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III. — GAMMES MINEURES NATURELLES

Gamme 6. — Sans avoir la même prépondérance que la gamme 1 parmi les majeures, la gamme 6 doit pourtant être citée la première parmi les gammes mineures, ainsi que nous l’avons déjà dit, comme ayant la relation la plus étroite avec la gamme L C’çst la base de la gamme dite mineure moderne , que nous étudierons ci-après en détail. Les analogues sont, dans la musique grecque antique, Yhypodo rien et le dorien (division arithmétique), et, dans le plain-chant, les 1“ et 2 e tons. quand le si est bémol.

Gamme 2. — La gamme 2 diffère de la précédente par son 6e degré, qui se trouve en relation de sixte majeure et non plus mineure avec la tonique. Ce caractère, commun avec les modes majeurs, lui donne moins de fadeur et une sorte de rudesse sauvage. Dans 1 antiquité, elle paraît être la base du locrien. On peut la reconnaître dans les 1 er et 2 e tons du plain-chant, quand le si est naturel, et elle se retrouve dans la musique populaire irlandaise et écossaise.

Gamme 3. — Ses analogues, dans la musique grecque, paraissent être le dorien (avec la division harmonique) et le mixolydien (si, contrairement à l’opinion de M. Gevaert, on regarde le si comme dominante tonale , et non comme médiante). Nous verrons plus loin que les 3 e et 4 e tons du plain-chant n’ont que des rapports partiels avec cette gamme. Une succession mélodique bien courante ne peut s’analyser que par l’emploi du ton 3 ; c'est celle-ci :

en supposant, naturellement, mi bien établi d’avance comme tonique et non comme dominante. Ce mode, caractérisé par l’intervalle de demi-ton existant entre sa tonique et aussi sa dominante et leur degré supérieur, semblerait pour ce motif, à nos oreilles modernes, le plus fade de tous, si la sensation fréquente de triton entre le 2* degré et la dominante ne lui apportait un élément de rudesse.

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