea le jour et la nuit, et le mois en trente jours, et fixa toutes choses. — Et il y eut ensuite onze rois de cette race , appelés Yo.
Et puis vinrent les Giu-Hoang, empereurs des hommes, qui commencent les dix Ki par Gin- Hoang, qui divisa tout en neuf, savait et pouvait tout, qui gouvernait et instruisait les peuples, et les comblait de bienfaits ; et chacun fut stable dans sa demeure, et on b&tit des villes et des murailles, où les hoHtm'es épars furent rassemblés. Et on inventa tous les arts , et il y eut des lois qui réglaient les peines et les récompenses, et on inventa les mets , et on distingua le supérieur de l'inférieur, et l'homme de la femme. ( Prémare. — Ghou-King.)
Et il y eut encore dix Ki , composés de nombreux rois , et dans le septième Ki, lorsque régnait Kong^Sang , immense comme le ciel , Kong-Kong causa un déluge pour le perdre ; or, Kong-Kong était superbe et cruel , et il ne voulait point recon-
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naître de roi, et il inventait des su|||pliGeâ pour faire périr le peupla, et iUétoit trè^déhauché. £t conune Kong-Kong avait brisé tans ies liens qui attachaient le ciel à la terre, et qu'il avait 4fmie un coup de corne contre le natont Pou-Tcheou pour produire un déluge ; Niu-Ya, lai^souv^j^ainedes vierges et des mères, épouse et vieii|;e tout à la fois, douée d'une intelligence toute divine, déploya toutes ses forces, combattit Kong*Kong, le défit, le chassa , répara les maux du déluge, et rendit la paix au monde en terminant le premier Age.
(Chou-King.)
Et alors dans le huitième Ki , lequel commence le second âge et la première période, le fils succéda au père dans son droit de souveraineté; car il tomba du ciel un jeune homme appelé TourYu , qui était roi de la mer d'occident, et qui se fit roi de tout le pays, sous le nom deVang-Ti ; or, c'était Yikouchi, appelé aussi Asamati, fils de Ikchouakou , fils de Yaivasouata , chef politique de la révélation du second âge dans l'Inde , lequel Vi^ kouchi avait été chassé de Tlnde par les Brafama** nahs, et remplacé par Kakoustha, son frère, et apportait en Chine la doctrine de t^onciliation égalitaire entre l'esprit et la matière, première hérésie du dogme Brahmanique, comme nous l'avons dit.
Et dans le neuvième Ki, les chefs furent appelés empereurs , et alors il y eut différence ,enti«e le roi et le sujet , le fils et le père , le précieux et le
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vil; les ksts, la musique et les caractères écrits parurent; il j eut des ministères pour chaque af- &ire , et les mauvais esprits se cachèrent dans les ténèbre».
Et dans le dixième Ki il y eut dix empereurs, qui firent une harmonie universelle , laquelle réunit, organisa et fit mouvoir tout dans un cercle.
Et puis vinrent les San-Hoang, et le premier fut Fo-Hî , qui réunissait ce qu'il y avait de plus beau et ce qu'il y avait de plus bas. Il écrivit l'Y- King d'après le Hotou et le Lochu ; il fit sacrifier des animaux au maître du monde, Chin-Ki, d'après les rits Kiao-Chen , qu'il établit; il institua les mariages ; il inventa une monnaie , des armes , des palissades, des instruments. — Et Fohi épousa Niu- Va .T*- Eit Koi^^Kong étaitlà aussi, et il eut plusieurs enfants, dont F un devint un esprit malin, l'autre un grand voyageur, et l'autre encore un agriculteur.
Et puisChin-Nong fut très-savant en agriculture et en médecine ; et il planta le chanvre et le mûrier pour faire desétofies. Et alors il y eut des révoltes : celle deSoucha, qui fut déchiré par les peuples, et celle deTchy^Yeou, qui fut défait par Souan-Yuen, lequel, après sa victoire, usurpa le trône de l'empereur affaibli, dont il était le général.
Et puis vint Hoa»g-Ti , très-intelligent et trèsfort, qui dompta des animaux féroces avec ]a lance et le bouclier qu'il avait inventés; et ce fut lui qui vainquit, avec le secours d'une fille céleste, Tchy-
Yeou, qui se révoltait toujours, et qui fut précipité dans la noire vallée des maiiK. — Et alors Hoang- Ti régla la forme du gouvememeat, divisa le peuple en classes, éleva un lieu sacré en briques et en Lois, pour sacrifier au Chang-Ti; institua un tribunal d'historiens, et il fut le troisième des San- Hoang; et comme ils étaient des dieux, on compte sous eux et en même temps qu'eux, un grand nombre d'empereurs , lesquels se terminent à Yao et Chun , les derniers des Ou-Ti et les premiers de la seconde période du second âge.
Or, Ti-Ko eut, de trois femmes , trois fils : Yao, que nous venons de nommer; Siei , chef de la ligne de princes , d'où sortit Tching-Tang , fondateur de la dj^nastie des Ghang; et Hepu-Tsie, dont la postérité donna la dynastie des Tcheou ; et ces trois dynascias , les Hio , les Chang et les Tcheou, sont celles qui forment l'histoire de la seconde période de cet âge.
Et au temps de Yao il y eut une inondation qui atteignait le sommet des montagnes , et dont Chun, ministre de Yao^, fit écouler les eaux. — Ce même Chun organisa toute la Chine sur le nombre cinq, divisa les provinces, régla les impôts et les tributs , et remplaça Yao à sa mort , et fut suivi de Yu. Et sous ces trois empereurs il y eut quatre révoltés : Kong -Kong, Hoan-Teou, Pe- Koen , et San-Miao, qui furent vaincus ; et un inventeur du vin de riz qui fut exilé; et l'hérédité du
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trône ^ qui était tombée en désuétude , fut remise en pratique, et transmit le pouvoir dans la dynastie des Hia, qui continua pendant quinze règnes, mêlés d'usurpations, de pouvoir absolu, et toujours décroissant en vertu , jusqu'à Kuei , le type de la méchanceté et de l'infamie , qui fut dépouillé de Tempire par Tching-Tang , fondateur de la dynastie des dliang.
Or, la dynastie des Chang est composée de trente empereurs ; et pendant leur règne il s'établit d'abord une unité de tout l'empire parla capitale, qui possédait les neuf vases sacrés des provinces ; et ))uis les petits rois, tributaires et feudataires de l'empire , profitèrent de guerres .civiles de succession au trône , pour refuser de rendre -à l'empereur les hommages ordinaires. Et alors il y eut un déluge, à cause duquel Pecon-Keng fut obligé de transporter le siège de l'empire de Chang à Yn, et il donna le nom de dynastie de Yn à la branche des Chang, dont il était le chef. — Mais sous les Yn s'introduisirent beaucoup de désordres, de débordements et débauches, qui allèrent toujours en augmentant jusqu'à Cheou-Sin, dont la femme Tan-Ki, trèsbelle, mais dissimulée , cruelle et portée à tous les tices , se retirait dans une tour pour s'y livrer au plus honteux libertinage avec des troupes de jeunes garçons et de jeunes filles. — Et Ven-Vang, un des ministres de Cheou^Sin, ayant voulu lui faire des remontrances, fut mis en prison; mais ayant été