CHAPITRE V
Histoire du Japon. *^ PremlfiF âge. ~ Second Age. ^ Oo^ mination chinoise. — Bouddhisme. — Emperewf wdésiastiqaes. — Troisiomc âge. -r- Daïri, — Siuto et Bouddhisme. — Empereur séculier. — Hiérarchie.
II. y eut d'abord au Japon une race de sept dieux quisoDt : Kouni-Toko-dat-sij-oo-Mikotto; Kouni- Satzu-tsij-no-Mikotto, Tojo-kuu-pan'-no -Mikotto, XJtsij - muo - Mikotto , Oo - toijo - teiao ^ Mikptto , Oo-mo-tarno-Mikotto , I«aiiagi-no-Mikotto.
Les trois premiers n'eurent pas de femmes , mais les quatre suivants furent mariés et eurei||t chacun de leur femme un successeur, mail d'une manière que l'esprit humain ne saurait comprendre. .
Et ces dieux eurent beaucoup d'aventures et de guerres étranges , que les historiens n'ont pas rapr portées I parce qu'ils les ont trouvées ridicules»
Mais le dernier de ces sept dieux, Isanaji ajaqt connu charnellement sa femme Isanami, donna
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naiss^ince à des êtres de nature moitié divine, moitié humaine, qui pouvaient néanmoins subsistgp en vie plus longtemps que ne le comporte la vie humaine, et transmettre le gouvernement à leurâ^ enfants , qui sont les cinq dieux terrestres : Ten-sio-dai-Sin , Oo-siwo-fii-no-Mikotto, Ninikiao-Mikatto^ *De-mi-no-Mikotto , Awase-dsu-ho- Mikotto. ^
Et le premier de ces dienx , fils aîné d'ïsanagi , donna naissance par une génération décroissante à tous les Japonais , car ses frères n'eurent pas d'enfants. — Et les Daïri descendent de lui.
Le cinquième et dernier demi-dieu de cette race est père de la troisième race , c'est-à-dire des habitants actuels du Japon, dont les chefs , descendants de lui, ont gardé un pouvoir surnaturel, presque divin, et sans borne sur les autres hommes. C'est pourquoi on appelle aujourd'hui les empereurs dii Japon Oodai, race élevée : Mikaddo , empereur : Tenoo y prince céleste : Tensin , fils des cieux : Tce , prince , et Dàïri empereur, avçc toute sa cour.<(Kœmpfer.)
Et c'est là l'histoire du premier âge , et alors pour le second âge commence la domination de la Chine sur le Japon , si bien que tous les noms des chefs sociaux du Japon ^ pendant les deux premières périodes de cet âge , ne sont autre chose que les noms des chefs chinois prononcés et écrits en japonais avec les mêmes événements et les mémei
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attributions que claiis l'histoire de la Chine. Ce sont les trois Hoang, sousles noms de Tai-ko-fu-Ki, Sin-No et Hon-Tei, pour Foki, Chia-Nong et Ti; — Puis Tei-Gio, Tei-Sjun , Yu fondaiir de la famille des Ka, pour Yao, Chun et Yu, ateur de l£^ fcgaiille des Hia ; puis vient ta fades Chang sous le nom de Too; puis celle dl^Bebeou sous le nom de Sui , et c est sous le qus^^l^e empereur de cette race, Tchao-Kang Woo des Japonais , que ces derphète Siaka ou Fo, ou Fotoge
mers (Bouddha).
Et enfin , vers sousle règne du di reco,
sé\
litaires
660, avant Tère chrétienne, Iptième empereur desTcheou, [crnement séparé pour le Ja- I Oo-dai-sin-Oo , ou empejues , qui dure encore
poni reut
Sj/^Hlu ou Nin-0 «J^Kus grand de tous les homn^^Jut celui qyj^Kda cette monarchie hé* réditai^^Hy^mpii^^^Japon , il civilisa les habitants, in^^Bl^Hvsage de la chronologie par années, mois et jours, refit toutes les lois, et reconstitlia le gouvernement de la nation. De ce chef, jusqu'au second siècle de l'ère chrétienne , se trouvent quinze Daïri, sous lesquels, parmi divers événemi^ts , on trouva une migration de lettrés chinois, qui répond sans doute au tenaps de leur persécution par Cbi-Hoan^^^Ti.
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Le troisième âge , au Japon , commence par le règne d'un Oo-sin-ten-Oo , dont le gouvernement patehiel le fit apjieler le frère de Ten-sio-dai-Sin , et dont les vertus guerrières et pacifiques tout à la fois y le firent adorer comme dieu , sous le nom de Jav^atta Fatzman. Sa mère fut aussi déifiée. — Mais à la fin du sixième siècle, sous le Daïri Kin-Mu, quatorzième successeur de Oo-Sin, le Bouddhisme , s'étendit , se consolida , et , protégé par le Daïri lui-même , éleva ses temples et ses idoles.
Cependant le Bouddhisme eut à lutter contre la résistance des prêtres de Sinto , qui, croyant multiplier leurs forces, créèrent dans les siècles suivants des fêtes solennelles en l'honneur des dieux pro* tecteurs de chaque canton , tandis que l'organisation politique divisait le Japon en soixante-dix provinces.
Trente-six Daïris, dont les règnes sont traversés par des invasions de peuplades étrangères et par des catastrophes physiques, amènent jusqu'au douzième siècle à Kon-Jei, le destructeur d'un dragon infernal , et qui fut ensuite entraîné dans des guerres intérieures par un général de la couronne, charge que Joritomo remplit le premier , et que ses successeurs finirent par rendre si puissante, que le pouvoir et l'autorité des Daïris s'efi'açèrent devant les leurs , et que dans le seizième siècle, environ trente Daïris après Kon- Jei , ii se créa , sous le nom de
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Quanbuku , un lieutenant des Daïri , monarque séculier^ qui se lit tout-à-fait indépendant du monarque ecclésiastique, auquel il ne laissa aucun pouvoir. ( Kœmpfer. )
La natipn japonaise est divisée en deux grandes classes : les Kuge , race noble et sainte , seigneurs de la cour ecclésiastique, les seuls dans lesquels le Daïri choisit les fonctionnaires; et les Gege, hommes du commun , race méprisée , qui ne peuvent jamais approcher du Daïri.
Le Daïri est Kami ou Esprit , venu des dieux , dont il est l'image vivante , dont il a Tautorîté et les qualités. — H a le pouvoir de déifier les hommes. — Lui seul distribue les emplois. — Sa fonction d'autorité absolue et divine se transmet par hérédité dans sa famille, où il choisit lui-même son suc* cesseur parmi ses enfants mâles où fiemelles; et s'il ne l'a pas fait avant de mourir , c'est la cour ecclésiastique qui fait ce choix dans sa famille.
Les fonctions de la cour de Daïri sont de six classes. La première a deux fonctions: !• celle de Dai-seo-dai-Sin , qui devient Kami aussitôt après sa mort , et que le Daïri garde pour lui ; 2« celle du Quanbuku, vicaire ou premier ministre du Daïri, dans tout ce qui regarde l'empire ; c'est l'empereur séculier ou l'héritier du Daïri» — La seconde classé a trois titres, tous portés parla même personne. — • La troisième est composée du Dai-INagon> et des .Tsu-Nagon , titres attribués à divers emplois. — La
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quatrième et la cinquième sont fort noml>reuses> et forment qiiMre divisions , sous - divisées encof*e en ordres. Ce sont les bénîmes célestes. — La sixième est celle des Tai-U et des Goi.
II *y a un grand dieu suprême au plus haut des cieux; des biérarchiés de dieux secondaires qui habitent les astres, mais ne s'occupent pas des hommes ; et des dieux intermédiairesqui sont puis^ sants en toutes choses sur le pays , et doivent être priés pour obtenir le bonheur terrestre, ou les réçompms^ promises ii Tâmedans la vie à venir.
Les âmes de ceux qui ont bien vécu dans le monde vont dans les champs hauts ou sous - cé- Ij^^s; celles des méphants errent plus ou moins loDEgtaaps pour l'expiation de leurs crimes; les im« pies fiontehwigés en renards, ce qui est la forme du mauvais, esprit
Pour obtenir le bonheur terrestre et céleste, il faut entretenir la pureté de son cœur, s'abstenir die tout ce qui peut rendre Thomme impur, comme de se souiller de sang, de manger de la chair et de toucher des f^adavres, d'observer les fêtes religieuses et les jours consacrés, de iâire des pèlerinages aux lieux saints, à Isye, et de vaincre ses passions.
Cette religion, qui est celle des Sinto, partage hi croyance des Japonais avec le Bouddhisme.
Mais il y a encore une secte de l'école de Kong- Tseu, qui fait consister la perfection dans le plaisir que l'esprit trouve à mener una vie sage et ver*
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tueuse , et qui ne croît qu'à des châtiments et à des récompenses temporels, suite nécessaire des bonnes ou mauvaises actions. --^ Le suicide est pour eux une belle action ^ car l'âme va sé perdre dans le sein de Tâme universelle qui rabsorbe.(Kœmpfer.)
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