‹ Essai d'un exposé géognostico-botanique de la flore du monde primitifChapitre 33 sur 189 · CR · texte numérisé non relu

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qui couvre des pluines entières, de manière que très-peu d’autres végétaux, except

tout comme en Allemagne, en France

rie = | , et en Angleterre on désigne sous Le nom des bruyeres, des plateaux déserts, couverts

de mauvaises plantes, quand méme la Columna vulgaris

n'y serait plus la plante dominante.

„Sur les bords de cette forêt fleurissent des arbres syngénésistes de 20—30 pieds de haut; à des masses d’arbres succèdent des prairies. Les Lagoas se retirent dans les profondeurs de la forêt. Parmi divers objets nouveaux dignes de fixer toute notre attention, je ne citerai ici que les hautes tiges de Cactus à côtes épineuses qui croissent isolés, mais épars de tous côtés, et atteignent souvent une hauteur considérable. Leur tige devenue entière ment ligneuse vers la racine, ne garde plus que quelques traces indistinctes des côtés qui la caractérisent dans son principe, mais elles reparaîssent d'autant plus distinctement aux branches qui s'étendent en girandoles, et qui alors étaient couvertes de leur fruits suborbiculaires.“

„Ce Cactus parait être l'hexagone ou l’octogone; il porte à l’extrêmité supérieure de ses branches de grandes fleurs blanches et ses fruits sont recherchés avec une grande avidité par une espèce de perroquet encore inconnue.“ É

Ni la hauteur de ces végétaux, ni les localités, ni les plantes qui croissent en compagnie avec eux, ne contrarient la possibilité de leur existence dans nos climats à l'époque où leur température se rapprochait de celle du Brésil. Cependant, il n’est pas encore démontré qu'ils aient effectivement été trouves parmi nos plantes fossiles.

En effet, c’est à bon droit que M. le Professeur Rhode a établi le principe, que l'on ne peut parmi les plantes fossiles admettre de nouveaux genres qu’autant qu'il aura cte démontré que les genres existants et connus ne fournissent point d’analogues; on peut à tout aussi bon titre y joindre cet autre principe, savoir: que l’on ne peut. reconnaître aucune plante vivante comme analogue des plantes fossiles, qu’autant qu’il aura été démontré au moins par une concordance parfaite de leur organisation respective, qu'il y a effectivement identité

de genres ou de familles.

Les notices qu’Alexandre de Humbold a en dernier lieu publiées sur les rapports de la distribution géographique des plantes sous les diverses zones 25), nous paraissent dignes d’une attention particulière, parce qu’elles permettent d’en tirer des conséquences applicables au climat du mende primitif.

Selon lui le rapport actuel des fougères aux Dicotylédones, dans les contrées tresmontueuses et particulièrement dans les petites iles, est d’un a trois. L’ombre, l'humidité et une chaleur moyenne détermine principalement leur multiplication. Aussi voyons-nous que ce sont les fougères qui se rencontrent le plus fréquemment dans les impressions fossiles. Les monocotylédones sont à la vérité dans les contrées équatoriales, relativement aux autres plantes, dans la proportion d’* ou #, pendant que dans la zone la plus froide elles ne forment qu'un troisième. Mais cette difference est produite par des plantes qui ne se rencontrent jamais dans les houilles primordiales. Les Calamites fossiles que l’on a trouvées sont vraisemblablement éteintes dans nos climats, et les monocotylédones des zones plus chaudes ne nous présentent tout-au-plus que des formes voisines et approximatives.

Quoique nous seyons parfaitement de l'opinion que les plus grandes Calamites de la houille primordiale appartiennent peut-être aux monocotylédones, cependant nous n’oserions pas prononcer qu’il en soit absolument ainsi des Calamites de plus petite espèce et de plus récente formation. Les grands Polygonum, tels que le Polygonum orientale, sont aussi articulés. Les rameaux partent des articulations qui sont garnies tout-autour de petites verrués qui, dans les empreintes concaves, forment une impression en creux; l'écorce est striée; tout ces caractères se rencontrent aussi chez quelques Calamites.

La carrière des observations est ouverte, et bien loin de pouvoir être fermée, ce n'est qu’à la suite de recherches plus renétées, plus générales et plus suivies que l’on parviendra à établir des résultats plus précis.

30) Geographie des plantes, 24 édition inédite. Isis 11tes Heft, 1822, p. 1218 und 1210:

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