Ilévra pot rapedétn bro 27. Toutes choses m'ont été
S O a = re C2
(4) En traduisant la fin de ce verset comme on le fait ordinairement : parce que tel a été ton bon plaisir (Martin), ou, parce que tu l'as trouvé bon (Ostervald), on rapporte eddoxiæ à Dieu, comme s'il y avait simplement eèôoxt& cou dans le grec, tandis qu'il y a ebdox!x éurpoodéy cou. Le mot négligé par Les traducteurs est précisément celui qui détermine le sens. Il faut rendre ici éprooodéy cou par devant toi, comme on rend ailleurs, dans des passages qui ont, au point Ge vue de la langue, du rapport avec celui-ci, évwrtoy abtoù et ëvwnroy Toù Oeoû (Luc, I, 75; XVE, 45; 1 Tim., H, 3; Hébr., XIII, 91; 4 Jean, HT, 22) par devant lui et devant Dieu; car ëvortoy et Eupccbey ont la même signification, et alternent l’un avec l’autre dans des passages parallèles et dans des variantes du Nouveau Testament. (Matthieu, X, 32, 33 — Lu, XIT, 8, 9.) Eddoxiæ, quand on tient compte de la valeur d'éuxpocûev, ne peut pas désigner le bon plaisir de Dieu, parce qu’on ne saurait, en traduisant ainsi, ce que la phrase veut dire. J'ai donc pris ce mot dans le sens de bonne volonté, qui ne lui appartient pas moins. Il me paraît être question ici de la bonne volonté que les petits enfants, auxquels Dieu a révélé ce qu'il a caché aux sages, mettent à faire devant lui, en conséquence de ses leçons, ce qu’ils savent être bon à ses yeux. Cette manière de traduire le verset 26 est en parfaite harmonie avec l’ensemble du morceau dont ce verset fait partie.
où mauroés ou * mat oÙdets Er1- remises par mon Père, et nul ne ywbaxet Tov viéy, et uh à œa- connait le Fils que le Père, et Tho’ OÙdÈ Toy ratépa tie Ent- nul ne connaît le Père que le yubonet, Et uh © viès rat © Fils, et celui à qui le Fils le vou-
éay PobAntat à vios aroxxAb- dra faire connaître. dat.
Les réprimandes de Jésus aux villes Impénmitentes leur avaient été adressées avant le départ des soixante et douze disciples qu'il chargea, suivant saint Luc, de visiter les lieux où il devait se rendre plus tarü lui-même. (Luc, X, 1, 11-15.) Les paroles que Je viens de transcrire furent prononcées par lui à leur retour. (Luc, X, 17, 21, 22.) La vue de ces hommes simples, qui étaient partis pleins de foi, quand il les avait envoyés, et qui maintenant, leur mission accomplie, revenaient pleins de Joie, était bien faite pour les lui inspirer. Combien ne différaient-1ls pas de ces docteurs dont 1l a dit ailleurs qu'ayant pris la clef de la connaissance, non-seulement 1ls n’y sont pas entrés eux-mêmes, mais qu’ils ont encore empêché les autres d’y entrer! (Luc, XI, 52.) Avec de telles dispositions 1l était impossible à ceux-ci d’apprendre à connaître les choses d’en haut. Ils s’en éloignaient volontairement, refusant d’écouter celui qui venait les leur enseigner, et Dieu, de son côté, sans le secours duquel ces choses élevées sont inaccessibles aux hommes, Les leur cachait à dessein ; car il v’accorde pas ses révélations pour qu’on sache plus de choses, mais pour qu'on soit renouvelé par la connaissance. (Golossiens, IT, 10.)
Les sages et les intelligents n’ont donc pas en ceci INT 9
le pas sur les petits enfants. Les petits enfants leur sont, au contraire, préférés, parce que le sentiment qu'ils ont de leur ignorance les dispose à se laisser instruire, et qu'ils ont, en outre, l’entrain nécessaire pour mettre en pratique ce qu'ils ont appris. En eux surtout et en ceux qui leur ressemblent, se réalise cette bonne volonté dans les hommes, qui a été souhaitée aux hommes par les anges. (Luc, IT, 14.) Dès le commencement du ministère de Jésus, lorsque Dieu leur révélait par lui ce qu’il cachait à ceux qui les surpassaient de beaucoup en intelligence, ils s’appliquaient à faire, sous son regard, ce qui est bon à ses yeux. Jésus bénit son Père de sa bienveillance envers eux. Plus 1ls pratiqueront ce qu’ils savent, et plus il aura de motifs de lui rendre grâce.
Mais quel est-il ce Père que Jésus bénit ainsi? C’est « le Seigneur du ciel et de la terre, » celui auquel les disciples doivent demander que sa volonté soit faite sur la terre comme dans le ciel. (VI, 40.) Il a remis au Fils le soin de le faire connaître aux hommes, parce que jamais homme n’est arrivé par lui-même à sa connaissance, ainsi que l’atteste l’histoire de l’humanité, et parce que le Fils seul le connaît pleinement. À cette déclaration Jésus en ajoute une autre, c’est que le Fils, à son tour, n’est connu que du Père; toutefois, la promesse que le Père fera connaître le Fils n’en est pas le complément. Aussi, bien que le Fils nous ait fait connaître le Père, ne le connaissons-nous lui-même que très-imparfatement.
C’est l'effort persévérant des siècles que d'apprendre à le mieux connaître (1).
Il est, avons-nous vu, celui qu'un prophète a nommé « l’ange de l'alliance. » Tout à l'heure, de peur qu'on ne s’y trompât et qu’on ne le erût un ange, Jésus s’est donné à lui-même le nom de Fils de l’homme, et maintenant, afin qu’on ne s’arrête pas à cette seconde désignation, comme si elle pouvait épuiser ce qui le concerne, le voici qui dit Pére au maître du ciel et de la terre, comme la voix du ciel avait dit de lui : « Celui-ci est mon fils. » (ILE, 17.)
Les paroles qui vont suivre ne sont rapportées que par saint Matthieu. Elles nous montrent Jésus s’a-
(4) Calvin s’exprime ainsi sur le verset 27 : « Il semble que le « propos ne soit pas parfait et accompli, d'autant que les deux « membres d’iceluy ne respondent pas en tout et par tout l’un à « l’autre. Du Fils, il est dit que nul ne cognoist le Père sinon luy, « et celuy à qui il le voudra révéler. Du Père, il n’y a autre « chose, sinon que luy seul cognoist le Fils. De révéler, il n’en « est point parlé. Je respon que c’eust esté une chose superflue à « Jésus-Christ, de répéter ce qu’il avoit desjà dit. » (J: Cazvin, Commentaires sur le N. T. Tome I, page 292.)
Il m'est impossible d’accepter cette explication. La différence entre les deux affirmations est si importante que je ne me crois pas autorisé à faire remonter au premier membre de la phrase, pour en étendre le sens, les mots qui terminent le second, et qui ne se rapportent qu’à lui. Il me paraît résulter de la double déclaration de Jésus que nous ne pouvons apprendre à le connaître luimême dans la mesure où il nous à fait connaître le Père. Nous ne le connaissons pas, comme le Père, en lui-même, mais seulement par ce que nous savons de sa relation avec son Père et avec nous. En même temps qu'il nous a révélé le Père, il nous a donc apporté le mystère du Fils, et il en parle ici en des termes qui doivent nous empêcher de nous étonner de ce que les fervents et les simples n’en peuvent pas plus voir le fond que les sages et les intelligents.
dressant à tout le peuple, pour remplir auprès de lui l'office que son Père lui a confié.
XI, 28. Acôre modc pe Tav- Tec OÙ NOTIDVTES AL TEPCPTIo— mévot* xdyD daraiow DUäc.
29. ’Apare roy Cuyév pou ëp’ bus nat pdôbete dx èuod, Et rpAËS EU HAL TATELVOS TA XAPdix Kat EUDNOETE AVÉTAUOLV rais Vuyats dy.