‹ Essai d'un traité complet de philosophieChapitre 47 sur 51 · BU SYSTÈME DE KANT · texte numérisé non relu

BU SYSTÈME DE KANT

dent le sujet pensant donnent lien aux paralogi^mes ; celles qui ont rapport au monde donnent lieu aux anUfomie.*; celles qui considèrent Dieu donnent lieu à i*idéal de la raison pure.

La psychologie contient des paralogismes ; elle a pour but de prouver que l'âme est substance , qu'elle est simple , qu'elle est idenlique , qu'elle est en rapport avec les objets possibles dans l'espace. L'auteur examine successivement les preuves qu'on donne de ces diverses propo.^itions ; il les réfute toutes, et conclut qu'on ne peut rien favoir relativement à l'âme , et que rien ne peut être prouvé à ce sujet.

Dans la p<)ycbologie le sujet seul est l'objet du paralogisme ; mais dans la cosmologie c'est à la fois le sujet et l'attribut dans leur relation réciproque. Ceci donne lieu aux antinomies de la raison pure , par lesquelles on prouve deux choses contradictoires •uiTant une voie rigoureuse.

Il doit y avoir autant d'idées cosmologiques qu'il y a de séries de conditions dans les phénomènes. Or, celles-ci ne sont autre chose que les catégories élevées jusqu'à l'absolu. La série des conditions est donc subordonnée aux classes de catégories , c'est-^àdire à la quantité, à la qualité, à la relation et à la modalité. Relativement à la quantité, on arrive à l'intégralité des conditions données des phénomènes ; relativement à la qualité , à la totalité absolue dans la division des parties ; relativement à la relation , à rintégralité absolue de l'origine des phénomènes en général ; relatiTement à la modalité enfin , à la totalité absolue dans les conditions des existences contingentes (intégralité absolue de la dépendance du variable dans les phénomènes), c'est-à-dire à la nécessité absolue.

De là quatre espèces d'antinomies, dont les premières sont mathématiques, les dernières dynamiques.

Première antinomie. — Le monde a un commencement dans le temps , et il est limité dans respace. — Le monde n'a pas de commencement dans le temps , et il n'est pas limité dans l'espace.

Deuxième antinomie, — Toutes les substances dans ce moi; de sont simples , il n'y a rien de composé , ou toutes les compositions n*ont que des parties simples. — 11 n'y a rien de simple dans I9 qeionde, et tous les objets sont composes.

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Trois eau antinomie. — Toat dans le Bonde oe s*exéciile pu seDlemect par de» lob de la nature » il j a aiHBi use cansaOlé qé peut commencer par eKe-Bême one série d*actioiis , sans être exterminée f/ar une autre caote. -* Tout s'exécute par des lois de la nature , il n'existe pcMot de causalité libre.

Quatrième aniin€fmie. — Il existe un être absoluaiest nécessaire, cause iTremière du BMNide et appartenant à ce monde. — Il n'eiiste point d'éîre nécessaire comme cause du monde, ni en Isi ni hors de lui.

Dan 9 toutes ces proposillons la thèse aussi bien que ranlithèse peut être prouvée rigoureusement. Il n'y a donc pas de commh logie possible.

Les anllnomies df la raison pure dolf^t pouToir être résolues. Pour les paralO(;ismes et i*idéal, cela est impossible ; car l'objet ci est pïacé hors de notre connaissance ; il faudrait connaiCre un oëjet en f oi ; mais dans les idées cosmologiques TcAjet est dooné par l'expérience. Or, ce qui dé|>asse Texpérience» c*est la synthèse, c'est-à-dire l'idée fournie par la raison pore : c'est \k le point de la solution.

La clef de la ^ohitioa résida dans^ce fait, que, relativement sa monde , nous ne pouvons en avoir aucune idée véritable . puisque toutes 5ont trop grandes ou trop petites pour l'objet donné par Teipérience. Ainsi si on suppose que le monde n'a pas de cobh meiicement et qu'il n'est pas limité dans l'espace , il est impossible que Texpérience puisse arriver à l'idée du monde , l'idée eo est tro,') grande. Si, au contraire, le monde a un commencement, la raison demande où en sont les limites ; elle peut rétrograder au-delà , el Tidée du monde est trop petite. Croire donc que \e monde, c*e«t-à-dire la série des phénomènes, est une chose en toi, c'est croire à une apparence ; car le temps, qui constitue la série iln phénomènes , n'est pas une chose en soi , il n'est qu*uue conditjoo de la représentation des phénomènes. €'e»t la l'oiigine de rilin* sion qui consiste à regarder le monde comme objet en lui-inême. existant comme toialité donnée absolument, hors de nou<» et iode* pcndamment de notre manière de penser ; taudis qu'il n'e»t qu^ rensemble des phénomènes, qui n'existent comme tels que (!'(•* iio^rç nature intuitive.

L^ principe de la totalité absolue : *i lorsque le conditioDoel f*^

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