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bien que Noé parlât contre elles ; et ak>r5 ces hom* mes s'en allèrent sous la conduite de Johram , et ces hommes sont ceux qui ont été appelés les Arabes. ( Traditions arabes , Abalfarag.)
Et alors Noé commença à enseigner la science bumaine à ses enfanfs^ et il inventa des signes pour se souvenir de beaucoup de secrets des choses naturelles, qu'il ne fut longtemps permis qu'aux prêtres arméniens sagas de voir et d'expliquer; et il inventa l'agriculture et l'art de faire des boissons fermentées, qui excitent l'esprit, et cela fut cause d'un grand mal ; car des trois chefs de races nés de Noé, il y en avait un, et c'était Cham, qui s'occupait de magie , et qui cherchait aussi le moyen de créer des êtres pour se faire servir piar eux , et se reposer, comme faisait son père ; et il surprit son père qui buvait une boisson fermentéepour prophétiser, et il en but, et il devint fou , et il se moqua de son père , et le châtra pour être seul créateur ; et alors il s'unit avec sa mère , ce qui souilla la source de la race pure , et il en eut Canaan; et Canaan, à cause du crime dontil étaitné, futmaudit par Noé, et donné pour esclave aux frères de son père, qui étaient Sem et Japheth , et qui étaient restés purs et unis dans le bien, n'ayant pas voulu participer au vol de Cham. Et dans ce temps-là les femmes mettaient toujours au monde des mâles et femelles tout ensemble, lesquels^ grandis et mariés ensemble, produi-
salent mâle et fen^ieUe en un seul accouchement ; et! afin que fût accomplie la loi de Jovah, qui disait de croître et de multiplier , Sem leur enseignait à connaître le bien et le mal ; Japheth les mariait en les assemblant en hiérarchie; et Cham les chassait dehors y pour qu'ils s'en allassent en colonie peupler le monde.
Mais quand JXoé eut disparu de la terre , et que, sachapt qu'il était converti en âme des corps célestes, Sem, Ji^phelh et Cham, ses fils, virent bien qu'il les avait punis en se retirant d'eux; ils lui rendirent les honneurs divins^ et se mirent en devoir d'accomplir eux-mêmes la loi de fécondation de la terre.
Alors tous trois descendirent de la montagne Ararat , en Arménie , dans la plaine de Sennaar , laquelle fut ainsi appelée Champ de la Révolte , parce que là il y eut de ceux qui étaient. conduits par les fils de Noé , qui ne voulurent plus les suivre, et s'obstinèrent à rester dans le pays où ils étaient, qui était la haute Asie. — Mais Sem, Japheth , Chàm et Canaan continuèrent leur route; et Sem, tirant vers l'Orient, alla peupler les pays de l'Inde , de l'Amérique et de l'Océanie ( Padma-Pourana ) ; Cham poussa vers le midi, et s'établit sur les bords du JNiil, et dans le midi de l'Afrique ; et Japheth , se dirigeant vers l'occident, se répandit dans l'Afrique du nord et ^e l'occident (Bérose d'Annius). Tandîsque Canaan s'arrêta
38 LIVKE I , CHAPITRE I.
dans le paya qui est entre Damas et l'extrémité de la Palestine. Or, Ceux qui avaient refusé de marcher plus loin étaient Elam , fils de Sem , qui se fixa dans le pays de l'Iran ou Id^ Perse; et Jaïtus , fils de Japheth , qui resta en Arménie ; et Chus , qui s'établit dans la haute Egypte , et aussi en Ethiopie ; et bien qu'ils n'eussent pas voulu accomplir la loi par eux-mêmes et se reposer au lieu de cela , ils n'en voulurent pas moins là faire ^ceoittplit par d'autres , et ils envcry èrent des cù^ lobiés autour d'eux } et alors il y en eut aussi parmi ceux-là qui se révoltèrent pour divers motifs.
Le premier de tous fut Nembroth , qui dit aux autres que c'était uuiB trahison et non un oràre dé Dieu, que de changer ainsi d'habitation, et de se disperser, puisqu'ainsi ils devaient être bien plus expfosés à leurs ennemis ; et , comme il était audacieux et prompt à la main, ilen entraîna beaucoup avec lui , et se rendit dans l'Érak , où il fonda la . J)remière ville et le premier royaume delà terre, et où il fut le premier SâtUrne ; et cela était contre ' Tordre de Noé , qui avait voulu que les hoitimes demeurassent dans les cavernes, ou sous les planchers qui servaient à porter les èhcfs , maïs sans êtte entouré d'enceintes, afin que la terre fût plus vitement peuplée. Mais avant de s'arrêter dans l'Erak, Nembroth enleva le livre des {pratiques religieuses, que les sagas seuls avaient le droit de connaître, et l'apporta avec
HISTOIRE DU PBEMI£R AGE. Sq
lui dans sa ville de Babel. (BérosQ d'Annius.) Et un autre révolté, fibde Janus, fils de Japheth, fut Turk, qui, ayant appris que Son père possédait ttUe pierre mystérieuse , qui avait un grand pdtivôîf pour faire venir la pluie et amener la Saistfn qu'où voulait, la lui ravil et s'enfuit, »uîti d'une troupe nombreuse , qui se répandit ^ eii tournint par It nord de l'Asie, jus<ju'aux extrémités du Coiftinent oriental, où elle ësl^ encore ôonnué soud'^lt nom de Tatars. ( Traditions tdtarès. )
Et nut troisième révolté du même temps fut Arphaxad, fils d[*Elâtri> fils de Sej»: ,or, comme Elam , suivant l'une des parties de l'aubiefiine loi , disait que dans le monde il y avait deux principes contraires, sources de toutes Thôsès, ce pourquoi tout devait être divisé en pur et en impur ;Arphà*xad soutint qu'il ri*y avait qu'un prindpe, et que toutes choses venant de lui, il ne pouvait y avoir de séparation absokie ; et il fut chassé de l'Iran , et , en s'en allant, il emporta la tradition orale des temps primitifs, qu'il vola à son père , et il se réfu-gia à Babylone , d'où son descendant Abram sortit plus tard, ayant eu dibputè avec les Chaldéens, et vint en Palestine^ où Sâ racfe a côiiservéla tradition. Or, ées trois révoltés , nés des faces inférieures, et instruits par leur fraudé d'une partie des choéi^s secrètes, mais non de leur ensemble, eurent un son différent. *^ Arphaxad , qui n'avait pris que le signe de la tradition > fut expulsé et sa race fut
4o LIVRE I, CHAPITKJÎ I.
errante , tandis que celle d'£lam devint puissante et stable sous le nom de Parsis. — Turk , qui n'avait enlevé que le signe matériel seul du rite y fut obligé de se réfugier dans des pays éloignés, et sa race fut nombreuse, parce qu'il était descendant de Japheth le créateur des colonies ; mais Janus resta en puissance de l'Arménie , et les races qui sortie rent de lui, peuplèrent toute l'Europe et une partie de l'Asie. .— Nem})roth seul , qui avait ravi aux sagas le rituel pratique, y trouva la puissance nécessaire pour constituer un grand royaume , et ce fut lui qui chassa son père Chus , lequel passa en Ethiopie.
Aussi Nembroth fut-il le fondateur de la première ville et nation du monde, s'appliqùant surtout à la paix et à la religion. Il traça l'enceinte, et commença à élever au milieu la pyramide; mais, après avoir ainsi fondé la puissance babylonienne, ce ne fut pas lui qui l'acheva, car il disparut, enlevé par les dieux. ( Bérose d'Annius.)
Et alorsle centre babylonienfutl'ennemi des deux autres centres qui étaient restés en Asie , et qui n'avaient pas été chassés par leurs révoltés , comme Nembroth l'avait fait de Chus ; c'étaient les Élamites dans l'Iran et les enfants de Janus dans l'Arménie. Et ceux-ci étaient les plus nombreux , car Janus était créateur de colonies comme Japheth , et la plus grande de toutes celles qu'il envoya fut celle de Gomer, qui peupla presque toute l'Europe;
HISTOIRE D13 PKBMIEH AGE. /^i
ainsi que les nations européennes s'en souviennent elles-mêmes. — ^EtJanuslui-mêmequittarArménie, mais il y laissa un grand nombre d'hommes , aux* quels il préposa, comme pontife, depuis l'Arménie jusqu'à la Bactriane, Sabatheus Saga; et Scytha fut créé premier roideces nations, qu'on appelle Scythes SÉ^as, pays qu'on appelle aussi Arie. Une autre partie s'établit en Mœonie , dans l'Asie mineure , et Janus lui-même disparut enfin. Et la colonie que Janus envoya en Europe sous le nom de Gonnier , se divisa en quatre grands groupes. Le premier fut celui qui était composé de Manéos ou M anéros, qui s'arrêta en Thrace, et de Acmon et Doeas, qui peuplèrent la Grèce ; le second fut celui de Gopier-Gallus, qui pénétra en Italie, etsç divisa en Saturne et Janus^ le troisième peupla l'Espagne , sous la conduite de Jubal , la Gaule sous celle de Samothes, et l'Allemagne sous celle de Thuyscon ; eofin Thogorma mena la quatrième dans le Dane* mark, la Suède, la Norwég€t^ etc.
Or, la Babylonîe et les nations sagas étaient les ennemis naturels l'un de l'autre, car Nembroth avait constitué la puissance stationnaire, et les sagas étaient restés nomades comme l'ordonnait la loi; aussi la population «rrante de l'occident et du nord de l'Asie fat-elte longtemps un obstacle à l'agrandissement de la«puissance J>abylonienne, et toutes les races régnantes dans l'Erak se tran»nirent-elles le soin de vaincre cette résistance :. ainsi firent le^
Nembroth aux Bélus, et les Bélus aux Winus, qui sont les trois grandes faces qui contribuèreAtli la constitution puissante et unitaire qui rejoignit, sous Un seul pouveîr, toutes les populations de la haute Asie«
Mais là seulement , dans *les i^tes êtik ôêntre dé Janus et dans celui d'Élam ^ n'étaient pas tous les eAnemisde la Babylonie : les fila de Johtaifi, lespre* miers révoltés contre la parole de Noé, les Arabes, partisanS'âes désordres qui avaiefit amen'0 le déluge, étaient au midi, prêts à profiter de toutes les occasions d'envahir là Babylonie. — Aussi firent^ ils :
Bélus, race de rois, siicôesseurs de Nembroth, lé Saturne, en de ses enfants, après avoir assuré Baby*^ loiie, en rendaiitplusfortel'eâceinle tracée pai*Nembroth ^ sentanl; bien que sa puissance ne serait solide que lorsqu'il aurait anéanti les sagas , tournA toutes ses forcoi contre Sabaâieus > chef des sagaft arméniens, et, après l'avoir poursuivi par la ruse et par la force , it le contraignit d« s'enfuir et d'aller se cacher chee les sagas- caspiens. -^Mais lorsque Bélus revint à Babylcmè , il trouva son royaume envahi par dés ennemis extérieurs et intérieurs^
Les ennemis exténeurs étaient cesr Arabes, opposés à la p»role de Noé et de tous ceux qui "en pratiquaient tout Ott partie, et ils avaient profité de^ l'absence des chefs babyloniens pour s'emparer du pays, aiasi que cehi se voit par les noms des rois
arabes que les traditions placent à la suite des rois babyloniens , et qu'elles montrent s«rrêter à Bé-» lus, qui soumit les Arsfbes à la domination baby^ Ionienne. ( Le Syncelle. )
Et les ennemis intérieurs étaient une nouvelle race d'êtres, do^t le premier, Oannès, sorti des races itiférieures, leur enseigna dvrers résultats pratiques de la morale de cet &ge : confme la récolte des fruits, les arts, la construction, les habitudes de vivre ré* gulière , etc. Et celui-là fut suivi de plusieurs au* très ; et enfin, quand revint Bélus, les êtres qui étaient sortis de cette création étaient devenus trèsnombreux et gouvernés par une femme nommée Omoraca : et ces êtres étaieiit tous composés de parties d'hommes et de parties d'animaux diversement assemblées.
Bélus , voyant cela, pour punir les dieux , haute race babylonienne, qui n'avait su empêcher ni la création, ni la domination de ces nouveaux ^tres, et pour punir aussi Omoraca e%> ces êtres eiix-mê** mes , qui avaient surpris et altéré les pratiques du dogme, les fit tous périr dans un imtnense sacri^ fice, sépara la tête dn tronc d'Omoracb, pout' dé-» signer la séparation du ciel et de la terre unis eti elle, et du sang des dieux pétri avec ton corps, il forma dés hommes. Èi cett(î nOVivelle race fut celle desGkaldéens, chargés des expiations, des sacrifices, des incantations et des augures. (Le Syncelle, Diodore. )
Celte puissante domination, que BéluscomiVMen^ çait à réaliser, suscita dans les races subalternisées une opposition que représenta Haïe , l'un des plus puissants d'entre elles , et il souleva contre Bélus ' ce qui restait des hautes classes de la Babylonie; mais la guerre vint à Tavantage d^ Bélus , et Haïe s'enfuit vers l'Arménie, avec son fils Armenak , et un grand nombre d'autres personnes; il y fut ^ poursuivi par Bélus , qu'il perça d'une flèche , et l'armée babylonienne s'enfuit, pleine de désordre et d'épouvante. Mais Haïe renvoya à Babylone le corps du roi, pour qu'il y fût inhumé avec pompe. (Moïse de Chorène.)
Cela était ainsi , la isace des rois de Babylone était terminée; mais, au. temps de Nembroth, il était sorti de l'Eràk des colonies pour établir d'autres nations ; c'étaient Assur,Médus, Magogus et Moscus, qui fondèrent les empires d'Assyrie, des Mèdes et des Magog en Asie , et celui des Mosques en Asie et en Europe (Bérose d'Annius ). — Or, Ninus était roi d'Assyrie et descendait d'Assur, sorti de Babylone , lorsque Bélus mourut, et il se mit à la tête d'une formidable apmée de jeunes gens; d'abord il pénétra en Arabie , où , après de nombreuses victoires, il fit une alliance avec Ariéus , roi des Arabe»; puis il souipît la Babylonie, l'Arménie , l'Asie mineure, la Médîe, les Parthes , la Perse , et il ne fut arrêté que par les peuples trèspombreux et très-aguerris qui habitaient 1^ . Baq-r
triane. Les nations sagas y refoulées vers cette dernière limite de leur territoire , et commandées par Oxiartès, résistaient avec énergie au conquérant assyrien, et lui avaient déjà fait essuyer plusieurs défaites , lorsque Ninus fut secouru par une femme intelligente et hardie , qui , née à Ascalon en Syrie, exposée, puis recueillie par des bergers, puis épousée par Ménonés, gouverneur de Syrie, au nom du roi d'Assyrie , avait été amenée par son mari au siège de Bactres; et celte femme était Sémiramis, qui surprit la ville en montant par un sentier es* caipé , et elle séduisit par son esprit le roi Ninus , qui l'épousa après la mort volontaire de Ménonés. Et Ninus lui laissa en mourant tout le pouvoir royal ; et c'est là que finit la seconde période de ce premier âge; car alors les pouvoirs politiques, régulateurs de la hiérarchie dogmatique, étaient créés.
Mais Sémiramis , après la mort de Ninus , habitait encore la ville de Ninive, bâtie par Ninus, et qui était la plus grande ville de l'Assyrie ; et pendant ce temps, les peuples des géants, qui avaient vu que Bélus et Ninus avaient voulu réduire en un seul empire toutes les autres nations, se réunirent aussi à Babylone ; et là étaient des fils de Janus, fils de Japhçth, et des fils d'EIam, fils de Sem, et des fils de Chus, fils de Gham. Et chacune de ces trois races se choisit un chef, qui fut nommé Phénech pour les premiers, Jectam pour
46 UVRB I, CHAPITRE I.
les fièoond^^ çt Nembroth pour 1^ troisièmea, et ces tro^sa réunirent eu u^ conseil pour dénombrer Iç peuple de leurs voisins. £t chacun de ceux qui étaient Ik, d\S, à son voisin : Afin qu'aucun de nous ne se sépare des^autres et nes'entrebatteavecson frère^ venez , prenons des briques , écrivons chacun notare nom sur ces briques, et jetonsflesau feu, et élevoiis une tour dont la tête aille jusqu'au ciel , et faisonsnous renom et gloire sur la terre ; et chacun prit de ces briques, excepté do«Hie hommes qui ne les voulur^t pas^ prendre , et dont les noms étaient : Abram, Nachor, Lote, ïluge, Ténute, Zaba, Armodath, Jobab, l^v» Ai)imahel, Saba, Auphiu. Et le peuple des géants les conduisit à ses chefs , et les chefs leur dirent : Pourquoi n'aves-vous point voulu mettre vos briques avec les briques du peuple de la terre? Et ils réponcHrent « Nous ne mettrons pas nos briques avec vous, et nous ne nous joindrons pas à vos voluptés , nous ne connaissons qu'un seul Dieu, et nous l'adorons lui-même, etquand^vous nous jetteriez dans le fQu avec vos briques, nousne consentiri(^nspas avec vous. Et les chef» irrités dirent : Qu'on leur fasse comme ils ont dit , e% s'ils ne veulent pas mettre des briques avec vous, consumez^les daps le feu< — - Mais Jectam , qui était le prQmiOT jchef des chefs, et qui était de la race de Sem , ayai^t reconnu que ces homn»es étaient aussi de la race de Sem, vouhit quW leur donnât sept jours pour se décider, et c'était parce qu'il
HISTOIRB DU PREMIBR A&E. 4?
avait envie de le» sauver. Et pendant la nuit il les fit évader : mais Abram dit : Non , je ne fuirai point. Il vit maintenant, celui en qfui j'ai con«* fiancfi, ft^ssi je ne bougerai pas du lieu où Ton m'a mis, et si j'ai commis quelque péché pour que je sois consumé , que la volonté de Dieu aoit faite; et le huiti^niie jour Abram fut envoyé au fourneau avec les briques» > — Mais Dieu fit un grand tremblement de teh^e, et le feu, jaillissant du fourneau en flammes et en étincelles, brûla tous les assistants, tandis qu Abram, sans la plas petite blessure, se leva, sortit du fourneau, et alla r&* joindre le$ on^e hommes qui étaient cachés dans les montagnes, et ils s'en allèrent ensenoble en se réjouissant au nom du Seigvieur, qui les conduisit dans la terre qu'il avail regardée et conservée dès le conainencemçut Kt cela ae fit ainsi, parce que Abram, fils de Tharé-Azar «t d'Adna, ayant dans son enfance demandé à sa mère quel était spn sei<* gneur, il fut mécontent de ce qu elle lui répondit] et comme en remoutaut toujours à un être supé^ rieur il le trouvait inférieur à uu autir^, il arriva ainsi. au-dessus désastres et du soleil, et reconnut le seul vrai Dieu. (Philon.-Apocr, deFabricius* — Trad. perses, arabes 9 syrienues. — -Bible,— ^Josèphe. — Ëysèbe, etc.)
£t néanmoins le peuple des géants de la terre ne fut pas changé dans ses mauvaises pensées, et ils continuèrent à édifier une ville et une tour 9 et^
tandis qu'ils étaient occupés à cette œuvre, un vent terrible et divin , envoyé par la colère des dieux , dispersa l'œuvre orgueilleuse qui s'élevait vers les lieux hauts , 6t fit etitendre parmi ces honames une voix inouie , qui mît parmi eux le tumulte de la confusion. ( Moïse de Chorène. )
Alors Sémiramis Ascalonite , qui ^ après la mort de son mari, n'avait jamais Voulu se remarier, et choisissait les plus beaux hommes de son armée^ pour en jouir et les faire mourir ensuite, vint s'établir à Babylone , qu'elle agrandit et orna de monuments magnifiques , construits en brique et en bitume , et ornés de reliefs et de statues d'or. — ^ Puis elle se mita faire des conquêtes; elle subjugua les Mè4es, et sur toute sa rojite elle fit planter des jardins^ creuser des canaux , percer des routes, et élever des collines pour les tombeaux de ses officiers. — Et elle parcourut l'Egypte , l'Ethiopie et l'Asie; mais sa puissance conquérante fut arrêtée par Stabrobatés, roi des Indes, et par conséquent deacendant de Sem , qui mit son armée dans une déroute complète , et la blessa elle-même au bras et au dos; et Sémiraftiis s'en revint dans Babylone, où son filsNinyas, pour la punir de l'amour qu'elle avait pour lui , la fit périr pagr l'entremise d'un eunuque. (Diodore, etc. )
Et Ninyas succéda à Sémiramis , et il passa sa vie danft son palais , où il était considéré comme un dieu invisible , dont on n'osait parler , et où il
était servi par d&à euauft^oes et p^f des femmes ; et il travailla à oraer les temples im éimni et à augmenter la puissance de la tftc^ saistniolale d» Chaldéens; et il établit des généraux d^acmée, des gouverneurs deffvorinoe^t desjuges de villes; pourvoyant ainsi à tout ce qui était nécessaire au bon ordre de» ses états. — H faisait aussi lever tous les ans , dans cbaque province de son vaste empire, un certain «ombre de soldats, soumis à un chef de leur nation. — Il les faisait exercer, puis les renvoyait à la fin de l'année pour en lever d'autres» — Or, la troisième période de. cet ftge était terminée, puisque chacun des chefs sociaux avait pris part à la mémoire universelle , en mettait son nom sur sa brique , et avait sa part de mérite dans i^œuvre générale.
Or, voici quel Aait le dogme <fui éuàt résulté des diverses transformations morales et théelogiques qui.s?étaient opérées dans la Babyloqie.
U y avait au jiui haut du ciel un grand dieu sous forme de feu pur, et âtppelé Or ou Ur ; il habitait uneiiimière inaccessible, et ne pouvait être approché que par des esprits médiateurs. — Des profondeurs de son divin abîme énianaieut des Œons au esprits qui produisaient Vagitation du monde.
Puis venait Bel , Tintelligence divine, Tàme du monde, le créatei\r de Tordre uni> ersel et de Tharmônie musicale , qui unissait le ciel et la terre : sa manifestation extérieure était le soleil.
50 LIVRE I, CHAPITRE ï.
Au-dessous de lui étaient trois classes d'esprîtâ : les dieux, léë démons et les héros. Les dieut avaient p<»ur haBitiitioh certaines sphères déterminées, et ëtàiettt divisés en outré en trois classes'. 4tt ministres, les interprète^ et les conseitlérfi. ~ Le* ministres (Hyperetai) étaiéntles agents gétié- Twx^ directs, intelligents bt volontaires de la volonté da grand dieu , pout TaccômpUssemetit dn mouvement harmonique et de l'ordre universel dit monde. ♦— * Les interprète» (Erménes) étaient les «inq planètes, dont les variations annonçaient les phénomènes * des saisons, Ta venir et là bienveillance des dieux pour Ifes hommes. — Les conseil^ ■lers (Boùteutai) éCiient trente étoiles subalterhes, tK)mmandées par les cinq planètes, et dont la moitié dominait sur tout ce qui était au-des!sous de là terre , et l'autre oT>servait les actions des honmies ou contemplait ce qui se passait dans le ciel. Tous le» dix jours, une étoile envoyée par les planètes descendait sous la terre, et une autre montait de dessous la terre poub leur apprendre ce qui s'y passait. Et c'étaient là les dieux intelligibles ou la première classe. — 4jes deux autres.classes , les démons et les héros , n'avaient point de demeurés fixes; les démons, divisés en anges et démons, étaient appelés fonctions intellectuelles , fel les héros étaient nommés aussi principes.
Et ces trois classes étaient appelées vrais dieux, ou dispensatrices de tous les biens.
HISTOIRE tiV PRÉMIBR ^GE. 5l
Et puis venait la matière éternelle, incréëè, incorruptible, appelée, Nebo, Seehis bu Net^al, manifestée pat* la lune , la plus inférietirfe de toutes les étoiles et de toutes les planètes ; et c'était de son union avec Bel qu'était née la race babylonienne.
Et puis au-dessous de Nebo il y avait encore des ^ dénions trompeurs, appelés Antitheoi, esprits formés des matières les plus épaisses, et qui se plaisaient à prendre toutes sortes de formes, soit de dieux, soit de génies, soit d'âmes, pour tromperies bommes et les troubler dans leurs sacrifices et se jouer d'eux.
Il y avait six points cardinaux dans leCosrae : le milieu du ciel (Mesouranema) ; la partie opposée sous la terre (Hypogaion); l'orient (Horoscopes) ; l'occident (Dusis) ; le midi et le nord. — Au midi étaient douze constellations et autant au nord. Leç premières dominaient sur les vivants et les secondas sur les iïiorl9; è'étaient elles qui jugeaient les hommes. *
Le zodiaque était divisé en douze demeures, auxquelles correspondaient douze animaux présidant à un mois et à un signe ; des animaux du zodiaque, les uns étaient mâles, les autres femelles, d'autres de#double sexe; d^utres fleutres; les uns tournaient, les autres étaient fixes; ils ejigendraient des mâles et des femelles, et chacun d'eux répondait à une partie du corps humain»
Sa LIVRE I, CHAPITRE I.
Et les choses terrestres aviàient un con$e9uus avec celles du ciel , et étaient toujours renouvelées par leur influx. *— Les dieux, donnaient les vrais biens aux bons qui avaient été expiés par les sacrifices^ et résidant avec eux, éloignaient par le^r éclat les méchants esprits qui, craignant la lumière, s'enfuyaient dans les ténèbres et ne pouvaient plus troubler le pieux sacrificateur, libre alors de toute impureté , perversité et passion. — • Mais ceux qui , étant pernicieux, trqublaient \e& rites, les choses et les lieux sacrés, n'étaient jamais accompagnés par les^ dieux , à cause de leur faiblesse d'action et de leur défaut de puissance; et ils en étaient repoussés à cause de leurs souillure et abandonnés aux mauvais démons, quiles rendaient encore plus méchants et semblables à eux , de sorte que, s'aidant et se fortifiant l'un l'autre dans le mal , ils formaient un cercle qui joignairsoQt,commencemen| avec sa fin.
Et au-dessous de tout cela il y avait un principe mauvais, mu par un sentiment de \mne contre le feu pur, et qui a été appelé Misophané.
HISfOIRE DU PREMIER AGE. 53