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sont élevées au-dessus des autres«^-«Les âmes dans cet espace sont libérées avec les corps, mais ne sont pas encore transportées avec les corps , dans le lieu accordé à. chacune. suivant ses mérites; ainsi, comme divines et royales, elles occupent la partie supérieure, les moindres en dignité, et le reste, plus vil, habite le lieu le plus bas; et les moyennes 9ont au milieu. — Celles qui sont envoyées pour commander partent des zones suprêmes, et regagnent les mêmes régions ou même de plus hautes lorsqu'elles sont libres, à moins qu'elles n'aient trangressé leur nature et ]a loi divine. Car alors la suprême Providence les relègue pour leurs fautes dans les lieux inférieurs; de môme qu'au contraire elle attire des régions plus basses à des régions plus élevées, les âmes moindres en divinité. Car il y a chez les dieux célestes deux satellites de la Providence : l'un qui est gardien des âmes et qui les retient : l'autre qui les envoie suivant l'ordre de Dieu, et conduit dans les corpé celles qui descendent. — ^ Les âmes ne sont ni mâles ni femelles, mais prennent dans l'air leurs qualités. —Dans chaque genre il y a quelques âmes royales , et d'autres différentes au-dessous , suivant la hiérarchie des lieux d'où elles sont envoyées dans les corps , soit qu'elles viennent de la zone royale, soit du royaume des âmes , ou de celui des corps , ou de l'art , ou de la science. — Car il y a dans l'univers beaucoup d'êtres préposés k beaucoup de choses. — Mais le Seigneur
TOM. I. ai
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wppéioe tia[it la région la plU9 élevée, et lesantresse succèdent entre elles. — £t lessourcesde tousles faits et paroles terrestre^ sont chez les êtres célestes qui les gouvernent, et rien ne descend de chez eux vers BOUS, qui n y remonte pour en descendre encore^ ^-^L'ànae de Thonmie est enveloppée ainsi : le mens dans la raison , la raison dans Fàme, Vàme dans l'esprit, l'esprit dans le corps. L'esprit répandu dans les veines, les artères et le sang, excite de tous les côtés Vanimal^ d'où est venue Terreur qui a fait prendre l'âme pour l'humeur du sang. -^L'unique salut de l'homme c'est la connaissance de DieU| c'est l'ascension vers le séjour divin. — Lorsque le mens sort du corps , l'âme recourt en elle-^même, l'esprit se contracte dans le sang, Tàme dans l'esprit i et le mens libre de voiles, e^iistant suivant sa divine nature et pourvu d'ua corps de feu, vague dans tous les lieux, en abandonnant l'âme au jugeaient juMe et au supplice qu'elle a mérité. La terre est couchée au milieu de l'univers comme un homme, ayantles mêmes membres que l'homme. Elle regarde le ciel comme son père, pour suivre ses changements en même temps que lui. £lle a la tête posée au midi , son bras droit à rprient, ses pieds au nord, son bras gauche sous la tête de l'ourse, ses cuisses sous les autres^artiea et son milieu sous le milieu ; et comme la régioa de nos ancêtres ( les Égyptiens) est le milieu de la terre, et que le milieu du corps de l'homme est
le temple du cœur^ qai est le siège de ràme> nos hommes eut toutes les parties du corps égales à celles des autres peuples^ et de plus l'iiiteUigeDCQ et^lâ prudence, parce qulls sont né^et âevésdaus le cœur.
Il y a trois cho8es>: Diea^ père et bien, le monde et rhomme.-^Dieu possède le monde, le monde possède l'homme* — I^e monde est fils de Dieu , et l'homme créature du monde.
Les genres des dieux sont nombreux. Les uns sont intelligibles, les autres sensibles. — Il y a deux cluBursde dieux : Tun qui est mobile, Tautre qui ne l'est pas.-^ Zeus ( Amon^Ra ) est Ousiarchés du ciel et donne la vie au monde. — «Le dieu Pantomorphon (Phtah) est Ousiarchés des trente-six étoiles fixées au même lieu, et donne les di verset formes aux diverses espèces. — Il y a pour les sept sphères erratiques des Ousiarchés, par lesquelles toutes choses sont changées suivant la loi^ — Mais toutes choses qui paraissent multiples, découlent d'un seul ou plutôt de deux, c'est-à-dïre de la m?^ tière dont elles sont faîtes, et de la Tolonfé de celui qui les fait» -^ Lui seul , «comme toutes choses , est pleila de la fécondité des deux sexes; il est le dieu, h seigneur, le père.
L'homme crée les dieux des temples de même que Dieu, le seigneur et le père, crée les dieux célestes; et de même que Dieu a fait les dieux éternels semblables à lui , de même l'homme a fait ses
dieux à son image. — ^Ce sont ces statues animées , pleines de sens et d'esprit , qui savent l'avenir, qui prédisent par les songes , qui conservent la force V aux hommes ou les affaiblissent , suivant leurs mérites. — Car l'Egypte est l'image du ciel , ou plutôt elle est la propre translation de tout ce qui existe dans le ciel , tant de ceux qui gouvernent que de ce qui est fait, et cette terre est le temple dix monde.
Mais il faut savoir aussi qu^il y aura un temps bù leNzèle religieux, le pieux esprit et la sainte vénération des Égyptiens seront rendus inutiles; car la Divinité doit remonter de la terre au ciel j et rÉgypte , abandonnée des dieux , sera remplie d'étrangers, et il y aura une loi qui défendra la piété et le culte divin; et au lieu de temples et de lieux saints , il n'y aura que des sépulcres et des mortS4 et le fleuve sacré roulera des torrents de sang , et ses ondes divines s'élanceront hors de ses rives. — Alors l'homme méconnaîtra la beauté du inonde, et le bien lui sera à charge; les ténèbres seront mises avant la lumière; la mort sera jugée plus utile que la vie; personne ne rcgad^dera le ciel. — Le reli^eux sera pris pour fou, l'irréligieux pour prudent, le furieux pour fort, le méchant pour bon» — L'âme et tout ce qui la regarde sera sujet de moquerie , et celui qui se donnera à la religion du mens sera en danger de rnort. -^ Il ne restera que les mauvais anges, qui, mêlés à
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Vhumanité , la pousseront à la guerre , à la rapine , à la fraude , à tout ce qui est contraireà la nature des âmes.-— .Toute voix divine se taira; les fruits de la terre se corrompront, et la terre ne sera plus féconde; telle sera la vieillesse et l'irréligion du mopde. — Et lorsque tout cela sera arrivé , le Père Dieu tout-puissant, gouverneur du monde, exa-^ minant les faits accomplis volontairement, rejetant les vices., repoussant Terreur et Ja corruption , pu-«. rifiant toute méchanceté par Teau , par le feu, ou par les pestes répandues en tous lieux , rappellera: le monde \\ son ancienne forme ,. pour qu'il soit encore admirable et adorable; et le Dieu créateur, et restituteur d'une si grande œuvre sera célébré, par les louanges et les bénédictions de tous ceux qui seront alors. — Car cette régénératipn est éternelle, et se fait par la volonté de Dieu sans commencement et sans fin. — Et l'image du bien voulu par Dieu , c'est le monde. — Car de même que Dieu est le dispensateur des biens, c'est-à-dire des sens , de l'âme et de la vie, à toutes les espèces et à tous les genres du monde ; de même le monde fournit tout ce qui est bon aux mortels : l'alternative des saisons, la naissance, la croissance, la maturité, etc. — Et pour cela , Dieu assis sur le sommet du ciel est partout et voit tout. — Car il est au-delà du ciel , un lieu sans étoiles , étranger à toutes les choses corporelles. — Et le dispensateur Soou , qui est entre le ciel et la terre , occupe le lieu qu'on
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appelle Jovis^ — £t Plouton ( Athmou ) domine ht, terre et la mer; il est le nourrisseur des animaux mortels et de ce qui porte les fruits. — Et par leurs forces , tous les fruits . les arbustes et la terre végètent. -r— Mais les foroes des autres (Phré et Ousri ou Osiris) sont distribuées dans les choses qui sont. — Et ceux qui domineront la terre seront distribués et logés dans une ville , au plus haut commence* ment de TEgypte , qui sera bâtie du côté du soleil couchant , et vers laquelle, par mer et par terre, toute race mortelle se hâtera d'arriver. Mais aujouiv d'hui ceux4à sont logés dans la grande cité sur le mont Lybique. — ( Hermès Trismégiste. — DiaL d'Isis et d'Horus. in Stobée.)
HISimnB DE L'AF^IQlJfi. îa'J