LIVRE PREMIER
UÉFIBITIOII BB I^ FnnOSOPBIS.
Peu de personnes sont d'accord sor la signification dn mot i^iilosophie ; on grand nombre l'emploient comme mie sqppellation vague » destinée seulement à exprimer une certaine généralité de principes , et c'est à cause de cela qu'ils rinscnirent au titre de leurs ouvrages. D'autres le consÂdëreut comme absolument dépourvu de toute signification ; ainsi M. Âncillon a dit que l'on ne pouvait définir la philosophie parce que le mot avait été créé avant la chose ; nous avons nous-méme rencontré un grand nombre de per^ scmnes qui nous ont demandé à réellement il existait quelque chose sous ce mot. U faut conclure de là qu'il y a une grande incertitude sur le sujet de la philosophie ccmsidérée en ellemême , et par suite que toutes les définitions anciennes sont devenues insuffisantes vis-à-vis de la science de notre temps.
Mais existe-t-il un système de connaissances
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qui ne puisse être désigné par un autre nom que par celui de Philosophie ? Cet ouyrage , nous l'espérons en offrira la preuve , et nous ajouterons que la persistance même du mot , tout vague et indéfini qu'il soit, et Fusage qu'on est obligé d'en faire, sont des démonstrations incontestables de la réalité de l'objet qu'il est destiné à désigner.
Le défaut d'une bonne définition ou plutôt d'une définition intelligible pour les bommes de notre temps, a eu pour conséquence de discréditer la philosophie ; il en est résulté que renseignement de l'ensemble de connaissances le plus important et le plus social de tous ceux que l'Université française distribue, a été négligé par la jeunesse ou laissé à l'arbitraire des professeurs. On a pu tourner en ridicule les hommes qui s'en occupaient , et le surnom di idéologues , sorti de la bouche dédaigneuse de Napoléon , a fait for^tune.
Ce premier livre ne sera donc pas consacré à un travail stérile , s'il a pour résultat de nous donner une définition de la philosophie. Par là , outre l'avantage d'en fixer positivement le but et les limites , nous parviendrons à en chasser l'arbitraire , et nous en ferons un système dont les détails pourront varier, mais dont les formes générales seront immuables.
Nous diviserons notre travail en deux char pitres. Dans le premier, nous exposerons les dé-
finidons principales qui oot été données de la philosophie , «1 y joignant Fexamen critique qui nous paraîtra nécessaire; dans cette eicpoâtiim nonsamtHis, autant que possible, soin de suivre Tordre des temps, et de lier les dîrarses parties par une considération historique. Dans le second chapitre nous prés^iterons notre jfmipre à^ nition.
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