Et leur ayant imposé les mains, il s’en alla de là
(4) « Εὐνουχίζειν ἑαυτὸν est loeutio hyperbolica, similis illi «ἐχχόπτειν τὴν δεξιὰν. V, 29, 30; XVII, 8, 9. » (KuinoëL, Com mentarius in libros Novi Testamenti historicos. Vol. 1, page 536.)
(2) « Taltum est enim regnum cœlorum. Significanter dixit, « {alium, non isforum; ut ostenderat non ætatem regnare, sed «“ mores; et his qui similem haberent innocentiam et simplicitatem, « premium repromitti. » (Eus. Hixnon., Commenfar. ἐπ Ev.
Matihæi, lib. IL.)
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Au moment où, après avoir répondu aux pharisiens, Jésus achevait de parler de la pureté à ses disciples comme essentielle au royaume des cieux, on vint lui présenter des petits enfants pour qu'il leur imposât les mains et qu'il priât pour eux. Les gens de la contrée n’avaient pas oublié comment le Précurseur, lorsqu'il commença à y baptiser, lui avai rendu témoignage. Beaucoup d’entre eux disaient : « Jean n’a fait aucun miracle; mais tout ce que Jeana « dit de celui-ci était vrai, » et il y en eut plusieurs qui crurent en lui. (Jean, X, 40-42.) Ce furent eux probablement qui lui amenèrent ces enfants. Les disciples voulaient s’y opposer, de peur qu’il n’en fût importuné; mais le Seigneur leur ordonna de les laisser venir, au lieu de les en empêcher. La raison qu'il leur en donna c’est que le royaume des cieux est à ceux qui sont tels que les petits enfants, et que « ce- « lui qui ne recevra pas le royaume de Dieu comme « un enfant, n’y entrera point. » (Luc, XVII, 17; Marc, X, 15.) De même qu'il avait appelé à lui un enfant à Capernaüm, pour leur enseigner à se faire petits comme lui (XVII, 2-4), de même il veut maintenant qu’ils considèrent ces enfants qu’on lui demande de bénir, comme des modèles de ce qu'ils doivent être eux-mêmes sous le rapport qui vient de l’occuper. Qu'ils aient l'innocence des enfants jusque dans leurs pensées. Ceux-ci l'ont naturellement, en étant redevables à leur âge; mais à partir de la jeunesse 1] n’en est plus ainsi (II. Timothée, II, 22) ; ils devront donc, pour leur ressembler, et pour que le
MATTHIEU, XIX, 13-15; 16-22. 169 royaume des cieux soit à eux, se maïntenir purs ou le redevenir par « la sanctification de l'esprit. » (I. Thessaloniciens, II, 13.)
À la pureté, il faut qu’ils joignent le détachement des richesses. Ce sera le sujet de l’enseignement suiγα}! :
XIX, 16. Kai ἰδού, εἷς προσ. XIX, 46. Et voici, quelqu’un, ἐλθὼν εἶπεν αὐτῷ Διδάσχαλε s'étant approché, lui dit : Bon ἀγαθέ, τί ἀγαθὸν ποιήσω, ἵνα maître, quelle chose bonne doisἔχω ζωὴν αἰώνιον ; je faire pour avoir la vie éter-
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17, Ὁ δὲ εἶπεν αὐτῷ" Τί με 47. Mais il lui dit : Pourquoi λέγεις ἀγαθόν ; οὐδεὶς ἀγαθός, m'appelles-tu bon ? Nul n’est bon εἰ μὴ εἷς ὁ Θεός. Εἰ δὲ θέλεις que Dieu seul (4). Mais si tu εἰσελθεῖν εἰς τὴν ζωήν, τήρησον veux entrer dans la vie, observe τὰς ἐντολάς. les commandements.
18. Λέγει αὐτῷ - Ποίας; Ὁ δὲ 48. Lesquels ? dit-il. Jésus lui Ἰησοῦς εἶπε" Τό" οὐ φονεύσεις" dit : Tu ne tueras point; tu ne οὗ μοιχεύσεις" où xAËVers- où commettras point aduitère; tu ψευδομαρτυρήσεις " pe déroberas point; tu ne ren-
dras point de faux témoignage ;
19. Τίμχ τὸν πατέρα χαὶ τὴν 49. Honore ton père et ta μητέρα" xal ἀγαπήσεις τὸν mère; et, tu aimeras ton prochain πλησίον cou ὡς σεαυτόν. comme toi-même.
(4) Τί με ἐρωτᾷ: περὶ τοῦ ἀγαθοῦ ; εἷς ἐστὶν ὁ ἀγαθός. (Codex Sinaïticus.) La Vuilgate suit cette leçon, autorisée par plusieurs manuscrits, en traduisant : Quid me interrogas de bono? Unus est bonus, Deus. (Pourquoi m'interrogez-vous sur ce qui est bon? εἰς.) M. l'abbé Crampon met ce passage au rang de ceux qui prouvent que saint Matthieu n’a pas écrit en grec, mais que le grec est une traduction de l'araméen. La phrase araméenne présenterait, selon lui, au traducteur, deux sens possibles, celui qui précède, admis par le traducteur grec, et suivi par la Vulgate, qu'il rejette, et cet autre qu’il admet et qui s'accorde avec Marc, X, 48 et Luc, XVIII, 49 : Pourquoi m'interrogez-vous en m'appelant bon? etc.
MATYTHIEU,