‹ Essai d'un traité d'artillerieChapitre 72 sur 89 · CS · texte numérisé non relu

CS

À 80 métrés l’un de l’autre ; le chapeau du premier cadre a , que je suppose le plus éloigné de l’arme , porte deux poulies de renvoi , et une poulie semblable est fixée au milieu de la traverse supérieure du second cadre b.

Un châssis dans lequel on a mis une feuille de carton, et qu’on a rendu pesant par une barre horizontale de fer , est suspendu par deux fils , qui passent sur les poulies du cadre a et se réunissent en un nœud dans l’intervalle entre les deux cadres ; de ce nœud il ne part qu’un seul fil qui après avoir passé sur la poulie du cadre b enroule une cheville fichée dans la traverse inférieure de ce même cadre.

Si maintenant le canon, placé à une petite distance du cadre b, est pointé horizontalement , et que le projectile coupe le fil simple , le châssis suspendu descend aussitôt et son carton est percé au-dessus du point oü il l'aurait été s’il était resté en place ; la hauteur de ce dernier point est indiquée par le passage de la balle à travers une autre feuille de carton qui est placée dans un châssis fixe entre les montants du cadre a.

Il résulte de celte description que la distance des centres des trous que la balle a faits dans les châssis fixe et mobile , celui-ci ayant d’abord été replacé à la hauteur d’où il est descendu , est égale à la hauteur de la chùte du châssis dans le temps que le projectile a employé à franchir l’espace entre les cadres. Soit h la hauteur de cette chùte , t sa durée , l’on a h “=» | gl*

connaissant maintenant le chemin parcouru par le projectile et le temps employé à le parcourir , on eu déduit facilement la vitesse initiale à l’aide de la formule

ml cos 8

applicable aux trajectoires rasantes , dans laquelle les lettres ont les significations suivantes:

v. Vitesse initiale du projectile ;

A CANON. 855

x. Abscisse de la trajectoire qui est supposée se confondre avec le chemin parcouru ;

t. Temps employé à parcourir le chemin x ;

®. Angle de projection ; dans le ca9 qui npus occupe l’on a 0 = 0 ;

m. Facteur de la force retardatrice dn projectile , due à la résistance de l’air , et dont la formule est ? = m e’ ;

e. Base du système népérien.

La valeur du coëfficient m est facile à trouver : en effet la

force retardatrice théorique est <? ' = - ~~ v où S désigne la

densité de l’air , S' celle du projectile et D son diamètre ; et la force retardatrice réelle est égale à celle théorique multipliée par un coëfficient n, variable avec la vitesse du projectile. La valeur de ce dernier coefficient , donné par Hutton pour toutes les vitesses , diffère peu de 2 pour celles de nos projectiles avec les charges usitées.

L’on aura donc m =» - n

Page 1