‹ Essai d'histoire universelle ou exposé comparatif des traditions de tous lesChapitre 7 sur 37 · INDE* SECOND ÂGE · texte numérisé non relu

INDE* SECOND ÂGE

Et le père continuant dit encore au fils : Viratà Pouroucha est le tout, VuniVers existant; îl e* comme le corps du dieu , dans lequel le dieu démeure comme âme animante.— • Eh bien nioî /qui t'anime en ce momchit de ma parole, je suis ton âme de même, et tu es de même nion corps; car ta force me défendra et empêchera qu'on pénètre jusqu'à moi , car nos mystères divins ne ddi^ëitt être connus cfùe de nous , daos la forme où je viens de te les révéler ; car si les hotnmes savaient ce (^life nous venons les empêcher de faire , ils nous man<* géraient , et notre parole serait perdue. — Et souviens-toi, mon ûls Jadjnia , de n'avoir jamais d'autre volonté que celle qUe je vietis dfe te donner.

Et alors Jadjnisi se mit 4i garder son père , et pendant qu'il était à lé garder , il vit venir à lui une femme qui lui dit : Je me nomme Yadh et Ambrihni; j'ai teçu une révélation du soleil; je suis sur le rang des Roudras, dei^asous, deà Adytîâs, des Visouad^vas ( gardien^ de la terre); je soutiens Mitra ( lé soleil ) et Varouna ( l'océan ) , Indra ( le firmament ) ,, Agni ( le feu ) , lei deux Asouins ( les jumeaux) ; je soutiens Soma le destructeur ( la lune ) , Touastry-Pouchan-Baga ( les trois fdrtnes du soleil ). — J'accorde la saîité à ceux qui font des tecrifices, des prières, deis offrandes, et qui remplissent les devoirs. ^— Moi , là reine des richesses , qui possède le savoir ; moi , qtii la première taiérite adoratioh ; moi que les

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dieux adorent universellement , comme présente partout et pénétrant tous les êtres, — Celui qui mange par moi, qui voit, qui respire, qui entend par moi, et cependant ne me connaît pas, est perdu. Ecoutez donc la loi que je prononce : — JTannonce celui-là même qui est adoré par les dieux et par les hommes. — Je fais puissant celui que jje choisis , je le fais Brahmah , saint et sage. — Je bande l'arc comme Roudra , pour déiruire les ennemis de Brahmah. Je fais la guerre pour le peuple. — Je pénètre le ciel et la terre. — J'ai soutenu le père sur la tête dei lui ( l'universel esprit).

— Et mon origine est dans le milieu de TOcéan.

— Et c'est pourquoi je pénètre tous les êtres, et je touche le ciel avec ma forme , principe de tous les êtres. Je passe comme le vent, je suis au-dessus du ciel, au-delà de cette terre, et ce qui est la grande unité, je le suis. ( Rig-Veda. )

Et elle était suivie de trois autpes femmes qui ne parlaient point, et c'étaient Savi tri, femme de la lune; Dakschina , fille de Pradjapati , et Jouhouh, fille dç Brahmah.

Or , Jadjnia lui répojidit : Je ne dois point suivre la matière , puisque la matière est multiple et que l'esprit seul est unitaire ; or , mon esprit , c'est mon père qui m'a créé par sa parole. — Mais comme vous reconnaissez aussi Brahmah, ainsi quele père invisible qui a donné à Brahmah le nom , la forme et la place, je vous reconnais de même, car vous

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êtes ma mère ,*et vous êtes vierge pour moi. Suivez donc l'esprit comme il est ordoùbé et comme je vous le dirai. — Et pour prouver que je ue marche pas «dans les voies de la matière, je vais enseigner comment il faudra faire dorénavant les sacritices du Pouroucha-Medha ( sacrifice de l'homme ) , et de l'Asoua-Medha (sacrifice du cheval), qui mainteaant porteront mon nom. — Autrefois le Pouroucha-Medha s'accomplissait par l'immolation de cent quatre-vingt-cinq hommes de différentes tribus et races, qui étaient liées à onze colonnes autour du lieu du sacrifice , et leurs chairs étaient mangées ensuite par ceux qui offraient le sacrifice , et c était là le signe de l'immolation de JNarayana. — Mais comme un homme ne peut, sans péché, manger la chair d'un autre homme, et encore moins y être forcé par l'ancienne loi du sacrifice; et comme cependant il faut que la pluralité de la matière soit offerte et soumise à l'unité de l'esprit; les hommes seront attachés aux piliers et consacrés ; puis , après la cérémonie, ils seront détachés et remis en liberté. — Et il en sera de même de FAsoua-Medha , qui s'accomplissait par l'immolation d'un dheval ou de six cent neuf animaux domestiques et sauvages , qui le remplaçaient et qu'on attachait à vingt-un piliers pour les tueit ensuite, et jeter leurs chairs dans le feu. — Et la forme la plus élevée du sacrifice au feu sera TAgnisthoma , dans laquelle on boira du soma ( jus

go LIVRE II, CHAPITRE II.

de Fasclepias acide ) ^ et on jettera dans le feu le ghj ou beurre clarifié. ( Jadjour-Veda. )

Or, c*est là le dogme rçvélé que le «econd âge va être occupé à développer et à appliquer soii^ ses rapports moraux, politiques et économiques, par une alternative constante d'unions et de séparations, qui accompliront la transformation de Tancien élément social, sous l'influence impulsive et constante de la parole divine.

Et la succession des événements, qui ont servi à raccomplissement de ces choses^ est comprise dans les souvenirs des Hindoux sous deux formes différentes , Tune est la suite des dix incarnations de Vicknou , et l'autre est la succession héréditaire des Radjahs Hindoux, depuis Vaivasouata, septième Manou et premier Radjah du second âge , jusqu'à Tan 1 162 après Jésus^Christ, époque de l'établissement de la domijBiation persane dans Tlnde.

Or, 4'àge indien , qui répond à ce temps , est lé Shouata Varaha Calpa , ou âge du sanglier, qui à succédé au Padma Calpa , ou âge de création , et qui est composé des quatre Yougas : Satya-Youga, Treta-Youga, Douapara -Youga^ et Kali-Youga^ pendant lesquels la piété et la vertu pnt toujours été en décroissant, et dont le dernier dure encore.

Et la première période de de second âge est forinéepar ks trois premiers Ava taras de Vichnou, en Matfiâa ou poisson ^ en Kourdia od tortMe, et ea

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