‹ Essai d'interprétation de quelques parties de l'Évangile selon Saint Matthieu (volume 4)Chapitre 2 sur 56 · I. LES MIRACLES DE JÉSUS · texte numérisé non relu

I. LES MIRACLES DE JÉSUS

VIII, 1. Katabadvrr dë adr® VII, 1. Mais quand il fut desdmd rod 6pouç ocbnoav ad- cendu de la montagne, de gran- T@ Oyhot mo\ho!. des troupes le suivirent.

Lorsque Jésus s'était retiré sur la montagne, il v avait été rejoint par ses disciples. Mais, quelque ncmbreux qu'ils fussent déjà alors (1), leur troupe ne se pouvait comparer à la multitude qu’il venait de quitter (2), et qui, après qu’il en fut descendu, se reforma autour de lui et s’attacha de nouveau à ses pas (3).

Ce renseignement clôt le fragment compris dans les trois chapitres précédents. On aurait donc bien fait, quand on a introduit des divisions dans le premier Évangile, de le placer à la fin du chapitre VIE, au lieu de l’insérer en tête du chapitre VIIL, lequel en est indépendant et forme, avec

(4) ... où GyAot. (VII, 28.)

(2) .… 6yhot modol. ([V, 25.) (3) .. ogAot roXkot. (VITE, 4.)

la plus grande partie du chapitre IX, une section distincte, relative aux miracles de Jésus, qui interrompt le récit principal jusqu’au verset 35, où il reprend.

Nous avons vu qu'avant de s'établir sur la montagne, Jésus avait parcouru toute la Galilée, et qu’en même temps qu’il y enseignait, il y opérait toutes sortes de guérisons. (IV, 23, 24.) D’autres passages nous apprennent que ces faits se renouvelaient sans cesse, soit qu'il s’arrêtât à Capernaüm (VIT, 16), soit qu'après une interruption de quelque durée (V- VIT et X) 1l recommençât à visiter les autres villes et bourgades de la province. (IX, 55 et XI, 4, 5.) Ils tenaient done une grande place dans son ministère. Saint Matthieu, en raison de leur nombre, n'aurait pas pu les énumérer tous; aussi se borne-t:il, en général, à les mentionner sommairement. Il n’aurait pas pu davantage, même en ne rapportant que les principaux, les raconter à leur place avec détail, parce qu’il aurait couru risque de faire perdre de vue le plan de son Évangile à ses lecteurs par de longs épisodes, s'ils en avaient rencontré à chaque pas sur leur chemin. Toutefois, pour faire bien connaître les guérisons miraculeuses de Jésus et pour montrer . dans quel rapport elles étaient avec l’ensemble de son œuvre, ce n'eût pas été assez d’y faire allusion seulement en passant. Matthieu ÿ à pourvu, en en réunissant 161 quelques-unes des plus mémorables, prises çà et là, sans égard au temps où elles ont eu heu. Luc, au contraire, qui suit l’ordre des temps,

MATTHIEU, VII, 1; 2-4. 9 a restitué aux diverses époques du séjour de Jésus en Galilée les miracles qui appartiennent à chacune d'elles. De R les différences dans le classement qu'ils en font. La guérison du lépreux est le premier

exemple que Matthieu en rapporte ({).

VIIL, 2. Kat ob , kemode éA0DY Toocenbvet adro RÉYOY Küôpre, éàv O£Xns, duvacai pe

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