Et qui, s’il demande du poisson, lui donne un serpent
11. Si donc vous, qui êtes méchants, vous savez donner des choses bonnes à vos enfants, combien plus votre Père qui est dans les cieux, en donnera-t-il
de bonnes à ceux quile prient!
Priez! Jésus à déjà parlé de la prière, mais par occasion seulement, et pour dire en quoi la vraie prière doit différer des prières hypocrites des pharisiens. (VI, 5-15.) Ici, 1l la recommande directement, et pour y encourager, il en montre Îles résultats dans les rapports ordinaires des hommes entre eux, lorsqu'ils s’adressent quelque prière les uns aux autres. Celui qui demande reçoit, tout comme celui qui cherche trouve, et comme celui qui frappe se fait ouvrir.
Ce qui se passe au sein des familles est un plus grand encouragement encore à prier. Quand un fils demande à son père du pain et du poisson, le père ne lui donne pas, en leur place, une pierre et un serpent, c’est à dire des choses mauvaises ou de nul usage; il lu donne des choses bonnes, soit celles que le fils a demandées, soit d’autres choses, meilleures encore. Ce qu'il lui donne n’est indiqué que d’une manière générale; mais peu importe : 1] doit nous suffire de savoir que c’est l’amour paternel, qui, l’emportant en Lui sur tout sentiment contraire, détermine la nature de ses dons.
Si tel est, ici-bas, l’effet de la prière des fils sur
MATHIEU, VILL 7-11 19, 141 les pères, quelque méchants que ceux-ci puissent être, quel ne sera pas son effet sur le Père souverainement bon, qui est dans les cieux! Comme ceux-c1 accordent à leurs enfants, en réponse à leurs demandes, les choses bonnes de la terre, il accordera, lui, à ceux qui le prient, les choses bonnes du ciel (1): « toute grâce excellente (2), » dira plus tard lun des auditeurs actuels de Jésus. Et voilà pourquoi il faut prier.
VII, 12. Iävra oùv 604 àv VII, 42. Toutes les choses donc Oéhnte, va moto dbuiv oi &v- que vous voulez que les hommes Opwrot, obtu nat bueis moteîre vous fassent, vous aussi, faitesadroïs: oÙtos ap éotuv à véuos les-leur de même; car c’est là la KA OÙ TOOPHTAL. loi et les prophètes.
Agissez! Non pas seulement en faveur de ceux qui vous aiment, comme l’entendaient les scribes (V, 45), mais généralement en faveur des hommes, expression si large qu’elle ne pouvait se prêter à aucune de leurs misérables équivoques. Faites pour eux, dans tous les cas, non ce qu’ils feraient pour vous, si vous étiez à leur place et s’ils étaient à la vôtre, ce qui souvent sans doute serait peu de
(1) Au lieu de dwoet &yald, il y a dans le troisième Évangile dwoet rvebua &ytov. (Luc, XI, 43.)
(2) [ca dés &yaln. (Jacques, I, 17.) — Ostervald traduit : Toute grâce excellente, et il a raison ; c'était la seule manière, en cet endroit, de satisfaire l’oreille, et de tenir compte des usages de notre langue. Quoique l'adjectif grec employé ici (VIT, 14) soit le même, et qu'en français la signification d'excellent varie comme celle de bon, suivant l'application qu’on en fait, je ne me suis cependant pas cru autorisé, par cet exemple, à rendre dépata &yala par dons excellents.
chose ou rien, mais ce que vous voudriez qu'ils fissent, considérant ainsi votre désir comme la règle de votre devoir. Tout ce que l’on peut faire pour le prochain est compris dans ces paroles. Et cependant, 1l aurait été impossible à Jésus de demander moins; car, ainsi qu'il le dit lui-même, c’est là la loi et les prophètes. C’est leur esprit et ce sont leurs exigences; de sorte que si Jésus, qui n’était venu, ni pour les détruire ni pour les amoindrir, mais pour les accomplir (V, 17, 18), n'avait pas élé jusque-là dans ce qu'il prescrit, 1l n'aurait pas été aussi loin qu’eux.
Le mot donc, qui fait dépendre ce verset, dans lequel Jésus impose aux siens de si grands devoirs, du verset précédent où il leur recommande de prier Dieu, n’est pas superflu; il rattache, en effet, l’action à la prière. En même temps quil marque que les grâces spirituelles, assurées à ceux qui prient le Père qui est au ciel, leur sont indispensables pour accomplir sa volonté, il les oblige et 1l les encourage à s’y conformer en comptant sur le secours divin. Ce petit mot, souvent omis par les traducteurs, présente ainsi aux disciples, dans la promesse qu’il leur rappelle, le plus puissant des stimulants à une activité incessante au service des autres (1).
(4) Si l'interprétation ci-dessus est adoptée, on ne pourra plus dire « que l’exhortation que le verset 42 contient ne se trouve « dans aucune connexion avec ce qui précède ni avec ce qui suit, «et qu'il n’y à qu'un moyen d’expliquer la place qu'il occupe, c’est -
Encore quelques mots, et Jésus sera au terme de son enseignement sur la montagne. Il ne lu reste plus, après avoir exposé, comme il l’a fait, ce que la vraie Justice exige, qu’à reprendre sa thèse du commencement, et à prémunir de nouveau ses disciples contre la fausse justice qu'il a combattue et contre les faux docteurs, quels qu'ils puissent
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VII, 13. EtcéAlere duo tac otEvñŸs TÜANG Étt HAQGTEX M mUN Kai edpÜywoos h O0ùc À dmdryouca eis Tv db ELA, Ka moN OT eloty où sicepyémevot À
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