‹ Essai d'histoire universelle ou exposé comparatif des traditions de tous lesChapitre 9 sur 37 · INDE. ^^ SECOND A6S · texte numérisé non relu

INDE. ^^ SECOND A6S

Iiioganistes ( Sivdïtes) 9 bien que leurs ancêtres, très-versés dans les arts et les sciences, et vertueui et brayes ( les Palis , Danavas et Daityas ) ; aient contribué à la civilisation indienne. -^, Enfin, le troisième dogme , qui est hérétique comme le second , est la partie inférieure du corps de Grâbà ou Getou, qui tombe à Test , et se retrouve sur la route' qui conduit, par le Bengale et Siam , jusque daiis les iles de la Sonde, où, sous le nom de Malais , ces peuples ont gardé l'ancienne civilisation de rinde, avec ses quatre castes, ses sacriBcés sanglants, leur nom de Pâli dans File de Bali, et le culte du Crocodile «( le dragon Graha), et ont couvert File de Java de ces teihples de Branibatian , deKoula8san(Kailassa, palais de Sita ), de Tdfaanày Siwou ( Siva ) , et d'âiltreâ réunis en forme dé croix , dont les immenses ruines attçstent une civilisation puissante et ancienne.

Et aptre ces deux hérésies, qui s'enfuient Fùnel àTest et l'autre à l'oueêt, apparaît la constitution morale et dogmatique de cette femme , qui parle comme indépendante dans le Yeda , sous le nom de Yach, et qui ici, au nom delà loi spiritualistô , vient, vierge victorieuse et médiatrice , hiérarthisér par un signe chacun des membres du corpâ religieux et^ocial ; etf séparer la partie supérieure du corps q[ui contient Vàme immortelle, et qui ré-^ pond aux Devas, c'est-à-dire aux Brahmanahs et woi Kciiatryas purs, seuls initiés à la coniiaiâsflncë

IQO LIVMB II, CHAWTKE II.

OU à l'audition des Vedas ; de la partie iaférieure de ce : même corps qui répond aux Danavas ou Veiasiahs, race non encore immortalisée par la seconde naissance , c'est-à-dire par l'instruction morale tirée des livres sacrés y et seulement admise au partage du travail matériel de la société , dont elle recueille le produit, pour salaire, dans la boisson fermentée , appelée Soura.davi ou miod,qûi ne donne pas l'immortalité , comme l'Amrita des Devas; enfin, vient encore dans cette seconde partie du corps , mais à sou infîmité, les hommes ou les Soudras, race à qui on abandonne les métaux dont personne ne veut. . .

Et alors se crée la grande forme morale du dogme brahmaai^que j où se joint l'unité spirituelle à la pluralité hiérarchique et absolue de la matière; et en même temps le dogme de la chute de l'esprit par la révolte , avec le dogme de sa réhabilitation parla purification; et aussi la toute puissance créatrice et rémunératrice de l'unité mâle, et la valeur victorieuse et médiatrice de la force femelle.

C'est ce qui est contenu dans le Markandeya- Pourana, où il est dit : — Le Créateur avait donné l'existence à des étre3 secondaires y» capables de perfection et d'imperfection , et libres de choisir entre l'obéissance et la désobéissance aux ordres du Créateur; et il y eut un nombre considérable de Devatas qui sb révoltèrent, et firent la guerre à Indra et aux Devatas, qui étaient restés fidSles; et

ïym:. • — • second âge, ioi

ils avaient h leur tête Mahicha-Soura , leur dief , qui s'était changé en buffle , et ils eurent la victoire sur les troupes célestes; alors Indra et lesDevatas vaincus vinrent se plaindre au Créateur; et alors, de la bouche de Brahmah . et des autres principaux dieux furieux d'une si grande insolence, s'élancèrent huit flammes qui étaient leshuit Saktys, ou Matris de ces dieux, et qui , se réunissant en une seule, donnèrent naissance à une belle femme qtti s'appelait P^lahamaya, qui était la forme éternelle de la création , et qui se manifestait dans le monde pour accomplir la parole contenue dans les Védas. — Et alors elle s'avança sous le nom de Devi au secours d'Indra , elle attaqua Mahicha , mais il lui échappait toujours en prenant mille formes d'animaux; alors Devi l'enivra par un charme, et mettant son pied sacré sur le démon, lui trancha la tête. — Mais les Asouras revinrent encore k la charge, etJa déesse, prenant la forme de Daurga avec dix bras et une arme dans chaque main, monta sur son lion, et, après avoir vaincu jusqu'au dernier des Asouras, rendit la paix à l'univers. — Et alors, les Asouras vaincus, furent tous précipités dans l'abîme des ténèbres, où ils souflfrirent pendant un très-long ten»ps; m^is les Devas intercédèrent en leur faveur, et le Créateur permit qu'ils pussent passer par des sphères de purification pour qu'ils pussent rentrer eh grâce près de lui. r— Et c'est dans ce but qu'il a créé les diverses sphères

matérielles ; et la hiérarchie des formes animales et des castes humaines, par lesquelles les Deyas dégradés doivent passer pour remonter aux sphères invisibles. (Polier. — As. Res, etc.)

Or, cette reconnaissance morale, cette admission, dans la hiérarchie sociale, de la puissance femelle, donna lieu à la création d'une nouvelle race royale, qui , sous le nom de race de la lune , ou Tchandra- Yansa, descendant de Yaivasouata par lia sa fille, s'établit à Milittha, tandis que les Radjahs de Sourja-Vansa , la race du soleil , descendant de Yaivasouata par Jkchouakou son fils aîné, et qui résidaient à Ayoudiah, poursuivaient les Palis ou Kcbatryas*Daityas , qui étaient restés dans Flnde, et commençaient à établir leur empire dans le Dekhan.

Et cette noqvelle lutte, qui se passe ici entre la nouvelle et l'ancienne civilisation n'est plus avec les Danavas où Adjyapas , qui viennent d'être adoptés et hiérarchisés comme Yeissiahs; mais avec les Kchatryas^Daityas, qui, ainsi que nous l'avons vu tout à l'heure , ont prétendu k la même immortalité que les Kchatryas-Devas. Et la lutte de ces deux races de Kchatryas va durer encore jusqu'au milieu de la seconde période^die cet âge.

La partie de cette guerre, qui termine la première période et la constitution définitive du dogme mâle , en se séparant à la fois des Palis sivaïtes, et de la rac€ de la lune , partisan du dogme femelle,

IND& S£GOND a6£. Io3

$e trouve dans le Varahu-ATatara ^ ou incarnatio|i W sanglier, dont voici l'histoire. ( Polier,)

Hîranya , régénération de l'un des deux Daitya^ appelés Jaya et Vijaya dans le premier âge, et fils de Casyapa et de Dity, était alors puissant dans le monde, et il roula la terre comme un tapis, et remporta au fond de l'abîme. — » Or, Bramah, qui méditait sur les eaux, demanda du secours, e% alors apparut un énorme sanglier qui devint d'une grosseur prodigieuse , et fit entendre un graqd bruit à faire vibrer les huit quartiers de Tunivers; et le sanglier plongea sa tête sous l'eau, pendant que les Devas chantaient ses louanges, et il rapporta du fond de l'abime , où elle était impuissante et stérile, la terre qu'il tenait sur ses défenses, et qu'il remit à sa place après avoir tué Hiranya*Ga^ aipou.

Or, c'était là la victoire du Kchatrya pur, ^le Radjah d'Ayoudiah, sur le Kchatrya Daitya^ Roi des Pal^s du Dekhan.

Et pendant ce même temps , c'est-à-dire vers le dix-septième Radjah de Sourya-Vansa (Ward), commence Tchandra-Yansa , ou la race de la lune, par Pourourava, né de lia, pefite-fiUe dç Vaivar souata et de fioudha (planète de Mercure), fils de Tchandra ( la Iqne ). — Puis ces deux races se. suif» vent parallèlement jusqu'à la fin du DoUapara^ Youga, qui est te passage de la seconde à la ttoi-^ àkme période de cet Age , ou la race de la lune ve*

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présentée par Souhotra , quarante - cinquième Radjah de Milittha , remplace dans le gouvernement général de l'Inde, la race du soleil , représentée à ce moment par Viraséna, «oixante-deuxième Radjah d'Ayoudiah. — Or, pendant tout ce temps , ià xace de la lune est infériorisée dans lliistoire par celle du soleil , et nous n en reparlerons qu'au moment où elle reparait comme puissance dans^ Krichna.

Or, maintenant qu'était formulée et constituée la doctrine morale du dogme révélé , allait commiencer la période d'élaboration politique; et, en effet, BOUS allons voir se créer et se constituer hiérarchiquement entre eux trois pouvoirs^ l'un spirituel, celui ^esBrahmanahs} les deux autres matériels, c'est-K-dire deux pouvoirs Kchatryas, l'un pur, de la race du soleil, l'autre Kchatrya Daitya, de la race Pâli, qui se soumettra au dogme ; puis tous se concentreront dans les trois Ramas, de la racediisoleil, qui seront résumés eux-mêmes dans l'unité de Krichna, de la race de la lupe.

Or, .voici le premier de ces faits qui commence l'élaboration politique par le Narasingha-Avatara* (Polier.)

Hirannyacsha (œil jaune), seconde régénération des Daityas, fils de Casyapa, et par conséquent postérieur à Hiraniah CasipOu et de la même race que lui , était adonné au culte de Mahadev£^, et en avait obtenu des pouvoirs extraordinaires; il était

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devenu undesplusgrands^ccmquérants de l'univers, et avait poussé l'orgueil jusqu'à se faire adorer comme dieu, et à défendre l'adoration de tous les autres dieux : et il fit enseigner ces doctrines perverses à son fils Pralhodia , par Soukra , le Gourott des Danavas. — Mais le Maharchi Nareda apparut à Pralhodia, et après l'avoir violemmeBt réprimandé, lui enseigna l'existence et les attributs du seul dieu suprême et invisible. «-^ Pralhodia, croyant à c#la, attira sur lui la fureur de sonpîre^ qui le fit beaucoup souffrir : et Hirannyacsha , pour insulter son fils et le convaincre que son dieu n'était pas présent partout, dit, en frappant une colonne de son sceptre : Est-il donc là, ton dieu ? — Et à l'instant un être, moitié homme et moitié lion, incarnation divine , sortit du pilier en jetant un grand cri et entouré de flammes; et Vichnou en* traina Hjranniacsha sur le seuil de son palais, et là le déchira avec scsgriffes; ©t puis après plaça Pralhodia sur le trône à la place de son père.

Or , on voit bien là que c'est la race des Palis du Dekhan ou des Kchatryas Daityas , dont la partie hérétique ( Hira«inyacsha ) , est divisée en petits groupes ou en commandements subalternes, soumis h l'autorité unitaire et dominatrice de la partie de cette ratié , qui vient de reconnaître le dogme brahmanique dans Pralhodia,' élève de Nareda. Et dès lors cette partie, qui passe à l'orthodoxie , est protégée par les races des Kchatry«s Devas ou des

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Radjahs purs d' Ayoudiah ; et commence à former ce troisièmepouvoir, qui bientôt sera constitué toutà-fait.

Et aussi on voit apparaître là deux doctrines tout-à*fait opposées et extrêmes , celle de Nareda le Gourou des Deyas, des immorteb deux fois nés; «t celle de Soukra le Gourou des. Dana vas, qui n'ont reçu que la boisson de Souradevi ; et voici que dans la suite de cette période vont inaître deux liutres doctrines intermédiaires à celle-là, dont Tune, celle de Yasiditha, aura une tendance spiritualiste ; et l'autre , celle de Yishouamitra , aura une tendance matérialiste; et le pouvoir politique Deva des Radjahs d'Ayoudiah, tiraillé par ces deux doctrines , va commencer l'essai d'un système qui établirait un terme moyen entre l'esprit et la matière , en inqimortalisant cette dernière.

Et cela 9e voit dans le drame de Harisçhandra, qui se troi^ve à la fin du Satya-Youga, et continua la seconde période de cet âge, dans la sucéessio» des Radjahs de Sourya • Yansa , dont il est le vingt-cinquième.

Satyavrata, père de Harischandra, ava^t d'a« bord pris pour Gourou Yasichtha , qui enseignai! que Dieu était invisible ; que, sentant , mais im-» muable , il animait une cdiose inanimée et sans cesse changeante. Mais le Radjah quitta Yasichtha , parce que, ayant démaD4é ^ ^^^ Gourou de le &ive parvenir m ciel aveo wn corps, Yasiçkthi^

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