‹ Essai d'histoire universelle ou exposé comparatif des traditions de tous lesChapitre 5 sur 37 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Histoire de Tlnde. — Premier âge. — Origine Noachique. — Formation des castes^ — Ihnavas. — Daytias. — Palis.

Il a été dit ailleui^s qua Wrsque les fils|de Noé descendirent (leTArai^t dans la plaine de Sennaar, Sem se dirigea vers l'orient, et alla peupler Tlade. Or , voici que cela e^t vrai par les choses qui suivent , et qui sont rapportées dan$ le Paidmâ-Pourana des Lidous. (As. Res. )

Satyavarmana , préservé du déluge, et souv^raint de toute la terre > eut troîs fils: l'aîi^, Scherma,

le second, Charma^ et le troisième, Japati« Ils étaient tous trois hommes de bonnes mœurs, excellents en vertus et dans l'observation de leurs devoirs, habiles dans le maniement des armes , à l'attaque comme à la défense. — Mais^^atyavarmana était continuellement absorbé dans des extases religieuses, et, voyant que ses fils étaient ambitieux, il les chargea du gouvernement. Tandis qu'il s'occupait à adorer Dieu et à honorer les prêtres et les vaches, il arriva un jour, par fatalité, qu'ayant bu du miod, le roi fut privé de ses sens et s'endormit nu. Son fils Chatma le vît et appela ses frères, à qui il dit: Qu'est-il arrivé? dans quel état est notre pèrej — Les deux autres fils le couvrirent deleurs vêtements et le rappelèrent pey à peu à lui-mên)#. Ayant recouvré ses sens, et sachant ce qui s'était passé , Satyavarmanst maudit Charma , disant : Tu seras le serviteur des serviteurs de tes frères, et, puisque tu t'eS moqué , tu seras appelé moqueur (Hasyalas); puis il donna à Scherma le vaste domaine au midi des montagnes de neige, et il donna

à Japati tout le nordrdes montagnes de neige

Mais lui , par ie pouvoir de la contemplation religieuse, il atteignit à la «uprême béatitude.

Et voici aussi ce qui est* écrit dans le Kourma- Ponrada ( Ward ) , et qui raconte les mêmes choses avec d'autres noms. U y a deux âges qui divisent tousles temps écoulés : le premier est appelé Padma Kalpa , ou âge de création ; le second , Shouata

Varaha Kalpa, qui n'est pas encore fini; car il doit contenir quatorze manou-antaras^ et le septième n'est pas fini. Souyanibhouva est le premier de ces sept manous passés.

Et voici l'histoire du Shouata Varaha Kalpa. — - Voyant cependant que l'homme ne se propageait pas, il divisa son corps en deux parts, l'une desquelles fut femelle , Sataroupa , et l'autre mâle , Souyambhouva. La terre était restée couverte par les eaux , et Souyambhouva , désirant l'en voir ' sortir, s'adressa lui-mçme au pouvoir supérieur, et le premier acte de la faveur divine fut de lui donner une barque contenant les vedas, dans laquelle il entra lui et sa femme , ainsi que Alarka et M arkaiideya, deux sages qui ont survécu au déluge. Us lièrent leur vaisseau à la nageoire d'un poisson , et ils adressèrent leurs prières à Brahmah , pour la délivrance de la terre. Comme récompense de leur dévotion, Vichnou, prenant la forme d'un sanglier, tira la terre de l'eau avec ses défenses, etla^a aux mille têtes du serpent Ananta.

Souyambhouva forma alors avec des vedas, qu'il trouva dans son bateaq , un corps de leis qui lui servit à gouverner le monde.

Après quelque temps il se donna lui-même à la vie de dévotion , et plaça sur le trône son fils ainéj Prya-Vrata ( Seau), qu'il maria à la fille de Vishoua-Karma ( l'architecte des cieux — Cham J, et qui en eut treize fils et une fiUe. — Six de ses

yÔ tlVRÊ 11^ CHAPITRE I.

fils embrassèrent la vie ascétique (prêtres Somapas ou BrahmanaLs ), et les sept autres gouvernèrent les septDouipasde la terre (guerriers Havichmats ou Kchatrya» ), sous leur père , qui donna Plakslia- Douipd à Medhatithi ; Kouscha^-Douipa à Jyotchmanou; Kraouncha-Douipa à Dyoutimanou; Shakd- Douipa à Bhavya; Pouschkara-Douipa à Savala; Shâlraala-Douipa à Yapouch-Manou ; et Jambou- Douipa à Âgnidra.

Et Prya-Vrata, après avoir régné i ,200,000,000 d'aniiées, plaça son plus jeune frère, Outtana- Pada, du-dessuâ de ses sept fils, abandcfnnale monde 9 et par le pouvoir de la dévotion obtint ie bonheur suprême.

Au temps d'Outtana-Pada , il se forma dans ses états une nombreuse race de serpents ( ouvriers Adjyapas ou Yeissiahs), dont le Radjah tua le père. Il fut , à cause de ce meurtre , longtemps poursuivi par la vengeance d'un des fils de ce serpent^ qui finit par le rendre gravement malade. Et ce ne fut que par Tentremise d'une de ses femmes , appelée Soumita , qu'il fut délivré de son mal. Cellfe-ci avait surpris les secrets d'un serpent fort savant dans l'art de guérir , et possesseur de grandes richesses; mais, non contente d'avoir guéri son mari avec les connaissance!^ médicales du serpent , elle eut encore l'ingratitude de lui prendre ses richesses , en entourant sa demeure d'iiii cercle de feu , dans lequel le serpent périt.

Et alors une autre femiiie du Hadjah , jàlouàe de rajSectîon que Soumita s^était attirée de la part de leur mari , persuada à OuttàDàpada que ce îl'étàît qu'à l'aidtî d'une sciehde infernale <jue cette feitf tue lui avait procuré tant dé bien , et le détetitllûa k la ciiasser , quoiqu'elle fût eiifceîlitè. -=— Et Soiltuita fut abancîônnée dans ûtilieti sauvage, où elle fut recueillie par un Rischi, che4 qui elle àccdUchà d'uif enfant mâle, appelé Dravà ou Dhérou, dont la Uaîssance fut annoncée par un grand bruit ^ que faisaient dans les airs les devas, se réjouissant de la venue d'un nouveau saint.

Et Outtanapada, instruit de cet étrange événement, fit revenir son fils Drava cheÉ lui. Mais là rivale de Soumita étant encore une fois parvenue à faire chasser cet enfant , le petit Drava se retira dans une forêt poui" j faire pénitence» Là^ pendant trois jours et trois nuits, il fut inutilement tenté par tous les devas, transformés en iglnimanx èfirayants, ou en séduisantes apsàras. Alors, pour récompense , VichnoU lui apparut , le déclara fcheî des saints hommes passés , présents et futurs ^ lui assigna une résidence céleste particulière > appelée Dhéroù-Iioka 1[ étoile polaire ) , et lui ordonna, en attendant qu'il montât aux cieux, d'allei- gouverner les états de son père. Ce que fit Drava, emmenant avec lui sa mère Souririta, et prenant pour ministre le fils de sa rivale, à qui il avait jwrdonné. Après a^oir régné 36,oooans^ Drtiva monta uy&e

J2 LIVRE U , CHAPITWE I.

toute sa famille dans sa demeure céleste. (Polier.) Et voici ce que c'était que les serpents qui étaient les ennemis d'Outtanapada, et aussi l'histoire de ixmX» la race dont ils faisaient partie. — Alors il y avait un nouvel être, fils de Maritchi, le grand Rischi. Et ce nouvel être, appelé Casyapa, re- , connut l^s changements du monde , établit les lois de la naissauce, de l'existence, de la cj^oissance , de l'âge, du déclin et de la destruction, et il fut le créateur de devas secondaires, de danavas, d'hommes et d'animaux, et il donna un nouveau traité de lois pour la société des hommes. Et il eut plusieurs femmes , dont quatre sont célèbres par leurs enfants : ce sont Yinata , Danou ou Cadrou , Dyti et Adyti.

Yinata et Danou étant stériles, Casyapa donna à couver deux œufs à Vinata et un à ]>anou. — Du premier œuf de Vinata sortit un être difforme, sans bras ni jambes (esclaves, soukalis ou sottdras); et du second, l'aigle Garouda (monture de Vichnou). De l'œuf de Danou sortirent cent serpents (Adjyapas ou Veissiahs), qui donnèrent naissance à toute la race des serpents. Et les uns disent que ces serpents,. fils de Danou, et pour cela appelés Danavas , étaient tous méchants , et les autres disent qu'ils étaient tous bons , et que leur mère s'appelait Cadrou ; et d'autres encore disent qu'il y en eut une partie qui se révolta contre la loi divine, et l'autre qui lui obéit. Et vous voyez

bien que c'est toujours comme de toutes les races bâtardes y qui sont en partie réunies à la société et en partie détruites. Et ces serpents sont ceux qui firent du mal et du bien à Outtanapada , qui régnait ^lors, à cause qu ils avaient des connaissances dans la transformation des choses*

Et Vinata et Danou, ayant eu dispute sur la couleur bktndie ou noire des chevaux du soleil , Vinata vaincue, fut enfermée par Danou, qui ne lui promit sa liberté qu'à condition que son fils Garouda lui irait chercher au ciel un pot d'Amrita (eau d'immortalité); ce qu'il fit, et Vinata fut libre.

Et Dyti, la troisième femme de Casyapa , eut deux fils, Jaya et Vijaya^ qui de leur mère s'appelèrent Daityas, et comme ils furent orgueilleux , ils furent maudits par les Maharchis , et condamnés à passer dans des naissances inférieures; mais comme ils se révoltèrent encore contre Brahmah, Vichnou les comb^^it, leur coupa la tête, et de leur sang mêlé avec du limon forma la terre.

Et la quatrième femme de Casyapa Àdyti fut la mère de Sourya (le soleil), d'où descendaient tous les devatas subalternes , appelés -Souras, ou dieux de^ lumière, par opposition aux Asouras, dieux de l'obscurité.

Et Sourya avait une femme appelée Prabha , qui, ne pouvant soutenir Téclat de ses rayons, changea de forme et se divisa en deux ; la première ,

Chaya , eut pour enfant Saui ou Arka , qui avait des yeux qui brûlaient tout le pays, de sorte que Sourya fut obligé de mettre en sa place son dutre fils Ourra. Et Ourva était un puissant guerrier, qui avait déjà défait Arama , fils de Satyavarrhanai (Noé ), lequel était venu de Coucha Douipa (l'Asie), avec une grande armée , et ayait blessé au pied le saint Dourvasâ au moment de sa méditation; et h l'instant était sorti des yeux du saint, Ourva, sous forme de flamme, qui avait réduit en cendres Arama , son armée et tous les animaux et végétaux de Coucha Douipa.

Et la seconde forme de Prabha fut Assouini , qui donna le jour à deux jumeaux : Assouini-Coumaroù , qui furent élevés par Dakcha , lequel leur enseigna la médecine ; et ils allèrent par toute la terre , montés sur des chevaux et armés de javelines , faisant des cures merveilleuses chez les dieux et chez les hommes.

Enfin Sourya, pour se réunir à sa femme Prabha sous sa première forme , consentit à ce que Vishoua-Karma lui retranchât le contour du visage pour le rendre moins éclatant. Et alors, Prabha lui donna pour enfants Yama et tous les Souras. — Et Yama, ou Dherma-Radjah , est le juge suprême dii mérite et du démérite des hommes; il est le roi de justice, qui inflige les peines et les récompenses, et il règne sur le monde inférieur. (Polier. Wârd. Wilford.)

Or, voilà l'histoire des races sorties du nouvel être Casyapa ; et Ton voit bien que ce sont les dieux du monde matériel qui s'y créent , et que les deux castes inférieures , les Adjyapas(Veissiahs), et les Soucalis (Soudras), qui sont les esclaves qu'on garde pour manger en les mutilant, se forment

aussi dans cette lignée Tandis que les Somapas

(Brahmanahs) et les Havichmats (Kchatrias), naissent dans la race royale de Outtanapada. — Mais nous verrons ces deux races se réunir par des sacrifices, et se rapprocher par Dourvasa, qui vient de figurer dans l'histoire de Sourya , et par Dakcha, que nous allons trouver dans la lignée de Prya- Vrata.

Drava, fils d'Outtanapada , après avoir régné 36,ooo ans,, monta dans le ciel particulier qui lui avait été consacré, et fut remplacé par Outkala son fils , qui , après avoir régné un certain temps, embrassa là vie ascétique; il fut suivi de son fils Vatsara , remplacé lui-même par Pouchparna , l'aîné de ses cinq enfants, auquel succéda leur fils aîné Vyousta; puis Chaksourha, élevé au rang de manou à la fin de son règne, et Oulmoulkha , l'aîné des onze fils de Chaksourha. —Après lui régna Arga, dontle fils Vena fut si dissolu, que son père, • pénétré de douleur, quitta le mondé et se retira dans une forêt. — Vena défendit d'accomplir aucun des exercices de religion , et ordonna que toutes les adorations né fussent adressées qu'à lui seul ;

mais ayant été ppursuivi par Dourvasa (le créateur d'Ourva) et d'autres sages, il fut mis à mort.

Le royaume étant resté sans souverain, les sages tirèrent du corps mort de Vena deux enfants: un fils et une fille , Prithou et Prithivi ( la terre ) . — Prithou est regardé comme le premier roi de l'Inde, ceux qui l'ont précédé étant plutôt des patriarches. Il divisa son royaume en plusieurs provinceîs, établit parmi ses sujets l'usage de l'agriculture, des travaux manufacturiers , et porta son royaume à un haut degré de puissance et de prospérité. A la fin, ayant, accompli cent fois le sacrifice du cheval (Asoua-Medha ) , il plaça sur le trône son fils Viyi Tachoua , et, s'étant retiré dans une forêt , il obtint le bonheur céleste. Abhidhana, qui vint après, eut six fils, dont l'ainé, Vribhada, eut aussi six fils, qui n'eurent qu'un seul nom , Pracheta , qu'une seule femme, qu'un seul règne et qu'un seul fils, Dakscha, dernier radjah de la race d'Outtanapada. Dakscha, sage et sayant célèbre ( qui avait élevé Ashouini- Caumarou), avait une fille appelée Sakti, qu'épousa Mahadeva ; mais Dakscha n'ayant point invité son gendre à un sacrifice solennel , auquel il avait convié tous les devas et leîs radjahs de l'Inde, Sakty voulut néanmoins y assister ; mais ayant été mal reçue par sa famille, elle se jeta dans le feu du sacrifice, où elle fut consumée. — Mahadeva^ furieux, envoya deux géants formés de ses cheveux, pour détruire Dakscha et sa famille : ce qu'ils firent.

Alors Mahadeva, recueillant les cendres de sa femme , les plaça dans une urne près de lui, et promit les sôuargas à toutes les femmes qui se brûleraient sur le corps de leurs maris. (Ward. Wilford.)

Et cette double histoire des fils de Casyapa et de ceux d'Outtanapada , forme le mouvement de transformatioAi qui se passa dans le centre sacré de rinde pendant la période de théorisation politique , du premier âge; et ces deux races, après s'être séparées et multipliées , se réunissent à la fin par Dourvasa et Dakscha , dans les sacrifices de Véna et de Sacty, et les créations qui en sont la suite: Prithou, premier roi , chef politique de la race de Outtanapada, et les géants Kchatrias Daitjas de la race de Casyapa ; d'où résulte le puissant royaume et la vaillante naj^ion des Palis, dont nous reparlerons bien souvent.

Et après cela commença dans l'Inde la période de théorisation économique du premier âge, laquelle débute par la réunion des sept fils de Prya- Vrata , qui régnèrent après la destruction de Dakcha, le dernier de la race d'Outtanapada, et voici ce qui était des sept Douipas où ils régnaient. (Wmrd.)

Médathiti, souverain de Plakcha-Douipa , eut sept fils , à chacun desquels il donna une part de son territoire, qui fut appelé du nom de son Chef. Ces sept divisions furent séparées lés unes des autres par 8é][>t chaînes de montagnes et par sept rivières.

Vapouchmanou, chef de Salmala-Douipa, eut aussi sept fils, qui eurent aussi sept contrées, séparées par sept chaînes de montagnes et par sfelpt fleuves; et dans ce pays existaient les quatre castes, distinguées jpar leur couleur, et porjLant des noms différents des noms modernes. Les Somapas (Brahmanahs) étaient blancç; les HaMviçhr mats (Kch^tryas) étaient rouges; les Adjyapas (Veissyahs) étaient jaunes; et les Soucalis (Soudras) étaient noirs. (Manava. Dh. Ward.)

Les trois souverains deKoucha-Douipa , l^raouur cha^-Douipa, et Shaka-Douipa , eurent aussi chacun un pays séparé par des montagnes et par des rivières.

Pans ces cinq Douipas, les mœurs de Tretqi* Ypuga (âge de la science divine) prévalurent tour jours; les hommes y vivaient cinq mille ans; les maladies y étaient inconnues, et ilsétaienthabités, outre les hommes et les géants , par des chœurs célestes, des satyres, etc.

Shavala, souverain de Pouchkara-Douipa , eut deux fils, Mahavita et Dhataki; son royaume était entouré d'une montagne circulaire de quatre cent mille milles : son fils aîné eut le centre pour royaume et lui donaa son nom. Ses sujets vivaient cent mille ans. Ils n'étaient que d'wwe seule cas te , où l'on se distinguait par la vertu. Us étaient égaux aux dieux çt n'adoraient qu'un seul dieu.

Agnidra divisa Jambou-Douipa en neuf parties,

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et les distribua entre les neuf fils qu'il avait eus d'une |ille du ciel , et qui furent tous mariés à des filles de Sounaerou (le mont céleste ).

Nabhi l'aîné eut un fils appelé Hishabba, qui fut marié à une yierge céleste, dont il ^ eut cent fils. Quatre-Yingt^eux se firent Braho^anab ; neuf, ermites; et entre les neuf autres, {Usbabba divisa son royaume , plaçant au centre , et pommes chef suprême , $on fils aîné Bharata , qui donna son nom au Baratba-Yarsba , lequel embrasse toute.l'Inde, depuis l'Hymalaya jusqu'à la mer.

Au temps de Hisbabba , les honimes n'étaient pas civilisés, n'avaient pas de maison, e|; vivaient 30US le^ arbres. Rishabba lpur.v apprit à.cukiver la terre , ^t leur donna les arts industriels. Et après être resté un an pour instruire le peuple, il se réélira dans une foret, où il ii^sitruisit un grand nombre de disciples ipâles et fem^elles, qui se répandirent par tout le monde pour enseigner [la religion deDjaina.

Bharata, après avoir régné ip,ooo ans, mit sur le trône l'^iné 4^ ses cinq fils,.Soumati, et se retira dans une forêt. *— Spupiati fut suivi de vingt-quatre Bliadj^h, dont le dernier, Shatajit» termina la postérité de $buyambouva.

Et toute cette lignée, depuis Nabhi jusqu^à Sa* tadgit^ renferme l'espace de la troisième période du prapiier âge^ ou théorisatioa économique* Et ici oi|i retrouve encore jointe à' cette race une

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autre ligne traditionnelle, qui indique et la conquête par un prince étranger, et la lutte entre la pluralité et l'unité qui se passent toujours au milieu des périodes.

Ainsi, il est dit dans le Samara-Pradour-Bhava ( WilfordAs. Res.), que par suite de calamités une grande partie deThumanité ayant péri, un Radjha de l'ouest de Goucha-Douipa ( l'Asie ) , appelé Ripounjaya, vint à Câsi (Bénares), où Bhramah lyi offrit la domination de toute la terrç, en lui conseillant de réunir les hommes épars, et de les aider à se former de nouvelles demeures. — ' Il prit alors le nom de Divodasa ( serviteur du c\d. ), et demanda à Brahmah de régner seul, ce qui lui fut accordé; et alors il déposa de leurs sièges le soleil et la lune , et en fit dfautres. Mais tous les dévas qu'il avait chassés revinrent sous différents déguisements, pour tâcher de séduire ce roi et son peuple , et de rentrer à Casi.

Devi, la grande déesse, le tenta d'abord, puis les douze Aditias (douze maisons du soleil) , puis Ganesa avec ses astronomes, ses sai^nts et ses partisans mâles et femelles; mais ils obtinrent peu de succès. Vint ensuite Vishnou, sous la foime de Djaina, qui prêchait contre les ssfcrîfices, les prières, les pèlerinages et les cérémonies prescrites dans les livres sacrés; et Mahadéva (Siva) viot sous la figure de Arhan (Scanda), le vainqueur du Danava-Tarika, suivi d'une multitude de partisans

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mâles et femelles, et se prétendant supérieur à Brahmah et Vichnou. Et fnfin Brahmah parut transformé en Boudba (planète de Mercure), fils bâtard de Vrihaspaty, le Gourou des Devas; qui fut avalé en liqueur par Soukra , le Gourou 4^5 Danavas, et lui sortit par le yentre; qui enfin n'est pas le même personnage que le'Bouddha , chef de la religion bouddhiste, lùaîs bien son précurseur.

Et Divodasa^ ayant écouté ces derniers ^vec complaisance , fut bientôt dépossédé de son trône f sur lequel monta Mahadeva , et se retira sur les bords duGomati, où il bâtit une ville et une forteresse sur le même plan que Casi.

Et Mahadeva; devenu maître, ayant Tainement disputé contre l'obstination' des autres sectateurs des nouvelles doctrines, avec lesquelles il s'était emparé deCasi, résolut de les exterminer, et, prenant la forme de Sancara Acharya, il détruisit les temples des Djaïnas, fit brûler leurs livres et *massacrer tous ceux qui lui yésislaient. -r- Et Si va ou Mahadeva était le dieu des Daityas Palis, puissante nation qui cultiva dans ce temps les sciences et les arts, et inventa lef^ caractères paisachi, et qui fut en même temps religieuse et brave; et ce sera cette même nation que nous verrons souvent figurer dans le second âge comme ennemie de la révélation brahmanique.

Mais Devi , la grande déesse, ne fut pas de ceux qu'anéantit Mahadeva, car elle put encore proté-

8d LIVRE II, CHAPITRE l.

ger djBS princes, dont l'un, appelé Nactamehara , était un roi juste qui régnaitaupipd de l'Himalaya, et parcourait la terre en détruisant les brigands. Soi^ fijs, Nisachara, l'ipaita, jnais il devint oj:gueilléjULx, /disputa à I^dra sa puissance, et opprima le§ PevasetlesDap^vas, qui eurent recours à At^vi- Devi.El}# surprit 4e tytan dans une chas^i^, Tattaqua (Çt le tua : et les Devas, chantant les louanges dç la déesse , Iqi élevèrent un temple appelé Atayi Mandira, sur Iç lieu même de la victoire.

Un antre Radjah, appelé Vijaya Soua, habitait la contrée des monts Nish^dha , fut dépossédé par son ministre, qui s'unit aux Mlechas (étrangers) pçur le détrôner. Le vieux roi s'enfuit et accomplit des austérités religieuses qui lui attirèrent la protection de la Devi; elle lui donna une masse de fer à huit pointes, appelée Asthara Moudgala, et Vjjaya-Soua , ayant recouvré son royaume, lui éleva une pyramide sous le nom dei Asthara-Devi. — Et les sectateurs de la grande déesse étaient les Danavas ou serpents, fils de Danou , appelés aussi A4jy2ipa6> adonnés aux sciences et aux métiers.

Ainsi , dans cette troisikne et dernière période 4i; premier âge, où chaquie dieu prend ses attrjb^ts et prétend à la domination absolue , se trouve bien une unité naâle, qui soumet tout à son unique puissance, en exterminant , par le sacrifice sanglant , les nouvelles races et les sectateurs des nouvelles doctrines; et ce}:te unité est celle de Siva-Mah9deva,

le transformateur. Mais en même temps une unité femelle, celle de Devi, se soutient et s'étabtit appuyée sur des peuples et des Radjahs puissants.

Et dans les Douipas, gouvernés par les fils de Prya Vrata, se trouvent les trois grandes formes de sociétés qui étaient le résultat de l'élaboration politique du premier âge. — Dans Jambou-Douipa le pouvoir est u^nitaire et transmis par droit de pripiogéniture , ainsi qu'on le voit dans la race d'Agnidra ^ mais une hiérarchie existe au-dessous de ce pouvoir, et constitue deux castes nobles, ou une double caste, les prêtres et les gouverneurs militaires. — Dans Pouchkara Douipa , il y a bien aussi un pouvoir central, mais placé au-dessus d'une seule caste, où tous, étant égaux aux éieux et n'adorant qu'un seul dieu , ne se distinguent que par la vertu. — Tandis que dans Salmala-Douipa , on ne voit pas^trace de pouvoir central , et la société se conserye à l'aide de là hiérarchie de couleur, qui distingue chacune des quatre races; là , en outre, comme dans les quatre autres Douipas, des limites, formées d'un fossé et d'un parapet , séparent, ejptre elles, les différentes fonctions sociales.

Et c'étaient Ik, avec les Danavas et les D^^tyas, fils de Casyapa, les éléments sociaux dominés lou^ encore par la pensée morale de la séparation ain solue, de la haine et de l'extermination entre races de naissance différente , que le premier âge transmettait au second. Et cela aurait toujours duré aiiisii,

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