Leur dit : Retirez-vous
« Plus exact que ma fille vient de mourir. » (Ostervald.) Si cette manière de traduire, déjà accueillie autrefois par Sébastien Casteillon et Oléarius, et de nos jours reprise par Kuinoel, était possible, elle mettrait le récit de Matthieu d'accord avec ceux de Marc et de Luc. Suivant ceux-ci, en effet, le chef de la synagogue n’aurait pas dit à Jésus, en arrivant auprès de lui, que sa fille était morte, ainsi que Matthieu le rapporte, mais seulement qu’elle était à l’extrémité, et il n'aurait lui-même été informé de sa mort qu’en retournant à sa demeure, accompagné de Jésus. (Mare, V, 23, 35. Luc, VITE, 42, 49.) L’aoriste ne pouvant, dans le premier Évangile, tenir lieu du présent, la traduction proposée n’est pas admissible, et la différence subsiste entre cette relation et les deux suivantes. Calvin l'explique ainsi : « Saint Matthieu, voulant estre « brief, touche en un mot plusieurs choses que les autres disent « par le menu en divers endroits, » (CALVIN, Commentaires sur le N. T. Tome [, page 233.) Peut-être serait-il plus simple d’admettre que la parole rapportée par Matthieu : « Ma fille est morte « en ce moment, » revient à ceci : « Elle était si mal quand je « l'ai quittée, qu’elle doit être morte actuellement. »
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