‹ Essai d'un traité complet de philosophieChapitre 34 sur 51 · DE RA.Y3IOMD LULLE · texte numérisé non relu

DE RA.Y3IOMD LULLE

Hpnr cxismple , la boiuc de i ierre est grande. Il en découle aiif3i mpàe y puisque le subalterne evt le moyen , on peut conclure de ce «loyen plus généralement à une chofe moins générale. La 4leiuième figure s'appelle T. Elle se compose de trois triangles , ég^UT, équiiatéranx, se coupant mutuellement, dans les neuf angles desquels sont distribués et inscrits les neuf attributs relatif : ainsi dans les angles du premier il y a la différence , la conoordance , la contrariété ; dans le second , le commencement , le milieu, etc. Ils sont inscrits dans un cercle, circonscrit lui-même par deux autres. Dans l'espace compris entre les deux cercles extérieurs «ont contenues les neuf lettres répondant aux angles qui y touchent , B À la différence , G à la concordance. Dans l'espace compris entre les cercles intérieurs , sous les lettres, et au-dessus des angles, sont arrangées neuf cases dans lesquelles sont inscrits les mots suiTans : sous B, G, D, sensuel et sensuel ; sensuel et infeUedoel ; Intellectuel et Intellectuel ; sous H, J, K., substantiel et substantiel ; substantiel et accidentel ; accidentel et accidentel Dans celles contenues sous E, cause, quantité, temps; sous F , eonjonctidn , mesure, extrémités; sous G, perfection, terme, privation. Cette figure a pour but de nous faire comprendre comment , par l'angle de la différence , par exemple , le sensuel diffère du sensuel, comme une pierre d'an arbre ; le sensuel de l'intellectuel , comme le corps de l'âme ; l'intellectuel de l'intellectuel, comme l'auge de Dieu; de même nous voyons, par l'angle de la concordance , par quoi ils concordent , et ainsi des autres. Var cela on voit de nouveau , puisque les attributs sont les termes les plus généraux , par quelle raison il se trouve un moyen pour la conclusion.

La troisième figure se compose de la première et de la deuxième, en tant qu'on s'y sert de ces mêmes lettres répondant aux deux ordres d'attributs. Elles sont prises deux fois , et ainsi distribuées en trente-six cases, que l'auteur nomme chambres ; ces chaml>res sont distribuées de gauche à droite sur huit rangs, et de haut en bas sur huit rangs également , k peu près comme une table de Pyitiagore , avec cette différence qu'i^ mesure qu'on avance de gauche k droite , les rangs de haut en bas deviennent moins nombreux. De telle manière que dans le premier ordre de cases de haut en bas B se trouve lié aux huit autres lettres : ainsi BC, BD, etc. Dans la

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B de reitértnr, G*i Morea et D 4e Mirieor» od firit nae teoie case ée cet trois ; ée Mtee es iMl d'astres de ces cases , de tefle aaiilèro que les cbaaikres de ûdk dgafe Toot jusqu'à deu cent diiqiiaute-deiix. Cette flgare • k ■lême bot que la troisfèaie; mais comme elle a une lettre de pla, elle eA d'im usage plus complet.

La troisième partie est celle des définit iom. Les dtx-boit attributs susdits y sont défiais ; TOlci de quelle manière : la bonté ea fétrd par Uquel le bien produit U bien ( cujus ratione bonum â§ii bonum ) ; et ainsi le bien consiste à être , le mal à ne pes étn. La grandeur est ce qui fait que la honte, la durée et U resu so^ grands / elle comprend toutes les extrémités des êtres, La ètrtt est ce qui fait que la bonté, la grandeur, etc., durent.

La quatrième partie est celle des règles , c'est-à-dire des qio^ tiens de Talphabet. Là l'auteur nous apprend que utrum, p* exemple, se dlfise en trois espèces: en espèce dubltatife, es ailirmatlTe , en négative ; que la règle quid en a quatre : ^a'cxce? qu'est^e que cela renferme d^ essentiel en soi ? qu'estime ÙMS un autre être ? qu^esKe que cela possède dans un autre itn • Ainsi si Ton demande : qu'est-ce que Vùitellect renferme en sot coessentiellement? on répondra : propria correlativa , qui soet V intellectif, V intelligible e'/'; C07n^re/i<ire (intelllgere). De méa'

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IftDiir le reste: ainsi le bien est U bonîficatif, le boniflcabile et le ^pnffiani. Le graod est U magnificatif^ le magniflcablle et magnU ^mru. Les espèces des autres règles sont de même sorte.

JLa cinquième partie est intitulée de la Table. Elle contient ■pJUe six cent quatre-vingts fois un rang de quatre lettres , de 9(BUe manière : BGDF, BGFB, BGFG, BGFD^ etc. Ces rangs se distinguent en quatre-vingt-quatre ordres, dont chacun en conttent TlngU Vingt-huit de ces ordres contiennent les lettres B , G , D, mêlées à la lettre F; vingt et un les lettres G, £, D ; quinze ta lettres D, £, F; dix les lettres E, F, G; six les lettres F, G» H ; trois les lettres G, H, J ; un seul les lettres H, J, K. La lettre F ae trouve avec toutes, pour faire voir que celles des trois autres qui la précèdent se rapportent à la première figure , et celles qui 1a tuiTent à la seconde. Ainsi , par exemple , dans BGDF sont indiqués les trois premiers principes de la première figure : la bonté, la grandeur, la durée ; dans BGFB , les deux premiers principes de la première figure : la bonté et la grandeur , et le premier de la aaconde , la dilTérence ; et ainsi des autres. Gette table a pour bot de nous faire voir comment de chaque colonne naissent et se résolvent vingt questions. Par exemple , dans 4a première colonne, à côté de BGDF se trouve cette question : si la bonté est aussi grande qu'éternelle? A côté de BGFB : ^ily a une bonté asse% grande qu'elle contienne en soi des choses différentes et coessen^ tielles ? A côté du dixième rang BFGO : si la bonté contient en soi la concordance et la contrariété > A côté du quinzième GFBD : qu*est^e qu'une grande différence et une grande contrariété ? A côté du vingtième FBGD : d^où, vient la différence de la concor» dance et de la coittrarieie ? et ainsi des autres. Pour faire voir comment il faut répondre à chaque question, l'auteur choisit, en guise d'exemple, la question spéciale, ii le monde est étemel, A Foocasion de raltribut jbtbbh us qui se trouve explicitement dans les principes de la première figure (s'il s'y trouvait Implicitement, U faudrait l'appliquer à un des termes explicites) , il prend la première colonne , et en parcourt les vingt ordres pour prouver par antant d'argumeus la partie négative de la question posée, ilnsi , par le premier rang, ou, comme il l'appelle, par la chambre BGDF, Il prouve que le monde n'est pas éternel, car, s'il était éternel^ sa raison d* exister serai' étemelle } il produirait un bien étemel, et{

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