LEO ESTER
'T. L, fig. 1 et 2, du quartz resinite ou demi-opale des environs de Toeplitz, appartenant Yun et l’autre à la formation tertiaire, dans laquelle se trouvent généralement les impressions des Dicotylédones. Ces deux impressions sont remarquablement distinctes; la première est vraisemblablement une feuille du Salix fragilis. Quoique la seconde soit également tres-nette et bien caractérisée, on ne peut cependant pas la reconnaître aussi positivement. Les feuilles trilobées de cette nature appartiennent à plusieurs genres.
Fig. 3 est une seconde espèce de Cycadée, également de Hör, en Scanie. Il en a été fait mention à la T. XLVI. |
Fig. 4, une espèce particulière de Rotularia, qui se présente ici sous une forme d'éventail, quoiqu’elles soient ordinairement verticillées. La tige parait être rompue, ce qui a permis aux feuilles de s’etaler, lors de la compression, dans la forme figurée; nous la nommerons Rotularia polyphylla. Fig. 5 est une fougère tirée de l'argile schisteuse des mines de Radnitz. La première est la seule que nous ayons trouvée jusqu’à présent avec les Indusium des semences. Nous pouvons conséquemment hardiment la ranger parmi les Aspidium. Mais comme nous avons été forcés d'établir des genres entièrement nouveaux pour la Flore du monde primitif, nous avons donné à cette plante le nom de Pecopteris aspidioïdes. Fig. 6, sur de la traumate schisteuse de Ginetz dans le cercle de Beraun; auprès d’un fragment de la partie antérieure du Trilobites Tessini (Schlottheim), on voit deux fragments d’un chaume de graminde ou d’un jonc, peut-être aussi d'une Equisétacée. Il est, à la vérité, impossible de déterminer la plante à laquelle ces débris appartiennent, mais ils sont néanmoins remarquables comme faisant partie des plus anciennes pétrifications des terrains de transition. M.
T. LI, fig. 1. a, b, sur de l’argile schisteuse, en Silésie, pres de Waldenbourg. Ces deux impressions appartiennent au genre Volkmannia déja mentionné plus haut, il est probable qu’elles dérivent d’une même espèce mais d'âge different.
Les épis de la première se rapprochent davantage des Equisétacées. Cependant leur forme verticillaire en diffère entièrement. En général, nous inclinons beaucoup à voir dans les plantes de la première période de végétation, plutôt des types, ou des indices, que des plantes réelles de la flore actuelle. Nous nommons cette espèce #olckmannia polystachia.
Fig. 2, sur de l'argile schisteuse, de la Ronigsgrube, dans la Silésie orientale, et près de Saarbrück est une nouvelle espèce de notre genre Annularia. Ce genre qui parait se rapprocher des Naiades, se trouve en différentes espèces dans presque toutes les houilleres de la houille ancienne, tant en Europe qu'en Amérique. ŒÆlles paraissent avoir flotte sur la surface des eaux avec leurs feuilles verticillées comme nos Callitriche. Annularia fertilis.
Fig. 3, nous présente une tige assez développée; les branchés latérales sont délicates. Toute la plante a quelques rapports avec les Chara. Cependant nous ne pouvons lui assigner aucune place positive et fixe. Nous l’indiquons donc sous le nom de Bechera dubia.
Tab. LIL. fig. 1, sur de l'argile schisteuse des houilleres deLöbeginn, en Saxe; donnée par M. le baron de Veltheim, directeur en chef de mines. Cette impression est un phénomène nouveau, nous ne sommes pas en état de décider si l'enveloppe charbonneuse qui lui manque eût peut-être présenté un autre dessin. Au surplus le dessin tel qu'il est, est parfaitement régulier. La tige n’est point articulée, comme les Calamites, mais elle est cependant divisée par des anneaux d’attaches des feuilles, qui forment des Vertieilles autour de la tige. Au-dessous de cet anneau on voit encore deux semblables attaches de feuilles, mais plus distantes l’une de l’autre. Klles sont remplies de charbon. Il semblerait d’après leur position qu’au-dessous du verticille supérieur, il existait encore un autre entourage de feuilles plus écartées les unes des autres. Les raies perpendiculaires formées par de petites glandes, rondes et oblongues sont interrompues par ces points d'intersection; ces glandes ressemblent à celles que l’on voit sur le Lepidodendron aculeatum, tab. VIIL fig. 1. B. Elles feraient supposer que dans l'impression qui est sous nos yeux, l’écorce extérieure manque. En effet, d’après nos connaissances physiologiques, des vaisseaux de cette nature ne sont ordinairement point visibles sur l'écorce extérieure. Au surplus, nous ne pouvons pas bien nous rendre compte d’une manière satisfaisante des fonctions de ces glandes, placées si régulièrement en lignes perpendiculaires, voisines les unes des autres. La tab. suivante, fig. 3, nous présente
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quelque chose d’analogue, quoique très - différente dans ses séries relevées; cependant en aucun cas cette plante si élégamment rayée, avec ses insertions de feuilles verticillées ne peut être rangée parmi les Lepidodendron, ni parmi les Calamites; elle appartient à un genre particulier que nous nommerons Catenaria, mais elle y figurera seule, jusqu’à ce que nous ayons pu nous procurer des lumières sur ses analogues. : Fig. 2, impression de la premicre classe sur de l'argile schisteuse de Waldenbourg, communiquée par M. Zobl, asses. seur de ladministration des mines. Les côtes larges et en forme de tuyaux, les glandes écariées les unes des autres et qui appartenaient vraisemblablement à l’attache des feuilles, désignent une nouvelle espèce de Syringodendron que nous nommons pulchellum. Fig, 3, sur de la traumate schisteuse près de Magdebourg, fournie par le baron de Veltheim. Cette impression semblable a toutes celles que l’on trouve dans des roches plus dures et plus grossieres, est indistincte et en quelque sorte défigurée. Il paraitrait ici d’après le dessin, que l’écusson arrondi du milieu, n'est séparé que par la ligne perpendiculaire; en examinant avec plus d'attention cette empreinte, on pourrait presque supposer que les glandes propres à chacun des côtés de l'écaille se sont seulement rapprochées, mais elles forment vers les deux côtés du bord épais une pointe qui n’est point assez clairement indiquée.
Nous avons fait graver cette impression, surtout parceque celles de la traumate schisteuse sont au nombre des plus anciennes que nous connaissions. Nous l’ayons nommée Lepidodendron Veltheimii. Fig. 4, sur de l'argile schisteuse de Wettin, communiquée par le baron de Veltheim. Cette tres-belle impression, se distingue par la forme trés-nette des insertions des feuilles qui paraissent comme régulièrement imbriquées en lignes droites: arquées par le haut, elles forment une pointe des deux côtés à l'endroit où elles s'appuient sur l'insertion inférieure et où elles sont comme tronquées, elles forment deux petites encoignures obtuses. Lies glandes dans le milieu sont contigués; elles ont la forme d'un double W. Nous nommons cette espèce Favularia elegans.
Tab. LAIL fig. 1, du grès rouge (Todtliegendes), entre Adelsbach et Reichenau, en Silésie. C’est une Calamite striée où l'on ne voit aucune articulation. Il n'existe aucun moyen de déterminer cet exemplaire. Nous ne l'avons fait graver que pour faire connaitre les impressions de cette formation qui sont rares. Fig. 2, sur de l'argile schisteuse de la haute et basse Silésie; elle est commune aussi dans la formation de schiste cuprifère et dans la plupart des houilleres. Les feuilles replides sur leurs bords et les nervures secondaires qui partent de la nervure médiale se dirigent horizontalement vers le contour des pinnules, et paraissent indiquer une Pteris avec ses semences. Nous publions cette espèce de fougère sous le nom d’Aleutopteris vulgatior. |
Fig. 3, a, sur de l'argile schisteuse de Zabre, dans la Silésie orientale, et de Waldenbourg. Ce Lepidodendron remarquable se distingue de tous les autres par une ligne perpendiculaire, procminente, qui traverse les écailles relevées placées en spirales, laquelle ligne est encore visible sur la roche, lors même que le relief élégant qui décore Yattache des feuilles, et qui est empreint dans l'enveloppe charbonneuse tombe. La forme de Vecaille proprement dite est arquée, plus étroite des deux côtés vers la partie inferieure où ils se rétrécissent, et un peu évasée. Les écailles ont été déformées par le retrait de Vargile schisteuse, et ont pris la figure d’un casque tel qu’on les voit dans les armoiries, mais un peu de travers, ainsi que la fig. c l'indique. Fig. 5, b, est le revers du même morceau dont l'enveloppe charbonneuse est déjà en partie tombée. — Lepidodendron Volkmannianum.
Fig. 4, a, b, est un fruit tiré des lignites de Wétéravie. L’amande qui anrait pu fournir le moyen le plus sûr de décider à quelle famille ce fruit appartient, a disparu. Le simple contour ne suffit pas pour établir une détermination précise. Fig, 5, a, b, des mêmes endroits, est une noix que l’on peut hardiment regarder comme appartenant au genre des Juglans. pale se rapproche le plus du fruit du noyer blanc (Juglans alba), si commun dans l'Amérique septentrionale. Fig. 6, pourrait bien appartenir à ce même genre. Fig. D
ressemble le plus à ce fruit dont M. le baron de Schlottheim une espèce de Thérébinthinacce,
totalement inconnu.
a dit qu'il appartenait à que Seetzen a trouvée en Egypte. Fig. 8, nous est
Tous c 1 1 - Br us ces fruits pris ensemble que l’on trouve en si grande abondance dans le char-
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bon de Wéteravie, et qui tous se rattachent a la végétation présente, confirment une remarque qui a souvent été faite, savoir, que la végétation postérieure à la craie est tout-àfait différente de la précédente ou première; et que relativement aux genres, elle a une entière analogie avec la végétation actuelle.
Tab. LIV. fig. 1, sur du schiste charbonneux, en Angleterre, communiquée par le docteur Buckland. Impression de la première classe. Les impressions sur l'argile schisicuse, fortement imprégnée de charbon, ne rendent ordinairement que les contours extérieurs, et rarement les nervures plus délicates, ce qui est très-embarrassant surtout pour la détermination des fougères. D’apres son anologie avec d’autres espèces, on peut cependant admettre cette forme dans le genre Sphaenopteris créé par Brongniart; nous nommerons celle-ci Sphaenopteris artemisiaefolia.
Fig. 2, du même endroit. Cette impression appartient vraisemblablement au Lepidodendron tetragonum, dont le baron de Schlottheim nous a déjà fourni deux figures. Ces trois figures ne suflisent cependant pas pour caractériser exactement cette espèce. Déjà dans le 3% cahier nous avons fait remarquer que cette impression ne saurait appartenir au Polypodium corcovadense, et l'inspection de cette dernière nous confirme dans notre opinion. Il nous est d’ailleurs impossible de décider si les trois figures citées appartiennent à une ou à plusieurs espèces. |
Tab. LV. fig. 1, sur de la marne calcaire dans le basalte près de Walsch, en Bohème. Hhnpression de la seconde classe, donnée ainsi que la suivante par M. M. les religieux de Pabbaye d’Osseck. Au premier coup d'oeil tout le monde croira avoir sous les yeux une pomme de Pin, entièrement semblable à celles de notre flore, et particulièrement au fruit du Pinus halepensis. Cependant en les comparant avec soin, il s'élève des doutes qui nous arrêtent, d'autant plus que nous ne possédons pas ce fruit tout entier. Nous le nommons Conites ornatus. Fig. 2 est un plâtre du même, coulé dans une impression creuse.
Fig. 3 et 5 du même endroit, sont vraisemblablement d’un seul et même genre de la famille des Naïades. Les fragments fig. 3 font hésiter entre les Ceratophyllum et les Chara, mais la tige épaisse et articulée ne se laisse pas facilement classer parmi les espèces connues. Au surplus il arrive fréquemment que l’on trouve dans les terrains tertiaires des formes que Pon peut avec une certaine assurance ranger parmi des familles connues, mais qui cependant différent encore des genres ou des espèces existants. Nous regardons ces deux impressions comme appartenant a une même espèce, et nous l'avons désignée sous le nom de Bechera charaeformis.
Fig. 4, impression de la premiere classe des houilleres de Swina. Elle appartient évidemment à nos Rotularia. Sa grandeur et ses feuilles moins profondément découpées et moins séparées que dans les autres espèces paraissent en faire une espèce particulière. Nous l’'appelons Rotularia saxifragaefolia.
Fig. 6 et 7 tirées du minérai de fer près d’Eschweiler. M. de Nöggerrath vient de la publier dans son second cahier sur les arbres fossiles dont la position est verticale, pag. A0, tab. II; les figures représentent ce fruit sous deux aspects différents , afin de faire reconnaître qu'il cst triloculaire. Quoique l’on n’y remarque aucun trou, il parait cependant se rapprocher du fruit des Palmiers plus que de tout autre, c’est pourquoi nous l’indiquerons sous le nom de Palmacites Noggerrathit.
Tab. LVI. fig. 1 et 3, sur du schiste charbonneux noir (Blackstone), de Jarow, dans le comte de Durham. Impressions de la premiere classe. Elles appartiennent toutes les deux, à ce que nous croyons, aux Lycopodiolites. La fig. 1, a de la ressemblance avec les branches de notre Lycopodiolites dichotomus. Cependant les feuilles sont ici trop minces et elles ne sont pas roides, ce qui est un caractère des Lycopodiolites. C’est pourquoi nous le publions sous le nom de Lycopodiolites affinis. La fig. 3 se distingue par la forme tout-àfait particuliere des attaches de feuilles qui sont en coeur. De la partie supérieure, elle est fourchue, caractère distinctif de ce genre. La forme des feuilles est indistincte. Nous le nommons Lyeopodiolites cordatus. Fig. 2, du même endroit, est une espèce particulière du Sphaenopteris de Brongniart, dont nous avons parlé plus haut. Nous désignons cette espèce par l’épithète de stricta.
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fab. LVII, sur de Yargıle schisteuse de la galerie de Frederic à Saarbrück; auss; en Angleterre et dans le traumate des environs de Magdebourg, impression de la premiere classe. Dans notre 32% cahier tab. XXVII, nous avons décrit une espèce différente dé'ce même genre, sous le nom de Lepidolepis, parce que nous croyions reconnaître des attaches de feuilles écailleuses sur cette impression... Cependant nous! avons depuis acquis la conviction, tant par l'examen de la présente impression, que par celui d'autres im pressions semblables, qu'ici ce ne sont pas des attaches de feuilles, mais de veritables feuilles cylindriques, comme le sont ordinairement celles de plantes grasses. Ici elles sont en partie rompues. Si le point d'insertion était visible, alors cette plante ressemblerait aux Yariolaria. Ges plantes avaient aussi cela de particulier, qu'elles s’arrondissaient par en haut, comme quelques espèces d’Euphorbes et le Melo -cactus, où à l’extrêmité supérieure une touffe de poils ou quelque chose de semblable couronnait la plante. Nous avons remarqué cette circonstance sur une Variolaria. de Saarbrück, et sur une plante de ce même genre dans les Organic remains de Steinhauer. Elles paraissent donc avoir été les représentants véritables de la famille des plantes grasses, dans le monde primitif. Nous Pavons décrite sous le nom de Knorria Sellonü.
Tab. LVIII. fig. 1, sur de l'argile schisteuse des houillères d’Eschweiler, communiquée par M. Graser, directeur des mines. Impression de la première classe appartenant à la famille des Equisétacées. Nous avons nommé ce genre dans nos premiers cahiers, Schlottheimia; des écrivains des siècles précédens l'avaient nommé Hippurites. C'est une espèce remarquable avec de longues feuilles en halènes, canaliculées au milieu, et qui Ont beaucoup de feuilles dans un verticille, (Comme le nom de Schlottheimia avait déjà été antérieurement introduit dans le système, nous l’appelerons désormais Bruckmannia longifolia.
Fig. 2, sur de l'argile schisteuse d’Eschweiler, donné par M. Sack, de Bonn. Cette impression de la première classe, représente un Syringodendron ‘aplati. Il a cela de remarquable, que les attaches de feuilles, ne se présentent qu’alternativement sur la partie relevée des côtes qui le composent, de manière qu'une côte est nue, et l’autre ne l’est pas. La glande orbiculaire de l'insertion du petiole est au milieu d’un écusson ovale retréci aux deux extrémités et indique trés-bien le pourtour du pétiole. Syringodendron alternans. Fig. 5, a, b, c, d, déjà publiée par M. de Nöggerrath, représente un fruit semblable à une noix, de quatre côtés différents. On ne peut, à la vérité, rien dire de positif sur ce fruit, cepen- | dant il est assez vraisemblable qu'il appartient à la famille des Palmiers. C’est là que nous le rangeons, sous le nom de Palmacites dubius. |
Tab. LIX. fig. 1, impression de la première classe, sur de l’argile schisteuse des houilleres de Saarbrück; dans la collection de M. Stum de cette même ville M. de Berghes, ingénieur en chef des machines, a eu la complaisance de m’en fournir le dessin.
Ce fragment d'arbre appartient infailliblement à une espèce particulière de Calamite; elle est striée comme toutes les autres. Les articulations en sont moins distinctes, mais elles sont cependant indiquées ; les cicatrices des branches sont placées, et sur l'articulation et dans les intervalles; ıls forment un quinconce, comme les attaches de feuilles dans les Lepidodendron. Nous nommons cette espèce Calamites regularis. Fig. 2, impression de la premiere classe sur de l'argile schisteuse grise de la seigneurie de Radnitz, représente une fougere, où l'écorce charbonneuse étant tombée en grande partie, le développement des nervures bi- et trifourquées peut se distinguer très- clairement. Nous retrouvons une conformation semblable dans plusieurs genres de nos fougères, c’est ce qui empêche de déterminer cette impression. Cette circonstance qui se renouvelle chez toutes les fougères, nous a détermine, à l'exemple de M. Brongniart, d'établir pour les impressions des fougères des caractères génériques propres, sans aucun rapport avec nos fougères actuelles: nous avons nommé celle-ci Pecopteris bifurcata. |
Tab. À, est une représentation d’une fougère arborescente qui croît dans le Brésil, que Desvaux a décrite comme un nouveau genre (Didymochlaena) et que Willdenow place parmi les Aspidium. On la publie ici pour la comparer avec le genre Lepidodendron; la forme extérieure en écailles des attaches de feuilles, ressemble de bien près à n08
. . q r . . . . = à Br r e impressions à écailles; mais la partie intérieure de l’organisation est complètement différente.
; Po , . \ R À Le petiole des feuilles de fougères qui est forme uniquement de vaisseaux tubulaires, laissé,
lorsqu'il se détache de la tige, une quantité de vaisseaux brisés qui n’observent ‘éntr'eux aucun ordre symétrique ; quelquefois ces vaisseaux continuent de croître en forme de racines acriennes. Chez tous les arbres à écorce écailleuse, Yattache de feuilles est toujours symetrique, quoique diversement figuree, Les vaisseaux ont une forme différente. L’attache avait particulièrement lieu au bord, et dans le milieu on voit les glandes, qui vraisemblablement ont été formées par des faisceaux de vaisseaux, au moyen desquels les sucs passaient de la tige dans le pétiole, L'organisation de ces plantes du monde primitif était dès-lors trèsdifférente de celle de nos fougères, malgré la ressemblance qu’elles ont sous le rapport des contours extérieurs de l'écorce, et quoiqu’elles aient pu appartenir à la même famille.
Le caractère générique que Desvaux en a donné ayant paru inexact, nous en donnons ici un autre plus fidèle et plus vrai. |
Didymochlaena Devaux.
Sori oblongi geminati submarginales. Indusium ellipticum subpeltatum soris interpositum medio longitudinaliter aflısum, margine liberum. Kaulfufs enum. p. 184. Sori elliptici medio divisi marginales, indusium ellipticum (F. 5.) medio longitudinaliter affixum, margine liberum, caducum. Semina linearia vermicularia (F. 7.) S. | Sori nequaquam geminati sunt sed medio partiti per lineam verticalem aflıxionis indusii, indusium non oblongum sed ellipticum.
D. sinuosa Dev. Im Berl. Mag. 5. p. 303. Journal de Bot. Sec. ser. I. p. 233. T. I. £. 4. Diplazium pulcherrimum. Raddi Syn. Flor. Bras. in opusc. Scient. fasc. 17. p. 202. me HE te | | | Aspidium squamatum VWV1lld: Sp. pl 5. p. 256. Poir. Dict. suppl. 4 P- 521: Aspidium truncatum Swarz. Syn. Fil. 52 et 252. Willd. Sp. pl. 5. p. 250. Poir. Dict. suppl. 4 p. 516. | Adiantum lunulatum Houttuyn Linn. Pfl. Syst. 13. p. 252 Adiantum mas, caule squamoso. Petiv. Fl. 43. T. LVI. Lonchitis ramosa, et cauliculis squamosis. Plum. Fil. p. 43. T. LVL Explicatio Tab. A.
Fig. 1. Sectio trunci cum cortice magnitudinis naturalis. F. 2. Sectio transversalis ejusdem. F. 3. Basis frondis a trunco separata. F. 4. Pinna secundaria nat. magn. F. 5. Pinnula cum fructificatione, aucta Fig. 0. Indusium cum soris, auctum. F. 7. Semen vermiculare, auctum.
Tab. B. Nous avons fait graver cette planche pour le même but. Elle a surtout pour objet d'indiquer comment dans certaines tiges de fougères, après la chüte des pétioles, les vaisseaux rompus Se développent en racines aériennes, et recouvrent la tige de telle manière que les attaches de feuilles cessent entièrement d’être visibles. :
Cette circonstance peut, relativement aux impressions, avoir pour résultat qu'une enveloppe de charbon rayce en stries longitudinales recouvre entièrement les attaches de feuilles, de sorte qu'on ne peut les voir que lorsque cette enveloppe charbonneuse est détruite, ainsi que cela parait être le cas dans plusieurs figures publiées par Rhode. Comme cette fougère, qui fait partie de la collection Brésilienne de Vienne, n’est pas encore con-
nue, nous en dounons ici la description.
Cyathea Delgadıı Pohl.
Frondibus bipinnatis ad basin aculeatis, pinnis inferioribus quandoque suboppositis, superioribus alternis subsessilibus lanceolato - acuminatis, pilosis, pinnulis pinnatifidis lanceo- Jatis, acuminatis apice confluentibus, lacınııs obtusis integerrimis pilosiusculis, soris serialibus confertis.
Habitat in Brasiliae Capitania Goyaz ad Gancho do Generale Delgado, in via ad Caldas novas. Pohl. |
Descriptio. Stipes orgialis arboreus diametro quinqueuncialis , teres, radicibus acreis densissime obductus, insertionibus frondium ellipticis distantibus spiraliter adscendentibus. Fronde tereti digiti crassitie 4-5 pedalı, ferrugineo - hirsuta, inferne spinosa, bipinnata, pinnis pedalibus, pinnulisque lanceolatis acuminatis apice confluentibus, laciniis subfalcatis obtusis integerrimis pilosiusculis, soris serialibus confertis rotundatis.
Nomen specificum creatum m memorlam Illustris Ferdinandi Delgadö Freire
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