Nous avons décrit page 27 la manière de le faire
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ne savons $ si nous avons réussi à non clairement
ce nouveau mode de suture : les opérateurs qu'il aura pu inté- resser la comprendront mieux, l’instrumentation en main.
La manœuvre, les premières fois, ne sera pas toujours exé-
cutée convenablement, en particulier celle du 2° Temps. Trois
fautes y sont possibles.
1° Le fil sus-jacent à l'aiguille n'est pas engagé dans le bon intervalle, c’est-à-dire VI. Supérieur.
a) Ou bien on l’a laissé passer par-dessus la Valve supérieure, et en ce cas 1l viendra butter contre le manche et rendra la
manœuvre impossible.
b) Ou bien il est introduit sous le conducteur dans l'Inter-
. valle Inférieur avec l'aiguille et le fil Inférieur. En ce cas le passage complet du passe-fil s'effectuera sans difficulté, mais
inutilement : le second fil ne se trouvant pas à sa sortie encerclé dans l’Anse du premier. Il n’y aura qu’à recommencer l'opé-
ration.
2° Le fil sous-jacent à l’aiquille n'est pas dans son bon intervalle, c’est-à-dire l'Inférieur. W passe ordinairement au-
dessous de la Valve inférieure. Cette faute sera annoncée par une résistance insurmontable au milieu du passage, due en- core au manche qui arrêtera le fil.
3° Enfin c'est l'aiguille qui, ayant été mise. dans l’Intervalle
supérieur, se trouve ral engagée : elle sera immédiatement
arrêtée par la pente du collet du Conducteur. Toutes ces fautes sont faciles à éviter. Un cas plus difficile
se présente lorsque les fils sont emmêlés autour de l'aiguille
il faut avec la pince, sans se presser, rétablir leur position
normale.
Le passage de l'aiguille dans le passe-fil doit s'effectuer sans que l’on rencontre de résistance, mais par un mouvement
continu et n’exigeant aucune force. Pour obtenir ce résullat,
la condition essentielle est que l’aide tienne toujours le passe-
fil dans un plan bien parallèle à celui de l'aiguille qui est pré-
sentée par le chirurgien. Voici d’ailleurs un moyen de rendre
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à ; £ CNP % ES * # ce glissement plus doux : une fois les deux fils et l'aiguille bien engagés, on appuie fortement la valve inférieure du passe-
fil contre l'aiguille, et cela pendant toute la durée du passage : de cette facon l'aiguille ne soulève pas le conducteur et l'intervalle sus-jacent à lui où passe le fil supérieur se trouve élargi autant que possible; or c'est ce fil supérieur qui a le plus de peine à glisser à cause de la forme en dos d'âne que présente la face convexe du conducteur.
Les conditions d'exécution de ce surjet varieront avec Îles régions.
Lorsque les deux lèvres de la plaie sont parallèles à l’opérateur, par exemple dans les sutures du péritoine ou des muscles après une laparotomie, le chirurgien fera les points de sa gauche à sa droite, et l’aide passera le fil dans les anses successives de sa droite à sa gauche. Le mouvement du passefil sera en ce cas direct, comme on le comprendra facilement sur la figure ci-contre.
Lorsque les deux lèvres de la plaie sont perpendiculaires aux deux opérateurs, dans une gastro-entérostomie par exemple, le chirurgien fera les points de sa droite vers sa gauche el l’aide passera le fil de droite à gauche également. Seulement le mouvement du passe-fil sera renversé : en effet le second fil, au lieu d’être engagé directement dans l’anse du premier, est obligé, eu ce cas, d'aller d’abord au delà de celui-ci, de contourner une de ses branches et de revenir sur lui-même. La ligure fera saisir ce que nous voulons dire par là. Ce mouvement est peut-être plus commode que l'autre et constitue quelque chose d’analogue au point passé du surjet actuel. Voilà les deux grandes indications qui donnent l'idée de l'applicalion générale de ce surjet.
Quant aux applications particulières dans les différentes opérations, les décrire dépasserait les dimensions de ce travail et surtout notre compétence. Nous dirons plus loin pour quelles raisons ce mode de suture pourrait être en particulier indiqué dans les occlusions de cavités (intestin, estomac,
,ü ds ete. + et dune ré bte des parenchymes délicats (foie, rate, rein). Mais même en ce cas où ce genre de = suture nous semble mériter d'être pris en considération, nous “4 n'avons pas l’immodestie de vouloir indiquer en détail la pra- tique à suivre. Ce sera aux opérateurs que ces recherches auront pu intéresser d'adapter aux circonstances particulières
cette technique générale que nous avons décrite.