‹ Essai d'interprétation pathogénique de certaines névroses post-infectieusesChapitre 4 sur 11 · HYSTÉRIE ET HYSTÉRO NEURASTHÉNIE · texte numérisé non relu

HYSTÉRIE ET HYSTÉRO NEURASTHÉNIE

L’existence de l’hystérie ne se discute pins. Depuis que M. le professeur Charcot a précisé les stigmates de cette affection, on est sû,r d’éliminer les troubles qui s’en rapprochent plus ou moins. Dans ce chapitre, nous avons rangé des troubles choréiformes chez des personnes entachées plus ou moins d’hystérie : nous ne nous dissimulons point qu’ainsi nous pouvons prêter le flanc aux critiques, mais en définitive notre but étant d’expliquer ces troubles plutôt que de les classer, nous ajoutons peu d’importance à la place qu’ils occuperont dans ce travail.

Nous ne considérons pas l’hystéro-neurasthénie comme formant un ensemble de phénomènes très homogène, mais nous avons trouvé avantage à ranger sous cette rubrique plusieurs des faits relatés dans nos observations.

Observation IX

Hystérie consécutive à une fièvre typhoïde bénigne (Observation extraite des Cliniques médicales de Crasset).

Jeune fille de vingt-trois ans, couturière à Montpellier ; entrée le 7 novembre dernier à l’Hôtel-Dieu de Montpellier.

Antécédents héréditaires. — Mère atteinte à la moindre émotion d’un -tremblement nerveux très prononcé. Père bien portant. Deux sœurs, dont l’une bien portante ; l’autre actuellement dans le service présentant un nervosisme excessif.

Antécédents personnels. — Tempérament lymphatique et nerveux. Anémique de longue date. Appétit capricieux ; digestion lente. Jamais de crises nerveuses. Aucune manifestation hystérique antérieure. Menstruation toujours irrégulière.

Fièvre typhoïde à évolution régulière, à intensité moyenne,' à gravité minime. Elle s’accompagne d’un faible retentissement sur le,système nerveux.

28 décembre. — La malade qui se levait chaque jour et circulait sans difficulté dans la salle est atteinte subitement d’une impossibilité à. peu près absolue de marcher. Tout au plus peut-elle à grand’peine faire deux ou trois pas ; aussitôt ses jambes fléchissent, ses pieds se dévient en varus et la malade tombe.

C’était une paraplégie sans rachialgie ni douleur spontanée à la pression de la colonne lombaire. A l’examen de la malade, on constate des stigmates de l’hystérie : anesthésie relative dans tout le côté gauche : anesthésie pharyngée absolue : rétrécissement concentrique du champ visuel des deux côtés, surtout à droite, Ovarie droite. Point douloureux à l’angle de l’omoplate et à la partie moyenne de la région dorsale de la colonne. Aphonie se surajoutant à ces symptômes le 7 janvier.

Le 9, au matin, subitement paraplégie et aphonie disparaissent, en même temps que la menstruation apparaît.

Au bout de quelques jours la malade quitte l’hôpital en parfaite santé.

Observation X

Hystérie consécutive à la grippe (Cliniques médicales de Grasset , 1890).

Soldat couché au numéro 29 de la salle Tissié-Larus.

Antécédents héréditaires. - Rien de saillant.

Antécédents personnels. — Pas de maladie grave. Pas d’alcoolisme. Onanisme habituel. Quelques céphalalgies. Tendance assez marquée aux contractures. Crampes dans les membres inférieurs et les bras.

Depuis qu’il se trouve au régiment, c’est-à-dire depuis un an environ, il s’est senti nerveux et impressionnable. Son tempérament autrefois calme, pondéré, est devenu vif, emporté, irascible.

14 janvier 1890. — G... éprouve tout à coup des troubles de la vue. Il ne peut se tenir sur ses jambes et est obligé de s’asseoir, mais il a le temps de choisir la place où il va tomber et de faire environ dix pas pour y parvenir, puis il perd connaissance. On l’emporte à l’infirmerie. Durée de la crise de quinze à vingt minutes. Température : de 39°,5.

Le lendemain, fièvre s’élevant à 39°,8 ; abattement prononcé. Crampes violentes dans les chevilles et dans les poignets. Successivement, les membres supérieurs et les membres inférieurs sont pris de contractures douloureuses, les membres inférieurs en extension forcée, les membres supérieurs en flexion, croisés sur la poitrine. Le tronc n’est nullement contracturé et repose en entier sur le lit. La crise durant laquelle il ne se produit pas de perte de connaissance dure une demi-heure. Pendant la crise, le malade a uriné dans son lit; il fond en larmes quand elle prend fin. Les jambes restent douloureuses deux ou trois jours. Les membres

supérieurs sont revenus à l’état normal, partiellement clu moins aussitôt après la crise.

27 janvier. — Entrée à l’hôpital. Le processus fébrile précédent a vraisemblablement été la grippe. On constate que les phénomènes morbides sont nettement localisés à l’extrémité supérieure du côté droit. Doigts en flexion. Fonctions motrices normales dans les diverses régions, sauf la main et le poignet droits, où la motilité plantaire est complètement abolie.

Sensibilité générale conservée. Cependant la sensibilité quantitative paraît un peu diminuée dans toute l’étendue du membre supérieur droit. Les membres inférieurs présentent une égale susceptibilité au contact.

A la main et au poignet droits, analgésie absolue occupant tout un segment du membre, affectant la forme d’un gant. Sensibilité et température également abolies dans la même région.

Aucune altération des autres systèmes.

Seulement abolition du réflexe pharyngien. Tic palpébral.

Pas de zone hystérogène.

Guérison par l’aimant.»

Observation XI

Intoxication 'palustre. — Hystéro-neurasthénie développée à Voccasion d'un traumatisme ; depuis,scarlatine avec néphrite infectieuse. — Grande crise d'hystérie pendant la convalescence. (La première partie de l’Observation est empruntée à la thèse de Lejonne. Lyon, 1890).

M lle de X..., âgée de quatorze ans, fille d’un père très nerveux disposé aux coliques hépatiques et d’une mère d’un nervosisme très prononcé, atteinte de douleurs rhumatismales vagues et erratiques, de coliques hépatiques rebelles et de migraines répétées. Est prise à Palavas, à l'âge de n euf ans, d’accès de fièvre inter-

mittente, qui ne la quittent qu’au bout de plusieurs mois. Depuis, elle a toujours conserve une teinte brun jaunâtre des téguments et une certaine pâleur des muqueuses malgré une corpulence et une ossature très développées.

11 y a quatre ans, à la suite d’un traumatisme insignifiant (légère entorse d’une phalange d’un doigt), M lle de X... est restée pendant plusieurs mois dans un état de faiblesse extrême avec irritabilité nerveuse excessive. Deux ans après, elle fait une chute de voiture et se contusionne légèrement le genou : le traumatisme s’améliore rapidement sans donner suite à aucune complication locale. Mais il se développe chez la petite malade un état hystériforme, consistant surtout en une grande irritabilité nerveuse et des troubles de la station debout. Pendant trois mois, M Ue de X... marche à grand peine et est contrainte de se tenir aux meubles pour maintenir son équilibre. On redoute pour elle dans son entourage une maladie dé ht colonne vertébrale ou de la moelle épinière ; mais l’hydrothérapie à elle seule a raison de ces symptômes.

Cette année, ce sont dés troubles d’un autre ordre : quintes de toux spasmodiques avec sensation d’étouffement et de construction de la gorge, revenant à peu près à date fixe dans les premières heures de la nuit; diminution légère de la sensibilité générale sans points d’anesthésie ou d’hyperesthésie localisés. Grande faiblesse, anémie profonde ; mais jamais d’attaque et aucun stigmate d’hystérie.

Une nouvelle cure hydrothérapique, le quinquina à haute dose et l’arséniate de soude amènent une grande amélioration dans l’état de la malade.

Au commencement de l’année 1891, elle contracta une scarlatine intense qui dès le dixième jour se compliqua d’une poussée de néphrite aiguë avec albuminurie massive. Pendant la période de desquamation, phénomènes semi-syncopaux, sans modification du pouls : convulsions de la face, raideur des mains, secousses cloniques dans les membres, sans perte de connaissance complète. Souvent crises pendant la nuit, se terminant par des pleurs.

Les mêmes phénomènes se reproduisent pendant deux ou trois

jours, à courts intervalles : vers le quarantième ou cinquantième jours, phénomènes d'effondrement des jambes, paralysie incomplète des membres inférieurs, phénomènes transitoires qui disparaissent rapidement. A ce moment, stigmates d’hystérie constatés au complet.

Pendant que le processus nerveux était porté sur les membres, inférieurs, intégrité complète de l’appareil cérébro-spinal du tronc et des membres supérieurs.

Un mois après, retour des accidents semi-syncopaux ; sentiment de mort prochaine, d’évanouissement.

2 février , analyse d’urine. — Quantité 650 gr. pour 24 heures, densité 1026, acide phosphorique total 6 gr. 288, phosphates alcalins 3,246, terreux 2,844.

A ce moment on recherche le degré de toxicité urinaire et l’on obtient les résultats suivants :

Poids de la malade. . . 60 kilogrammes.

Urines injectées. . . .45 centimètres cubes.

Quantité d’urines en 24 h. 650 grammes.

Poids du lapin. ... 2 kilogrammes.

Coefficient urotoxique. . 0,420.

3 novembre 1891. — La malade jouit d’une santé parfaite.

Depuis plusieurs jours, l’albuminurie disparaît et, en même

temps, les phénomènes nerveux disparaissent.

Observation XII

Scarlatine et mouvements chorèiformes.Albuminurie. (Observation communiquée par M.le professeur Teissier.) Résumée.

Hérédité névro-arthritique. Dyspepsie acide, leucomurie diurne, phosphaturie, uraturie.

Scarlatine il y a six ans, accompagnée d’une albuminurie in tense. Aujourd’hui,(11 avril 1888), le malade se plaint de fatigues nerveuses particulières : il lui est impossible de conserver la situation fixe et il éprouve facilement une lassitude extrême : il lui est impossible de s’appliquer longtemps au même travail.

De plus, il souffre de mouvements choréiformes, de tics, de secousses cloniques dans les membres, qui fréquemment s’accompagnent de contractures.

On constate de l’albumine dans le milieu du jour.

22 juin 1889. — Amélioration notable, poids : 34 k e,900.

Sous l’influence de l’hydrothérapie, les phénomènes nerveux ont presque tous disparu. Les anciens accidents nerveux ont toujours été en diminuant; cependant une toux nerveuse spasmodique fatigue incessamment le malade, avec accès de suffocation nocturnes qui les ont remplacés. A ce moment-là, retour sensible de l’albuminurie.

Observation XIII

Grippe et Hystérie (Due à M, Teissier). Résumée.

M m0 X... de Roanne. Antécédents 'héréditaires : arthritisme.

Antécédents personnels : Anémique autrefois, métrite hémor^ ragique.

Le 5 janvier 1890, est atteinte de l’influenza : la maladie dure à peine deux jours.

24 janvier, — Phénomènes d’hystérie ; la crise clonique se développe à la suite de l’administration de la limonade Rogé.

Vertige oscillatoire, sensation de jambes coupées.

Ovarie gauche, espèce de crise angineuse avec douleurs dans le bras gauche.

Ob servation XIV

Scarlatine etmouvements cftom/orme^Teissierj.Résumée»

M lle X...treize ans. Antécédents héréditaires très nets : artritisme et nervosisme. Scarlatine il y a quatre ans, n’ayant pas laissé trace, de troubles urinaires. Mouvements choréiformes rythmés. Troubles psychiques, tics. Pas de manifestation viscérale.

Observation XV

— Personnelle —

Rougeole. — Hystéro-neurasthénie consécutive.

Anna G..., vingt et un ans, domestique, a été soignée dans le service de M.Teissier, au mois de mai 1891, pour une rougeole.

Cette rougeole fut bénigne ; pas de symptômes nerveux, mais présence d’une assez grande quantité d’albumine dans les urines.

Impossibilité de nous renseigner sur ses antécédents; héréditaires. Personnellement a toujours été un peu nerveuse., un peu irritable.

Aujourd’hui, juin 1891, rentre, à nouveau; dans le service, et nous raconte ce qui suit :

Immédiatement après sa sortie, la malade se place* comme domestique dans une. maison particulière.; pendant q.uelq.ueajours elle fait très bien le travail qui; lui incombe : mais à la suite d’une station prolongée sur les borda,du Rhône « à la platte » un,malaise général s’empara d’elle, douleurs dans la tête, céphalalgie àppinjts fixes, frontal et occipital, vomissements survenant immédiatement après l’absorption des aliments dont aucun n’est digéré, affaiblis-

sement intense. Souvent et lorsqu'elle est debout,la maladeéprouve des espèces de crises : c’estd’abord une douleur rive, constrictive au niveau de la région épigastrique en même temps que c’est un sentiment de corps étranger dans la même région, puis c’est une boule qui remonte jusqu’au larynx, pour reproduire en cette région la même sensation qu’au creux épigastrique.

La nuit ces troubles persistent, mais à un degré infiniment moindre, cauchemars les plus invraisemblables, mais pas de vertiges à proprement parler.

Etat moral profondément atteint, découragement de jour en jour s’accentuant davantage, parfois tentative de réaction : après des pleurs abondants, la malade reprend une nouvelle ardeur au travail qui'va bientôt faire place à une apathie nouvelle.

Les troubles nerveux s’accentuant chaque jour davantage, elle entre à l’Hôpital le 2 juin 1891. A l’Hôpital, nous trouvons une jeune fille à faciès tourmenté,, son visage très rouge, ses pupilles immobiles et largement dilatées, sa perpétuelle agitation, son humeur massacrante persistante, tout cet extérieur diffère absolument de celui que présentait la malade, lorsque nous la connaissions il y a un mois environ,.

Nous constations de plus tous les symptômes de l’hystérie (zones hystérogènes; ovavalgie; anesthésie pharyngienne; champ visuel très rétréci surtout à droite, clou hystérique, mais son hystérie à une forme dépressive.

Disque notable d’albumine : 73 centigr'. par litre. Quantité d’urine 1.200; gr. Les autres appareils sont tous intacts : tout au plus coiivstate-t-on un léger souffle anémique de la basent systolique.

Après en repos de plusieurs-jours à l’Hôpital, la malade est atteinte d’une rétention d’urine qui persiste pendant trois ou quatre jours. Au bout de ce temps, la malade urine seule sans qu’il ait été fait aucun traitement.

Examen du sang : globules rouges 2,950.000.

Grlobules blancs : 16.000.

Hémoglobine : 6 pour 100. Urée 12 gr. par litre.

Les troubles nerveux sont assez tenaces, et il faut au moins un mois-pour lés faire disparaître complètement.

Au bout de ce temps, elle sort guérie de l’Hôpital, et lesphéno mènes nerveux ont diminué et même disparu avec la diminution et la disparition de l’albumine.

Pendant son séjour à l’Hôpital, M. le D r Roque a recherché la toxicité des urines et a obtenu les résultats suivants :

Poids de la malade. . .

Quantité d’urée rendue.

Quantité injectée. . .

Poids du lapin. . . .

Coefficient urotoxique. .

51kg,400.

1 litre par 24 heures.

120 centimètres cubes.

Observation XVI

— Personnelle —

Hystéro-neurasthénie à la suite d'accidents puerpéraux compliqués de grippe. — Néphrite. — Hyperglobulie.

Rosine R..., vingt-quatre ans, domestique, salle des troisièmes femmes, service de M. Teissier.

Antécédents héréditaires : Mère morte d’une bronchite, père mort d’une fluxion de poitrine; tous deux étaient très nerveux. Oncles également très nerveux, morts jeunes. Frère mort très jeune.

Antécédents personnels : rougeole à dix ans. Malade très peu irritable : au contraire, caractère très tranquille.

Bonne santé habituelle jusqu’à il y a deux ans.

A cette époque, laryngite, toux continuelle. En même temps, grossesse qui suivit son cours très régulièrement jusqu’au septième mois; à la fin de 1890, la malade contracte une bronchite et peut-être la grippe. Néanmoins, l’accouchement se fait le

30 janvier dans de très bonnes conditions, au dire de la malade qui n’eut point beaucoup à souffrir ; cependant elle se rappelle qu’on lui a dit que ses urines contenaient 2 à 3 grammes d’albumine par litre.

Après l’accouchement, la malade, au lieu de se rétablir, alla de plus en plus mal; elle éprouvait des fatigues continuelles, des spasmes, des vertiges joints à une faiblesse excessive.

Elle entre dans le service le 13 février où l’on constate 7 grammes d’albumine par litre.

Elle contracte la grippe dans le service des troisièmes femmes, ce qui augmente la quantité d’albumine, mais elle guérit rapidement de cette complication.

L’analyse du sang dénote une quantité de globules égale à 5.000.000.

L’albumine oscille toujours entre 3 et 6 grammes ; mais sous l’influence d’un régime alimentaire exclusivement composé de lait, d’œufs et de jambon, la malade retrouve ses forces en même temps que, l’albumine disparaît.

Elle sort de l’hôpital le 27 janvier, va aux convalescents, où elle ne peut rester que trois jours, parce que ses fatigues antérieures la reprennent.

Nous la voyons de nouveau à l’hôpital et nous constatons que son état est sensiblement le même qu’à son entrée au mois de février; 2 grammes d’albumine, signes non équivoques de néphrite.

Aujourd’hui (10 septembre) la malade attire notre attention sur des phénomènes particuliers : outre la faiblesse extrême qui l’envahit de plus en plus, la malade déclare nettement avoir la sensation de boule à l’épigastre et au larynx. Une céphalalgie à points fixes frontal et occipital l’obsède sans cesse, marquée surtout le matin.

Au lever, la faiblesse de la malade est des plus prononcées et un besoin de s’alimenter se fait toujours sentir à l’heure de la visite. Quand elle satisfait ce besoin, c’est-à-dire à dix heures, les fatigues disparaissent un peu, mais souvent aussi il y a des vomissements.

L’examen de la sensibilité dénote que la main et le poignet jouissent d’une insensibilité relative au contact, à la tempérâturé, à la douleur, insensibilité qui affecte la forme d’un gant. Vertiges surtout le matin.

Ovaralgie gauche très marquée. Anesthésie pharyngienne. Douleurs dans les lombes. Champ visuel très rétréci concentriquement à droite.

Depuis deux mois surtout, nous déclare-t-elle, son état mental s’est modifié d’une façon fâcheuse, des idées noires l’obsèdent sans cesse, elle a peur de la mort, et malgré les fatigues incessantes qui l’accablent, elle éprouve toujours le besoin de changer de place.

En ce moment nous examinons les urines :

Quantité rendue en 24 heures : 1300 grammes.

Albumine, 5 grammes ; urée, 17 grammes par litre.

Disque de matière colorante très net.

On met la malade au jambon; l’albumine disparaît peu à peu et les troubles nerveux également.

Aujourd’hui (10 novembre 1891) la malade est en voie de guérison.

On cherche aujourd’hui le coefficient urotoxique et voici les résultats obtenus par M. le D r Roque.

Poids de la malade. . . 6ô k g,400.

Quantité d’urine rendue. . 1 litre par 24 heures.

Quantité injectée. . . . 100 centimètres cubes.

Poids du lapin.2 fc g,500.

Coefficient urotoxique. . 0,290.

Observation XVII

Rougeole. Rhumatisme articulaire aigu. Chorée. Symptômes hystériformes.

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