‹ Essai d'un exposé géognostico-botanique de la flore du monde primitifChapitre 52 sur 189 · ER CET · texte numérisé non relu

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de Castilho, Gubernatori Generali Gapitaniae Goyaz, discipulo Vandellu, Botanices studio semper addieto, expeditionis nostrae fautori munifico. Pohl. Explicatio Tabulae B.

F, 1. Stipes ad medium usque cultro abrasus ut insertiones frondorum in conspectum ve.

Zoo

niant, altera parte radicibus aëreis tectus. F. 2. Seciio transversalis ejusdem, nat. magn, FE, z Basis frondis. F. 4. Apex pinnae. F. 5. Pinnula lobo aucto.

Tab. C, une troisième espèce de fougères du Brésil, recueillie par M. le docteur Er Emmanuel Pohl, un des naturalistes envoyés par S. M. l'Empereur d'Autriche au Brési. Cette fougère, ainsi que les deux précédentes, est conservée dans les collections Brésiliennes à Vienne.

Cyathea Sternbergii. Pohl.

Frondibus bipinnatis, inferne aculeatis alternis petiolatis pilosiusculis, pinnis pinnatifidis lanceolatis acuminatis apice confluentibus, laciniis subfalcatis acuminatis integerrimis glabris, soris solitaris alternis rachi adfixis.

Habitat in Brasiliae Capitania Goyaz ad. Limoero non procul St. Izidro. Pohl. |

Descriptio. Stipes arboreus orgialis, diametro biuncialis, teres, villosissimus, nculeatus, radicibus aëreis intermixtis obductus, cicatricibus foliornm insertionis ellipticis Aistantibus alternis, spiraliter adscendentibus. Fronde tereti; basi latere interiori aculeata, ceterum glabra 5 — 6 pedali, bipinnata, pinnis alternis lanceolatis acuminatis 17 pedalibus, pinnulis triuncialibus alternis, acutis, glabris apice confluentibus et subintegerrimis, laciniis subfalcatis acuminatis integerrimis, soris geminatis rotundatis alternis rachi affixis. Pohl.

Explicatio -Tab..C.

Fig. 1- Pars stipitis magnitudine naturali. F. 2- Sectio ejusdem transversalis, magn. nat, FE, 3. Laciniae cum soris, auctae, F. 4. Apex pinnae, magn. nat,

Tab. D, doit également servir pour comparaison avec les Naiades et les Équisétacées.

Fig. 1, a, b, Equisetum hyemale, indique surtout, là où les internoeuds sont d&pouilles des bractées engainantes, la ressemblance avec les Calamites qui sont simplement articulées, et fig. 2, à, b, Equisetum arvense avec celles qui ont des attaches de feuilles audessous des articulations. Bien que cette ressemblance ne suflise pas pour prononcer sur le genre et encore moins sur l'espèce, elle autorise cependant des solutions relativement à la famille ou à la série.

Fig. 3, Hippuris maritima, fig. 4, Hippuris vulgaris, fig. 5, Chara tomentosa, fig. 6, Myriophyllum spicatum, fig. 7, Ceratophyllum demersum, sont de Naiades dont les formes rentrent plus ou moins dans celles des Rotularia, des Bayera etc. que nous avons décrites, comme Naïades primordiales. Une determination plus précise serait hasardée et d’ailleurs contraire au but que nous nous sommes proposé. En effet jamais nous n'avons pensé que les plantes primordiales existent encore quant aux espèces, mais seulement que les familles des temps primitifs sont aujourd’hui représentées par d’autres espèces plus nombreuses et dont l'organisation est en harmonie avec les rapports divers des climats qui partagent aujourd’hui notre globe.

Tab. E, représente la tige du Polypodium armatum de Swarz; plusieurs exemplaires ont été apportés du Brésil à Berlin, et l’un d’eux y porte aujourd’hui des semences. M. Otto, inspecteur du jardin, a eu la complaisance de nous en communiquer un autre qii était mort; cet exemplaire est parfaitement propre à établir des comparaisons avec les arbres à écailles trouvés dans une position verticale, La souche, et la racine un peu renflée et couchée à plat sur le sol (laquelle ne consiste qu'en racines aériennes qui se partagent 1CI et dont une partie s'élève le long de la tige, et l’autre partie s'enfonce dans la terre), montrent tres - distinctement pourquoi nous ne trouvons jamais de racines véritables aux arbres fossiles de cette famille. En effet, ces faibles racines, là où elles n'étaient protégées par aucune écorce, ont été détruites par l’ensablement ou par l’entassement des fanges, parce que l'humidité pouvait dès -lors pénétrer de tous côtés par les intervalles, tandis que la tige l'écorce ‚fit résistance, fut seulement semphe intérieurement, et recouverte au dehors. Nous remarquons de plus à cette tige et à sa souche, que les feuilles sont adhérantes à

ieurs attaches par une quantité de vaisseaux placés autour de la circonference, et par ul *

dont

moindre nombre de semblables vaisseaux, partagés sans ordre régulier en trois groupes différents placés au milieu. En cela les fougères de notre flore, en général, se distinguent particulièrement de celles de la flore primordiale. En effet, chez les fougères anciennes Vattache à la circonférence ne consiste que dans une espcc2 de renflement, et dans le milieu de l’attache au contraire elle est formée par des vaisseaux rangés avec une exacte symétrie. Enfin nous remarquons encore que sur la fougere ici figurée, la séparation de la feuille n’a pas lieu immédiatement sur le plan uni de l'écorce, comme chez les Didymochlaena et les Dyathees, mais qu’elle s'effectue à peu-pres à un pouce au-dessus de la tige, que la partie du pétiole qui reste, et qui est en quélque sorte ornce par quelques petits écussons d’attache, se couche sur la tige et la recouvre, en compagnie avec les racines acriennes des intervalles. Ainsi l'impression de cette fougère présenterait exterieurement deux espèces différentes d’attaches écaillées analogues, quoiqu’un peu différentes, comme nous les avons vues dans le Lepidodendron ornatissimum de Steinhauer et Rhode.

Nous terminons notre travail sur la flore du monde primitif avec la même opinion que nous avions en le commençant, savoir, que la végétation primordiale a été soumise à des développements modifiés par les mêmes lois naturelles auxquelles la végétation actuelle obéit; mais que d'après les rapports qui existaient alors entre la croûte du globe, l’atmosphère et la température, elle a produit des plantes analogues, il est vrai, mais différentes cependant, et qui ont été englouties par des révolutions ultérieures du globe; que la seconde période de végétation produisit de nouvelles formes, maïs en obéissant aux mêmes lois, et que ces formes ont également trouvé leur tombeau dans une nouvelle révolution terrestre ; qu’enfin une troisième végétation succéda aux deux précédentes, mais séparée en zones ou climats divers, et qu'elle développe encore (toujours sous l'influence des lois analogues résultant des divers rapports de la croûte du globe, de l'atmosphère et de la température) des formes végétatives analogues, mais différentes; que les formes sont en plus grand nombre et plus variées; que l’on y reconnait cependant toujours le prototype des formes premières, quoiqu'il soit impossible de les ramener aux mêmes genres et aux mêmes espèces ; ces genres et ces espèces à la suite des révolutions antérieures ne pouvaient guère être les mêmes, ou du moins ils n’ont pu se conserver qu’isolément et partiellement entre les tropiques, tandis que plus anciennement, ils étaient également répandus sur les deux hémisphères.

Si de nouvelles recherches établissaient un autre système, nous serions toujours disposés

h accueillir avec reconnaissance toute rectification fondée des opinions que nous venons d'établir.

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———— un

9 dans le l’argile schysteuse, effacez: le

8 par le bas, sans le calcaire, lisez: sous le calcaire

12 après dernier mettez des virgules

O — étoilée

27 la richesse, lisez: sa richesse

23 après semblable, effacez: à-peu-près

24 des mêmes, lisez: les mêmes.

16 par le bas, releguées, mettez: reléguées

21 — — fermées, lisez: formées

D ele Res gigantesques, e e e e e e la mer, par le bas, après [4 [4 elevees, [4 o © . e e e recentes,

22 comment, mettez: comment 10 par le bas, periode, mettez: période

9 et2 par le bas, degré, mettez: degre

— 41 et pag. 42 Najades, mettez: Naïades.

mettez des virgules

TENTAMEN

FLORAE PRIMORDIALIS.

PRAEMONEN D A.

ge primum vegetationis cyclum seu Floram protogacam adumbrandi, necessitatem

inducit paucis pronunciare, quid de hisce rebus judicamus atque putamus.

In hunc usque diem perpaucae regiones terrae quoad plantas fossiles minus accurate exploratae sunt; idcirco impossibile est, hunc primum. vegetationis cyclum vere et absolute hoc tentamine describendi; sed certum habemus id in posterum fieri posse, si fossiles plantae crebrius repertae et characteribus distinctivis notatae fuerint. Nam omnia ectypa plantarum, in schisto argillaceo nigrescente (Grauwacke), in arenario lithantracis socio et in argilla schistosa lithantracis antiquioris in Europa et America boreali reperta, illis paucis ordinibus plantarum adnumeranda sunt, quos WILBRANDUS in universali rerum organicarum naturae ordine, nec non in vegelationis conspectu per Germaniam odviae secundum Jamilias naturales delineato *) secundo et tertio stadio primi evolutionis gemmarum sradus adnumeravit. |

Vegetabilıum ordines attente perlustrantes, animadvertimus formationem crustae telluris pari passu cum evolutione plantarum procedere debuisse; sic in vegetabilibus easdem quasi epochas observari licet, quales in Geologia recentiori sat perspicue assumuntur. Has epochas WInBRANDUS sagaciter gradus evolutionis vegetabilium nuncupavit, et in supra memoratis operibus fusius dilucidavit, atque in tria stadia divisit.

Primum stadium evolutionis vegetabilium primi gradus in eo consistit, quod gemma simplex persistat sine ullo indicıo partium organicarum, quae ad flores contribuunt, quo Algae aquaticae, materia viridis Priestleyana ac Tremellae, Fuci, Ulvae, Confervae et Fungi terrestres adscribuntur — illa inquam forma prorsus deest primae vegetationis aetati. Satis notum quoque, hocce prımum stadium vegetationis plantis acotyledoneis esse commune, quod si cum reliquis duobus comparaverimus

*) Darstellung der gesammten Organisation, von MWilbrand. Giessen. 1810. 8vo. Uebersicht der Vegetation Deutschlands nach ihren natürlichen Familien. Wilbrand in Flora oder bot. Zeitung. 1824. 1. Band. Beilage ı.

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