‹ Essai d'histoire universelle ou exposé comparatif des traditions de tous lesChapitre 8 sur 37 · INDE.'»!— SECOND AGE. 9I · texte numérisé non relu

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Varaha ou sanglier, qui ont toujours pour but de reprendre aux Danavas ou aux Daityas la portioa de divinité ou de science religieuse qu ils ont volée aux Devas.

Or, nous avons vu que les Danavaa et les Daityas, race mêlée d'Outtanapada et de Casyapa, à la fin du premier âge, avaient formé la grande nation, qui était divisée en Danavasou sectateurs du culte femelle de Deyi, les serpents, savants, riches iet industrieux, les Adjyapas; puis en Daityas Palis, géants Kchatryas, guerriers puissants et forts, sectateurs de l'unité mâle de Siva.Or, les Devâs étaient les croyants à la révélation. Et voici ce qui arriva au Manou qui vécut le septième après Souyambhouva ( Satyavarmana ou Noé ) , lequel, septième Manou, était nommé Satyavratfi, et était, appelé aussi Yaivasouata (fils du soleil).

Pendant le sommeil de Brahmah , il y eut une destruction générale (Pralaya), dans laquelle les créatures des différents mondes furent noyées dans une vaste mer. Et le Danava Haya-Griva , s'étant approché de Brahmah endormi, lui déroba les Vedas qui coulaient de ses lèvres. Alors Héri (Vichnou) voyant cela, prit la forme d'un petit poisson appelé Sap-Hari, et fut recueilli par le saint monarque Satyavrata , fils du soleil, qui régnait à Dravira , et était si pieux , qu il ^e se nourrissait que d'eau. — En se baignant dans le fleuve Critamala, il prit le poisson dans le creux de aa

main. '— « Sap-Hari pria alors le Radjah de le sauver de la fureur des grands poissons; et le Radjah le plaça dans un petit vase; mais le poisson grandit, et le Radjah le mit dans une citerne, et puis dans vfa étang, et puis dans un lac qu'il remplissait toujours, et enfin dans la mer, qu'il remplit de son énorme volume. Et tout cela se passa dans l'espace d'une nuit. — Le Radjah, reconnaissant alors le dieu , s'inclina devant lui , et Héri lui prédit qu'une grande destruction par l'eau allait avoir lieu, à cause de la perversité du temps, et qu'il lui enverrait un vaisseau, dans lequel il se sauverait, lui, sept saints, les animaux, les plantes et les graines de la terre qu'il recueillerait. — En effet, au bout de sept jours les eaux se répandirent, etSatyavrata monta dans un vaisseau qui se présenta à lui, et l'attacha à la cotne d'or d'un poisson brillant avec un grand serpent, ainsi que Héri l'avait ordonné. — Le Radjah se tint debout alors, et loua le Dieu; alors Héri, parlant tout haut à sa propre essence , développa dans un Pourana sacré les principes de l'Etre éternel et de l'âme : — Mais c'était un mystère infini qui devait être caché dans le sein de Satyavrata. — Ensuite Héri , se levant avec Brahmah du sein du déluge destructeur qui était apaisé , tua le Danava Haya- Griva, et recouvra les Vedas. — Satyavrata, instruit dans toutes les connaissances divines et humaines , fut choisi dans le Calpa actuel , par la faveur de

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Yichnou, pour septième Manou, sous le nom de Vaivasouata. (Polier. — Ward.)

Yaivasouata eut neuf fils , auxquels il partagea le Baratha-Varsha ( l'Inde ) , et il mit au centre son fils aîné Ikchouakou , qui fonda la ville d'Ayoudiah, et eut cent fils, dont l'ainé, Yikouchi, monta sur le trône après lui. Mais Vikouchi , aux funérailles de son père, voulut manger les \f landes sa^ crées avant qu'elles eussent été offertes aux dieux , et lesBrahmanahSy indignés, le déposèrent, pour mettre à sa place son frère Kakousta. Et alors Vikouchi , appelé aussi Asamati dans le Rig-Yeda, quitta les Brahmanahs, et prit d^autres prêtres ; et alors les Brahmanahs et les prêtres d' Asamati composèrent des incantations pour se détruire les uns les autres , et des prières pour se conserver ; et la mort d'un des Brahmanahs fut causée parles incan-» tations des prêtres de Yikouchi; etYikouchi fut chassé, et alla se réfugier dans la Chine, où il porta le dogme dont il était partisan , et qui tendait à étahlir que la chair était l'égale de l'esprit ; ce qui était le contraire de la révélation Brahmanique , qui avait dit que l'esprit ne se mange pas.

Et Kakoustha fut suivi de vingt*huit Radjahs, qui remplirent tout l'espace du Satya-Youga (Ward) , lequel se termine vers le milieu de la seconde période de cet âge.

Or, dans cette première constitution de la révélation Brahmanique, on voit bien quelle s'opère

d'abasd par Tunioa de Héri , révélateur de Brakmah, avec l'ancien Radjah Satyavrata, ce qui représente l'union du père révélateur de Brahmah avec Jadjnia, le fils qu'il créa par sa parole; puis, par la séparation en dogme orthodoxe adoptéparKakousta/filsdlkchouakou, et en dogme hérétique adopté par Vikouchi, autre fils d'Ikehouakou , et qui émigré dans la Chine.

Et là, comme fait moral, se montre la^ supériorité du dogme mâle ou spirituel sur le dogme femelle ou matérialiste , et la hiérarchie de l'esprit à la matière; du Brahmanah sur le Kchatriah pur, son fils créé par lui. — Or, voici que va se constituer pa^.une nouvelle union et une nouvelle séparation une nouvelle formule morale, une nour velle caste, les Vessiahs, et une nouvelle constitution d'hérésies en dehors du centre brahmanique. — C'est ce que présentent la lutte et l'alliaiicc hiérarchique des Danavas, anciens Adjyapas, de la race Pâli , avec les Devas de la nouvelle révélation , laquelle est racontée dans le Kourma-Avatara ( incarnation e# tortwe).

Les Devas s'étant vu voler leurs livres sacrés, leurs richesses et tous leurs moyens de subsistance par les Danavas , s'en plaignirent à Vichnou , qui s'incarna en tortue , et prenant le serpent Vasouki, le tourna autour du mont Mandarou, et, plaçant à chacune de ses extrémités les Devas, et les Danavas qui avaient demandé à partager les travaux des

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Devas, il fit pivoter le mont sur son axe, afin de faire sortir de Dougda laquer de lait, les richessesi qu'elle contenait. Et comme les Qevas et les Danavas se disputaient la prééminence, le mont Mandarou s'enfonçait, et alors Vichnou , tortue, se glissa dessous et le soutint sur son dds. Et alors il sortit de$ nombreuses richesses qui détcrminèreni; une querelle et presque une bataille entre les Devas et les Danavas ; mais elle fut apaisée par la transformation de Vichnou en une femme appelée Mahamouni , ou Moùdevi, ou Bhoudevi, et alors il commença, en suivant les attributions de chacun, la distribution des richesses aux Devas , aux Danavas et aux hommes. Et tandis qu'il donnait l'Ara-^ rita (boisson d'immortalité) aux Devas, un Daityi( se glissa entre le spleil et la lune et en surprit une gorgée. Mahamouni, avertie, lui lança l'anneau Tchakra, qui le coupa en deux; mais comme il était immortel par le peu d'Amrita qu'il avait bu , Mahamouni, pour empêcher ses deux parties de se réunir, les plaça aux deux extrémités du ciel, sous les noms de Cetou (la queue du dragon), et de Rahou, la tête. (Polier, Ward.)

Et ce Daitya, voleur, s'appelait Graha^ sous sa forme humaine, et avait six fils aussi méchants que lui, et son corps coupé en deux alla tomber, d'une part la tête et les bras à l'ouest de l'Inde , et d« l'autre , le corps et la queue de dragon à l'est de ce pays; et ces deux parties furent ramasséesi le eorps

par un Brahmanah nommé Mjni , et la tête par un saint pèlerin 9 nommé Pithénas ou Pithin, qui la plaça à Rahoustan , où elle fut adorée et rendit des oracles. (Wilford As. Res.)

Et voici aussi que dans lé Scanda«-Pourana et le Brahmanda-Pourana ( Wilford As. Res.) , il est dit qu'un fils d'Agra{Graha), nommé Irchou,et aussi Pingascha ou iDeil jaune, vivait au sud-ouest de Casi (Benares) , près de la rivière Naravindhya, qui coule des monts Vindhya, dans un lieu appelé Falli ou Pâli situé au sud de ces monts. C'était un prince puissant, guerrier et très-religieux. Mais son frère Tarakja était impie et méchant, et toute la contrée était infestée par son peuple , à qui il permettait toute sorte de barbaries. Le bon Radjah Irchou protégeait les pèlerins qui se rendaient à Casi par les montagnes. Ce qui irrita tant son frère , qu'il entreprit une guerre contre Irchou , le vainquit et le força de quitter son royaume. Mais Mahadeva protégea le prince fugitif et ses fidèles Palis qui raccompagnaient , et les conduisit sur les bords du Cali ( Nil ) , dans le Sancha-Douipa ( l'Afrique ) , où ils trouvèrent les Charmicas ( Cbam ) , au milieu desquels ils s'établirent ; et ils élevèrent dans cette contrée le temple et la ville de Punyavati ou Punya-Nagari (ia ville sainte et pure ). Et ils apportèrent de l'Inde , dans ce pays , non-seulement l' Atharvan-Veda , qu'ils avaient le droit de posséder, mais eneore les

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trois autres Yedas qu'ils emportèrent secrètement.

£t Ton dit que les Palis habitent encore aujour-* d'hui, près du Cali, sur de petites montagnes du Mandara, faites de t^Terouge^ où ils vivent cotome les Gandharvas au soipmet de FHimalaya , dans la jouissance de tous les plaisirs; et ils y sont rithes y innocents et heuMux, qaoiqt|'il9»soient ml^savec les Mlechas( Barbares ); et quelques autresgaations de Belle Peau. * • '

Et lésPalisy aui«sont restés dans Vlnde, sont confins sous différents npois. Ceux qui habitent le sud et le sud«>ouest . de Benares sont appelés Pa]is^ ou Bhils ; dans les montagnes du nord-est d9 cette ville y 4As sont appelés Ciratas et d'autres Jlaritas. Us sont aujourd'hui considérés comme caste impure , et cependant ou rjaconnatt que leurs ancêtres étaient un peuple ingénieux , vertueux., brave et religieux, pd3siot)né pour les arts et les sciences, et à qui on tittribue Tinvention des caractères Paisachi : et c^ peuple qui était paryculièrem^nt attadié au fiulte de Mahadeva , qu'il adorait sous la forme du Lingam , avait , dans des temps trèsreculés, exftrcéune domination très-étendue, qui se .prolongeait jusqu'à Vest du Bengale et «léme jusqu'à Siam. » «•

Et il est en outre dit, dans la tradition, que le roi Pâli ou PalH, pendant que sesipartisans émîgraieht sur les bofds du Cali, où ils soot encore, reont (ii? Mahadeva le nouveau nom de I^airrica,

^6 JuIVRE II) CHAPITRE II.

et la charge de garder le Nairriti ou sud-ouest, quoi* qii.ii fût de naissance Paisacha ( buveur de sang ). £t il est encore adoré aujourd'hui dansTInde , pai"-* Hii les huit Dicpalas ou gardiens des huit quartiers , qui sont montés sur des élép];iants , et veillent sand cessera la sûreté de Gasi et des autres lieux sacrés de DJanJiou^Douipâ. (;W9ford Ab» Ras. )

£t il / a donc là un gt and fait d^union entre l«ë *Bevas et les Danavas pour imprimer le moUve^ ment à la nier de lait) et puis «ne séparation en trois doginéS) Tun ordiodoxe , représenté par Ma» hamoutii) et les Dey as ^ les Danavaset les hommes qu'elle a hiérarohisés ^ et qui reste dans Tlnde^ l'autre hérétique , par la tête de Graha ouRahou ^ ou Irchpu fils ^Agra , et chef des Palis, qui yfà k l'ouest de l'Inde isn Afrique ( S^cha-*Douipa ) ^ sur les bords du JNil ( Cali) , s'établir au milieil des fik de Cham (Charmicas ) et autre% nations de Belle Peau (fils de Chus, Ethiopiens), où les Pajis élèvenj la ville sacrée de Pimya naga * ri (Piaga, ville sacrée de TEthiopie )^ et habitent sut les petites montagnes du Mandera (M andou^^ dieu principal de la Nubie), vivant hetfreux , bien que mêlés avec les étrangers qui parlent uii laiH gage barbare ( Mlechas); tandis que ceux qu'ils ont laissés d^ns l'Inde, en se dirigeant vers Touest, habitent encorjs au sud-ouest de Benares(Càsi) ^ où ils sont regardés comme caste impure ( hérétt«^ ques séparés) y buveurs de sang ( Paisacha ) , et

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