‹ Essai d'un traité complet de philosophie (volume 2)Chapitre 18 sur 28 · AU SYLLOGISME · texte numérisé non relu

AU SYLLOGISME

cbains f comiB» on Ta vu , sont ks propodtUma ; les élémens éloignés, sont les termes dont se composent les propositions.

Il y a , dans tout syllogisme , trots termes » le ^rand extrême, le pelil extrême^ et le terme moyen.

On distingue les (Nropositions qui entrent dans le syllogisme sous trois noms, ki majeure, la nnueure» et la conclwion. On appelle prémisses , prcemissa, la majeure et la mineure.

Ce rapport de majeure, de mineure et de con" clusion entre trois propositions, n'existe qu'à certaines conditions, savoir, que les termes , qui composent chacune d'elles, présentent un certain rapport commun qui lie toutes les propositions entre elles par une certaine relation d'attribut à sujet*

Ainsi , l"" le grand extrême est Tattribot de la conclusion ; le petit extrême est le sujet de la conclusion. Le terme moyen est celui qui est comparé dans les prémisses, c'est-înlire, dans la majeure et la mineure , avec les deux extrêmes de manière à en montrer la coavenance ou la répugnance.

2"" La majeure contient le grand coLtrême et le terme moyen , ou plutôt en exprime k relation de convenance ou de non convenance. La mineure contient le petit extrême et le terme moyen, c'esirà-dire , en exprime la relation.

35^ LOOIQIJB. YiJLTlk CUfti^OM.

Enfin, la concluâion est la proposition qni ressort des prémisses ; elle exprime la relation qui existe entre le grand et le petit extrême. Ainsi dans ce syllogisme : tout vice est odieux : — la paresse est un vice : — donc la paresse est odieuse. — Le grand extrême est odieuse , le petit extrême est paresse, le terme moyen est vice. On voit donc que la première proposition , ou majeure , contient comme sujet le terme moyen, etconune attribut le grand extrême ; que la seconde , ou la mineure, contient comme sujet le petit extrême, et comme attribut le terme moyen; que la troirième, ou conclusion , contient comme sujet le petit extrême , et comme attribut le grand extrême.

Règles du syllogisme. — Le nombre en varie selon les traités. Lyon n'en donne que huit attribuées à Âristote. Nous allons nous borner à citer celles-ci sans y joindre aucun commentaire. Les détails sont ici superflus, car ces règles ont été réduites par Port-Royal à une seule qui est unanimement considérée comme en tenant complètement lieu. Voici les huit règles. —^1* Il ne doit pas y avoir plus de trois termes dans un syllogisme. S"" Les termes ne peuvent être pris dans la conclusion plus universellement que dans les prémisses. 3^ Le terme moyen ne doit point se trouver dans la conclusion. 4^ Le terme moyen doit être pris au moins une fois universellement. 5 On ne

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