IV
que (1), époque où la loi obligeait les Juifs à s’en aller de chez eux pour se rendre à la fête, y mettaitelle fin ; peut-être aussi la nouvelle de la mort de Jean les rappela-t-elle auprès de Jésus. 1] les emmena avec lui, afin de leur procurer un peu de repos dans un lieu solitaire qu’il avait choisi pour y demeurer quelque temps à l’écart. Bethsaïde était la ville la plus voisine (2). ἢ] ne faut pas la confondre avec le bourg du même nom, proche de Capernaüm (Jean, VI, 17), dans la contrée de Génézareth (Marc, VI, 53), vers
que l'hostilité des pharisiens, qui décida Jésus à quitter la Judée après l’emprisonnement de Jean (Jean, IV, 2), n'ayaut fait que s'accroitra depuis lors et lui suscitant les plus grands dangers (V, 16), était de nature à l’en tenir éloigné (VIE, 4), ou à lui faire prendre toutes sortes de précautions pour y aller (VIE, 6-40), jusqu’au jour où, son heure étant venue, il se décida à ne plus se soustraire, comme auparavant (X, 39), à leur fureur. (XI, 7-9.) L'histoire des dix-huit mois passés en Galilée et employés à annonter le royaume des cieux se trouve chez les synoptiques. Saint Jean, dont le but est différent du leur, puisque ce qu’il ἃ voulu montrer c’est que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu (XX, 34), ne pouvait se rencontrer avec eux que lorsqu'ils ont fait voir comment cette foi est devenue celle des apôtres, et il n'y ἃ pas maoqué. (Matthieu, XIV, 43-33; XVI, 43-46. == Jean, VI.)
(4)... τὸ κάσχα, ἣ ἑορτὴ τῶν Ἰουδαίων. (Jean, VI, 4.) C’est la Ῥλᾳιιὰ de l'an 784 (an 28 de l'ère vulgaire), la troisième après le baptême au Jourdain, la seconde après l’emprisonnement de Jean, la première après sa mort. La Pâque suivante, celle de l'an de Rome 784 (an 29 de notre ère), sera celle de la crucifxion. (Jean, XI, ὅδ: XIE, 4.)
(2) C’est saint Luc qui nous apprend que ce lieu désert était du territoire de la ville de Bethsaïde. (Luc, IX, 40.) Cette ville n'avait été qu’un village; mais Philippe, tétrarque de la Trachonite et de la Batanée (FL. Jos., Ant. Jud., XVII, xx, 6), à l’est de la mer de Galilée, l'avait considérablement accrue et embellie. ἢ lui donna le nom de Juliade en l'honneur de Julie, fille de l’empereur
Auguste. (Zbid., XVII, ει, 4.)
MATTHIEU, XIV, 13-21. 19 lquel Jésus avait donné ordre à ses disciples de dnger leur barque, quand 115 étaient partis de la rive opposée à laquelle il les ramenait maintenant. Marc, VI, 45.)
Lorsqu'il y arriva, 1l y trouva beaucoup de monde qui attendait. On l'avait vu s’embarquer. L'éveil fut bientôt donné. Quelques-uns se mirent en route, le long de la côte, vers l’endroit où il semblait aller, étleur nombre s'étant accru de lieu en lieu, à cause des guérisons qu’on lui avait vu faire (Jean, VI, 2), bute une foule qui l'avait devancé, s’y trouva réunie, lorsque sa barque, retardée peut-être par des vents œntraires, y aborda. (Marc, VI, 30-34.) Plein de compassion pour la multitude qui le poursuivait dans sa retraite (Luc, IX, 10), Jésus l’accueille, guérit ses malades (XIV, 14), l'instruit (Marc, VI, 34) et lui parle du royaume des cieux, mails sans renoncer pour cela, quand il en éprouverait le besoin, à se retirer à part avec les siens, comme il se l'était proposé. Il s'établit (1) dans cette intention avec eux sur la
(4)... χαὶ ἐχεῖ ἐκάθητο μετὰ τῶν μαθητῶν αὑτοῦ. (Jean, VE, 3.) Ostervald traduit : où il s'assit avec ses disciples. Les mots ἐχάθητο ἐχεῖ se trouvent aussi chez Matthieu, XV, 29, dans le récit de la seconde multiplication des pains, et Ostervald y rend ainsi ce passage : Ξέ étant monté sur une montagne, il s'y assit. U suffit de lire le eontexte, pour s'assurer que cette manière de traduire est vicieuse. En effet, Jésus, après s'être assis, comme Ostervald traduit, dit à ses disciples, en parlant de la multitude qui vint le trouver alors, qu'elle était déjà depuis trois jours avec lui (verset 32), ce qui obligerait, avec cette traduction, à supposer qu'il est demeuré assis tout ce temps-là. Le verbe χαθῆσθαι
be signifiant pas seulement éfre assis Ou s'asseoir, mais aussi résler en place, s'arréter, camper, séjourner, il est évident
montagne, ainsi que saint Jean le rapporte. (Jean, VI, 3.) Il en descendait, à ce qu’il paraît, lorsqu'il voulait se mettre en rapport avec le peuple, et il y remontait lorsqu'il désirait être seul. (Jean, VI, 15.) L’affluence était grande. Saint Jean nous fait entendre, en rappelant qu'on était alors peu éloigné de la principale fête des Juifs (Jean, VI, 4), comment elle se trouva un certain jour prodigieusement augmentée. On se rendait à cette époque de toutes [68 portions du pays, par troupes nombreuses, avant la Pâque, à Jérusalem pour se purifier. (Jean, XI, 55.) Il n’est pas étonnant que l’un de ces flots de peuple, en passant près du lieu désert où Jésus s’était réfugié, ayant appris qu’il était là, se soit détourné de sa route pour l'aller trouver, et que Jésus, en levant les yeux, ait ainsi vu tout à coup une grande mult:tude venir à lui, ce qui le fit s’écrier, en s'adressant à Philippe, avec lequel il était alors, mais seulement dans le dessein de l'éprouver : « D'où achèterons-nous « des pains, afin que ces gens-ci aient à manger? » (Jean, VI, 5.) La réponse de Philippe confirme, par l'importance de la somme qu'il dit être nécessaire pour donner un peu de pain à chacun, l'impossibilité où l’on aurait été d’en faire chercher pour tout ce
qu'il faut le prendre en ce dernier sens dans le passage de saint Matthieu, XV, 29, qui, en raison du contexte, ne comporte absolument pas le premier. Les mots ἐχεῖ ἐχάθητο se rencontrant chez saint Jean, VI, 3, dans un récit tout semblable, j'en conclus qu'il faut les traduire 1à de la même manière qu'on est obligé de le faire dans le premier Évangile, et qu'ils désignent, dans les deux cas, un séjour d’une certaine durée sur une montagne.
MATTHIEU, XIV, 19-21. 21 monde. (Verset 7.) La journée se passa ainsi. Quand le soir fut arrivé, il fallut bien aviser à ce qu'il y avait à faire. Les disciples, qui en étaient préoccupés, s'approchèrent de Jésus, et le rendant attentif à la nature du lieu et à l’heure avancée, ils le prièrent de renvoyer la foule, afin que ces gens, se dispersant dans les villages des environs, pussent trouver à s’y loger et s’y procurer de la nourriture. (Luc, IX, 12.) C'est alors que leur maître, qui savait dès le commencement ce qu’il voulait faire (Jean, VI, 6), leur dit: « Ils n’ont pas besoin de s’en aller ; donnez-leur, « vous, à manger. » Les disciples lui objectent qu'il faudrait pour cela aller acheter, suivant l’estimation de Philippe, pour deux cents deniers de pain. (Marc, VI, 37.) Il leur répond qu'il suffit qu'ils s’assurent de ce dont ils peuvent actuellement disposer. (Verset 38.) André fait rencontre d’un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons (Jean, VI, 8, 9), et quoique ce ne soit rien pour tant de monde, il vient avec ses compagnons le dire à Jésus, qui se les fait apporter.
Matthieu omet la plupart de ces détails sur les entretiens que Jésus eut avec les douze en cette occasion. ΠΠ passe également sous silence les renseignements qu’on trouve dans les autres Évangiles sur les dispositions qui furent prises, par l’ordre de son maître, pour rendre plus facile la distribution qu'il commanda de faire des pains et des poissons qu’on avait réussi à découvrir. (Marc, VI, 39, 40.) Tout ce que nous savons par lui, c’est que Jésus, ayant fait asseoir le peuple sur l'herbe, invoqua la bénédiction
22 MATTHIBU, XIV. 13-21.
d'en haut, rompit les pains, les donna aux disciples, qui les donnèrent aux troupes, que tous mangèrent et que tous furent rassasiés, quoiqu'il y eût là, sans compter les femmes et les enfants, environ cinq mille hommes, et qu'on put, en outre, remplir douze paniers des morceaux qu'il y eut de reste. Ailleurs, nous apprenons qu'on avait divisé le peuple en cent compagnies, chacune de cinquante hommes (Mare, VI, 39, 40; Luc, IX, 14), en permettant sans doute à ceux qui étaient accompagnés de leurs femmes ou de leurs enfants, de les garder auprès d'eux. Get arrangement, qui devait empêcher que personne ne fût oublié, rendait facile le compte de ces nombreux convives. On peut conclure de la simplicité extrême des récits des quatre Évangiles, qui tous les quatre rapportent ce miracle, que tout se passa simplement. Aucune parole de Jésus ni de ses historiens ne nous fait connaître le moment précis où la multiplication des pains s’accomplit, ni de quelle manière Îles spectateurs eurent conscience de ce qui se passait alors sous leurs yeux. En vain l'imagination essayerait-elle d’y suppléer : nous comprenons aisément qu’une volonté toute-puissante aît pu faire qu'un pain ait suffi pour nourrir mille personnes; mais nous tenterions en vain de nous représenter l’acte matériel de la multiplication, ou ce que l’on pourrait appeler la forme sous laquelle le miracle se produisit (1).
(4) Lavater l'a essayé dans sa Messiade. L'idée qu’il se fait du miracle de la multiplication des pains répond à celle que salnt Miaire de Poitiers en donne dans son commentaire sur saint
MATTHIEU, XIV, 13-21. 23 Les Juifs au profit desquels il fut fait, en furent si frappés que, croyant reconnaître à ce signe le Prophète qui devait, selon eux, venir au monde, ils projetèrent d'enlever Jésus pour le faire roi. (Jean, VI, 14, 15.) Ce n’était, il est vrai, que parce qu’ils espéraient qu'il leur donnerait toujours du pain (verset 26), ce qui est en tout temps la question essentielle pour les peuples ; mais comme ils n'avaient pas de motif plus élevé pour se soumettre à lui, ils s’en détournèrent tout aussi promptement, quand, ne teaant nul compte de ce qui les avait attirés, Jésus leur prescrivit de préférer à la nourriture qui périt celle qui demeure jusqu’à la vie éternelle. (Verset 27.) Matthieu n’a pas raconté cette scène, où Jésus fut considéré par la multitude comme le Prophète- Roi ou l’Erchomenos. S’étant occupé dans une section précédente de cette attente du peuple, il a pu lui paraître inutile d’y revenir ici. Tout ce qu’il semble s’être proposé c’est de rapporter sommairement ce miracle, duquel les apôtres, bien que leurs propres mains, ainsi qu’on l’a dit, dussent leur en rendre témoignage (1), avaient tiré si peu d'instruction (Marc, VI, 52), qu'un autre miracle fut nécessaire pour leur inspirer les pensées que celui-ci aurait dû, à lui seul, éveiller en eux.
Mattbieu : « Dat deinde discipulis panes. Non quinque multipli- « cantur in plures : sed fragmentis fragmenta succedunt, et fal- « lunt semper præfracta frangentes. » (Page 384.)
(1) XLLXe Homélie de saint Chrysostome sur l'Évangile de saint Matthieu.
XIV, 22. Καὶ εὐθέως ἠνάγχασεν [ὃ Ἰησοῦς) τοὺς μαθητὰς [αὑτοῦ] ἐμδῆναι εἰς τὸ πλοῖον χαὶ προάγειν αὐτὸν εἰς τὸ πέραν, ἕως οὗ ἀπολύσῃ τοὺς ὄχλους.
Le repas achevé, Jésus
XIV, 22. Et aussitôt Jésns contraignit ses disciples à entrer dans la barque et à partir avant lui pour la rive opposée, en attendant qu'il eût renvoyé la foule.
23. Et quand ii l’eut renvoyée, il monta sur la montagne, à l'écart, pour prier. Et le soir étant venu (4), il était seul en ce lieu-là.
28. Mais la barque était déjà au milieu de la mer, tourmentée par les vagues; car le vent était contraire.
voulut sans retard congé-
dier la foule qui s'était détournée de sa route pour le venir trouver en ce lieu désert, afin qu’elle püt atteindre avant la nuit les villages les plus rapprochés. Il avait d’autant plus hâte de les voir partir, qu'il connaissait le projet qu’ils avaient formé de s’emparer de sa personne pour faire de lui leur roi. (Jean, VI, 15.) Ce dessein s’accordait trop bien avec les illusions que ses disciples continuèrent longtemps encore à entretenir sur la nature de son règne
(4) Et le soir élant venu. La répétition de ces mots, qui se trouvent déjà au verset 45, indique que la soirée est plus avancée. Le repas sépare ces deux moments l’un de l’autre. « Les Hébreux « avaient deux soirs qu'ils nommaient dans leur langue égale- « ment hereb, l’un avant le coucher du soleil et l’autre après. a Exode, XII, 6. » (Le CLerc.) On était alors en mars, la Pâque ayant correspondu en l'an 28 au 28 mars. Le soleil se couche vers six heures à cette époque de l’année; c'était à la fois le second soir et la première veille de la nuit, qui s'étend de six heures à neuf heures.
MATTHIEU, XIV. 23-21. 25 (Marc, X, 35, 36; Luc, XXIV, 21; Actes, 1, 6), pour qu'il ne füt pas à craindre qu'ils le favorisassent, si quelque tentative de ce genre avait lieu. Aussi les força-t-il à s’embarquer, avant même qu'il ne congédiât la multitude, de peur qu'ils ne fissent cause commune avec elle, dans le cas d’une manifestation ayant ce but (1); et c’est seulement après qu'ils furent descendus, du lieu où ils étaient, au bord de la mer (Jean, VI, 16), qu’il persuada au peuple de se mettre également en route. Le peuple suivit donc les disciples, sans être obligé pour cela de renoncer à son entreprise; car il devait penser que Jésus les rejoindrait pour faire la traversée avec eux. Maïs Jésus ne vint pas (Jean, VI, 17), et ceux qui arrivèrent au rivage avant le départ de la barque des apôtres, purent s'assurer qu'il n’y était pas entré avec eux, et qu'ils s’en étaient allés sans lui. (Verset 22.)
A la faveur de l'obscurité, tandis qu’ils supposaient qu'il était descendu vers la mer, il était au contraire remonté sur la montagne, pour y prier seul et à l’écart, comme 1:l aimait à le faire. (Marc, I, 35; Luc, V, 16.) Jésus priait trop habituellement son Père, pour que notre attention ne soit pas éveillée par la mention spéciale faite dans les Évangiles de
(4) « Ainsi s'explique la singulière expression de Matthieu, XIV, a 22, et de Marc, VI, 45, ZI contraignit aussitôt ses disciples, etc. « Cette conduite de Jésus n’est motivée par rien dans la narration « synoptique. » (F. Gongr, Commentaire sur l'Évangile de saint Jean, tome Il, page 88.) On a pu voir que ce n'est pas la seule explication des faits rapportés par saint Mattbieu dont nous soyons redevables au sixième chapitre de saint Jean.
quelques-unes de ses prières, et nous voudrions, à l’aide de ce que nous savons des circonstances où il se trouvait alors, pouvoir deviner quel en était l’objet. C'était assurément un moment bien solennel que celui de la décapitation de Jean, du retour des douze et de cet aveuglement des Juifs, avides seulemeni, après tant d’avertissements, des grâces temporelles dont Jésus était prodigue envers eux. Quelle instruc-. tion pouvaient retirer des miracles ceux qui ne 86 souciaient que de leurs effets, et non de leur signifcation? Ces signes devaient exciter le peuple à chercher auprès de Jésus, qui les opérait, la satisfaction des besoins les plus élevés : que serait-il advenu du royaume des cieux qu'il venait fonder, s’il avait laissé ces hommes le faire roi parce qu'ils avaient mangé des pains multipliés par lui et qu’ils avaient été rassasiés? (Jean, VI, 26.) Peut-être demandait-il à Dieu de les faire entrer en de plus saintes pensées, et se préparait-1l sur la montagne, en priant, à leur enseigner, comme il le fit deux jours après, qu’il était lui-même le pain vivant descendu du ciel, et que si quelqu'un mange de ce pain-là, 11 vivra de la vie éternelle. (Jean, VI, 51.)
Pendant que Jésus priait, la barque des apôtres avait accompli la moitié de la traversée. La largeur de cette petite mer intérieure est d'environ quarante stades, un peu plus de deux lieues. Mais un grand vent, qui leur était contraire, s'étant élevé, ils n’avaient pu faire en plusieurs heures, en ramant, qu’une partie de ce court trajet, quand ils aperçurent
tout à coup près de leur barque, battue par les vagues, Jésus qui marchait sur la mer. (Jean, VI, 18, 19.) Voici le récit de Matthieu :
XIV, 25. Τετάρτῃ δὲ φυλαχῇ τῆς νυχτὸς ἀπῆλθε πρὸς αὐτοὺς [ὃ Ἰησοῦς] περιπατῶν ἐπὶ τῆς
28. ᾿Αποχριθεὶς δὲ αὐτῷ ὃ Πέτρος εἶπε" Κύριε, εἰ σὺ ef, χέλευσόν με πρός σε ἐλθεῖν ἐπὶ τὰ ὕδατα.
(4) « Anciennement les Juifs
XIV, 25. Or, en la quatrième veille de la nuit (1), Jésus s’en vint à eux, marchant sur la mer.
26. Et les disciples, le voyant marcher sur la mer, en furent tout troublés, disant : C'est un fantôme, et ils crièrent de frayeur.
27. Mais aussitôt Jésus leur paria, disant : Rassurez-vous, c'est moi, n'ayez poiut. de peur.
28. Seigneur, lui répondit Pierre, si c’est toi, commande que je vienne à toi sur les eaux.
29. [1 Zut dit : Viens. Et Pierre, étant descendu de la barque, marcha sur les eaux pour venir à Jésus.
80. Mais quand il vit combien le vent était fort, il eut peur, et commençant à enfoncer, il s'écria : Seigneur, sauve-moi.
31. Et aussitôt Jésus, étendant la main, le saisit et lui dit
partageaient les nuits en trois
« veilles ou gardes, de quatre heures chacune, et il semble que « saint Luc y ait eu encore égard, ch. XII, 38. La coutume de « partager les nuits en quatre veilles était nouvelle dans la Judée, « et c’étaient les Romains qui l'y avaient introduite. Elles étaient « de trois heures chacune, depuis six heures du soir jusqu'à six « heures du matin. — Saint Marc, XIII, 35, les désigne par ces « quatre mots, le soir, le minuit, le chant du coq et le mafin. » (Davin ManTin.)
Homme de petite foi, pourquoi as-tu douté?