‹ Essai d'interprétation de quelques parties de l'Évangile selon saint MatthieuChapitre 98 sur 107 · HN a sauvé les autres, «ti · texte numérisé non relu

HN a sauvé les autres, «ti

saient l'outrageaient, bochaath

ne peut se sauver lui-même! Si

est-le roi d'Israël, qu'il descenit maistenant de la-croix, et 00% croirons en lui.

43 «}} 86 confie en Dieu : qu « Dieu maintenant le délivre, 51 «l'a pour agréable; » car ὃ dit : Je suis:le Fils de Dies.

(4) Citation du verset 9 du psaume XXII (XXI), que les Septantt traduisent ainsi : Ἤλπισεν ἐπὶ χύριον, ῥυσάσθω αὐτὸν, usé

MATTHIEU, XAXVII, 39-44. &85

44. To δ' αὐτὸ xal οἵ λῃσταὶ 46. Et les brigands crucifiés οἱ συσταυρωθέντες αὐτῷ wvel- avec lui l’insultaient de même. διζον αὐτόν.

Une grande foule avait suivi Jésus ἃ Golgotha. (Luc, XXIII, 27.) Les passants, en s’y joignant, l’accrurent encore. Tous ces gens se tenaient là et regardaient. (Luc, XXIII, 85.) Ils ne paraissent pas avoir eu de mauvaises paroles pour les deux brigands crucifiés avec le Seigneur} leurs outrages ne furent que pour lui. $’emparant de l’accusation portée le matin contre Jésus devant le sanhédrin per les faux témoins, suivant laquelle 1] aurait dit : « Je puis dé- « truire le sanctuaire de Dieu, et en trois jours le « rebâtir » (XXVI, 61), et aussi de la réporseaffirmative qu'il avait faite à Caïphe, lui demandant s’il était « le Christ, le Fils de Dieu » (XXVI, 63), ils s’en firent l’écho sur le lieu même du supplice, et ils en tirèrent cette conclusion, que s’il avait vraiment un si prodigieux pouvoir, et s’il était ce qu’il prétendait être, l’occasion était bonne pour le rendre évident ἃ tous : nul n’en saurait douter s’il se soustrayait à la mort, en descendant de la croix à laquelle il était attaché.

On n’aura pas oublié que des archiprêtres et des : anciens s'étaient mélés au peuple rassemblé devant le prétoire, afin de lui persuader de demander à

αὐτὸν, ὅτι θέλει abtév. Θέλω correspond souvent chez les Septante, et en particulier dans ce passage, à chaphatz, qui signifie aimer, avoir pour agréable, étre propice. (Noir The Compreñensive Bible.)

Pilate qu'il fit périr Jésus. (XX VII, 20.) Sachant combien la multitude est mobile, ils se gardèrent bien de l’abandonner ensuite à elle-même. Ils se rendirent avec elle à la Place du Crâne; et puis, quand ils nrent quelles étaient ses dispositions, ils adoptèrent son langage, s’associant à ses moqueries, et renché. rissant encore sur elles par leurs allusions aux mirscles du Seigneur, qu’ils tâchaient de rendre suspects en insinuant qu'il lui serait impossible d’en faire pour sa propre délivrance. « S'il est le Christ, l'élu « de Dieu, » disaient-ils, et comme on le lisait sur l'écriteau placé au-dessus de sa tête, « s’il est le roi « d'Israël, qu’il descende présentement de la crox!» (Marc, XV, 32; Luc, XXII, 35.) Ce sera le moyen de vaincre leur incrédulité : ils le verront, et ils croiront.

Il y avait des scribes parmi ces plaisants du sa Ὁ hédrin. Pour mieux soutenir leur thèse, ils imaginèrent d'alléguer à l’appui un passage des livres saints. Jésus ayant dit : « Je suis le Fils de Dieu, » et ayant déclaré, en outre, en parlant de lui-même, que «k « Père aime le Fils » (Jean, V, 20), ils lui citent, pour le contredire, ces mots d’un psaume : « Il se « confie en Dieu : que Dieu maintenant le déhvre « s’il l’a pour agréable. » (Psaume XXII, 9.) C'était lui dire : Où est-il donc ce secours de Dieu, sur lequel, si tu étais son fils, tu devrais, d’après le psalmiste, avoir le droit de compter ? Malheureusement pour eux, ces docteurs si bien versés dans les Écritures ne s'étaient pas aperçus qu’au lieu de dire cels

MATTHIEU, XXVII, 39-44. 481 en son nom, David ne citait ces paroles que comme étant celles que ses ennemis prononçaient contre lui. Elles étaient donc sans autorité, et en se les appropriant afin de les opposer à Jésus, ils jouaient le même rôle que les adversaires de ce roi qui, lui aussi, « s’assurait en l'Éternel » (Psaume XXI, 8), et qui n’en fut pas moins, pendant un certain temps, «le méprisé du peuple. » (Psaume XXII, 7.) Les deux brigands lui adressaient en ce moment-là les mêmes outrages que les prêtres. Ils étaient d'accord les uns avec les autres, et si plus tard un changement s'est produit dans les sentiments de quelqu'un d'eux, 08 n'est pas dans les rangs des sacrificateurs, mais à l’un des côtés de Jésus et sur une croix qu’il faudra le chercher. (Luc, XXII, 39-43.)

Quant à l'opinion qu’ils soutenaient que Dieu délivrerait certainement Jésus du péril où il se trouvait alors, s’il l’avait pour agréable, elle ne reposait absolument sur rien. Saint Jean Chrysostome l’a trèsbien établi, en s’écriant pour les confondre : « Hom- « mes cruels et insensés, tant de prophètes dont vous a avez répandu 16 sang, ont-ils cessé d’être prophè- «tes, ou tant de saints d’être saints, parce que Dieu « ne les a pas sauvés de vos mains ? Votre barbarie « leur a-t-elle ravi leur sainteté, et ont-ils cessé d’être « justes après l’injustice de vos violences ? Y a-t-il « donc un renversement d'esprit et un aveuglement « égal au vôtre? Car si vous êtes contraints d’avouer « que les prophètes n’ont point cessé d’être ce qu'ils « étaient au milieu des supplices dont vous les avez

ς tourmentés, ne deviez-vous pas, à plus forte raison, a croire la même chose du Sauveur, qui avait tant de 4 fois prédit sa mort (1) ? »

XXVII, 45. ᾿Απὸ δὲ ἕχτης ὥρας σκότος ἐγένετο ἐκὶ κᾶσαν τὴν γῆν ἕως ὥρας ἐννάτης.

46. Περὶ δὲ τὴν ἐννάτην ὥραν ἀνεύδησεν à Ἰησοῦς φωνῇ μεγάλῃ λέγων" "HAL, ἡλί, λαμὰ σαδαχθανί: τοῦτ᾽ ἔστι" θεέ μου" Θεέ μου. ἵνα τί με ἐγχατέλιπες -

48. Καὶ εὐθέως δραμὼν εἷς ἐξ αὐτῶν nat λαδὼν σπόγγον, κλήσας τε ὄξους καὶ περιθεὶς καλάμῳ, ἐπότιζεν αὐτόν.

ΧΧΥ͂Ι͂Ι 45. Or, depuis la sixième heure, il y eut des 4.

nèbres sur tont le pays, jusqu'à la neuvième heure.

46. Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d'une forte vel :

ÉU! ΕἸ lama sabachthani c'est-à-dire : « Mon Dieu! Mon « Dieu ! pourquoi m'as-tx sbes- « donné ? »

47. Mais quelques-uns de ceux qui étaient 18, l'ayant entendu. dt saient : Le voilà qui appelle Elie.

48. Et aussitôt l’un d'eux, étant accouru, et ayant pris une éponge, qu'il trempa dans k vinaigre et asspjetlit à nn rseau, lui offrit à boire.

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