‹ Essai d'un exposé géognostico-botanique de la flore du monde primitifChapitre 34 sur 189 · EXPLICATION DES FIGURES · texte numérisé non relu

EXPLICATION DES FIGURES

T. XXVIL est un fragment d’un plus grand arbre qui, après la dissolution de l’argile schisteuse arénacée, s'est rompu à l'articulation. Ce fragment a 11 pouces et demi de long, et 4 pouces et demi de diamètre dans sa plus grande épaisseur.

Dans les environs d’Orenbourg sur la lisière de l'Asie, on rencontre assez fréquemment des arbres semblables pétrifiés. Les insertions des feuilles en forme d’écailles, serrées les unes pres des autres; ct çà et la dérangées de l'ordre général, ne sont point rendues d’une manière assez distincte pour permettre d'établir une définition précise. Cependant on peut reconnaître que c'est une forme différente de celle des Lepidodendron, c'est celle que nous avons nommée Lepidolepis. Elle appartient également à la végétation primitive.

A Ecatherinenbourg, en Permie, on trouve dans une argile schisteuse bitumineuse, des impressions de fougères revêtues d'un enduit de charbon brillant. Il était impossible d'exprimer dans la gravure cette particularité. Nous n’en faisons mention que pour prouver que dans toutes les zones on trouve des impressions semblables dans les mêmes formations, circonstance qui indique qu’elles appartiennent à une même végétation primitive généralement uniforme.

Nous sommes redevables de ces deux dessins à M. le Comte de Bray qui les avait obtenus de M. le Docteur Fischer, directeur du jardin impérial des plantes à Petersbourg.

T. XXVIIL tiré des collections de S. A. R. Monseigneur le grand Duc de Hesse- Darmstadt, et communiqué par M. Nau de l'Académie de Munich, Ce morceau a de la ressemblance avec diverses impressions des houilleres de Silésie et de Bohème qui ont été publiées par nous T. X. Fig. 2. et par Rhode, T. IV. Fig. 4, 5 et 6. Cependant il en diffère par les insertions de feuilles en forme d’ecailles et par le prolongement du bouclier. Nous le nommons Lepidodendron appendiculatum.

TT. XXIX. Fig. 1. 2. Impressions de première et seconde classe suivant Rhode, sans enduit charbonneux proprement dit; des mines de Swina.

Au premier coup d'oeil de cette impression de fleur, on serait tenté de la prendre pour la fleur d’un Cactus inconnu. Mais alors de nombreuses étamines propres aux Cactus et le pistil très-épais qui les caractérise auraient dû laisser une impression plus marquée que celle des pétales minces et sans relief.

Nous voyons dans les impressions de diverses plantes de la flore actuelle surtout dans celles des XII et XIII classes,

dans le calcaire de Planen, les étamines et les anthères trèsdistinctement exprimées.

Comment ne les verrait-on pas aussi sur l'argile schisteuse de la formation des houilles primordiales, si effectivement il y en avalt eu?

Les feuilles imbriquées du petiole s’unissent pour former le calice; c’est ce que nous voyons souvent dans les Syngénésistes, dont elles enveloppent les pétales.

isolées et renfermées entre les pétales, si toutefois il en a existé,

Les étamines

ne sont point visibles dans cette impression en profil. Elle ne parait point être une Lychrophora de Martius, mais 5 e = ( ee P & ’ 1

cest vraisemblablement une syngenesiste arborescente. Au surplus c’est une simple supposition que nous hasardons ici. (Cette impression était cachée à 0 lignes de profondeur

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