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19S LOGIQUIS. PART» DOGMATIQUE.
vait pas déterminé une direction spéciale de Tat* tention , on n'eût pas certainement aperçu cet révélations de Tinstinct , et , à plus forle raison» on n'aurait pas réuni en collection les obser^ valions de ce genre. 11 serait arrivé , sans doute, à quelques malades de recourir au remède ap» proprié , en obéissant à l'instinct ; mais cela serait arrivé au plus petit nombre ; car, dans la plupart des cas , et en général chez le plus grand nombre des hommes , la douleur ou l'accabla ment obscurcissent toute autre sensation, et préoccupent uniquement l'individu ; et , dans le» circonstances contraires, il fût résulté d'une guérison tout au plus une expérience personnelle ; car encore eût-il fallu remarquer que c'était tel moyen qui avait réussi, et non milltt autres. Ne voyons-nous pas , tous les jours , des malades rendre grâces de leur salut à de prél^idus remèdes qui , en fait, n'ont servi à rien? Il faut être averti et savoir observer pour obse^ ver. Or, l'effet de la foi religieuse fut positive ment de donner de l'attention et une direction à cette attention.
Les Grecs avaient des temples dédiés à Apollon , à Esculape , desservis par un corps de pré* 1res héréditaires. Les malades y venaient implorer les secoure célestes ; les prêtres y recueillaient les observations des maladies et celles des remèdes que l'on considérait comme l'effet dt
■ÉTHODB d'iRTEITTION. 199
riiiq>iratioii. Les tables dressées de cette manière se multiplièrent. Au bout d'un certain temps il nffit de les comparer pour reconnaître le rapport existant entre la symptomatologie et la thérapeutique. On n'eut plus besoin de consulter l'inspiration pour prescrire des remèdes. Il y eat cependant des maladies qui échappèrent à ce node de recherches , ce furent celles où il ne se tânoigne aucun instinct curatif : aussi étaientdles considérées comme irrémissibles , comme une sorte de foudroiement. Telle était, par exemple , la péripneumonie. Celles-là ne furent traitées que lorsqu'on put conclure, à leur égard, ' & point de vue d'une théorie physiologique. Ce f^ lest pas ici la place de parler de ce genre d'hy- ^ fothèse. Nous en dirons quelques mots plus bas.
On voit d'après ce qui précède, que le point de ^part de la médecine , ou plutôt de la thérapeu- Jique, est l'hypothèse qui fixa l'attention en ^éme temps sur les maladies considérées comme ^e punition , et sur les inspirations que la bonté Uvine , fléchie par des prières, pouvait donner lux malades i)our les guérir. Autrement, nous ©répétons, il n'y eût point eu d'expérience, point Tobservations , conséquemment point de collecions d'observations.
Nous terminerons ici l'énumération des exem- ^\es sur l'usage du mode génésiaque. Nous aurions pu en faire une bien plus étendue ; car
nous ne craignons pas de le dire , il n'est pas une '
découverte dans la science moderne , pas une idée nouvelle , soit vraie , soit même fausse , qin ''"^"^ n*ait pour origine , soit le mode dont nous ve- *^^^ nous de parler, soit celui dont nous allons en- ^^ trelenir nos lecteurs. Aussi, malgré les exemples ■ assez remarquables que nous avons cités, sî '-^' quelqu'un doutait encore , nous le renvoyons ^'' aux ouvrages de tous les inventeurs, aux ou- ^' vrages de ceux qui ont ouvert , soit aux idées, v-' soit aux travaux , une direction nouvelle quel- -^ conque. Leibnitz part de Thypoth'se de Tharmonie'^ 'établie, et en la pressant, en quelque^--' sorte ; eu lui faisant subir toute espèce de con- ' ' tacts , il en fait sortir son système. Charles Bon- ■•' net innove sur le leibnitzianisme : appliquant ce ;mot de la Genèse, c Dieu vit que cela était bon, » < il part de la considération de Tunilé et de h bonté de l'univers. 11 définit ces deux idées et en fait s n'tir celles d'enchaînement universel ctdc tout systématique ; et de là il conclut a une classiûcation hiérarchique des êtres (1). Charles - Bonnet ensuite émet sur le germe une idée «]m parait la traduction physiolog'que du dogme reçn dans l'Église sur la résurrection des corps. II îddiijue lui-même que telle en est l'origine, maislimideinent , car il ne faut pas oublier qu'il vivaii -
il) Contemplulion de la nature, 1760.
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203 LOGIQUE. Pà&TIB DOOHATIQUB.
§ XVI. — DESCRIPTION DU MODE PAR GOMPARAISOSf.
n se compose de deux opérations principales et successives.
La première consiste à comparer la matière du problème et le problème lui-même , soit avec la matière d'un autre problème et cet autre problème , soit avec la matière d'une solution acquise et avec la solution elle-même , dans le bat de chercher quelques analogies , c'est-à-dire quelques rapports de similitude , de convenance , ou de concordance. La difliculté de cette opéra-, tion peut être à peu près nulle , ou très considé- , rable ; cela dépend entièrement du sujet en que»* ^ tion. Plus celui-ci sera complexe , plusTexamen ^ comparatif sera délicat et embarrassant. Ainsi, dans le premier cas , l'analogie sera percevable au premier coup d'œil par quel([ue signe apparent et manifeste ; dans le second au contraire elle ne sera saisissable qu'après un travail d'analyse assez considérable.
La seconde opération est la consc([Ucnce de ce travail : celle-ci consiste, soit a reconnaître la similitude des problèmes , et à l'affirnier afin d'en faire le sujet d'une vérification ; soit à transpo^ ter sur le terrain qui est mis en question une conviction acquise à l'égard d'un autre ordre d^ faiLs , afin d'en faire l'essai.
Premier exemple, — I-a manière dont Newton
KÉTHODE D*IirVXNTIOIV. 203
trouva sa théorie de la gravitation nous fournira le sujet de ce premier exemple.
Kepler avait établi les lois du mouvement des corps astronomiques. Il avait émis Thypolbèse que le soleil exerçait sur les corps qui étaient dans sa sphère d'action , une traction dont la force diminuait proportionnellement à la distance, comme la lumière. Il avait dit de plus que l'intensité de la lumière diminuait en raison directe du carré des distances. Kepler, en portant la science à ce point , avait fait déjà plus de la noitié de la découverte qui fit la gloire de Newon. Il ne paraît pas cependant que ce soit par la :onsidération de ces magnifiques aperçus, et par es conséquences qu'il en lira , que le savant Anjlais ait été mis sur la voie de sa théorie de la gravitation. Si Ton doit s'en fier à une anecdote jue Ton raconte , et qui est devenue populaire , roici sur quels élémens il raisonna.
On connaissait les lois du mouvement centrifuge , c'est-à-dire que les corps étaient doués de la tendance à toujoiu^s se mouvoir en ligne droite , et qu'ils ne pouvaient être maintenus dans un mouvement circulaire que par la force. Et de là cette question : comment se fait-il que les planètes , qui tournent autour du soleil avec une prodigieuse vitesse , ne s'échappent pas par une tangente de la ligne qu'elles suivent? On pouvait sans doute répondre que Dieu l'avait
204 LOGIQUE. PARTIS DOGMATIQUI.
ainsi voulu ; mais n'oublions pas que Descartes avait prouvé qu'il n'y avait dans l'univers que de la matière et du mouvement, en d'autres termes, que des forces mécaniques. La question appelait donc une solution.
D'un autre côté , Galilée avait donné la loi de la chute des graves, il en avait calculé les vitesses.
Or, Newton compara le fait en vertu duquel les corps tombaient sur la terre à celui par lequel les planètes étaient maintenues dans leurs révolutions autour du soleil. Ensuite il affirma qu'elles tendaient à tomber sur le soleil par une force égale à celle qui les poussait h s'en éloigner en ligne droite. Ainsi fut trouvée l'idée mère de la gravitation universelle , que Newton ensuite développa , soit on tirant parti de toutes les conséquences qui ressortaicnt de son hyi)otlicse, telles , par exemple , que les vitesses dinërenies; soit en se servant des découvertes de Kepler.
Deuxième exemple. — Nous citerons nos propres hypothèses sur la géologie, l'anatomie comparée et l'embryogénie , non parce cjue nous les considérons connue plus difficiles ({ue quelques autres , mais parce que nous nous en rappelle* rons plus facilement les circonstanciés.
Nous élioiis convaincus , nous avions acquis la l)rcuve de la vérité du progrès quant à l'histoire de l'humanité, et nous nous étions démontré
MÉTHODE D*i:<)T£NT10ir. 105
*on devait entendre par ce mot une progresn analogue aux progressions dites arilhméues , mais dont les termes étaient absolus et ivaient d'autre lien entre eux que ceux que sprît pouvait y établir. En un mot, nous appe- ►ns progrès une série de termes séparés , abso- 5, n'ayant d'autre rapport que celui de la 'oissance , dont nous ne voyions ni le commeniment ni la fin , et dont nous n'apercevions que I qui est relatif à l'humanité ; termes qui étaient institués , quant à cette humanité , par une irie de révélations dont la tradition nous avait a partie conservé les formules.
Nous avons transporté cette conviction dans ordre des faits géologiques, et nous en avons iré un moyen de classification de ces faits ; nous ivons procédé de la même manière quant à Talatomie comparée et à l'embryogénie , et nous ivons également reconnu que la loi d'un progrès l'un autre ordre que celui qui regardait Thumanité était applicable à ces sciences. Considérant en conséquence les faits géologiques, d'anatomie , d'embryogénie , comme le résultat d'une même loi , nous en avons conclu que Dieu avait mis dans le monde deux forces de l'ordre inintelligent ou brut : l'une que nous avons appelée circulaire , et à laquelle appartenaient les phénomènes astronomiques, physiques, météorologiques, chimiques, physiologiques, patholo-
30C LOGIQUE. rABTIB MMMATigUB.
giques , etc., tous ces phénomènes qui sont unis enlre eux par le rap[K>rt de cause à effet » qui sont le sujet de nos prévoyances habiluellei et le moyen de notre activité; et l'autre que nous avons ap|»elée force sérielle , laquelle maiih tient Félat présent de la nature et des êtres. Cette force , dis^jas-nous , a été créée avec le ;, monde. A ciiaque période , à chaque jour de la |^ géologie , Dieu y a ajouté une puissance de plus, ^ celle qui a formé les êtres nouveaux qui caracléj'i- ^ sent chaque nouvelle période. Toutes ces pu issan- ^ ces successivement ajoutées les unes aux auU^ ^ sont présentes aujourd'hui, et se manifestent par rc*xislence de tous les termes <|ui composent .^ la série animale, et dont s'occupe l'anatomie comparée, et par les révolutions que subit le fœtus dans le sein de sa mère pour arriver à l'état où . il subsistera toute sa vie. Cette hypothèse en a rendu nécessaires plusieurs autres dont ce n'est pas ici Ut li(ui d(; parl(*r.
La mode |)ar couiparaison est l'un (!es plus usitifs dans les sciences. 11 suilit d'ouvrir une liistoin? d(ï la médecine pour trouver une multitude <rex(*nipl<'s de l'emploi d<M:e mode. C'est par là qui^ la physiologie de l'hounne a reçu en quelque sorU; 1(.* contre-coup de toutes les hypothèses un p(Mi importantes cpii ont été émises en physiiiue et c*n chimie*, il y a en médecine des écohs uié* raniques, des écoles chémiatriques, les unes qui
MÉTBODB D^iHTEirrioir. S07
Toolaient rendre compte de tous les phénomènes par un rapport enlre les solides et les liquides , les au 1res qui superposaient à cette considération celle des rapports moléculaires et chimiques; nous possédons aujourd'hui en physiologie une école électro-magnétique ; l'école qui ne considérait que l'irritabilité, c'est-à-dire un priDcipe mécanique , subsiste encore maintenant à certains égards, etc., etc. C'est parle mode dont nous nous occupons qu'ont été posées les hypothèses relatives au problème scientifique le plus important des temps modernes : nous voulons parler de celui que l'on poursuit sous le nom de recherches sur l'électricité , sur le magnétisme, etc. Elles sont fondées sur la supposition que les phénomèues analogues peuvent être compris par la même formule et sont soumis à la même loi. Ainsi , partout où l'on a remarqué des phénomènes d'attraction et de répulsion , en physique , en chimie , en botanique , en physiologie , on applique des procédés de recherche identiques ; et à cette identité, ainsi qu'aux résultats qu'elle donne , on mesure le degré de similitude que l'on doit admettre entre les phénomènes , le degré de concord4ance qu'ils offrent pour être rapportés à une même loi.
Troisième exemple. — Ce sera l'histoire de l'origine de la chimie chez les Grecs qui nous le fournira.
208 LOGIQUE. PARTIE DOGMATlQUK.
Nous allons voir une hypothèse dont le dére- ^^i loppement fut le fait de plusieurs hommes. Py- % thagore fut celui qui émit là pensée première qui .^^ servit de point de départ. Il procéda de l'idée de .j, la perfection ou de la beauté du monde. II l'ap- .^. pela d'un nom qui exprimait ce sentiment ; il le ^ nomma /o^ao: , beau , et , depuis lui , ce mot se^ .jv vit à désigner le monde parmi les Grecs. Il re- .j^^ marqua que le monde était le théâtre d'une suc- .. cession continuelle de générations et de dissolu- .^ tions. Il appliqua à cette remarque l'idée qu'il se faisait de la perfection, et conclut qu'il y avait une ^ harmonie parfaite qui réglait les rapports moléculaires d'où résultaient ces dissolutions et ces gé- ^néralions incessantes , qui formaient en quelque sorte la vie phénoménale du monde. Il proposa de comparer les propriétés qui se manifestaient dans ces cas, aux propriétés des nombres, et d'en expliciiicr l'harmonie par l'harmonie des nombres, il fit remarquer que deux molécules on deux (jualités élémentaires différentes, qu'il a|)pelail un et deux , ne pouvaient être unies que pr l'intervention d'une force ou d'un élément iroisicnie , qu'il ai)pelait trois , et ainsi de suite ; car deux ternaires pareils ue pouvaient non plus cire tenus ensemble que par l'intervention d'une force nouvelle, (ju'il appelait sept, etc. Il serait fort inutile , en ce lieu , de pénétrer plus avant dans t* système , qui était sans doute , dans la pensée île
MÉTHODE D*lfCySIfTIOK. 209
n auteur^ plutôt une méthode de classification, l'une théorie explicative. Quoi qu'il en soit , on a fît usage jusqu'au point de chercher à en déuire quelle somme de nombres pouvait être onsidérée comme représentative , soit de l'àme e rhomme , soit de Tàme du monde.
Après Pythagore, son école se partagea en leux branches, dont Tune se termina au svstème FÉpicure , et dont l'autre engendra la doctrine les quatre qualités élémentaires , c'est-a-dire , la Joctrine à laquelle plus tard on donna le nom de chimie. Ocellus de Lucanie prétendit que les qualités élémentaires étaient le résultat des formes matérielles que possédaient les molécules ; et de là naquit le système atomistique. Timée de Locres reconnaissait , au contraire , seulement une multitude de qualités différentes. Empédocle fixa le nombre de ces qualités à quatre , dont l'une était, savoir, l'élément de l'eau, l'autre celui de la terre , l'autre celui du feu , et le quatrième celui de l'air. On avait soin de faire remarquer que ces élémens n'étaient point dans leur principe , soit de l'eau , soit de la terre , soit du feu , tels que nous en percevions la sensation , mais seulement l'essence de ces existences. Enfin Empédocle , cherchant à expliquer les unions et les séparations entre les molécules, appliqua à cette question une considération tirée de l'observation
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des choses humaines : il affirma que les corpi s'unissaient par amour et se séparaient par inimilié. Cet aperçu remarquable, et qui est si voi- sin du problème que l'on poursuit de nos jours, : fut bientôt négligé. Aristote émit une conception ^ qui le fit oublier et qui parut aux savans de Té- i poque supérieure en tous points. Elle était en -k eflet bien plus conforme a l'hypothèse primitive ' de Pythagorc. Aristote admit un cinquième élé- ^ ment , un élément sidéral , émanant du ciel, dont . la présence unissait et dont l'absence dissolvait. La science chimique parut achevée. En eflet , on . prouva théoriquement que tous les corps étaient le résultat de la combinaison des élémens. Galien : démontra que la santé était le résultat de l'eucrasie , c'osl-à-dirc d'une certaine harmonie dans la combinaison des quatre élémens , et que la maladie était la conséquence d'un dérangement de cette harmonie. On en conclut que si l'on connaissait l'art des combinaisons, on pourrait former, par cet art , toute espèce de corjys , de métaux, etc., ainsi que rétablir la sanlé et accroître indéfiniment la durée de la vie. On chercha donc cet art ; on se mil à cxpérinu^nler. Les noms dos premiers (»xpérimcnlat(»urs sont connus; ils vivaient vei^sle deuxième siècle après Jésus-Christ. De là enfin naciuil la recherche de la pierre philosophale, l'alchimie , et en définitive une masse
MÉTHODE D*IllTBIfT10II. 311
de faits dont le résultat fut de montrer à Paracelse que la théorie des quatre élémens était une théorie fausse.
On remarquera dans rexpositîon qui précède }ue toutes les transformations de l'idée primiive ont été opérées par des comparaisons. Pyhagore émet une théorie des harmonies des lombres pour expliquer l'harmonie des combilaisons. Son premier élève, OcellusLucanus, comlare ce genre de combinaisons aux rapprochemens [ui ont lieu entre les corps et qui ont pour résultat mcontactimmédiat, lorsque ces corps sont de naureà s'y prêter. Empédocle compare les élémens ides essences douées de corps et de passions, c'est^ i-dire qu'il applique à la doctrine chimique la loctrine religieuse admise de son temps. Quant am parti que Ton tira de cette hypothèse chimique lorsqu'elle eut été achevée par Aristote , pour former la théorie de quelques autres sciences spéciales, telles que la minéralogie, la physiologie etla médecine , ce fut le fait encore du transport à ces divers ordres de phénomènes de la conviction acquise à l'égard des phénomènes chimiques. Ainsi , dans la formation de la science dont il s'agit chez les Grecs , plusieurs hommes se succédèrent, agirent comme un seul , employant le même procédé , suivant enfin l'exemple que Pytbagore lui-même leur avait donné et qu'ils s'é* taient transmis.
Les conditions de foi et de volonté , dont non avons établi la nécessité au commencement d^ cette seconde partie , ne sont pas moins indispensables pour faire des comparaisons inventives que pour trouver des hypothèses par définition. En effet, ce travail ne pourrait être entrepris ni même , imaginé , si l'on n'admettait préalablement que .. le monde est l'effet de causes constantes, ha^ -. moniques , invariables dans les actions et lei ; produits. L'idée de comparaison et d'analogie ^ ressort directement de cette conviction ; elle ea j est la conséquence logique. Comparer, c'est agir, j c'est vouloir vérifier ( qu'on nous passe cette a* , pression, elle est exacte) , c'est vouloir vérifier , si une conception quelconque répond au sentiment d'unité et de perfection , dont on estce^ tain. Supprimez la croyance en la constance dans l'ordre phénoménal , il n'y a plus lieu à rechercher des lois et des analogies, ou des similitudes entre ces lois. Ainsi la foi est nécessaire pour tous les modes de l'hypothèse.