‹ Essai d'histoire universelle ou exposé comparatif des traditions de tous lesChapitre 4 sur 37 · CHAPITRE n · texte numérisé non relu

CHAPITRE n

MoBOrs, — Sociétés, — Populations, — du premier âge. — Résultats.

Et là s*arrête la ligne d'actions et de transfarmalions sociales que suivit un des centres sortis du groupe de Noé pour réaliser la morale générale de cet âge ; et ce centre fut celui qui réunit dans une même unité politique qui dominait toute Torgani- 'fiation sociale, la double puissance de la force morale et dé la force physique.

Mais ce n'était encore là que Fun des groupes du corps de Chus ; et «eux d*Élam et de Janus en avaient aussi produit de nombreux en Egypte, en Europe, en Asie; et ces troi^ corps eux-mêmes , qui avaient séjourné dans la haute Asie , n'étaient qne les représentai|ts secondaires des corpç fonctionnels primitifs de Sem , Gham et Japheth , qui avaient aussi, dès les temps de la première séparation, produit des sociétés nouvelles secondaires dan^ l'Afrique et dans la partie orientale de l'Asie^ et en Amérique.

Et alors à la Mrface de la terre qui était toute

54 UVRB I, CHAPITRE ».

peuplée , suivant raccomplissôment de la loi donnée à Noé par Jovah, se trouvèrent une multitude de races ou sociétés , qui étaient toutes différentes les unes des autres, parce qu elles étaient toutei des fonctions différentes de corps fonctionnels différents entre eux, et séparé^, d'un même centre social.

Et dans chacune d'elles se trouvait une partie spéciale de Vapplication morale de la loi de cet âee; et Ton pouvait dire que la parole de Jovah régissait tout^ h terre, divisée en nations qui avaient chacun* un de^s mots» — Et c'est ai^si qu'il y avait des sociétés stationnaires ou fixes, et des sociér tcs errantes oii^ nomades; et puis il y avait dan^ l'une et l'autre de pea deux classes des corps sociaux qui avaient un chef unique, mâle, héréditaire; et d'autres plusieuri^ che& élus chacun par une des races sociales, et formant conseil. Et dans les premières, Thérèse était, ou le résultat de ^ volonté du père, ou le droit de naissance donné par la mère; et dans les secondes, c'étaient ou les vieillards, ou les jemies hommes, ou les femmes q^\ élisaient, ou bien lestrai^ pac^ sociales répoiidwt ai^ trois fils de Noé.

Et chaque société était une de ces deux chpseï^ ou un composé de trois races, et d'qi^e masse e»* clave mutilée; ou bien une famille où il y dm^àX le père, la mère et les fils ou jeunes hopw^s, qw étaiœt des groupe* 4yant d(»9*in c^s guettons

séparées, d'éducation et déjugeaient , de nouinih ture et de procréation, de guerret et de défense; Hoais les fiUes et*l§^ enfants étaient 4)eux qui éei> vaient les autre», aans-fonctians aisignéea. ^^ Ht dans chaque fonction il y avait un «erinede vie qu oià ne pouvait dépasser; les pèrea ou ks vieîQards étaient mis à mort à un âge fixé* pour U fin de leur fonetion; il en était de mêmft pour U^mèf^ Q\^ les femmes. Et aussi, passé un e^tai^pomt^r^ les fils ou losb jeuneà hommes ^ n^ pou^ajn^ 4Mrf immolés comme jf/réfie.^ , étaient e^cpulsél ei| icoloniçs, ee qui sa^pelait le ¥e)r «acre ; et les filles et les enfanta n avaient ni terme fixe pQqrl^i^: mulûplication, ni droit de coijser^atipi^ jj^^<^ un certain ^ge j et ilis étaient iitmolés , ou »ttA^§ comme ^r^teurs k dos colonie» de jeunes \iomr mes, Q^ çqînseçvés dmd le centre toci^l, suiv^wt la nécessité, et suivait la volonté' de» cbf&i et.le^ ç^ld^vres dei yieiUêrd^, des enfanta et de» feuimes stériles, qu'on isivalt saçfifiés, ét^nt mangéspqiir rfindf'e au cft^tr^ §oçial l'esprit qu'ils f^yaie^trpçu de lui.

Et parmi cea l'aces ou sociétés d^bçimmef , Âl jj ^ ?^yait qqi, d'après Ips pratique» d^ leur fi?i?^ûqn spécial^, mrai^nt contracté 4^^ habitvld^. 4^ vi^^ q^î dftpwnai^nt toutes les. aut^*^ fonpti<;^iip sociales; ainsi il* y. en avait qui^ p^issai^lilt, /^ troupeaux ^ on qvii alUient ^ 1^ chasse^ -^ Ef î^./ en avait qui élevaient pour, ton^beaux ^ tvi-

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inulus en terre ,> ou des cumulus de pierres, ou seulement une piètre droite; et pour signes dusacr^ce , les uns élevaient des p^rramides en briques de terre cuitoi», les autr» des monceaux strati^ fiés de fascines de bois et de couchf» de terre ^ €t d^autres sacrifiaient SUrle haut des montagnes elles-mêmes. — Et il j eÛ avait qui représentaient en figures lèstraditioM, et d'autres qui les clbantaient, et d'autres encore à qui ii ét^it défendu de signifier m de chanter leà mystères sacrés.

Et chaque nation afuit en outre une tendance particulière , soit * Texercice de TintelligeBce , soit à Fexercice de la force physique ; et chacune de ces pratiques et àe^ q/sis tundanees n'était autre chose qu'un mode spécial du sacrifice vengeur exercé sur la cause primitive du mal, en Thontfeur du dieu offensé, et, aWs c'étaient les prêtres ou éducacateurs qui dominaient, ou bien c'étaient les guerriers ou réalisateurs , et la hiérafchie était modifiée dans ce sens , afin d'accomplir le but social.

. Et néanmoins chacune de ces races *se croyait appelée seule à accomplir la loi tout entière : et chacune d'elles se regardait comme le centre du mondé, comme la seule race divine, et comme seute destinée à gouverner un jour le monde entier. Car les autres races ' étaient ses ennemies , puisqu'elles ne pratiquaient pas le même dogme qu'elle; et elle devait les exterminer et s'isoler d'elles , et les pourchasser au moins jusqu'aux confins de la

terre, ahuri c[ue Favait erdooné Jovah des hommes méchants. Or , tout ce qui n'était pâs de h race sa* crée était mécbant.

Or, dans sa plus haute généralité comme dans ses plus petits ^tail»^ la Inorale de séparation, qui dominait le premier âge , avait été basée sur la pureté et Finnœence de l'esprit, et sur l'impureté et la culpabilité de la matière ; et il en était résulté à la fin de cet j|ge le fai^ social suivant* — Comme il n y avait plus sur la terre de dieux esprits purs; comine mie multitude de révoltes, de sacrifices , de transformations , avait amené partout des produits sociaux, nouveaux ^t mixtes, delà race dieu et 4e la race homme ; chaque race soeiale se regardait comme née d'un mélange cov^aUe d'esprit pur et de matière impure; mais em même temps qu'elle tendait en eUe-mémfe à séparer l'esprit de la matière, elle cotfsidérait encore les races extérieures à elle comme matière, et pa» conséquent comme impures «t séparables.

Or, cela aurait été toujoid^s ainsè : — Jamais l'esprit n'aurait agi sur la matière autrement ffas pour la détruire et s'isoler d'elle. — Jamais le ciel el la terré n'auraient été unis dans une même har» monie. — Jamais les nations n auraient été mues entré elles.

Alorsilyeutdesespritsquiseatirentqueceli était nu mal , et qui cherchèrent lesmoyens 4'y remédiw* * Et il y en eut qui dirent : La matière esteoiH

58 LIYHE If, CHAPITRE XX.

pable puisqu'on Ta dit, et cela ne petit ètrç aiv* trement ; mais la matière igeut être e^pi^ée par 1q sacrifice , c'est-à-dire par la séparation > }a tritu-^ ration^ la combijstion , et tqus les autres moyens qui peuvent produire la division d? la ixiatière; pr, c'est l'esprit qui est chargé d^ <:ette fonotiofn , et c'est pour cela qi^'il lui est uni , et qum doit lui être nécessairement ^ni; — 1^ bul^i^pral ^st doqc re](piatioa de la matière «par le^ qoQyen dç la division qu'en fait l'esprit , çt dans ^ but de 1;^ rapprocher de la pureté de l'^prit.

Et alors ee» nations se mirent à expier les ns^T lions voisines par la guerre, et elle^ expièrent Ick; prisbnniepSy en déchirant If^ux^ membres, et pj^ se les partageant;^ après la purificaûoiv

£t ces nations ei^pièrçnt le sein de la terre en 1^ labourant; et elles expièrent les métaux en les b|^û* lant , et les pierres en ]es casant y et les arbf^s e^ lescotipant, et l^s animaux çp les dépeçant j ^t elie$ divisèrent tout cela par 1^ fer, par le feu , par l'eaUi par l'air , {far tout ce q^i était moyen de division.

£t chaque honinxe se jaçiit ^ exper autour de lui et en lui , et il expia par le jeune, par le gUive i par le feu et par la naort^ com^ie il avait é(é dit^lans la loi«

Mais ces nations et ces hommes ne cessaient jamais d'expier , et ne pouvaient jamais cesser d'expier, car il f avait toujours de nouvelles nations , d# nouveaux anifluux , de nouvelles formes ma-

HISTOIRE pu HlEUI£a A9,%. S^

téqellcis k çxpiery<}iiand les premières Tsivaient été;^ et 4 y avait toujoui^ç la grande division eu esprit expia teur et matière expiable, d'où venaientles divisions dqj)ieu à boipme, de citoyen è^ ennemi ^ de maître ^ èsdave , d'homme à femme , de père à) fils^ etc. y ce qui pouvait durer sans fin.

Mais ce n étai( là qu une partie des nations qui étaient sorties de la multiplication séparatrice du premier âge , et nous venons de voir qu elles avaient gardé la formule d'explication du mal dans la cuVpabilité de la matière ; et qu'adn^ettant la nécessité de l'uuion de l'esprit et de la matière comme moyen d'expiation, elles ne regardaient la séparation[ Qu la division que comme applicable à la matière en tant qu'expiation, et dans le but de la rapprocher de l'esprit.

Et il y eut , au sortir du premier âge, une autre doctrine qui vint aus^i dai^s le monde; et celle-là était la parole de Dieu , car elle ne changeait paf la première parole divine donnée aux hommes ; — séparer t esprit de la matièray — r notais elle changeait l'explication florale, en vertu de la* quelle cette séparation devait être accomplie; or, c'était justement le contraire de ce qu'avaient id^% les premières nations. Il fut dit aux hommes de la part de Dieu que ce n'était pas la matière qui était coupable, mais bien l'esprit, parce qu'il c'était révolté , et que c'était là la cause du mal ; — - et pviis il fut établi une loi pour la pur jfic^tiou et I9

6o tîVRK I, CHAPITRE II.

rëlffiibilittftioii de fesprif , dans laquelle Tesprit n'était ttnî à la niati^e <jue dans le but d*en sortir purifié par sesr actes. »

Et alors la purification individuelle fiait par être le But de tout acte chez les nations qui eurent part à cette révélation, du second âge, et cela était un mal , tout comme chez les autr^ nations; et cela pouvait aussi durer sans fin.

Mais il y avait eu aussi du ièàn produit pen* dant ce second âge , et il servie de soutien k une nouvelle parole dé Dieu, qui vint détruire encore le mal, et qui fut la troisième révélatîoa^ et la créatrice du troisième âge.

Et quand ce premier âge fut terminé, et que les colonies de la race de Noé eurent peuplé toute la Jterre, elle se trouva divisée en deux grandes parties différentes parleur dogme, par leur constitution et par leur pratique , ce fut *^?Orient et l'Occident. Et l'Orient était la terre de la race de Sem , et l'Occident la demeure de la race des^ deux Japheth , Atalaal'A&icafn et Janus l'Arménien : et comme la fonction de Sem était de conserver la loi morale de la distinction do bien et du mal, et de la faire oi)server en excitant toutes les parties de la société Ters un même but : ce qui lui donnait une tendance constante à Tunité spirituelle; et que Japheth était chargé de créer et d'instruire les spécialités de foncti<ms et de les feire diverses entre elles, comme au«si it former les coloiïîei dé jeunes gens qui de-

HISTOIRE BV PRKMXEft AGE. 6l

v^îeat aller peupler la terre et aamùir {Aitout la hiérarchie d'êtres sociaux nécessaires h l'accoinplis* semeni d'un acte moral; ce qui faisait <{ue Japheth inclinait vers la pluralité spirituelle; ces deuK grandes divisions du monde eurent dès lors chaciaiie un but à leurs actions, qui fut anuk^ue au but de la race qui les avait peuplées; et les nations indiennes, qui devaient leur origine aux Sémites, s'adonnèrent k la théorisation dogmatique et à l'activité unitaire , et furent les plus ^ptes à vecevoir la révélation «piritualiste du second âge , tandis que les nations celtiq^s, qui descendaient de Japhethyiie portèrent davantage verdies oAnbinaisons pratiques et l'activité pluralitaire ; et l'Orient fut soumis à un pouvoir spirituel unitaire, mâle et fixe , quand l'Occident pré^ntait un grand nombre de peuplées , où dominait le guerrier, élu par l'ac* damation de la pluralité , suscitée pav l'influence des femmes prêtresses.»-^ Et flnde garda mystérieusement ses dogmes fixés en cayactères sacrés, tandis que la Celtique chanta ses traditions qu'il lui était défendu d'écrire pour s^accorder avec la mobilité de sa pluralité, guerrière.— Et ainsi encore, la hiérarchie inexorable des races héréditaires porlfista dans l'Inde sous l'influence unitaire spp['ituelle de la volonté créatrice de Brahmah, et sôus cellp de la hiérarchie mat^vklle de son corps; lorsqi|e dans l'Europe les «ces égales entre elles, «t souvent mélangées par le changement de fonc-

6^ LIVKE I, CHAWTRE H.

tions, Munissaient en un seul corps, où la fonction seule donnait droit d'individualité.—- Enfiti , lorsque le Brahmanisme eut élevé au milieu des nations indiennes 'la pyramide hiérarchique, divine, humaine et infernale, au sommet de laquelle était placé le dieu invisible^ ce fut lui qui, en passant par TEthiôpie et PEgypte, alla i^éveiller chez les Celtes la pensée de Vunité morale; mais en même temps il donna' aux grandes républiques européennes le moyen de condenser leurs forces guerrières éparses , et de venir imposer leur puissance politique jusque sur les bords du Sindh et du Gange; après avoir repoussé les Japhétifens d'Afrique sous le nom de Carthaginois, comme les At- ■ tantes l'avaient déjà été dans le premier âge. Et ce fut de même vers la Celtique et l'Occident que descendit le christianisme, religion d'égalité, de liberté et de pluralité spirituelle et harmonique , d'où il remontera pour affranchir de la hiérarchie matérielle unitaire les âmes libres qu'e Dieu a mises dans les corps indiens.

Mais là encore n'étaient pas toutes les divisions dû groupe civilisateur de Noé; des faces pures, révoltées, bâtardes ou coupables, avaient décrit , entre les deux partîeè d'Orient et d'Occident dont nous venons de parler, une zone médité qui les séparait et les unissait; là étaient les Parsis fondés par Elani , fils de Sem, avec leur dogme des detlx j)uissancè9 égales, une bonriie et Une mauvaise

HISTOfRS W PRBMtBtl ^GE. 63

séparées et ennemies , mais dominées par ntle su* préme intelligence f et en opposition avec eux, là race dé Chamqui , établie dans la partie inférieure de l'Egypte, y garda toujours son caractère destructeur et turbulent, et son culte typhonien, et qui étendit tos bandes noires dans l'Afrique méridionale. Là était Babylone, ayec son pouvoir à la fois spirituel et matériel, mâle et femelle, sa puié* sance guerrière, représentée par la race assyrienne, et son intelligence savante par la race chaîdéenne. — LÀ aussi 9 ees vieux ennemis de la civilisation dbNoé, les Arabes nfobiles, remuants, conquérante, mais soumis aussi à un pouvoir héréditaire. ÎA éÈLÛn était Chus, qui attendait en Ethiopie et dans la haute Egypte de prêter sa force à des réfugiés de l'Inde , qui devaient apporter avec eux une unité d()gmatique. — Et cette ligne qui bordait la région ''de l'Orient^ et semblait se rapprocher moralement des Sémites par ses nations assises et s^ constitutions unitaires, en avait une parallèle qui suivait le bord occidental de l'Asie; c'était la race de KanMn , sous le nom de Phénidenri , et son activitécommercantè. C'était la mce d' Abram et son anité 'mixte* C'étaient les Méoniens dans l'Asia mineure , avec leurs ^cultes femelles, leurs amazones et leur hérédité maternelle; C'étaient les Arméniens, savants* observateurs des astres, directeurs des taravaux agricoles. C'étaient lès Scythes et leurs tribus nomades tournant au-

64 LIVRE I» cstrtnniB n. .

tçur di? leurs pyramides de fascines. C'étaient enfin touj^ ces ^nations sagas, types de la pluralité spiptuelle, active et rusée deJapheth. Puis au nord se déroulait le leog flot des fils de Turk , qui, remontant jusqu'aux glaces polaires^ après asoir inondé la Chine, allait donner la main aux Américains, race bâtarde de Sem, qui avait passé par le détroit de Behring; et eette dernière, après avoir traversé l'Amérique du nord au sud , allait joindre dans les iles de TOcéeme la race Polynésienne, autfe population hèterde de la race Semi-' tique, qui, en s' unissant à la race africaine de Cham par ses Mélanésiens, fermait cette immense ceinture qui séparait le monde en deux kémiq[>hères.

Et ce fut une partie de ces races bâtardes qui adopta le Bouddhisme et le Mahomét^sme.

Mais dans le precnier âge, et nptamment à lia fin, il n'y eut que trois grandes puissances: les Palis, race sémitique, daqs l'Inde^ les Atlantes, race japhétique , dans l'occident de l'Afrique, et les Babyloniens entre eux, dans la haute Asie,

Et tout cela s'était fait , parce qu'une seule et unique pensée morale avait dominé toul-cet âge : la séparation. Ce mot, toujours prononcé., avait incessamment été réalisée dans toutes les parties de l'activité humaine ; le bien avait étdaéparé du mal, l'esprit delà matière, le dogme m^e du dog|pe femelle, l'unité de la pluralité, le repos du mou-

HISTOIRE DU Premier âge. 65

vement; et tout ce qui avait tenté d*unir ces deux catégories avait été maudit, <thassé, poursuivi jusque dans les lieux inhabitables, ainsi que l'avait dit- Jcrvah. Tout révolté contre la loi de séparation avait été séparé par la faim, par le glaive, par le fer ^t par la mort, et chaque population s'était ainsi enceinte d'un désert, que ne devaient ni ne pouvaient franchir ceux qui avaient été mis hors de la société.

Et alors , comme nous avons dit tout à Theure , il j eut deux idées pratiques dans le monde, l'expiation de la matière , pour la rendre pure comme l'esprit, et la purification de l'esprit, pour le séparer de la matière. — Or , la première venait d*une réformation à tendance matérialiste et individuelle, et l'autre venail de la révélation , c'est-à-dire de l'unité spirituelle;

Et ce sont ces deux doctrines morales que nous allons suivre pendant tout le second âge , dans les transformations dogmatiques, politiques et pratiques qu'ellfe ont amenées.

Et nous cOmmenceroiy par l'histoire de la seconde révélation.

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