HISTOIRE DE LA CHIITE. I^S
bientôt de celle des Heou-Tsin ^ car les premiers Tsin s'épuisèretft dans leur lutte contre les Tcheou , et ce ne fut que les Heou-Tsin qui achevèrent de sonmettre les princes tributaires révoltés. — Mais ils trouvèrent encore un autre obstacle à leur dessein de télablir l'unité, ce furent les lettrés, ou Yu-Kiao, sectateur de Kong-l'seu, qui, partis du point de vue de Findividualité , étaient arrivés à une application de la dissooiatîon , qui suscitait toujours de nouveaux obstacle» à la nouvelle dynastie. — Aussi Chi-Hoang-Ti^ pour mettre un terme aux déclamations des lettrés, qui puisaient toujours dans les anciens livres, fut*il obligé de faire brûler toutes les œuvres qui ne traitaient pas de médecine, d'agriculture, d'ostrologie , ou d'au* ll*es scienceà d'application. — Mais des livres ayant été conservés par des lettrés, l'empereur fit nonseulement brûler ceux qu'on put saisir , mais encore mettre à mort leuts receleurs* — Chî-Hoang-Ti opposa en outre une autre barrière maténelle à d'autres ennemis , les Tatars, qu'il contint derrière la grande muraille qu'il fit élever.
Après lui l'anarcîliie releva un moment ses tètes ^ mais elle fat bientôt dominée par Lieou-Pangi fondateur de la dynastie des Han , qui , après avoir passé dans des conditions inférieures , devint général d'armée, défit les Tsin , et successivement les no^ après les autres , touâ lea petits rois j^évoltét dont il abplit les privilèges. .
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La dynastie des Hans, composée de vingt-neuf empereurs y vit dans son commencement s'établir des relations commerciales et tribulaires entre la Chine et les peuples Voisins; mais sous les derniers de ces princes , les eunuques durent tout pouvoir , les empereurs s'efféminèrent , et des désordre^ et des sacrilèges, résultats de leur inertie , forcèrent l'empereur Hien-ti à céder son trône au fondateur de la famille des Goeï, qui toutefois t'eut qu'un pouvoir partagé entre l'ancienne famille des Hans et celle des Ou, cg qui forma l'époque des San-^ Koue , ou des trois royaumes , à laquelle succéda enfin la réunion de toutes les parties de l'empire, sous la domination de la dynastie d«s Tdn. ( De Mailla. )
Et cela se passait vers les premiers temps âm troisième âge , c'est-à-dire dans lé premier ^ècle de l'ère chrétienne.
Et sous la dynastie des Tçin commencèrent k planer sur la Chine le» deux puissances, l'une religieuse, leBouddhisme; l'autre politique, les Tatars, qui devaient bientôt la dominer eu lui laissant la forme extérieure et sacrée de son ancienne société , principal objet de for pour leg Qiinois.
Le Bouddhisme prit le nom de Fo , nxx ancien dieu des Chinois; mais n'en introduisit pas moins sa morale sous cette forme antique. — Il est dit 9 en effet , dans le livre des sectateurs de Fo ou Foe- Kiao : Que. celui qui abandonne A^n père et sa
nofère et tous ses pareil» , pdlir nç s'cM*Quper que d« la connaissâfiice de sob^rnéme , est dppfelé Cba-Men ; il peut parvepir ^pBr r<ft)serTation des4)rëceptei do la loi /aux huit degeés de bésKitude. — ' 1^9. loi est de penfer sans paraître penser, d'agir sans par^kr#. agjr^'dfe pai4er sans paraître p^jrle?. — IVynriseï TOtre corps 9 qui n est Gomposéque d^ quatre élé* mentS) parce qu'ils seront détruit$. et que toujte votre attention se tourne y/eirs.votrt àj^e intelligente. — Celui qui ajun coeur puLV^ m^^ ^^^ s? posséder y parvient à k loi ^ il ressemble à un miroir très^poli que la poua^ière n'a peinMterni* 4^ Une vie tranquille qe s'acquiert, qu'an ^détrjE^^nt toutes ses pussions.
Ce ne fut^ néanmoins, que vers le quatriènne siècle que le <;ulte de Eo'fut protégé ouyert«mei^; par un empereur.
A{)rès cela vient4a divisioade Tempi^e en em^ pire du nprd et en empire du^nidi, ou régnent successivement ou siowltanémeiK de nomhreiises famille^ impériales; temps peridarot lequel il y eut des désastres , des inondations ^ d«s stut^relle^ de» famines ^ des révoltes ; et &ù&a pn enpemi puissant qui f i^us la dynastie des Song , eiàvaliiss«iit succès* aivemeot tput le*nordlle la Cbine^ et deyaiS; bientôt se rendre con\plétemeDt ipaître 'à% tput l^eippir^ du milieti. C'était Gbengis Khan ou Tobin Qhiz Kban^ qui/ vernie douzième siècle» avait Quitté eette impidision» 5Bt doot le minti^e IXi^T^^bm^T
I7^c EiIVAE It^ âAPITlttt- I,Y
Sâi, qui avait ét|ibli un calendrier, des colley ^ des atelief s d'ouvriers étrangers , des magasins dé j^éVCyyâïièe «t de ûombreus^cliaiiges de commercé^ Yi*âVàit pÀs peu contribdé à établir Tiilfluence ta-* tare. .
Mhvb les successeurs Mongols de Gengis Khafi^, n-ayàlit pas idu maintenir la puissance qu'il leur ïtVàit remidè^ furent chassés par une révolte*, à la tête de laquelle se trouvait un valet de Bonze ^ tioiilmé lIchqiF, qui fondaJa «dynastie des Mingi Tûne des plus cél^èbres de'la Chine ^ et qui dura dfepuis* 16 quatorzième «ièclc jusqu'au seizième ^ époque où les Tatars Ma^*-T<âiou s'emparèrent dt la Chine, qu'ils gardent encore sous Je nom de dynastie desTcing. *-* ( Deguignes.-*^ Herbelot. — De Mailla. ) ; .
La grande adoration est encore aujourd'hui adressée eji Chjné au Cbang-Ti; comme souverain %eigûeur du ciel ,«ous ïë nom de Chang-Ji , Hoang- Tien* et comme sofiveraki seigneur de la terre > sotls le ûom deGhang--Ti, Hô£Uig-Ti; à l'empereur isst dévoila 1er droil d'accomplir les sacrifices qui s'atlressent aujc deux formes de Chang^Ti comme Seigneur -du eieï^ dans lé temple de Tien^Tang (lé ciel), ^t dans celui dé Ti-Tang (la terse), comnae seignéifr de 1» terré. (Wo«l.)
Là naffion est divisée en deux grandes classes » ll^s mitres elrles esclaves. Les maîtres sont divisée en lettrés ^t éP^peuple; miaii lirti^nsmîssioo de la
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fonction ne s y fait pas par une hérédité positive ; car , s'il y a parmi les lettrés des mandarin» hérédi« tairez par droit d'aînesse et des fonctiotis électives, riiérédité , comme le d^n de la fonction , scttit toujours à la disposition de Tempereur^ qui confère Tune et l'autre à qui il veut. C'est aussi TMipereuf V qui distribue les terres, et les donne à titi^e de fiif ou de fermage*
Mais y à côté de la toute-^puissance impériale , se trouvent les six grands tribunaux de Pcking^ celai d^s và&f celui des ouvrages publios, oeli4 dea cri^^ piéSy celui de la guerre , celui des finanees et celui 4^$ Matidarins. ~-Ces cours reçoivent les renseigne* meAts des vice-rois^ oommandans de chaque proN tii^ce , et infirment ou confirment leurs sentences*
A son tour , le vice-roi , de qui ressottissent les afiaires civiles ^ driminelle;» et militaires de la pro«« vince, reçoit les renseignements des-ofiiciers infè-^ rieurs^ et a le droit de casser les Mandarins; nuds d'un autre côté, le trésorier général et le lieutenant criminel ont le droit de l'accuser.
. Les biérstrchies qui descendent i^ux derniers de». grés de l'administration sont : le Fou y comprenant ime certaine quantité de tribunaux , et ajsM audftSB#us de lui deua sous-chefs > les Tdû-kTdbeou et les Tchi-Hien, qui quelquefois communique ni dt^ reetement avec le vice^roi.
Enfin y à trsfvérs oef réseau administratif, passe rinq>ection dea censeur» publics , qui Bxmùsnt une
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surveillance fort redoutée sur fensemble et les parties de tout Tempire.
. Là famille y qui, suivant la constitution chinoise, eat la. base iLe Tétat social , est coMposée du pète et de la mère^ puissances unies, mais desquelles le père doit être plus révéré, parce qa'il est l'esprit , et. que la mère nest que le coi^ps; aussi le père corrige et la mère excuse. — Aussi la femme doit respecter le mari comme son maître , et celui-ci ne doit pfts trop se familiariser avec sa femme. — Il y a. trois espèces^de fenimes : la femme principale , la seconde ou petite femmes c'est^i-dire la concabiney et :1a femme esclave. — Et comme c*est le plufe grand malheur que de n'avoir pas d'enfants , un homme peut, lorsque sa femme principale ne lui en a. pus donné, épouser à quarante ans une concubine et répudier sa femme si elle s'y oppose. — Les enfants doivent la pius absolue obéissance à leurs parents ; ils ne peuvent ^s'établir hops de leur domicile. ' Les enfants qui adressent des paroles outrageantes à leurs parents, les femmes qui ^i adressent aux: parents de leurs mark, sont mis à mort par strangulation.
' Un père peut vendre ses enfents et ses femmes , mai^ seidement avec leur consentemeat. «-^-ïies enfants. contrefaits doivent être détruits.
Tout homme libre qui bat un esclave est soumis à une peine moindre que s'il avait battu son égal la .mort 4'un ^Uve , par suite de 1^ cprrectîoJa
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légale infligée par son maître, ne rend le maître passible d'aucune peine. — Tout esclave qui adresse des paroles outrageantes à son maître doit être étranglé.
Les devoirs qui doivent être indispensablement remplis sont : le culte au Tien, l'attachement au prince, l'obéissance aux parents, le respect pour les maîtres, l'union du mari et de la femme , l'amitié entre frères, la fidélité entre amis, la déférence entre proches et alliés, la bonne intelligence entre citoyens.
Un homme sage doit régler son cœur, modérer ses désirs, se vaincre lui-même, et remplir envers les autres tous les devoirs de la politesse exigés,
tels que le salut, la révérence, etc (Duhalde.
— Noël , etc.)
Or, c'était bien là le royaume du milieu , des eunuques, des lettrés , de l'empereur sacrificateur et roi , du dieu seigneur du ciel et seigneur de la terre , enfin de tous les termes moyens conciliateurs égalitaires entre l'esprit et la matière, dont le développement pendant le second âge avait été compris entre l'hérésie de Vikouchi, le premier fils révolté du Brahmanisme, et celle de Bouddha , le dernier fils hérétique; mais la secte Brahmaniste, qui avait émigré à la Chine au commencement du second âge, s'était implantée, sans le changer, sur le caractère conservateur des formes dog-* matiques, dominant chez les fils de Tchin; aussi
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jusqu*aujourd'hui la sépatatîon absolue d*avec les autres nations, la ténacité dans les formes , les pratique!^ et les dogmes anciens, ont elles-mêmes résisté à l'introduction du Bouddhisme.
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