‹ Essai d'un exposé géognostico-botanique de la flore du monde primitifChapitre 50 sur 189 · EXPLICATION DES FIGURES · texte numérisé non relu

EXPLICATION DES FIGURES

| Tab. XL. sur de l'argile schisteuse de la carrière au = dessus de la houille de Wrano= witz, seigneurie de hadnitz, impression de la premiere classe d'après Rhode. Cette impression est difücile à déterminer; les feuilles cylindriques strices se terminant en pointe, qui à en juger d’après l’empreinte concave pouvaient avoir 5” de diamètre, sont si serrées audessus les unes des autres, que l’on ne peut pas juger (la partie inférieure manquant), si elles sortent ainsi directement de terre, comme dans les Arundinacdes ou les Littaea, ou bien si peut-être elles ne tiennent pas a un pctiole commun, formant ainsi une feuille en forme d’eventail. Dans ce dernier cas, cette plante devrait être rangee dans la famille des Cycadées. Déja Nöggerrath dans sa description d’une plante fossile que l’on peut rattacher à une Zamia, ce que nous démontrerons nous-mêmes, a pensé qu’elle avait ses analosues dans la premiere période des terrains secondaires. Cependant nous ne pouvons rattacher avec certitude cette impression à aucun des genres ou des espèces connus.

Tab. XLI, sur de l'argile schisteuse de la houillère de Swina. Impression de la première classe. Les contours extérieurs de cette impression font douter si l’on a devant soi une fille ou une spatha de palmiers. L’extremite inférieure de l'impression qui se termine en un petiole charnu indique une feuille; l'appendice aile, au côté droit de la feuille, paraît au contraire indiquer plutôt le développement de la convolution d’une spatha; les stries longitudinales peuvent dans les Monocotyledones convenir à tous les deux. Nous n’osons pas prononcer, mais nous voulons cependant rappeler que nous avons trouvé notre Flabellaria borassifolia dans cette mème argile schisteuse de Swina , qui selon toute apparence peut être comptée parmi les Palmiers. |

Tab. XLU, fig. 1. du calcaire fetide bitumineux près de Hering. Une feuille dechi-

rée par en bas, entière dans le haut, légèrement ondulée sur le bord, ne présenté point de caractères suflisants pour la déterminer; mais elle indique cependant assez clairement qu’elle n'appartient plus aux premières formes de la végétation primitive. De même les fig. 9 et 3. de Hör, en Scanie, sur un grès blanc, riche en quartz, sont deux feuilles bien di. ctinctes d'arbres dicotylédones, avec des nervures anastomosées, circonstance qui assigne également à cette formation, sa place dans la dernière période des terrains secondaires, Des fragments de cette nature ne suflisent pas pour déterminer la plante a laquelle ils appartiennent. Figure A impression de la je classe de la houillere de Swina. Cette impression contient des fragments de deux plantes toutes les deux de la famille des fougères. Le fragment d’en bas appartient à la division qu'Adolphe Brongniart a nommce Sphaenopteris, avec des feuilles en coin très-divisées: dans notre Flore nous la nommerons Sphue. nopteris linearis.

Tab. XLIII, impressions de la première classe de Hör, en Scanie, communiquées ainsi que les précédentes par M. le professeur Nilson. Fig. 1, une feuille d’une fougère, ou d'une Dicotylédone. — La chose est douteuse; cependant nous pencherions pour la premiere opinion, quoique les nervures secondaires qui dérivent de la nervure mediale ne soient pas dichotomes. 1

Fig. 2. a de la ressemblance avec notre tab. XL, elle pourrait bien en effet apparténir à la même famille des Cycadées et au genre Zamia. Fig. 3, 4, 5, appartiennent à une seule et même fougère, mais de grandeur «et d'âge différents. Cette plante approche beaucoup de notre Asplenium difforme, Tab. XXIV, fig. 1, mais c’est une espèce difftrente; c'est pourquoi nous lui donnons le nom d’Asplenium Nilsoniü. Fig. 6, est Vextremité supérieure d’une feuille de Dicotylédone. Fig. 7 une plante douteuse, vraisemblable. ment une fougère avec des nervures dichotomes. Toutes ces plantes aussi bien que celles de. la planche XLVU, ont surtout été citées pour prouver contre l'avis d’Adolphe Brongniart que les Fougères se rencontrent aussi dans les formations récentes, et qu’en général dans ces formations, il se trouve un plus grand mélange de plantes de classes diverses.

Tab. XLIV contient des impressions de la premiere classe sur un calcaire fétide bitumineux de Hering, en Tyrol. Elles -appartiennent toutes a des plantes dicotylédones. Fig. 1 est une branche d’un petit arbrisseau. A Munich il en existe des exemplaires beaucoup plus grands, avec des rameaux très-branchus, mais elles ne suflisent cependant pas pour établir une détermination. Fig. 2, une feuille linéaire - lancéolce, dentée, a du rapport avec des feuilles de saule, mais n’appartient cependant à aucune espèce connue. - Fig. 5, se distingue par trois sortes de nervures, semblables à celles du genre Cornus. Cependant il n’est pas possible de la rattacher à aucune espèce connue. Fig. 4, a de la ressemblance avec un Hieracium. Fig. 5, représente outre des fragments de la fig. 1. trois feuilles dans une gaine semblable aux feuilles des Pinus, mais d’une délicatesse telle que nous ne connaissons aucunes feuilles de ce genre, qui puissent leur être comparées sous ce rapport. De petits testacées ealcinés que nous ne pouvons caractériser d'autre manière qu’en disant qu'ils appartiennent aux pétrifications récentes, sont épars sur la surface de cette impression, “et corroborent l'opinion que nous avons manifestée que la houille de Hering appartient à la houille marneuse. | |

Tab. XLV, fig. 1, impression de la premiere classe sur de la marne calcaire schisteuse tirce des carrières de la seigneurie de Smettschna, (cercle de Rakonitz); cette carrière sert à l'entretien de la chaussée. Cette marne calcaire connue, en général, en Bohème, sous le nom de Wopuka, est considérée comme une formation parallèle du Plänerkalk. Boué la range avec la craie chloritée. Elle contient plusieurs testacdes des terrains tertiaires; mais jusqu’à présent, on n’a pas trouvé d’autres impressions de plantes que celles-ci, et les exemplaires en sont même tous très-incomplets. Malgré une certaine ressemblance avec les Lycopodes des climats chauds, nous devons faire remarquer qu'en remontant à partir de la formation oolithique, un revêtement de la tige par de petites feuilles imbriquées , est un Caractere saillant de cette période de la végétation; cest ce que nous avons démontré dans

ème = À pie . e Dr notre 3°% cahier, a l’article des impressions de plantes, désignées par nous sous le noM

de Thuitees. La plante figurée ici appartient à la vérité X un autre genre, cependant elle a conservé le caractère principal de la série de formation, qui aujourd'hui à la vérité ne présente plus un caractère de famille, mais qui est un caractère spécial à certains individus dans diverses familles. Provisoirement nous avons: admis dans notre Flore, cette plante fossile sous le nom de Thuites alienus.

Fig. 2, impression de la première classe d’un terrain de schiste cuprifere, communiquée par M. le conseiller intime baron de Gôthe. Cette plante appartient à ce genre de formes que dans notre second cahier nous avons décrit sous le nom de Schlottheimia. C'est une espèce particulière avec des articulations tres-rapprochees, et des feuilles courtes verticilldes, que d’après notre nouvelle division nous ferons entrer dans la série des Equisetacees. Des figures plus anciennes de cette même plante dans Scheuchzer et Milius font voir sous les aisselles de petits corps ronds, comme les bulbes du Lilium bulbosum: dans notre exemplaire, la séparation de l'argile schisteuse a eu lieu au-dessus de ces corpuscules de sorte quils n'ont point été dégagés de la masse qui les couvrait, et que l'artiste n’a pu dessiner ce quil ne pouvait voir; mais si l’on examine l'exemplaire avec attention, on peut distinguer dans la cassure même les petites élévations sphériques des deux côtés au-dessous de chaque articulation. C'est pourquoi nous avons nommé cette espèce Bruckmannia tuberculata; nous Soupçonnons que ces corpuscules sphériques peuvent avoir servi à la formation des semences.

Fig. 5, est une feuille de fougère qui se trouve sur le même fragment de roche que la précédente. Nous l'avons décrite sous le nom de Pecopteris lanceolata.

Fig. 4, impression de la première classe, sur de l'argile schisteuse des mines de charbon de Saarbrück, communiquée par M. le directeur des mines Sello. Ce fruit parait se rapprocher beaucoup de notre Carpolites diospyriformis, seulement cet exemplaire est plus distinct et a un pédoncule. |

Tab. XLVI. fig. 1, de la carrière de Wranowitz au-dessus de la houille dans la seigneurie de Radnitz, représente une coupe transversale du fruit d’un conifère, qui entièrement enchassée dans la roche, s’est divisée en diverses tranches transversales suivant les cassures ou disjonctions de la pierre. L’axe a un bon doigt d'épaisseur, les écailles placées en spirale autour de cet axe se présentent ici en dessous; elles paraissent être plates, ce qui, peutêtre, nest que l'effet de la compression qu’elles ont soufferte, et elles ont des nervures saillantes. Elles ne sont ni arrondies, ni acumindes à l'extrémité supérieure, mais elles forment des morceaux carrés qui en suivant le contour de la spirale se recouvrent en partie et se terminent en arrêtes isolées et saillanies qui ressemblent à des épines. |

Cette singulière structure serait peut-être restée pour longiemps énigmatique pour nous, si un hasard heureux ne nous avait pas procuré une impression transversale semblable d’une pomme de Pin ordinaire, tirée d’une marne calcaire d’un terrain tertiaire dans les environs de Triblitz, cercle de Leutmeritz. Cette impression (fig. 2), a une grande ressemblance avec une section transversale de notre Pin ordinaire (Pinus sylvestris) fig. 5, a. b. On ne peut cependant pas soutenir positivement qu'elles soient identiques, parce que la compression de la figure 2 dans une masse molle, et la dessiccation qui a sulvi, toujours sous Jinfluence d’une pression, ont dü altérer plus ou moins ses formes extérieures.

L'essentiel est de pouvoir prouver et constater que les Conifères avaient aussi leurs représentants dans la végétation primitive, quoique differents d’ailleurs de ceux qui portent aujourd’hui ce nom. Nous savions déjà que dans les périodes suivantes ils se reproduisent sous des formes diverses. Nous nommons l’exemplaire, fig. 1, Conites armatus, le 2, Conites familiaris. |

Tab. XLVM. fig. 1, sur du grès blanc de Scanie, communiqué par M. le professeur Nilson de Lund. La structure de cette feuille, particulièrement si l’on compare avec elle le fragment d'une autre espece tab. L. fig. 3, ne laissera plus subsister le moindre doute que ce ne soit une Cycadce, quoique nous ne connaissions point d'espèce analogue, et que nous ayons peu d'espoir de trouver jamais les fleurs et les fruits de cette plante fossile; nous la nommons Cycadites Nilsonii, d'après le nom de celui qui en a fait la découverte. La seconde, nous la désignons sous le nom de Cycadites linearis. Ce genre parait avoir atteint son plus grand développement, dans la dernière période de la formation secondaire; après le lignite,

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on ne le rencontre plus. La figure 2 appartient, à la vérité, à ces formes que l’on a généralement comprises sous le nom de Calamites; cependant, nous ne pouvons plus aujourd'hui la ranger dans cette famille dont elle diffère par un des principaux caracières. Warticulation n’est plus marquée par une simple suture des stries qui se rapprochent et s'unissent, nj par les insertions des feuilles, mais par un renflement où les restes de gaines de feuilles sont encore visibles. La tige plus fortement stride sort de la gaine d’une feuille. On reconnait ici l'organisation des Graminces. L’articulation est un véritable geniculus que plusieurs feuilles paraissent avoir enveloppé avec leurs gaines. La figure primitive des graminées traverse plusieurs formes jusqu'au Calamus proprement dit. Nous ne savons pas, à la ve. rité , à laquelle de ces formes appartient cette plante, cependant nous pouvons supposer que c'est à une des dernières, et c’est en effet dans une formation postérieure qu’elle a été trouvée avec les Cycadées, a Hör, en Scanie. Nous la nommons Bayera scanica.

Tab. XLVIIL fig. 1, tirée du grès blanc des bords de l'Elbe pres Tetschen, et communiquée par M. le comte Francois de Thun, l'aîné. Nous avons consulté sur cette figure cylindrique pinnée et qui nous était tout-à-fait étrangère, M. le professeur Aghardh, à Lund. Ge savant a lui-même hésité sur la place qu'il convenait d’assigner à cette pétrifi: cation. Appartenait-elle au regne végétal, ou plutôt est-ce une espèce de corail? Elle re stera donc indéterminée , jusqu'à ce que quelque découverte heureuse nous fournisse de nouvelles lumières sur cet objet. | |

Fig. 2, de l'argile schisteuse pres de Swina. C’est l’extrêmité supérieure d’une feuille extraordinaire. 1 y a six ans que nous avons trouvé une feuille semblable, mais trois fois plus longue, imprimée sur la roche du toît de la même houillère; on la brisa en voulant l'enlever. Les lobes et les stries de cette feuille rapellent l’espèce de palmier connue sous le nom de Caryota; mais on ne peut rien aflirmer de positif à ce sujet. Nous la donnons sous le nom de Palmacites caryotoides.

Pis-5ira. D, également tirce des mines de Swina, est une plante remarquable; une tige articulée avec une suture nue. Elle ressemble aux Calamites, striée comme elles et ayant des fleurs en épi. Les épis différent de ceux des Equisetum; mais ils ressemblent aussi peu à ceux de nos Gramindes qu’à ceux de nos Carex. Un examen attentif nous met tres-souvent dans le cas de remarquer que l’on trouve dans la flore primitive des plantes qui ont des analogies avec plus d’un de nos genres. Nous sommes rarement en état de les rapporter exclusivement à un seul genre. Ce genre propre que nous avons maintenant sous les yeux et que nous retrouverons à la planche LI, paraît former la transition des Equi- “setacces aux Graminées. Nous lui donnons place, dans notre Flore, sous le nom de Yolkmannia distachia. |

T. XLIX. impression de la première classe sur de l'argile schisteuse près de Swina, représentant la partie du milieu d'une plante articulée. Sur les articulations de sa tige on croit encore apercevoir les bractées engainantes; les branches sortant des articulations paraissent avoir été verticillées. Les rameaux secondaires et les feuilles linéaires qui y sont attachées, sont également verticillées. Le caractère de la famille est distinct, celui du genre Vest moins. Nous rangeons cette plante dans le gente Bechera que nous avons établi, et nous la nommons Bechera grandis. Fig. 2 est une branche isolée d’une autre espèce du même genre tirée du même endroit; malheureusement nous n’en connaissons que des fragments. Fig. 3 et 4 sont des impressions de la troisième classe de cette même plante que nous avons figurée dans notre premier cahier T. V, fig. 1. Fig. 3 est un morceau du coeur d'un arbre sur lequel on peut encore distinguer quelque chose du tissu cellulaire; sur figure 4 du même arbre ce tissu est moins distinct; ces exemplaires sont tirés du gres houil- = de l’ancienne houille des environs d’Hiskow, cercle de Beraun. Il est difficile de deterat 2 famille, de sorte qu'il faut ranger ces impressions parmi les douteuses. Fig. 5, an = la seconde classe d’une calamite rameuse. Les branches opposées sortaient des articulations, et étaient placées en croix comme les feuilles de la Gentiana cruciata. Les noeuds des branches sont restés attachés À l'écorce charbonneuse qui enveloppait la

Ste 6) r j et ıl nen est resté que les enfoncements sur l'impression concave. Nous l'avons nommée Calamites cruciatus.

plante,

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